lundi 1 février 2016

Les Orchidées d'En Galinou

Les phalaenopsis

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EN 20016

 

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J'ai sous les yeux depuis un mois la floraison des phalaenopsis, une dizaine de pots au dessus de mon bureau. Quelques cadeaux, quelques récupérations après une expo d'ikebana où on n'avait utilisé que les tiges florales et une ou deux feuilles, et quelques achats aussi : des coups de cœur pour des couleurs particulières.

Le prix de ces fleurs a beaucoup baissé au fil des années, on les trouve même dans les supermarchés pour pas même le prix d'un bouquet, et leur floraison dure plusieurs mois quand on a trouvé le bon emplacement.
Ici, c'est la combinaison de deux facteurs qui a provoqué leur fleurissement régulier : le remplacement d'une porte en bois par une porte vitrée plein sud derrière laquelle elles sont placées et le chauffage avec une chaudière à condensation qui maintient une température régulière nuit et jour. Hubert est chargé de l'arrosage, une fois par semaine. Toutes sont dans des pots à orchidée plus hauts qu larges avec un rebord intérieur qui évite que le pot touche l'eau stagnante.

Après la floraison, elles sont mises au repos dans la véranda où elles subiront les assauts des escargots, des limaces et des cochenilles, parce que je ne m'en occupe plus du tout ! Hubert continue les arrosages bien sur, mais pas plus. Au moment de les rentrer en novembre, une inspection s'impose : pour les escargots et limaces, ça va encore. Pour les cochenilles, à bouclier et farineuses, c'est plus difficile mais je crois avoir enfin trouvé la bonne technique : 1 cuillère à soupe de savon noir pour 1/2 litre d'eau, bien pulvériser partout (pas les fleurs) et pas de rinçage. Compléter par l'inspection régulière et méticuleuse après arrosage et écrasement de toutes les bestioles.
Moyennant quoi, on profite de très belles floraisons pendant la mauvaise saison.
Ceci dit, autant j'apprécie ces fleurs pour leur longue floraison en hiver quand on sort peu, autant elles finissent par m'énerver pour la même raison : j'aime aussi l'éphémère, la surprise de floraisons inattendues, plus courtes, moins prévisibles, celle des orchidées de terre.

Les cymbidiums

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Cymbidium

Il y a trente ans, c'étaient les seules orchidées que nous arrivions à faire refleurir.
Ce sont les plus solides des orchidées de serre. Nous les sortons tout l'été jusqu'à novembre, quand il risque de geler.
Ensuite elles vont dans la serre froide, où la température qui peut descendre à 2 ou 3 degrés ne les gênent pas.

 

D'autres photos des orchidées d'intérieur sur le site en suivant ce lien

les bletillas striatas

 

Ce sont des orchidées d'Asie, spontanées au Japon et en Chine dont on dit qu'elles ont besoin d'un terreau léger, riche, bien drainé, plutôt acide et pas trop sec et d'une exposition à mi-ombre. Contrairement aux autres orchidées terrestres, elles ne semblent pas en symbiose avec un champignon (les mycorhizes) et se transplantent donc facilement.
On a cette plante depuis une vingtaine d'années, reçue à l'occasion d'échanges. Le pied-mère a poussé sans souci depuis sans entretien en rocaille à mi ombre, jamais arrosé, coincé entre une touffe de sauge et un cornouiller spontané dans un coin où je l'avais carrément oublié. J'en ai transplanté en plate bande ombragée où elle se plait malgré la concurrence des iris japonais et autres couvre-sols.
On ne sait jamais quand les bletillas vont fleurir : parfois fin mars, parfois en avril et parfois même en mai.
Leur floraison rose fushia sur une tige haute et fine entre deux feuilles coriaces plissées comme des feuilles de palmier dure longtemps et les graines qui suivent restent intéressantes aussi.

 

les orchidées sauvages

ophrys abeille
Abeille
Ce sont mes préférées, en raison de mes premières amours pour la botanique et parce qu'on ne les plante pas : elles arrivent seules. Je me souviens encore de la vive émotion que j'avais ressentie en découvrant une ophrys-abeille, Ophrys apifera, dans la garrigue du côté de Clapiers dans l'Hérault lors d'une balade botanique : je n'avais que 10 ans mais c'est un souvenir marquant.
Cette même orchidée pousse dans notre jardin, à demi étouffée par des hémérocalles et des iris, mais fidèle depuis plusieurs années.
On en trouve chaque année quelques pieds dans la grande rocaille.

