Description et implantation

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dimanche 21 août 2016

Le pré de la mare d'En Galinou

Transformation du pré des chevaux

(Clic sur chaque photo pour la voir en grand sur le site lui-même)

Pratiquement dès le début de notre installation, nous avons acquis une jument, Olympie, à laquelle sont venus se joindre par la suite deux poneys retraités. Bien sûr avec ces trois animaux, il n'était pas question de planter cette partie, sauf les alentours de la mare où nous avons installé des arbres.

Olympie
Olympie dans son pré en 1991

Le pré qu'on leur a attribué prend toute la partie ouest du jardin à partir du chemin d'entrée jusqu'aux limites du terrain.

Pré allemand
on sépare le pré des chevaux en deux

 

En 2009, les deux vieux poneys étant morts, nous décidons de chiper à Olympie une partie de son terrain pour créer une nouvelle partie qui deviendra le "pré allemand" en commençant par la haie dite de Sören.

Olympie est morte au début de l'été 2016.

Nous avons alors décidé de récupérer complètement le pré afin d'y faire de nouvelles plantations, qui a priori devront être très solides, car c'est l'endroit le plus éloigné de la source, il sera donc très difficile d'arroser.
Le premier travail a consisté à enlever les barrières. C'est Sören qui commence, puis Coline, et Martine et moi termineront. Temps de travail très important, une bonne trentaine d'heures je crois bien, réparties sur un mois, on n'est pas des bêtes.

Il faut dire que nous partons d'une situation où les rosiers qu'on a mis le long de la barrière se sont énormément développés (sauf celui de la photo du milieu, parce qu'Olympie l'adore).

Olympie
Roses 1
Olympie
Roses 2
roses
Roses 3

Il faut non seulement découper le grillage pour arriver à l'arracher, mais aussi tailler les rosiers un par un.
J'ai calculé pour le plaisir (mais si !) qu'on a emporté une bonne dizaine de remorques vers la déchetterie, ce qui correspond grosso modo à plus d'une centaine de brouettes.

haie
La haie libérée

 

La haie de Sören libérée de la barrière prend plus d'ampleur en retombant vers le sud ; en même temps elle est plus transparente ce qui renforce cette impression d'ampleur.

haie
La haie de rosiers

 

Les rosiers ont évidemment été taillés très fortement, mais comme ce sont des hybrides maisons, très lianeux, ils vont repartir de plus belle, ils ne risquent pas de mourir.

 

haie
le long du parking
haie
La haie de rosiers

Le long du parking, le sol est très tassé par les passages des chevaux depuis des années, je me demande ce que ça va devenir !

La barrière Sud a elle aussi été supprimée, pour l'instant on laisse les piquets qui sont cimentés dans le sol, il faut un tracteur pour les enlever.

La partie qui reste à finir, sans urgence et pas avant l'hiver, c'est le fossé que l'on devine à gauche, où le grillage est emmêlé fortement aux ronces et autres arbustes qu'il faudra certainement supprimer complétement.

 

vendredi 15 janvier 2016

Comment le désert recule (suite)

En 2014, j'avais raconté comment les plantes colonisaient peu à peu le parking minéral, le transformant sans intervention particulière en jardin sur gravier particulièrement réussi et agréable de mai à novembre.

desert 1
en 2006
prunus
en 2014

On est passé de ça 

 

à ça

 

prunus
Aster

Après les verveines de Buenos Aires et les stipas tenuifolia très présentes au départ avec leurs racines superficielles, sont arrivées les gauras lindheimeri: des blanches, des roses clair ou foncé, des légères, des compactes. Elles se sont beaucoup ressemées et hybridées , elles ont des racines pivotantes très profondes aussi elles ne souffrent ni de la chaleur ni du manque d'eau. Les asters novae-angliae et les rudbeckias se plaisent aussi dans ces conditions et offrent le plaisir d'une floraison plus tardive.

 

En revanche le port de ces plantes favorise la rétention des feuilles mortes apportées du bois par le vent d'autan et avec l'automne ultra-sec de cet année, j'ai passé beaucoup de temps à ratisser les feuilles sèches qui s'accumulaient, bloquées par leurs tiges : ce qui était une bénédiction au départ est devenu la corvée de l'automne, parce que nous voulons maintenir ce jardin sur gravier et il faut donc maintenir les gravillons et empêcher la formation de trop d'humus : un comble ! Le désert continue de reculer car les verveines et les stipas ont un rôle colonisateur : elles s'avancent sur le parking et disparaissent peu à peu de leurs premières implantations après avoir je suppose consommé tout ce qui était nécessaire à leur pousse et laissé un peu d'humus. Il commence à y avoir une partie dégarnie juste devant la plate-bande d'origine, là où j'avais apporté de beaux cailloux de la garrigue méditerranéenne qu'on ne voyait plus, où ne s'installent plus pour le moment que quelques indésirables comme des carottes, chardons et autres plantes à rosette en compagnie cependant des rudbeckias : cette partie un peu dégarnie va sûrement donner lieu à un nouveau petit chemin pour l'observer de près et les nombreux insectes et papillons qui s'y régalent jusqu'en octobre novembre.
Quand on regarde la page consacrée aux papillons, on voit qu'ils sont très souvent photographiés sur les verveines de Buenos Aires qui leur plaisent particulièrement en automne.

dimanche 26 juillet 2015

La sécheresse à En Galinou

Comme nous l'avons déjà dit, notre jardin a été conçu presque dès le départ comme devant subsister dans le climat local sans que nous devions faire un soutien artificiel par définition, donc nuisible à l'équilibre.

Un article sur la pluie et la sécheresse en 2012

Je lis souvent des mots de gens qui se plaignent que leur jardin est en train de mourir de soif, même s'ils arrosent.

Bien sûr, il y a des plantes qui ne supportent pas le manque d'eau, mais souvent c'est un simple repos : afin de ne pas perdre trop d'eau, les arbres perdent leur feuilles, ce qui ne veut pas du tout dire qu'ils meurent, mais qu'ils passent au repos.

Comme d'habitude, cliquez sur une image pour la voir en plus grand

Arroser ?

Comme le savent les gens qui fréquentent ce blog, nous avons décidé au siècle dernier que nous n'arroserions pas. Nuançons : nous ne sommes pas stupides donc les deux ou trois premières années, bien sûr qu'on arrose pour aider. Sinon peu de choses arriveraient à pousser.

