vendredi 15 janvier 2016

Comment le désert recule (suite)

En 2014, j'avais raconté comment les plantes colonisaient peu à peu le parking minéral, le transformant sans intervention particulière en jardin sur gravier particulièrement réussi et agréable de mai à novembre.

desert 1
en 2006
prunus
en 2014

On est passé de ça 

 

à ça

 

prunus
Aster

Après les verveines de Buenos Aires et les stipas tenuifolia très présentes au départ avec leurs racines superficielles, sont arrivées les gauras lindheimeri: des blanches, des roses clair ou foncé, des légères, des compactes. Elles se sont beaucoup ressemées et hybridées , elles ont des racines pivotantes très profondes aussi elles ne souffrent ni de la chaleur ni du manque d'eau. Les asters novae-angliae et les rudbeckias se plaisent aussi dans ces conditions et offrent le plaisir d'une floraison plus tardive.

 

En revanche le port de ces plantes favorise la rétention des feuilles mortes apportées du bois par le vent d'autan et avec l'automne ultra-sec de cet année, j'ai passé beaucoup de temps à ratisser les feuilles sèches qui s'accumulaient, bloquées par leurs tiges : ce qui était une bénédiction au départ est devenu la corvée de l'automne, parce que nous voulons maintenir ce jardin sur gravier et il faut donc maintenir les gravillons et empêcher la formation de trop d'humus : un comble ! Le désert continue de reculer car les verveines et les stipas ont un rôle colonisateur : elles s'avancent sur le parking et disparaissent peu à peu de leurs premières implantations après avoir je suppose consommé tout ce qui était nécessaire à leur pousse et laissé un peu d'humus. Il commence à y avoir une partie dégarnie juste devant la plate-bande d'origine, là où j'avais apporté de beaux cailloux de la garrigue méditerranéenne qu'on ne voyait plus, où ne s'installent plus pour le moment que quelques indésirables comme des carottes, chardons et autres plantes à rosette en compagnie cependant des rudbeckias : cette partie un peu dégarnie va sûrement donner lieu à un nouveau petit chemin pour l'observer de près et les nombreux insectes et papillons qui s'y régalent jusqu'en octobre novembre.
Quand on regarde la page consacrée aux papillons, on voit qu'ils sont très souvent photographiés sur les verveines de Buenos Aires qui leur plaisent particulièrement en automne.

mercredi 11 avril 2012

Aménagement de pente : rocailles et escaliers d'En Galinou

Une question qui revient souvent, c'est : "comment faire pour ... adapter une pente, la tenir, créer un accès".

Fors de nos 300 mètres carrés d'entrainement dans le jardin d'En Galinou, voici ce que nous faisons.
Tout d'abord une idée du temps : 2 heures à deux par mètre carré en moyenne, depuis le désherbage jusqu’à la fin de la plantation.
(texte de référence sur nos rocailles : histoire : le départ du jardin)

rocaille grise On part d'une pente parfois herbeuse, qu'on ne peut dénuder sans que tout s'écroule quand il se mettra à pleuvoir. rocaille
la pente n'est pas très importante mais il y a d'autres coins où elle l'est beaucoup plus, il suffit alors de raccourcir les paliers.

Le principe est de faire un escalier : On commence par tout désherber. C'est déjà pas mal de boulot !
en bas de la pente, on fait un premier muret en entassant les pierres après avoir creusé sur 5/10 cm max. Ce creusement est destiné à deux choses :

  • Stabiliser le muret en créant une sorte de fondation comme pour un vrai mur
  • empêcher le chiendent de la pelouse de remonter facilement dans la future rocaille

Le muret lui-même n'est pas haut, disons 50 centimètres. Derrière lui, on remplit de terre jusqu'en haut pour faire une première marche plate, en cassant la pente en amont de ce muret. C'est pour ça qu'il ne faut pas monter le mur trop haut sinon la pression de la terre risquerait de le déstabiliser. On tasse plus ou moins horizontalement sur une distance telle que le second muret ne soit pas trop haut (sinon il ne tiendra pas, lui non plus, puisque la terre vient en appui).
Etc.

Image J'essaye d'éviter trop de régularité, quitte à mettre des pierres dans les paliers, si elles ne sont pas trop petites.

Image La marche peut être grande quand le terrain est peu pentu (notez que la rangée de pierre du bas est trop petite, le chiendent rentrera par la suite bien trop facilement)

 

les différences de construction selon la pente


à gauche, on voit bien les pierres qui servent à structure l'équilibre de la pente. Comme cette dernière est importante sans être trop verticale, j'ai pu créer un chemin en diagonale (par la suite ce chemin sera transformé en escalier, cf. le prochain article).

est_1991_04.jpg


Quand la pente est importante, les contre-marches (murets) en pierres sont plus hautes, les aplats sont plus courts, on commence à avoir de la vraie rocaille.


Image



On tasse, on arrose, on laisse sécher, on remet de la terre si besoin est, et on peut commencer les plantations. Si possible, il vaut mieux planter des annuelles au début, pour que la terre travaille, ensuite les plantes de rocaille.

lundi 13 juin 2011

On démarre un journal

C'est Martine qui a eu l'idée, mais je suis plus bavard, donc je démarre. Peut-être qu'éventuellement, elle viendra écrire.