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L'homme pendu

En revanche on est quasiment envahis par l'orchis bouc (Himantoglossum hircinum) le bien nommé, qui se plait dans le bois où il se multiplie tant et plus malgré les tontes plus ou moins fréquentes.
Sur le chemin qui mène au jardin, ce sont les ophrys araignées à fleurs jaunes (Ophrys sphegodes) et l'homme pendu (Orchis anthropophora) qui sont les plus présentes et semblent apprécier les pelouses sèches.
Dans le verger où l'herbe est plus haute et plus verte, on trouve quelques Anacampsis pyramidalis.

 

 

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Serapias

Mais nos plus belles découvertes ont lieu dans la friche attenante au jardin, au moins un hectare fauché une fois par an en été, une terre pauvre et sèche, qui n'est plus cultivée depuis une quinzaine d'années. Depuis 4 ou 5 ans, les orchidées s'y installent par centaines pour ne pas dire par milliers : Anacampsis dans la partie la mieux protégée du vent, hommes pendus et ophrys araignées dans la partie haute,

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Orchis pourpre

sérapias et surtout orchis pourpres, Orchis purpurea, qui forment de grands cercles plus importants d'année en année en plein soleil.
Seule disparition alors qu'elle était présente à notre arrivée, l'orchis à fleurs lâches, Orchis laxiflora, disparue avec le creusement par un agriculteur d'un fossé de drainage qui a supprimé un bas fond marécageux.

 

Sur le site du jardin, vous trouverez toutes les photos de ces orchidées en suivant ce lien

jeudi 14 janvier 2016

Arbres de semis spontanés à En Galinou

Pendant des années, une bonne quinzaine je pense, on aurait bien aimé que les arbres se sèment spontanément tant on a lutté pour en implanter pour nous protéger du vent d'autan.
Depuis une dizaine d'années, c'est l'inverse, on voudrait leur dire que ça suffit.

Ça a commencé avec les frênes qui sont passés du bois où on les avait installés au bord du pré de la ponette où en se ressemant ils ont formé une rangée d'arbres bienvenue à condition d'enlever ceux qui sont en trop: un tous les 2 ou 3 mètres, c'est assez.
Ils se ressèment maintenant dans tous les massifs.

Ensuite les érables pseudo platanus : bienvenus au début , cadeau de l'ancien jardin de la mère d'Hubert qui nous en a apporté une dizaine de plants, ils ont commencé à se ressemer partout en abondance.
Il y a aussi les prunus de différentes sortes très prolifiques pour certains, justement ceux dont on ne voudrait pas qu'ils se ressèment.
D'autres arbres se ressèment spontanément mais pour l'instant de façon contrôlable: les érables negundo, les féviers et bien sûr certains arbustes : aubépines, cotoneasters, pyracanthas.


Le vent et les oiseaux se sont chargés de nous apporter d'autres cadeaux comme les chênes: il n'y a aucun chêne à proximité, les premiers sont à environ 500m mais on en trouve de plus en plus dans le jardin : les premiers dans la rocaille ont servi d'expérimentation à Hubert pour les arbres taillés en champignon et les arbres nains, mais on en trouve de plus en plus dans le bois où pourtant aucun n'arrive à pousser, peut-être à cause des autres arbres présents. On a aussi de plus en plus de geais des chênes dans le jardin, ceci explique cela : ils apportent les glands comme réserve de nourriture, puis les oublient.

Balancer les noyaux d'abricots et de pêches ou de brugnons dans le jardin , voila un bon moyen d'avoir des arbres fruitiers sans mal mais aussi sans trop de fruits car ils ne sont pas greffés. Il suffit de les transplanter à l'endroit souhaité dès qu'ils dépassent environ 30 cm. On a ainsi un bel abricotier et quelques brugnoniers qui font ce qu'ils peuvent en haie.