Notre idée est de forcer ces plantes à s'enraciner profondément, afin qu'ensuite elles soient dégagées de notre sollicitude.

Les jeunes plants sont arrosés à raison d'un ou deux arrosoirs par plante, tous les 7/10 jours, pas plus. Comme il n'a pas plu depuis la mi juin (pardon, 8 mm il y a une semaine) je fais le tour des jeunes avec le tuyau qui vient de la source. Il me faut quatre tournées d'une heure pour les arroser tous.

Qu'est-ce que ça donne ?

DSC_9630.JPGEn dessous de la grande rocaille, l'herbe (c'est pourtant du chiendent !) est grise et morte. dans les fleurs

Mais les racines sont bien vivantes, et au printemps elle repartira de plus belle :

Dans les 10 premières années du jardin, nous avons vu les effets du climat du Lauragais en été. Par exemple en 1993, un été vraiment terrible :

sec !

On ne dirait pas que le jardin va s'en sortir, hein !
2013

Pourtant une fois que nous eûmes trouvé les plantes qui s'adapteraient à ce genre de climat, 20 ans après, ça donne ça :

Les morts et mourants

Les arbres et arbustes qui ne supportent pas le manque d'eau en été sont morts évidemment.

Corée

Les premiers à avoir disparu sont les rosiers compliqués et fragiles, comme les hybrides de thé que nous avons installés au début, parce que c'était ce que nous avions dans notre jardin... de la banlieue parisienne !

Terracota, un rosier un peu spécial, mais qui ne résistera pas mieux que les autres hybrides.

Il en va de même pour les conifères, certains ont tenu jusqu'à la canicule de 2013, et là en deux ou trois ans, on a perdu les 3/4 d'entre eux.

DSC_9632.JPGLe sapin de Corée (Abies Koreana) n'est pas mort à cette période, mais il s'est séché en commençant par le haut. Il a perdu 3 mètres mais est reparti du bas. Cette année, il recommence, je pense qu'un jour il disparaitra. Corée

Le plus curieux c'est que son cousin, Abies pinsapo est totalement indifférent à ces conditions climatiques, il a mis presque 15 ans à se décider à dépasser le mètre et demi, mais depuis il pousse.

Les plantes qui luttent

DSC_9640.JPG poivrier

Avant de larguer les feuilles, les plantes les recroquevillent, comme ici le fait ce poivrier (Zanthoxylum armatum ou poivrier du Népal)

D'autres qui supportent moins bien perdent leur feuilles. DSC_9623.JPG

Ici c'est un prunus.
C'est assez curieux, d'ailleurs car ce prunus (Prunus sargentii) est quasiment le seul des prunus en arbre à ne pas apprécier le manque d'eau, alors que ses voisins comme le virginiana ne rouspètent pas.
ah, bien sûr, les prunus arbustes plus fragiles, comme les différents glandulosa se dessèchent complétement et repartent de la base, et d'autres ont complétement disparu.

DSC_9625.JPG Si on observe attentivement, on s’aperçoit vite qu'en fait les plantes sont prêtes pour le printemps qui suivra. Voici par exemple un kiwi dont toutes les feuilles sont tombées, mais les boutons sont déjà en formation.

DSC_9637.JPG fente

Même les couvre-sols souffrent et perdent leur feuilles, mais leur fonction principale, qui est de protéger le sol, continue, et nous n'avons plus les terribles fentes que nous avions il y a 20 ans dans lesquelles nous pouvions introduire complétement tout un manche de balais.

 

DSC_9621.JPGLes rosiers simples, comme ici ce musqué (c'est un hybride de moschata 'Verdi') quand ils sont en plein soleil se mettent un peu en grève... évidemment il ne faut pas leur demander de remonter ! quoique certains le font quand même, mais ils sont particulièrement vigoureux.

DSC_9634.JPG

 

Là l'exemple est encore plus frappant : il s'agit d'un jeune érable qui a été planté cet hiver (début 2015) d'un coup il a perdu toutes ses feuilles et on a pensé qu'il n'avait pas aimé du tout et était mort. Pas du tout ! il a refait de toutes petites feuilles dans la foulée et semble en pleine forme.

DSC_9617.JPG

 

 

Celles qui s'en moquent complétement

Heureusement, nous avons trouvé plein de plantes qui supportent tout ça, ainsi que les hivers froids et gadouilleux !

DSC_9619.JPG

DSC_9654.JPG

 

Pas d'eau ? mais qu'importe, les plantes du bord du parking sont prévues pour ça. Elles apportent un air de fraicheur très accueillant.

 

 

DSC_9638.JPGAh celui-ci, on s'en passerait bien, s'il pouvait se mettre au repos à la place de drageonner comme un fou, jusqu'à 20 ou 30 mètres du pied mère !

 

DSC_9644.JPG

 

Au milieu de l'herbe un peu sèche, le bassin, il y a suffisament d'eau pour qu'elle ne s'évapore pas, et qu'est-ce que c'est agréable !

 

jeudi 7 mai 2015

Plantation d'un érable à En Galinou

La dernière chance ?

Mise en terre d'un érable japonais

Dans un pot sur la terrasse nord, nous avions depuis 1999 un érable japonais Acer palmatum 'Atropurpureum'.

Il poussait correctement, situé contre le mur nord, du soleil tôt le matin, de l'ombre sinon.

mais en ce joli moi de mai, fort arrosé au demeurant, un avertissement est arrivé : les géranium couvre-sols dans le port étaient tout jaune, et certaines feuilles de l'érable se recroquevillaient.
"Ah !" se dit Martine, "mais il nage dans l'eau ce pauvre vieux".

DSC_7794.JPGDe fait, les racines sont sorties par les trous du bas et bouchent l'évacuation.

On renverse le pot pour enlever l'eau. Mais est-ce bien suffisant ?DSC_7795.JPG

Il y a bien des chances que la réponse soit "non" parce qu'il y en a encore plein dessous, et que ça va faire tout pourrir.

DSC_7827.JPGD'ailleurs à la fin des travaux, on a bien vu qu'il restait plein d'eau dans le pot.

Alors il ne reste plus qu'à sortir le bestiau de là et le mettre en pleine terre. Ah, mais c'est un japonais ! il faut trouver un coin qui ne soit pas en plein soleil, tout en étant lumineux, et qui ne soit pas aussi calcaire que la moyenne du terrain.

