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dimanche 3 mars 2013

Mon petit potager 2, un potager sauvage.

Je crois décidément que le potager classique n'est pas fait pour moi car je m'obstine le plus souvent à endurcir les plantes au lieu de les faire grossir, ce qui ne donne pas des résultats intéressants du point de vue rendement.
J'ai du mal à arracher les beaux légumes: c'est pour ça que si je récolte facilement les annuels, les fruits, ceux dont la partie aérienne sèche comme les pommes de terre ou les oignons , j'ai du mal avec les autres comme les panais ou les bettes à cardes que je considère plus comme des plantes d'ornement ou du moins comme des plantes à préserver et à admirer.

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Si le potager était très grand, je les consommerais, mais là il n'y a que quelques pieds de chaque car il est encore très jeune.
Cf. un lien vers mon premier article

Nous avons eu de belles pommes de terre, des tomates, des salades ( là pas de scrupules ,je les aime trop), des fraises et des poireaux, des oignons et de l'ail mais j'ai laissé pousser les panais, les betteraves et les blettes sans trop m'en occuper ni les récolter, ils ont très bonne mine .
Les blettes, rouge, jaune et orange sont superbes,on ne les a pas mangées, je vais les laisser grainer en espérant qu'elles se resèmeront comme leurs cousines dans la haie.

J'ai fini par récolter les betteraves et les panais, en en laissant quelques pieds.

En revanche, aucun souci pour récolter les légumes sauvages comme les poireaux de vigne, la doucette, les pissenlits et autres salades sauvages ou les blettes présentes depuis des années sous les haies côté est à l'abri du vent et dont on consomme les feuilles comme les épinards . Ce sont des "mauvaises herbes" là où ils poussent, pas de scrupules pour les récolter.

Ceux-là qui se débrouillent très bien sans moi, je les récolte volontiers. On a juste la peine de trouver leurs cachettes et de les cueillir puisqu'il n'y a strictement aucun entretien.

Nous avions convenu avec Sophie d'"un jardin c'est tout" de revenir sur nos expériences potagères , c'est fait de son côté, il faut aller voir l'article du 22 mars sur son potager:
lien vers le journal de Sophie

Pour ma part, je suis incapable de jardiner de façon systématique en calculant les rotations, en semant des plantes compagnes .
Bien que je connaisse les bases du jardinage écologique mon jardinage est ...disons poétique!

Cependant, je retiendrai quelques leçons de ces deux années:

Les pommes de terre ont bien profité de la technique utilisée, rectangles surélevés, compost, fumier ,et paille pour les butter en lieu et place de la terre utilisée habituellement .
Comme ici on a rarement des problèmes d'excès d'eau et qu'en plus le carré était surélevé, c'est très bien , rattes la 1ère année puis cornes de gatte la seconde ont poussé très correctement bien que très serrées.
Récolte facile et propre, au fur et à mesure des besoins, donc je recommande le buttage avec la paille.

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Les salades se plaisent dans le terrain réservé en première année à la culture des patates, mais ne réussissent bien ici que les salades de printemps et celles d'hiver, les cultures de plein été sont vouées à l'échec, trop de soleil et de chaleur.
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Là ce sont les salades qui ont passé l'hiver et qu'on mange en ce moment.

Les tomates ont été l'an dernier plantées très profondément pour que leurs racines arrivent jusqu'à l'argile qui retient bien l'eau.

Le fond du rectangle a été bêché contrairement aux préconisations des techniques sans bêchage car c'est le seul moyen de faire remonter l'argile nécessaire pour que les tomates qui poussent en hauteur résistent au vent d'autan très asséchant pour la terre très enrichie en humus et ce malgré la paille.

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Les voila en juillet en compagnie de courgettes.

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Panais et betteraves ont finalement été récoltés en mars mais j'aurais volontiers gardé ces très jolies plantes. Seul vrai échec, toutes les brassicacées: les chenilles des papillons du chou, les piérides, ont tout mangé avant que je m'en aperçoive : la roquette a disparu mais le chou de Daubenton, magnifique chou perpétuel vient de retrouver sa superbe après avoir été tout déplumé: lui non plus n'a pas été récolté mais comme il grossit on finira par prélever des rejets!

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Le voici en ce moment en compagnie d'un beau pied de panais qui a eu la vie sauve à sa droite, de persil et d'oseille à sa gauche et d'un pied spontané de bette en son centre.

Les courgettes et les cucurbitacées en général n'ont pas été très belles, ratées un peu partout aux alentours cette année , mauvaise nouaison des fleurs, bien qu'elles aient eu le même traitement que les tomates.

Très peu de travail dans ce potager dont le but n'est pas de nourrir la famille: mes légumes étaient délicieux et gouteux mais petits, et une fois semés/ plantés, à part quelques arrosages, je n'ai pas fait grand chose à part contempler les légumes et croquer les fraises.
Peu d'herbes indésirables dans les planches surélevées et esthétiquement très agréable.

Cette année démarre différemment à cause des pluies incessantes et inhabituelles pendant 2 mois qui ont empêché les plantations d'hiver, fèves, ail et oignons, mais le printemps finira bien par arriver!
Affaire à suivre, le potager redémarre bientôt.

jeudi 13 septembre 2012

Des nouvelles des poussins

Quelle bonne idée d'avoir mis des œufs à couver en début d'été, 5 donnés par les voisins qui ont des poules et des coqs nains , 3 naissances.
Bien mieux qu'en plein hiver surtout quand celui-ci est devenu très rigoureux. Notre poussin né en hiver est mort de froid dans le jardin par -15°. Souvenez-vous

La poule rousse s'est avérée bonne mère, elle a quand même inculqué sa paranoia à ses petits mais ça peut être utile.