Arbres de semis (suite)

la glycine

2015 Je n'écris pas souvent pour le journal, mais ayant enlevé hier des centaines de gousses sur la  glycine en arbre que j'avais semée, j'ai pensé à écrire la suite du  premier article qui date de 2012. (cf. cet article là)
La glycine n'est pas vraiment un arbre, plutôt un arbuste grimpant, mais là, elle est conduite en arbre.

La graine a été récoltée au Jardin des Martels à Giroussens, un très grand jardin privé des environs de Toulouse avec de nombreuses essences rares. Le sens d'enroulement des tiges dans le sens des aiguilles d'une montre indique une glycine du Japon, il s'agit de Wistaria floribunda rosea.

fleur

Les semis de glycine marchent bien, c'est après que ça se gâte, il ne faut pas être pressé, une dizaine d'années entre le semis et la première floraison.
La graine a été semée vers 2000, le plant mis en place en 2004 et la première floraison a eu lieu vers 2009. Le rose du semis est pâle, moins soutenu que celui du pied mère mais le résultat est très doux et réussi.

La glycine est laissée libre en haut de son support, un sequoiadendron qui n'avait pas résisté à la canicule de 2003. Arrivées en haut les tiges ne peuvent que descendre sous leur propre poids et renoncent à s'allonger ce qui les rendrait très sensibles au vent. Le haut reste assez dense ce qui n'en est que plus beau au moment de la floraison sans qu'on ait à se préoccuper de la tailler.
En revanche, la coquine s'est faufilée à ras de terre dans le coin sauvage jamais tondu et a fait des pousses de plus de 5 mètres. J'en ai redirigé plusieurs au printemps sur des piquets légers afin de faire d'autres glycines en arbre. On verra dans quelques années ce que ça donne.

Le pin parasol

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Le Parasol (?) en 2004

Connaissant mon gout pour les plantations, mon voisin m'a apporté dans ses mains un plant de pin parasol récolté dans son bois où il n'avait aucune chance de prospérer. Il mesurait une dizaine de centimètres . J'ai du le garder en pot un ou deux ans et il a été mis en place en 2002.

Parasol
Octobre 2015

Après plusieurs année où il poussait peu, il a vraiment pris son envol depuis 2012, faisant des pousses de 50 cm et rattrapant peu à peu le cèdre voisin.
Cette année il a fait pour la première fois deux cônes dont j'espère bien qu'on mangera les pignons.

 

Un prunus de collection

prunus
Prunus persica 'Sagami Shidare'

Encore une graine rapportée du jardin des Martels ou plutôt un noyau de pêche ramassé par terre, semé en pot puis planté par erreur dans la grande haie destinée à nous protéger du voisin et de ses traitements avant d'avoir vu sa magnifique floraison qui aurait mérité une plantation en isolé. Il faut dire qu'en dehors de sa floraison, il n'est pas très intéressant et, comme ses cousins, il est régulièrement touché par la cloque que nous ne traitons pas.
On a planté de tout dans cette haie, des jeunes plants achetés, des plants récupérés à droite et à gauche, tout ce qui voulait bien pousser. Et donc ce pêcher dont on ne connaissait pas la floraison magnifique s'est retrouvé là par hasard coincé entre des tas d'autres arbres et arbustes moins intéressants mais chaque année il nous offre cependant dès fin mars ou début avril sa floraison d'un rose soutenu, presque fluo, très rare en cette saison.

vendredi 28 mars 2014

une Pivoine curieuse : la cigogne sur un champ de neige

En 1992, nous avons planté dans la plate-bande blanche une pivoine arbustive chinoise ; blanche, bien sûr.

clic sur chaque image pour la voir en grand sur le site lui-même

Son nom : La cigogne sur un champ de neige.
Après moultes recherches pour l'identifier, je pense que c'est un semis de Bai He Wo Xue ; non, je ne parle pas chinois mais son nom en anglais est « crane standing in snow »
elle appartient au groupe des suffruticosa.

Elle fait, parfois, deux types de fleur sur la même tige.