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Martine a trouvé l'endroit : entre le banks et le métasequoia, dans l'axe de la source : un coin frais, d'une ombre légère et peut-être moins argilo-calcaire que d'autres parties.

Deux heures à deux

C'est parti pour un gros travail, car vous avez vu la forme du pot, l'extraction ne va pas être aisée, surtout qu'on ne peut ni casser le pot qui est fort beau, ni casser trop la motte, car un arbre de 15 ans souffrirait trop.

DSC_7797.JPG

 

On a trouvé des petits au printemps 2011. ça fera une sauvegarde aucazou, il en reste une.

DSC_7799.JPG

 

Commençons par le mettre sur le diable, Il pèse un âne mort, heureusement que nous sommes deux pour le pousser/tirer.

DSC_7803.JPG


Pour une fois que je suis devant l'appareil !

DSC_7832.JPGMise en place, bourrage sans tasser (terrain argileux : le bourrage créé du béton, or les plantes poussent en général assez mal dans le béton).

DSC_7833.JPGArrosage sans forcer, la terre est très humide, mais ça va permettre de tasser un peu sans y mettre le pied.

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Travaux de finition : Martine coupe les branches abimées, ou celles qui sont trop basses, car maintenant il faut que l'érable devienne un arbre, pas un arbuste qui s'étale et gêne le passage.

Résultat

DSC_7844.JPGDSC_7849.JPG

 

ajout d'août 2015 : il n'a pas survécu, mais comme cette couleur rouge va très bien à cet endroit, on va mettre autre chose de la même couleur... à suivre donc

jeudi 10 octobre 2013

L'est du jardin : de l'utilisation des bambous dans le Lauragais

dans un coin du jardin, on fait un truc un peu japonisant, juste un peu. Disons qu'on s'est emparé de techniques japonaises pour les adapter à notre courage et au climat du Lauragais ... , aucun rapport avec un quelconque "jardin zen"

clic sur chaque image pour la voir en grand sur le site

la source

Plein Nord-est du terrain, on a une source captée, d'où part une pente légère plein sud. Pour ceux qui nous connaissent, ce fut l'une des raisons majeures, sinon LA raison, de notre achat. source évidement, il fallait un peu d'imagination, puisqu'on est parti d'un pauvre petit bâtiment perdu dans les milliers de repousses de figuiers et de pruniers qui avaient envahi le terrain. Donc le premier mois, j'ai passé quelques heures à tout araser avec une grosse débroussailleuse.

C'est vers 1991/2, donc plus de 5 ans après notre arrivée, qu'on a commencé à faire un bassin, un mur de soutènement et introduire les premiers bambous, Phylostachis nigra, qui vont peu à peu entourer la source (et au bout de 20 ans devenir trop envahissants, il faudra alors leur expliquer très fermement les limites à ne pas dépasser, mais c'est une autre histoire).

La source elle-même est entourée de nigra, taillés tous les ans :

nigra

La taille que nous pratiquons consiste à enlever toutes les cannes malingres, en diagonale, trop serrées ; en gros tout ce qui gêne la transparence indispensable à un beau bouquet de bambous noirs. De la même manière, nous épluchons les chaumes restant sur un peu plus d'un mètre.

les bassins

De cette source partent 3 bassins peuplés de différentes bestioles plus ou moins bruyantes (les Koï sont assez silencieuses, pas les grenouilles).
Ces bassins sont séparés du reste du jardin par un gros bouquet de Sasa palmata que je ratiboise tous les deux ou trois ans, afin qu'ils ne forment pas une masse totalement impénétrable et fort moche.
D'autant que ce bambou supporte difficilement le vent d'autant qui transforme ses palmes en dentelle, il est mieux de supprimer celles qui ont quelques années.


Au pied du dernier bassin, un conifère (Taxus baccata "Repens Aurea") qu'on commence à tailler en nuage.
Bien sûr, la taille en nuage n'est absolument pas japonaise, c'est une taille européenne, et elle n'a que de lointains rapports avec le vrai niwaki japonais.

la rivière sèche

On a fait descendre de là une rivière sèche commençant par Pleioblastus shibuyanus 'Tsuboi' vigoureux bambou, pas si nain que ça,
elle est faite de Miscanthus sinensis (trois sortes, "Gracillimus", "Adagio" et "Variegatus") avec un petit pont.
L'idée est d'avoir un pont qui permet de traverser la rivière couverte de grande graminées qui oscillent au vent, vu que ce n'est pas ça qui manque ici.

Martine a écrit un article sur la conception de cette rivière, il est intéressant : clic ici

évidemment, il faut laisser aux graminées le temps de pousser, rien ne va vite ici, mais on a le temps.

La pente s'incurve plus fort, alors on a mis un bambou supposé géant (Phylostachis bambusoides "Castillonis") qui a un peu de mal vu l'hygrométrie locale au moment où il essaye de pousser... ça tombe bien, en fait, car s'il était aussi envahissant et gigantesque qu'à Anduze (citation : "Les conditions optimales de sol et de climat lui permettent d’atteindre ici sa plus grande hauteur (20 m)"), il faudrait le détruire !
ah oui, à droite, c'est Pseudosasa le fameux bambou à flèches des japonais (parce qu'il n'a pas de nœud dépassant physiquement et que sa tige est bien pleine), planté sur la "berge" de la rivière.
Il était accompagné de conifères, des cryptomères, mais ces derniers n'ont pas supporté le climat, ce sont des arbres de montagne humide, c'est comme ça qu'on apprend ! (même ceux situé tout en haut contre la source, un bandai sugi et un Araucaroides ont fini par mourir).

La barrière sud

Enfin, tout au sud, pour protéger le jardin du vent d'autan, une barrière de Phyllostachys viridi-glaucescens
Vers 1990, on avait planté au sud trois pieds, un humilis, un virid-glaucescens et un Pseudosasa.
Le viridi n'a pas tardé à vouloir prendre toute la place, on a déplacé l'humilis au nord ouest vers l'entrée du jardin, et le bambou à flèche est remonté un peu plus au nord (en 2013, je constate qu'il en reste 2 ou trois chaumes noyés dans le viridi).

Particulièrement vigoureuse (8 mètres de haut facile), cette barrière est très efficace contre les tempêtes locale.
Elle plie mais ne rompt point, même s'il faut quand même couper certains chaumes qui refusent de se relever.

Nous nous sommes amusés à faire un petit chemin dans cette forêt de bambou :

chemin dans les bambous

Vous pouvez consulter aussi l'ensemble de photos que j'ai publié pour expliquer la taille des différents bambous en cliquant ici

samedi 2 mars 2013

La pluie dans le Lauragais

Depuis la dernière semaine de décembre jusque mi-février le temps a été gris et il est tombé l'équivalent d'un tiers de la pluviométrie annuelle .
Le lac s'est rempli et a débordé, de même que la mare du poney et la source , ce qui a permis à tous les bassins d'être remplis. On entendait le bruit de l'eau qui coule des fossés dans la mare, ça faisait longtemps que ce n'était pas arrivé.

lac.jpg

Le petit ruisselet minuscule de 10 cms de large près du gué s' est transformé en marécage.

lac._2.jpg

On est passé d'un extrême à l'autre, d'une terrible sécheresse deux années consécutives à un trop plein d'eau qui n'arrivait plus à être absorbée, créant des flaques et des mares et noyant les racines .

Climat décevant disait Jean Odol avec raison, on ne peut dire mieux. Il faut remonter à décembre 2003 et janvier 2004 pour trouver une pluviométrie supérieure, 400 mm , l'équivalent de plus de 6 mois de pluie en 2 mois.
Ces pluies succédent à la canicule de l'été 2003 qui avait fait également des dégâts.
Pas étonnant que la végétation ici ne soit pas aussi opulente et belle qu'ailleurs; après être quasiment mortes de soif les plantes risquent de se noyer car la terre est très argileuse. Les plus affaiblies par la sécheresse, comme le cytise ne devraient pas s'en remettre .
Et si je ne parle pas du vent violent et desséchant qu'est l'Autan c'est qu'exceptionnellement il n'y en a pas eu grace à ce long épisode de pluies.
D'ici quelques semaines , on pourra faire le bilan sur la santé des plantes de cette succession d'évènements extrêmes mais ce sera d'autant moins grave qu'on est en train de passer d'un jardin très contrôlé à un jardin semi-sauvage où on laisse plus de libertés au plantes:
on a beaucoup appris de ces épisodes exceptionnels en ce qui concerne l'entretien du jardin. Les plantes s'adaptent, nous aussi.

samedi 19 janvier 2013

Est-il nécessaire de jardiner?

Parfois je me demande ce que seraient devenus nos 8000 m2 si je ne les avais pas jardinés.
Le paysage est presque partout façonné par l'activité des hommes et des animaux.
En Lozère, mes paysages de prédilection que sont les Causses ont évolué au cours du temps. Il y a maintenant des forêts de pins plantés qui remplacent la nudité du Causse, ses chardons et ses cheveux d'ange. Ils se ressèment, voisinent avec le buis et créent des forêts. De temps en temps le feu se charge de modifier à nouveau le paysage.
Les vrais paysages entièrement sauvages existent-ils ? Pas sûr.

En dessous de chez nous dans une friche existant depuis plus de 25 ans, il y a eu peu d'interventions humaines, les seuls passages sont ceux des chasseurs, des animaux et les miens car ce lieu n'est plus relié à aucun chemin.
friche.jpg

Le bas fond humide en permanence à notre arrivée et même marécageux, s'est asséché peu à peu et a vu disparaître les joncs et une rare orchidée pourpre remplacés par de jeunes frênes, des saules, des fusains, des cornouillers et des aulnes impénétrables dans ce terrain resté frais. Le vent et les oiseaux selon le cas se chargent des semis.
La partie coteau ensoleillée est restée assez nue avec des graminées, quelques rares plantes courtes avec des cornouillers et des prunelliers rudes et râblés pour résister au soleil et au vent d’autan auxquels ils sont exposés.

Sur notre terrain il est probable qu'on aurait eu le même genre de choses: à notre arrivée, ronciers, pruniers et prunelliers impénétrables autour des points d'eau inaccessibles, une source au nord est et une mare au sud ouest, tout le reste en prairie fauchée une fois par an où c'était possible.
Étant donné la pauvreté botanique des environs, je suis bien contente d'avoir pris ça en main et d'avoir créé mon propre paysage, en tenant de plus en plus compte au fil du temps des conditions nécessaires à chaque plante: ensoleillement, hygrométrie, résistance au vent, à la sécheresse, au calcaire, à l'argile.
Et finalement, c'est un nouveau paysage qui se dessine que je jardine de moins en moins. Une fois que sont bien installées les plantes choisies, d'autres arrivent seules en profitant de l'ombre, de la protection nouvelle offerte, les oiseaux se perchent et sèment de nouvelles graines, les abeilles butinent et toute une vie de plus en plus riche et autonome s'installe.

paysages_banc.jpg

Je crée de nouveau massifs quand l'hiver très rude ou un été particulièrement secs libèrent de la place, il faut bien que j'aie encore de la place pour planter parce que j'aime ça, les potées à renouveler ne me suffisent pas, mais sinon je me contente d'observer, de nettoyer un peu au printemps, de moins en moins à l'automne car c'est trop sec, et de tondre.
Il n'y a qu'Hubert qui a plus de travail car la taille s'impose maintenant pour éviter la jungle impénétrable. Topiaires, reprise des haies, maintien des petits chemins, voila ce qui maintenant prend plus de temps !
Pour le reste ce sont les plantes elle même qui dessinent les bords de massif qui sont passés d'une forme dessinée par nous à une forme dessinée par les plantes elle mêmes.

paysages_decoupes.jpg

Entre le jardin sauvage, naturel, fouillis, laissé volontairement à l'abandon et le jardin où le maître des lieux décide de la place du moindre brin d'herbe, j'aimerais que mon jardin idéal se tienne sur le fil à l'exacte place entre les deux, là où l'équilibre est instable, avec un paysage poétique, imaginatif et rempli de surprises.

paysage_d__orage.jpg
vautour__1_.jpg
















































mardi 9 octobre 2012

La pluie dans le Lauragais : vers la sécheresse ?


Ah la pluie ! L'arlésienne que la météo annonce et qui ne vient jamais.
Parlons-en alors, suite d'un article bien plus vieux (clic ici pour le voir)
(d'ailleurs si vous voulez voir tous les articles sur le climat, eh bien cliquez à droite sur le tag ''Climat''.