Le type habituel, avec le centre parfaitement visible.
Elle a mis quatre ou cinq ans à faire ce premier type, avec un coeur composé d'étamines vraiment or et un centre rouge, où les spécialistes reconnaissent les étamines pétaloides - merci La pivoine bleue

 

Au bout de plus de 10 ans cette fleur-ci, plus rosée et à fleur pleine !
Cette fleur-ci ne vient que si les conditions climatiques s'y prêtent, c'est à dire de l'eau, mais pas trop et de la chaleur. Il n'y en a jamais plus de deux ou trois maximum sur l'arbuste.

Les deux fleurs en même temps, le plus fort c'est qu'elles sont sur la même tige.

vendredi 4 octobre 2013

Les cotinus dans le jardin d'En Galinou

On en a plein car ils poussent particulièrement bien dans le Lauragais, argilo calcaire très sec en été.

Cotinus coggygria 'Royal Purple'

source

On a commencé à en planter il y a une quinzaine d'années. Dans un échange, on nous avait donné Cotinus coggygria 'Royal Purple' que l'on a mis dans la plate-bande ouest, un terrain très argileux et pauvre.

source

Dans un premier temps, on l'a encadré de troènes, derrière lesquels on a mis quelques rosiers très solides dont c'étaient les premiers pas dans le jardin : Ghislaine de Feligonde. Depuis on a multiplié ce rosier, qui est particulièrement bien adapté à nos méthodes de plantation en plate-bande sans arrosage ni soin spéciaux.

en 2002, encadré de troènes taillés :

source

La canicule de 2003 tuera la moitié des troènes. Eh oui ! cet arbuste est en fait assez fragile, et craint le manque d'eau. On n'en met plus.

source

Alors on change,
les troènes restant sont taillés en courbe plus douce, ce qui va d'ailleurs bien mieux avec le cotinus, le contraste sur la première photo est bien trop brutal à notre avis.
Devant on ajoute un rosier ([Queen Elizabeth, l'increvable, il faut bien ça, les conditions sont rudes), derrière, en fait à plus de 5 mètres, mais ça ne se voit pas sur la photo, c'est le liane Alberic Barbier sur un fer à béton ; on applique nos idées de base, mélange de fleurs et de feuilles, de taillé et de non taillé.

source

Il faut que ce soit beau tout le temps, qu'il y ait des feuilles ou pas, que ce soit en janvier ou en juillet...

avec plein de bulbes de tulipes au pied pour le début du printemps quand les feuilles ne sont pas formées.

source

Dans le creux du troène, il y a un gros scille du Pérou, ici une photo ancienne (le cotinus est encore petit et les troènes ne se touchent pas).

En fin juin, quand la chaleur commence à plomber ça donne ça :

source

La présence des troènes taillés est importante, le cotinus est facilement dégingandé (quand il fait des branches trop longues avec juste des feuilles au bout, je les taille). Le rosier lui aussi n'est pas bien élégant quand il ne fleurit pas. Les arbustes taillés consolident la structure.

Cotinus coggygria 'Grace'

ou 'Dummeri Grace'

On a d'autres rouges dans le jardin, mais toujours avec le même principe de mélange feuilles fleurs, par exemple dans la plate-bande blanche le cotinus Grace, qui a subit bien des malheurs. source source

à gauche, le voilà en mai 2000, en pleine floraison, toujours avec des roses pas loin (Rugosa 'White Perfection') que l'on voit mieux sur la photo de droite.

source

Ce cotinus est d'un rouge plus pâle que son cousin, surtout au printemps (il vire plus profond par la suite) ; à gauche, on le voit avec un Banks blanc qui grimpe dedans. source 

L'idée était intéressante, mais le cotinus est bien trop faible pour le banks, on a mis un soutient pour le rosier (cf. à droite)

source

En 2007, au tout début de l'année, un vent d'autan particulièrement violent a déplacé tout le rosier à 180°.
Il est mis en valeur d'une manière intéressante, malheureusement Il s'est couché sur le cotinus et les autres arbustes du coin et a tout cassé.

source Nous avons dû recéper complétement le cotinus, et tailler le rosier très fort, afin de pouvoir reconstruire une pergola plus solide.
Le banks est reparti sans difficultés, mais Grace a continuer à bouder, pendant quelques années (cf. à gauche).