Cet été a été très sec, vraiment :
  • Juillet : 35 mm 
  • Août : 52 mm
  • Septembre : 32 mm
C'est encore pire que l'année dernière, qui pourtant a été la plus sèche depuis notre arrivée.
Voici l'évolution de la pluviométrie relevée par Martine depuis le début :

Capture.JPG
On part de 750 mm  en 95, on descend vers 600, lentement mais sûrement.
550 en 2012, on pensait que c'était un record, mais cette année est encore pire, avec 320 mm depuis janvier.

Comment faire ? Sachant que nous ne voulons pas arroser souvent.
Saule

D'abord pas d’acharnement thérapeutique ; ça veut dire que les plantes qui ne supportent pas les climats secs ne survivront pas, tant pis.
Ci-contre à gauche dans le bois à l'est ce que ça donne sur un vieux saule tortueux : il n'a aucune chance de pousser. Ses branches maitresses, qui avaient plus de 10 ans, ont séché peu à peu. On l'a ratiboisé, mais il n'arrive pas à repartir.
Tant pis !

Buis nouveau

À droite, c'est un buis que nous avons planté il y a deux ans. Pourtant on l'a arrosé plus souvent, puisque c'est une nouvelle plantation. Entouré de plantes déjà en place, il a bien du mal à s'implanter.
Dans un autre coin, encore plus sec, deux autres buis pourtant arrosés toutes les semaines n'ont pas réussi du tout. Le manque de pluie a été renforcé par un épisode caniculaire.

Vue la tendance de l'eau à tomber de moins en moins, il faut que nous sélectionnons de plus en plus les endroits où nous plantons, et les plantes qu'on y met. Aujourd'hui on commence à bien connaitre le terrain, ça aidera !

ça ne se voit pas tellement

L'avantage d'avoir un grand jardin, c'est qu'on peut s'appuyer sur les structures d'ensemble, sans être obnubilés par les détails qui ne se remarquent pas.

rocaille1.jpg
Par exemple,
voici un coin de la rocaille grise, dont les plantes sont en phase de repos très avancée ...
C'est moche, hein ?

Mais en fait ça ne se voit pas tellement dans l'ensemble de la rocaille :rocaille2.jpg

 La structure est donnée par les conifères (ceux qui survivent à ces conditions météo, mais là on en a parlé dans l'article de l'année dernière). La partie peu reluisante de la photo précédente est en plein milieu, sous le petit conifère  (qui fait quand même plus d'un mètre de haut)

En plein été, le sol herbeux est tout sec, sauf aux abords nord de la maison, c'est très curieux de voir ça :

nord2.jpg

La différence est impressionnante entre la partie gauche sèche (que l'on voit encore mieux sur la photo de la rocaille) et la partie droite, plus proche de la maison, et bien plus verte, sans doute parce que la pente est moindre et que la maison elle-même bloque un peu l’eau.



ARROSAGE

A part les jeunes plants, et comme on vient de le voir ça ne marche pas toujours bien selon l'endroit, nous n'arrosons pas.
Toutefois quand il n'a pas plu depuis trois semaines, je commence un arrosage de survie avec l'eau de la source. Comme elle ne donne qu'un mètre cube par jour, il me faut un peu plus d'une semaine pour arriver à faire le tour des massifs.

Cette année j'ai fait ça en gros une fois par mois.

Bien sûr, ça ne permet pas d'avoir des zones bien vertes, c'est juste pour que les principaux arbustes qui sont au repos forcé ne meurent pas de soif.

Les plantes ont cependant l'air de souffrir, elles passent au repos, perdent souvent leur feuilles, ce n'est pas ravissant, c'est sûr !
C'est pourquoi nous avons créé la zone d'accueil du parking, supportant beaucoup mieux la sécheresse, qui donne une impression de légèreté indispensable :

parking2.jpg  

moutons_2.jpg

Enfin juste devant la serre, à côté de la porte d'entrée, on a une zone très fleurie qui est considérée comme une grande potée, traitée comme telle, et arrosée toute les semaines si besoin:

samedi 10 mars 2012

Rivière de miscanthus

En ce début mars tout est encore sec à cause des fortes gelées jusqu'à -14 en février qui ont abimé plus de feuillages que de coutume, aussi je reviens sur un de mes projets, la rivière de miscanthus.

En contrebas de la source est esquissé un large fossé destiné à recevoir je suppose le surplus d'eau qui déborderait, ce qu'on n'a jamais vu en 25 ans:on l'a tout de même appelé rivière, installé un petit pont de bois qui l' enjambe et même bâti un barrage .
Cet endroit est difficile d'entretien car la tondeuse n'y a pas accès et la terre plus humide qu'ailleurs est propice à l'installation d'indésirables, aussi il a longtemps fait partie des coins non entretenus du jardin.

Il fait partie du jardin dit japonais, uniquement parce qu'on y a pioché des idées.
Dans les jardins japonais on trouve parfois des pierres ou des galets pour donner l'idée de la rivière , mais la mise en oeuvre doit être soignée pour que ce soit intéressant et j'ai laissé tomber. Cependant il y a quelques années on avait un agave panaché qu'on avait planté dans la serre en pleine terre
Il y avait vite prospéré mais ses épines étaient trop dangereuses pour l'y laisser,aussi on l'a sacrifié . Plutôt que de le jeter, on a profité de ce ruisseau pendant plusieurs mois, les feuilles suggérant le courant.

riviere.jpg

A Kyoto, dans l'un des nombreux jardins, j'avais vu des passerelles de bois permettant d'admirer la floraison des iris. Plus tard j'ai vu aussi ces passerelles de planches au dessus de grandes prairies de miscanthus, permettant de profiter de leur floraison en automne en se promenant au dessus.
On voit ainsi les choses sous un autre aspect et avec le vent le spectacle est magnifique


pont_japonais.jpg

C'est cette image qui m'a donné l'idée de la rivière de miscanthus.
Un pied de miscanthus ( japonicus elegans) devenu énorme sous notre fenêtre de chambre a été le déclic: divisé en 6 ou 7 à la scie à bois et à la fourche, j'en ai replanté les morceaux dans la rivière où ils ont été rejoints par d'autres à la saison suivante.

miscanthus.jpg

D'ici 2 ou 3 ans à l'automne avec leur floraison et le vent d'autan qui ne manquera pas de les agiter, nul doute que la rivière mérite enfin son nom. Pour l'instant il faut encore un peu d'imagination mais jardiner, c'est prévoir!

vendredi 10 février 2012

après la sécheresse, le gel

Sécheresse ou gel durable, dans les deux cas les plantes ne peuvent pas boire.
Ces deux calamités réunies en si peu de temps, on saura au printemps ce qui a résisté à tout . Mes voisins disent que ça éliminera la vermine. Mais oiseaux et insectes s'en chargent bien il me semble.
Je ne crois pas que nous ayions de grosses pertes car le jardin a été conçu pour résister à beaucoup de choses, mais quand même, des gelées plus de dix jours consécutifs avec des nuits jusqu'à -14 , ce n'est pas fréquent.
Le lac est complètement gelé depuis plusieurs jours .

lac_gele.jpg

Les succulentes restées dehors avec leurs tissus remplis d'eau devraient trinquer mais j'ai des sauvegardes dans la serre qui ne descend pas en dessous de 3 ou 4 degrés sans chauffage, tout le monde s'y porte bien.
Les orangers du Mexique devront surement refaire leur feuillage, certains arbustes devront reprendre du pied.
En attendant de pouvoir évaluer les dégâts la neige persistant dans les allées offre un joli paysage .

jardin_enneige.jpg

dimanche 29 janvier 2012

les moutons


ou Comment écrire un petit article léger et sans prétention pour s'entrainer à l'usage du logiciel qui permet d'écrire ce blog , et surtout, plus difficile, d'y inclure des photos.

troupeau_Causse.jpgJ'aime beaucoup les troupeaux de moutons, ça me rappelle mon enfance, les Causses et les Cévennes, les années 70 et les rêves de retour à la terre.
Et puis j'aime beaucoup les paysages désertiques du Causse Méjean, l'horizon y est vaste, le regard porte loin.






Pantel__Emile_Hypolyte.jpgC'est aussi l'histoire de mon arrière grand-père. Berger, il avait été mordu par un chien enragé alors qu'il gardait un troupeau sur le Causse.
Les médecins l'ont fait monter à Paris où il a été soigné par Pasteur qui travaillait sur la rage . Pasteur l'a photographié pour son album conservé au musée de l'institut Bizarre pour la famille de découvrir il y a peu la photo d'Hypolyte à 18 ans alors que sur la seule photo que nous en ayons il en avait 70.
Il avait commencé à garder les bêtes à 6 ans chez un patron où il était placé.
Les choses ont heureusement changé!




moutons.jpgPas de troupeau à Galinou... sauf en céramique. Petit à petit mon troupeau atteint une quinzaine de bêtes de 10 à 15 cms et de races très variées et parfois improbables qui se baladent au jardin.
Certains rentrent l'hiver car ils craignent les gelées mais la plupart passent l'hiver dehors où je les déplace selon mon humeur.

mais si, l'hiver est beau

Les mains commençaient à me démanger:quand-est-ce qu'on plante!
J'ai renoncé aux plantations d'automne à cause de la sécheresse, mais la sécheresse étant toujours là, on s'est décidé à arroser à la pompe le massif de Cléa pour pouvoir y installer des plantes en attente depuis plus de 6 mois.
Cléa a 9 mois, il est temps de planter son arbre de naissance ( un tulipier de Virginie fastigié) et tant qu'on y est plein d'arbustes de bonne compagnie dont la rose Félicia au rose frais et délicat comme ses joues.

Deux jours après la plantation, il a fallu aller ranger la pompe: il fait autour de 0°, avec un vent du nord froid et très désagréable,un temps humide et couvert.
La météo annonce une semaine glaciale.
J'en ai profité pour faire quelques photos car malgré ce temps maussade il reste des choses agréables à découvrir.

Sans sortir on a vue sur le parking, ses oiseaux en fer et ses potées de succulentes qui résistent vaillamment au froid. De toutes façons il y a des potées de sauvegarde dans la serre. J'aime aussi beaucoup les phormiums panachés qui restent gais et pimpants.

parking_hiver.jpg

La vue sur le lac est toujours agréable, je le vois au loin en ce moment même alors que je tape ce billet, mon bureau étant tout près de la porte d'entrée vitrée.

vue_lac.jpg

Côté nord, c'est en faisant la vaisselle qu'on profite de la vue sur la table où mangent les oiseaux .
Les potées en céramique apportent un côté brillant bienvenu quand il fait froid, même quand les plantes , des pensées en ce moment, sont au repos.
Et puis la rocaille a toujours des plantes à feuilles persistantes qui maintiennent son intérêt au fil des saisons.

table_bleue.jpg

Si on a le courage de sortir, les couleurs éclatent avec le cornouiller winter-flame, taillé régulièrement pour favoriser les jeunes pousses orange pétant.
Il répond aux chênes qui se prennent pour de gros champignons.

chenes_champis.jpg

Dans la rocaille ce sont les jasmins d'hiver et leurs petites étoiles jaunes qui leur répondent.

rocaille.jpg

Et en regardant de plus près, quelques floraisons annoncent déjà le printemps à venir.

L'arabis fernandi-coburgi se plait au soleil comme à l'ombre, ne craint ni le froid ni le sec, c'est la plante couvre-sol idéale, n'était sa tendance à étouffer ses voisins moins vigoureux.

arabis_fernadi.jpg

Pour finir ce petit tour hivernal, les perce-neige évidemment:

perce-neige.jpg

jeudi 17 novembre 2011

De l'Utilisation des pierres du Lot à En Galinou

Depuis sans doute maintenant quelques 10 ans dans le jardin d'En Galinou, nous employons les pierres du Lot dans le jardin. On les fait venir par palette (en même temps que les fers à béton pour les rosiers, tiens, il faudrait bien que j'écrive aussi la dessus ? quoique il y a déjà ça sur le site lui-même .
pierre La terre de notre coin est très argileuse, quand on marche dessus, elle se tasse et fait des blocs. Dans les rocailles qui sont souvent en étage, on a commencé par mettre des pierres sur lesquelles on marchait. quelques dalles plates du Lot évitent de marcher n'importe où.