Il est mort en 2013. Nous en avons peut-être une sauvegarde, il faut que je vérifie, les identification de nos boutures ne sont pas toujours précises.

Cotinus coggygria 'Kanarit'

source

Un cotinus qui n'est pas rouge, mais plutôt vert.

Sa floraison d'un blanc pur est l'une des plus belle que je connaisse.
On l'a mis le long du fossé qui borde l'entrée du jardin. L'idée est de prolonger la haie de bambous par des arbustes plus bas qui forment une haie protégeant un peu du vent.

Cotinus coggygria 'Golden Spirit'

source

C'est toujours dans la même idée que nous avons ajouté un autre cotinus

Plantation en 2013, toujours dans la prolongation de la bordure de l'entrée.

L'idée est de faire une petite haie qui empêche les mauvaises herbes du fossé de grimper partout, sans gêner le jardin. Cette haie est prolongé par une collection d'Iris source

Cotinus Obovatus

Non, pour une fois ce n'est pas un coggygria ! C'est un cousin, qui peut devenir un arbre, ce que nous ne savions pas quand on l'a planté.

source Nous pensions que c'était un arbuste, un peu grand, mais quand on voit les branches qui démarrent sur ce bébé ... source

4 ans après il est déjà à 4 ou 5 mètres de haut, et nous avons dû couper les branches les plus basses de façon à le pousser vers le haut, tout en laissant les autres arbustes respirer.

samedi 29 juin 2013

Les grands rosiers lianes d'En Galinou

Juin 2013, cette année les grands rosiers lianes d'En Galinou sont très en retard, on est à la fin juin et ils sont encore en fleurs, alors que d'habitude ils sont finis depuis trois semaines !

En recherchant les ancêtres de nos rosiers, j'ai été très étonné de découvrir que sur cette allée à gauche, nous avons au moins 4 rosiers qui ont été créé par le même obtenteur au début du siècle dernier : la famille Barbier.

Barbier est parti d'un rosier du Japon, Rosa wichuraiana.
Ce qui est déjà amusant c'est que ce rosier liane type a déjà une histoire : Max Ernst Wichura un botaniste décrivit vers 1900 un grimpant japonais, qu'un horticulteur anglais, James Veitch, rapatria en Angleterre et nomma wichuraiana ; ce serait cette rose qu'a récupéré Barbier. Mais, quand Veitch montra ce rosier à Wichura, ce dernier lui dit qu'il y avait erreur ! alors il envoya une nouvelle expédition chercher le grimpant. Du coup on se retrouve avec deux rosiers grimpants portant le même nom. Le premier a été renommé Rosa luciae.
D'autres auteurs disent que tout ça est faux, et que les deux rosiers sont identiques. Le botaniste japonais Hideaki Ohba a invalidé en 2000, la dénomination Rosa wichuraiana au profit de Rosa luciae (Flora of Japan IIb, 2001). OK, je ne vais pas corriger tous mes messages un peu partout...

 

Revenons à nos rosiers de chez Barbier. Ce dernier a hybridé le grimpant avec des quantités de roses, y compris des hybrides de thé, pour faire des rosiers grimpants/lianes vigoureux et florifères, en général non remontant ou fort peu.

En revanche, comme me le signalait un commentaire plus bas, ils sont souvent assez fragiles, sensibles au froid.

Faites un petit clic sur les photos pour les voir en grand ...

albéric
Albéric Barbier

obtenu en 1900, donc l'un des premiers.

Dans l'amandier, en 2010

En 2013 : il repart après avoir gelé !

 



Albertine

quelle splendeur !
hybridé avec un hybride de thé ! joyeux mélange, hein !
Un commentateur avisé et connaisseur me signale qu'il est aussi sensible au froid.

 



François de Juranville

1906
il a failli mourir en 2009, du coup je n'ai pas de photo en grand, il a eu énormément de mal à repartir.

 


Paul Transon

Sa spécialité c'est de faire des roses qui varient franchement du blanc au rose selon la quantité de soleil reçue.

samedi 23 février 2013

Mélanges de rosiers lianes

2008 ; Cette année là, un coup de gel sur En Galinou avait retardé énormément Toby Tristan (au fond) et Wedding Day (au milieu, avec des fleurs encore jeunes) du coup Kew Rambler a fleuri en même temps.
Bien sûr pour que ce soit vraiment génial, il faut grimper sur le toit, ce qui n'est pas vraiment idéal pour les visites !