Dans les massifs, on a fait des chemins pierre dont l'entretien est assez facile avec les petites débroussailleuses rotofil. Lors de la création, le chemin fait artificiel, on n'en voit pas l'utilité, mais par la suite ... pierre

 

 

 

 

Le problème a commencé quand la multiplication des massifs a rendu plus que difficile la lutte contre les envahissement de mauvaises herbes, dont le chiendent.
Les plus vieux massifs, comme les plates-bandes du nord ne posent pas de problèmes, parce qu'ils sont grands : on délimitait la zone avec un tuyau souple, on traitait, on plantait et 15 ans après les arbustes étaient suffisamment grands pour se défendre seuls contre les herbes, quitte à passer de temps en temps la petite machine à nylon.

pierre pierre

 

 

 

 

 

 

Pour les nouveaux massifs entre la maison et la rocaille, c'est plus difficile. D'abord le terrain est un peu plus humide, et l'herbe y pousse mieux. pierre

Ensuite on veut que ces zones restent avec une majorité de vivaces, ce qui implique qu'on ne mette pas autant d'arbustes. Pas question de poser des pierres tout le long des bordures, non seulement on n'en a pas assez, mais comment passer la tondeuse ? L'idée de se procurer des dalles plates et de les aligner le long des bordures est ainsi venue à Martine.
Á la pioche, on dénude la terre, quitte à aller profond pour enlever les racines de chiendent. Puis on met des dalles comme ici le long des arbres miniatures de la rocaille grise. pierre

 

 

 

 

 

Notre critère de réussite, c'est d'abord que Martine puisse poser la roue de la tondeuse sur la bordure, et la suivre sans être obligée de manœuvrer. pierre

 

 

 

 

Le système est parfois poussé plus loin. Entre le coin Nord-Ouest de la maison et les massifs, il y a une zone enherbée qui fait comme un entonnoir vers le petit chemin d'entretien de la cabane à outil. pierre Les deux bordures de buis appellent une transformation plus formelle : pierre Les pierres sont complétées par les mêmes graviers que sur les terrasses. (et dessous on a mis un reste de plastique de piscine afin que le chiendent ne revienne pas immédiatement, vu la faible épaisseur du tout).

 

 

 

 

 

 

pierre Autour du nouveau (2011) massif qui contiendra des annuelles (sauge hominum) et des pivoines herbacées, on a mis de suite des pierres, sinon les annuelles n'ont aucune chances de se ressemer !

 

 

 

 

 

 

lundi 31 octobre 2011

Nettoyage d'automne : la Serre d'En Galinou

b0a.jpg Fin octobre, les températures baissent de plus en plus.
On allume un petit feu pour réchauffer l'atmosphère et on rentre les plantes grasses gélives dans la serre. Elles ont bien profité de l'été, ne craignant pas la sécheresse. Comme la serre est hors gel, elle passeront l'hiver à l'abri et repartiront dehors au printemps.


Bien sûr, il faut faire un peu de place, ne serait-ce que pour le passage.


Ah mais, ça ne va pas du tout ! les philo se sont tellement développés depuis 4 ans qu'ils bloquent la fenêtre de la salle de bain et cette dernière en devient toute sombre.
bassins.jpg Remarquez qu'en 2007 on n'avait pas encore le Philodendron bipinnatifidum. Le Monstera deliciosa était fort petit, mais en fait il a plus de 30 ans, on l'avait à Paris ! il a survécu aux déménagements et autres mauvais traitements.
Il faut déplacer le philo du bas dans le bassin le plus haut afin de libérer le bas de la fenêtre, et écarter les deux branches de celui du haut.
Le déplacement ne va pas sans mal, car le bestiaux tout riquiqui quand on nous l'a donné, a beaucoup aimé l'environnement, a envoyé des racines un peu partout, d'ailleurs en regardant attentivement la photo de 2011 un peu plus haut, on voit une racine qui longe le mur de la maison, juste au dessus des murs du bassin, et s'est glissée délicatement sous la porte d'entrée !

b1.jpg
Les misères nombreuses et variées (leurs noms ? : lien vers les misères de la serre) renforcent l'impression de jungle sombre, regardez le pauvre perroquet, il ne voit plus rien !
b2.jpg







On arrache les misères, on essaye de déplacer, mais les racines, ouh lala !


Normalement, le philo devrait ne pas apprécier, mais sans plus.


Et voilà le résultat après quelques heures de travail : b3.jpg b4.jpg


Le perroquet (et la fenêtre) retrouvent la lumière.






Pour ceux et celles que ça intéresse : Les photos de l'histoire de la serre

lundi 10 octobre 2011

La sécheresse continue dans le Lauragais

Il ne fait pas chaud, mais il ne pleut toujours pas dans notre pauvre jardin d'En Galinou.

Les conifères commencent à beaucoup souffrir, même ceux qui sont là depuis 20 ans. http://www.galinou.fr/album/saisons/secheresse/slides/2011%2010.jpg

Regardez ces pauvres-là :
L'herbe est complètement sèche, la terre à nu et les branches commencent à mourir, ça craint !

juniperus de sec Je ne suis pas sûr que le Juniperus s'en remettra. Les juniperus aiment en général les terrains un peu plus humides ! On en a perdu pas mal depuis 2003. La grande majorité disons ! Il y a deux ans, on a découvert chez Filippi un genévrier de sécheresse : Juniperus chinensis 'Kaisuza' .Il supporte parfaitement, au moins pour l'instant, ces conditions. Il est planté en milieu de rocaille, avec plein de couvre-sols au pied pour l'abriter un peu.


Les Thuya - en général - supportent beaucoup mieux notre jardin, mais là, la zone est particulièrement aride et pauvre en même temps (beaucoup de glaise). D'ailleurs on voit tout à droite un orientalis qui ne moufte pas. Aussi, tout à gauche il y a un cyprès, et comme tous les Cupressus sempervirens du jardin, il est assez indifférent à la sécheresse, leur forme pointue est particulièrement structurante, c'est parfait. On a même réussi à en implanter dans un endroit où peu de choses poussent. Ce n'est pas le cas de tous les cyprès : les gros Cupressus macrocarpa sont tous morts peu à peu à partir de 2003.

columnaris
Dans un autre coin, nous avons un Chamaecyparis lawsoniana"Columnaris", le dernier chamaecyparis du jardin, il a plus de 20 ans et lui aussi est mal en point.

lundi 29 août 2011

Résister à la sécheresse

Sur les sites, magazines et livres de jardinage , on trouve des conseils pour protéger les plantes de la sécheresse, planter les bons végétaux,arroser correctement, biner ou au contraire pailler. J'ai pris le parti, une fois les plantes bien installées , de les laisser se débrouiller, sauf pour les plantes en pots évidemment.