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lundi 4 février 2013

L'allée des roses à En Galinou

Une grande allée sud/nord part pratiquement de la maison et traverse le jardin d'En Galinou.

Elle allée a été créée à la fin du XXème siècle.
Elle se compose de rosiers grimpants, dont je peux vous garantir la solidité dans notre climat, c'est-à-dire qu'ils acceptent un hiver humide dans une terre glaiseuse, un printemps parfois bien humide aussi, et un été torride et surtout sans eau. Les rosiers sont tous, sauf un, des grimpants non remontants.

Ce qui donne en 2003 :
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Les supports sont des fers à béton plantés perpendiculairement et reliés par des bambous.

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L'ensemble est bien trop fragile pour supporter les rosiers, et s'enfoncera peu à peu.
On sera assez vite obligés de tout démonter et de mettre un montage spécial.
Là, l'aménagement est plus solide : un fer à béton à 90° de l'allée et en parallèle deux autres fers. Des bambous en plus bien sûr !

qu'est-ce que ça donne ?

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au bout de cette allée : (Félicité et Perpétue d'un côté, Veilchenblau de l'autre).
source

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entretien

on coupe par dessous toutes les branches sèches, et les lianes qui vont trop loin et étouffent certains grimpants plus fragiles.
Au bout d'un moment, surtout par dessous, on voit qu'il y a trop de branches mortes, alors on la descend (tous les 10 ans) en ne laissant que quelques tire sèves.

lundi 4 juin 2012

Les mélanges de roses dans le jardin d'En Galinou

Nous aimons bien qu'il y ait des séparations dans le jardin, des coins surprises ou de petits ilots de calme.
Le problème est d'éviter l'enfermement dans des zones séparées, qui risque d'éliminer l'harmonie de l'ensemble. Deviner ce qui va venir, sans le voir complétement, laisser prédominer une atmosphère générale avec des déclinaisons locales. Jouer sur le volume et la pente que dessine naturellement le jardin.

Dès le départ, on a pu faire des volumes intéressants comme celui-là :
haie 2009
On part d'une allée de roses, où les rosiers sont côte-à-côte, très classique mais donnant déjà une structure forte et un grand volume.
haie 2009

En contre-bas, les buissons sont taillés de façon à ce qu'on devine l'allée, avec un rappel de rosier :

Depuis que j'ai pris ma retraite, je suis libre pour jardiner au bon moment ; dans le Lauragais ça veut dire quand il ne pleut pas, qu'il ne fait pas une chaleur infernale, et surtout que le vent ne souffle pas. Réunir ces trois conditions ne laisse dans notre coin que peu de jours, qui ne tombent pas obligatoirement le week-end !
J'ai pu m'attaquer au problème de certaines haies de délimitation, devenues bien trop grandes et étouffantes :

haie 2009
Je les ai rabaissées à 2 mètres. Et diminué de moitié au moins en largeur, le tout sur deux ans ou trois afin de ne pas tuer la haie.

Ghislaine

Du coup certains grimpants de haies comme Ghislaine de Féligonde ont pu se développer à plein et escalader les autres arbustes de haie. Comme ce genre de rosier n'a pas de tiges rigides, quand il arrive au sommet il s'étend latéralement, couché sur les arbustes, sans toutefois aplatir ces derniers.

On peut alors jouer sur la profondeur et les hauteurs  :

Ghislaine
à gauche, Ghislaine dans une haie ; derrière ça, Félicité et Perpétue qui grimpe sur une pergola (presque invisible : on devine un des bambous de la structure) et plus loin encore Veilchenblau qui escalade un arbre

je vous conseille un petit clic sur les photos pour bien voir

Si on passe derrière justement, on voit un bien agréable mélange :

Ghislaine Nous laissons souvent les rosiers qui naissent ici pousser là où ils sont nés. Pas toujours, car parfois ils prennent trop de place, en effet, la plupart sont des hybrides entre les grands grimpants du jardin et quelques hybrides de Moshata.
Ce sont en général des rosiers solides dont l'intérêt est la masse et non pas la fleur isolée.

Quand ils sont trop gênants, nous les déplaçons dans un endroit où leur masse met le reste en valeur.

Ghislaine

Par exemple ici l'hybride est palissé le long du mur, "Queen Elizabeth" n'en est que plus beau.

Ghislaine

Dans un massif a priori tout plat, on peut jouer de la même manière.
Contre le mur de la maison, on a des arbustes un peu hauts puis la hauteur du massif diminue au fur et à mesure que l'on s'éloigne du mur.
Contre ces arbustes hauts, on met un grimpant à toute épreuves, Albéric Barbier, palissé sur une structure en bambou.
Le massif se compose de fleurs qui vont s’emmêler joyeusement, achillées, rosier traçant ("complicata") et autres vivaces ou annuelles dont les fleurs doivent se relayer tout l'été puisque ce massif est près de la maison.

jeudi 9 février 2012

Du bon usage du calamondin

calamondin Nous avons hérité il y a une dizaine d'années d'un agrume en pot décoratif et en mauvais état que nous avons remplumé. Il nous gratifie chaque année de tas de petits fruits réputés non comestibles car très acides.

En fait, j'ai rencontré des visiteurs qui les mangent comme ça et les adorent.

Au fil des ans, j'ai fait des essais de confiture plus ou moins gouteuses mais en tout cas parfaitement comestibles.

Encore cette année avec la vague de froid qui nous tient dedans j'ai fait un nouvel essai très prometteur, ananas-calamondin. C'est un peu le hasard, il se trouve que j'avais acheté un très gros ananas dont il me restait la moitié.
J'ai aussi essayé melon-calamondin en été : à la cuisson les odeurs ne se mariaient pas, c'était même désagréable mais la confiture s'est avérée délicieuse après quelques mois de maturation.
Calamondin-clémentine ou calamondin-orange douce, ce n'est pas mal du tout.
Il faut dire que le calamondin fructifie presque en permanence avec une période très favorable en hiver.

Ce n'est pas un blog de cuisine et je n'ai pas de vraie recette car j'improvise chaque fois, mais il y a quelques constantes:

  • un grand bol de calamondins
  • un même volume d'autre fruit non acide, jus (orange, clémentine) ou chair (ananas, melon)
  • un même volume d'eau
  • cuire environ 20mn, mouliner ou passer au chinois pour enlever les nombreux pépins du calamondin
  • ajouter environ 750g de sucre pour 1kg, laisser reposer une nuit
  • cuire 1/2h à 3/4 d'heure.
Difficile d'être précis pour le temps de cuisson et le reste car il y a beaucoup d'improvisation chaque fois, l'orange prend plus vite que l'ananas, mais on obtient une gelée bien prise d'une jolie couleur et légèrement acidulée : excellente.
Petite astuce: n'étant que deux à manger de la confiture et encore, je fais pour nous  de tout petits pots ce qui permet de changer souvent de confitures ou d'en mettre deux ou trois différentes sur la table du petit déjeuner. Et si on m'offre un gros pot, je lui donne un tour de bouillon et le mets en mini-pots.

lundi 3 octobre 2011

Fleurs aux papillons

Tout le monde connait l'arbre aux papillons, le buddléia, bien connu pour les attirer mais nous avons découvert qu'une plante semble les attirer par dessus tout, c'est la verveine de Buenos-Aires.

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Déjà que nous l'aimions beaucoup par sa capacité à fleurir de la fin du printemps jusqu'à l'automne, sa facilité à se ressemer dans les graviers et à rester belle malgré ou grâce à la sécheresse, en plus elle nous offre un décor varié de papillons virevoltant. Bien qu'originaire d'Argentine et du Brésil, nos papillons européens la trouvent manifestement à leur gout.

Depuis que nous avons entrepris d'observer , de photographier et de répertorier la faune sauvage du jardin , nous avons remarqué qu'une bonne quinzaine de papillons différents avaient été photographiés sur les verveines, certains au printemps d'autres maintenant en ce début d'octobre très chaud et ensoleillé. Au printemps, flambé, belle-dame, machaon,en ce moment des piérides du chou en quantité, un couple de soucis (colias croceus), un petit nacré (issoria lathonia), des azurés communs. Tous viennent avec le soleil se poser sur les verveines.