Ce n'est pas toujours facile de voir les plantes se recroqueviller ou sécher,comme c'est le cas en ce moment, mais si c'est désagréable à nos yeux, en général elles n'en meurent pas. Les plantes ont développé des stratégies pour résister à la sécheresse , notre aide n'est pas toujours indispensable heureusement.

Les feuilles des bambous se replient et s'enroulent sous l'effet de la déshydratation mais évitent ainsi de perdre plus d'eau en présentant moins de surface au soleil: aux premières gouttes, elles se déplieront à nouveau.

Les cerisiers et les érables à feuilles fines comme les negundo perdent déjà leurs feuilles qui sont sèches et craquantes, ce n'est pas cette année que nous aurons de beaux feuillages d'automne, mais on peut commencer à ratisser! Du coup ces arbres n'ont pas à nourrir leurs feuilles, ce qui consommerait beaucoup d'eau, ils se mettent au repos et préparent le printemps avec de nouveaux bourgeons .

feuilles

D'autres arbres aux feuilles plus dures comme les frênes et les érables platanoides résistent encore mais ne vont pas tarder à suivre le mouvement si la sécheresse se prolonge et ce sera encore un triste automne au jardin, ce qui arrive ici assez fréquemment Mais en attendant, ils balancent de nombreuses graines partout, qui assureront leur descendance à coup sur tant elles sont nombreuses.

Heureusement que les plantes ont plus d'un tour dans leur sac: toutes les plantes grises ou poilues évaporent moins et sont donc bien adaptées au soleil et au sec: si en plus les feuillages sont très petits c'est encore mieux: c'est le cas du thym, du romarin qui en plus contiennent des huiles, mais aussi des pins ou des sapins comme abies pinsapo.

D'autres vont chercher l'eau très en profondeur, avec de grandes racines pivotantes: c'est la raison pour laquelle j'ai toujours pensé que ce n'était pas une bonne idée de mettre des goutte-à-gouttes qui empêchent l'installation des racines en profondeur, ni de planter de grands sujets qui ont poussé en pots où leurs racines ont poussé en rond: les jeunes plants sont préférables , ils développent des racines profondes et rattrapent leur retard de démarrage.

Il existe bien d'autres façons de résister au sec, mais si j'ai songé à écrire ce billet , c'est en observant le faux vernis du Japon (ailanthus altissima) arbre envahissant qui a une stratégie vraiment très maline : il envoie des racines superficielles dans tout son environnement et quand il y trouve de bonnes conditions, de l'eau surtout, il fait des rejets nombreux qui deviendront des arbres si on les laisse: comme on a un vernis à 10 mètres d'une haie qu'on a tenue arrosée pendant 4 ans, c'est là que ce fichu arbre ressort, balançant ses racines à plus de 20m du pied d'origine, ressortant à de multiples endroits tout du long de la haie plus fraiche... Un vrai pique-assiette. D'ailleurs il n'est pas le seul, je suis obligée de déplacer souvent les pots sur la terrasse Nord car les racines de la vigne vierge y remontent par le trou d'écoulement et s'y installent au détriment des plants et boutures, sans compter qu'elles bouchent le trou d'écoulement!

Il y a quand même une plante vedette à cette période,c'est le sedum spectabile et ses cousins: non seulement son feuillage gras reste d'un vert pâle très frais mais il a le bon goût de fleurir maintenant et d'apporter une fraicheur bienvenue . Il est sobre, sans souci et se fiche bien du soleil et du manque d'eau. Voila pourquoi il est indispensable au jardin en cette saison.

sedum.jpg

samedi 6 août 2011

Heritsukei

"Heritsukei", en rang, c'est le nom d'un style de bouquet propre à notre école japonaise d'ikebana, il évoque les bords de route, des fossés, le bord des champs et ses fleurs d'été, avec toujours une dominante.Ici les branches de pécher en fleurs, là les crocosmias, toujours des choses légères . C'est un bouquet vertical plutôt pour l'été, il est gai et généreux et se réalise dans un vase long et étroit. Idéal en été sur une tablette de radiateur ! Heritsuke_2.jpg Heritsuke_1.jpg Dans les jardins, les plate-bandes reflètent parfois cette sorte d'arrangement comme on le voit ici à Beppù dans le sud du Japon au bord du lac d'un des grands jardins de cette ville thermale. La bordure rouge d'amarantes fait vibrer tous les verts alentour dont celui des Victoria regina car le climat est subtropical. Il faisait bien 35° avec un fort taux d'humidité ce jour -là et cette vue était rafraichissante .

 bepou.jpg

A Galinou, c'est du côté parking que cet arrangement a trouvé sa place, mais contrairement au bouquet qui reflète un instant et ne dure que quelques jours, la plate-bande dure tout le long du printemps et de l'été, elle se transforme mais il y reste toujours un élément végétal dominant: les gauras ont ce rôle... en principe , mais cette année elles se sont fait voler la vedette par les verbenas bonariensis qui en ont profité pour quitter aussi le bel alignement de départ en se resemant dans les graviers. Pour souligner ces grandes plantes, feuillages gris variés , iris, lychnis, lavandes , fleurs roses des oenothères speciosa, petits soucis orange, vert acide des sedums avant leur floraison suivis d'asters puis enfin de petits chrysanthèmes avant le repos de l'hiver. parking_1.jpg Comme cette plate-bande est accessible même tôt le matin sans se mouiller les pieds, elle a droit à un traitement de faveur et à quelques coups de sécateur pour maintenir sa forme "heritsukei" .

Les verveines échappées en nombre composent un paysage léger et les grandes grues couronnées qui y ont trouvé leur place , ce n'est plus l'idée du heritsukei mais peu importe.

lundi 20 juin 2011

Vive le plastique !

Martine revient de chez notre producteur local favori. Il lui a raconté que plusieurs clients étaient venu se plaindre, parce que les salades qu'il avait vendues et qu'ils avaient replantées était attaquées au bout d'un moment par des limaces et autres bestioles. Lesdits clients étaient scandalisés que les plantes ne résistent pas mieux ! C'est tout juste s'ils ne réclamaient pas une garantie contre les prédateurs. On a bien rit. Bon, le producteur, lui, ne riait pas, il trouvait même que ces gens étaient fort agaçants, mais faut bien vivre ... Nous on en a mangé pendant un mois, on était très content, il n'y avait d'ailleurs même pas de limace, et les doryphores n'ont pas encore repéré les patates.