Pour les voir tous, il faut aller sur le site voir la faune du jardin mais la verveine méritait bien ce petit article. Sans elle il y aurait surement moins de papillons.

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samedi 27 août 2011

les arbres :souvenirs et témoins

Semer des arbres et les voir grandir c'est un grand plaisir, mais les planter pour quelqu'un c'est presque mieux. Il a fallu attendre que le jardin soit bien démarré, qu'il y ait des protections contre le vent avec des haies pour planter des arbres isolés mais depuis longtemps j'ai commencé à planter des arbres pour les naissances, les décès , les mariages ou les couples de la famille proche.

Nos filles aussi se sont choisi un arbre, ma belle-mère a apporté dans sa valise il y a une quinzaine d'années une poignée de petits érables platanoides qui ont prospéré, elle en a un spécialement pour elle qu'elle va surveiller quand elle vient nous voir, il y a aussi des arbres pour le mariage d'une de mes sœurs, la naissance de neveux et pour les couples fondés par nos filles. J'ai même planté un arbre déjà grand pour mon autre sœur quand elle a eu une grave maladie dont on ne savait pas si elle se sortirait: étant impuissante à l'aider, j'ai planté et surveillé son arbre et tous deux vont bien! abies concolor

Je suis athée et je ne vais jamais dans les cimetières , mais j'ai toujours une pensée pour nos proches qui sont morts quand je passe près de l'arbre que j'ai planté pour eux: un métaséquoia pour mon père, un rosier blanc pour ma mère, le prunus sargentii pour Jean-Luc, mon beau-frère. prunus sargentii Le temps passe et voila la nouvelle génération qui arrive :j'attends l'automne pour planter l'arbre de notre première petite fille née en avril , un tulipier (liriodendron tulipifera) et je vais en chercher un autre pour sa petite cousine née hier.

Heureusement que nous avons récupéré de la place en prenant du terrain sur le pré des poneys car ça devenait difficile de trouver des emplacements intéressants pour des arbres.

samedi 6 août 2011

Arbres de semis

Ayant beaucoup déménagé avant d'arriver à Galinou, j'avais déjà planté beaucoup de choses mais pas encore d'arbres issus de mes propres semis. La patience est de mise puis qu' entre le semis en pot et l'installation en pleine terre, il s'écoule déjà quelques années, aucune plante ici n'ayant poussé rapidement à coup d'engrais. Il aura fallu pas loin de 20 ans pour profiter vraiment du premier arbre semé,le noyer noir d'Amérique ( juglans nigra) dont les noix ont été récoltées à Toulouse au Jardin des plantes où nous allions promener nos filles qui avaient 4 ou 5 ans et profitaient de l'aire de jeux pour enfants . Le noyer a prospéré et nous n'allons pas tarder à retourner au jardin des plantes mais cette fois pour promener notre petite fille. Le temps passe! Chaque arbre de semis raconte une histoire, celle de sa récolte.

noyer

Le gingko biloba est aussi issu de semis. J'ai rapporté la graine dans ma valise au retour de mon premier voyage au Japon en 1999:j'en avais ramassé au pied des gingkos qui bordaient la rivière à Kokura où nous étions en stage dans notre école d'ikebana, souvenir précieux de ce premier voyage, même si on en trouve plein au pied des gingkos femelles de plusieurs jardins publics toulousains. Il prend son temps mais semble avoir vraiment démarré, ce n'est pas trop tôt !

gingko

D'autres arbres ont suivi, le cognassier de Chine semé, mis en terre puis retourné dans un pot après qu'un lièvre lui ait coupé la tête qu'il avait petite, le pin parasol cadeau de mon voisin apporté tout juste germé , des glycines , des pêchers et des abricotiers. Maintenant ce sont surtout les oiseaux et le vent qui sèment les arbres, on se contente de choisir lesquels on garde ou ce que l'on en fait comme avec ce chêne semé par les geais dans notre grande rocaille mais je continue de semer des arbres pour le plaisir, j'ai encore un peu de place pour eux.