Les poussins ont eu bien chaud et même très chaud avec quelques jours de canicule pendant les quels ils étaient encore enfermés dans le hangar . A 3 semaines ils ont commencé à sortir dans le jardin. Les chats se désintéressent maintenant complètement des poussins: c'est acquis pour les 5 que les poules et leurs descendants ne sont pas de la nourriture sur pattes, ils ne les regardent même plus. Quand aux renards ils viennent du bois des voisins et pour l'instant se servent chez eux.

Depuis quelques jours un des poulets frime en faisant cocorico tout en poursuivant les poulettes: c'est bien un mâle et les deux autres des poulettes, l'idéal car on n'aurait pas pu garder deux mâles.

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Le jeune coq est entre les deux poulettes.
A peine quelques jours après ce premier cocorico, les trois jeunes ont quitté la poule rousse et vivent leur vie. Ce qui est amusant c'est qu'ils ont bien l'air de frères et sœurs, alors que les œufs ont été pris au hasard parmi ceux d'une vingtaine de poules de toutes couleurs. .

lundi 9 janvier 2012

mon petit potager

Il y a 25 ans tout en démarrant le jardin d'agrément, nous avions fait un très grand potager, labouré par le paysan qui cultive les terres limitrophes: il a duré 2 ou 3 ans avec plein de beaux légumes - je n'étais pas une débutante - puis j'ai laissé tomber car on n'avait pas de point d'eau à proximité et deux saisons d'été ultra-sèches vers 1990-1991 m'avaient dégoutée de ce type de jardinage où j'aurais dû passer beaucoup de temps à arroser et désherber de façon régulière alors que nos filles étaient petites et que j'avais par ailleurs besoin de pas mal d'énergie pour démarrer et maintenir le jardin d'agrément.

De plus, notre voisin nous fournissait et nous fournit toujours pas mal de légumes.
Bizarrement, mon voisin a un immense potager de plein-vent et il arrive bon an mal an à cultiver pommes de terres, oignons, ail, haricots asperges , courges et potirons, courgettes, tomates, pois, haricots, choux et j'en oublie surement, sans arroser sauf à la plantation, à l'opposé de ce qu'on lit et malgré des étés très secs.
Parfois la récolte est maigre pour un type ou l'autre de légumes mais globalement ça marche très bien.
La terre est argileuse, profonde, il passe fréquemment le rotavator pour briser les mottes et enlever les mauvaises herbes. Ça limite l'évaporation, les légumes cherchent l'eau en profondeur et mon voisin ne cultive pas les gros consommateurs d'eau que sont radis et salades.

Je n'ai plus pensé au potager que par intermittence, faisant un essai par ci par là de reprise et laissant tomber, toujours à cause des problèmes d'eau, de désherbage, de régularité à avoir.
Mes deux sœurs s'y sont mises sur de petites surfaces, ça m'a rappelé mon père qui avait toujours aimé le potager, l'envie est revenue.
Finalement, je me suis mise à lire tout ce que je trouvais sur le potager. Grâce à Internet, on trouve facilement des renseignements sur les différentes méthodes et de nombreuses références de livres : jardin bio, potager en buttes, potager en carrés, lazzy-beds, permaculture, agriculture naturelle, tout ça s'ajoutant aux livres traditionnels comme le guide Clause dont j'ai la version de 1940.
Au fil du temps, des régions et des pays, de nombreuses façons de cultiver existent ... Il suffit d'adapter à l'endroit où on est ! Sachant que tout traitement chimique est banni de notre terrain.

Et puis j'ai trouvé Le Bon Endroit: enfin!

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- un endroit plat près des bassins où trônent mes arrosoirs en zinc, toujours prêts à servir (vides, ils s'envolent régulièrement avec le vent).
- le sol légèrement en dévers par rapport au champ voisin est un peu abrité du vent d'autan et les haies reprises et taillées devraient le filtrer.
- la haie sert d'abri depuis des années à des repousses de bettes qui s'y resèment et que nous mangeons comme des épinards, sans aucun soin, juste la peine de les récolter.
- les poules qui explorent le terrain ne vont quasiment jamais là.
- enfin, le jardin est maintenant suffisamment arboré pour que j'aie du plaisir en toute saison à aller me promener jusqu'au potager : traverser la rocaille, longer le massif blanc et la pergola avec ses deux bancs pour arriver dans ce petit coin protégé est toujours agréable.

Après quelques essais, j'ai fini par opter pour des rectangles de 2 m sur 0m80, en gros, délimités par des planches posées sur tranche et fixées dans les angles par des équerres : le premier hiver, j'en ai fait deux, je les ai remplis de compost, de paille et de crottin de cheval, le tout posé sur du carton pour ne pas bêcher ni creuser : excellent pour les patates, buttées avec de la paille : 25 pieds de rattes sur moins de 2 m2 !
Mais pas pour le reste car le sol manquait de consistance et le vent d'autan desséchait trop ce sol riche mais trop léger pour les tomates et les courgettes.

Donc j'ai bêché le fond des rectangles pour remonter de l'argile et donner de la consistance au sol. Les salades, première motivation du jardin, s'y plaisent ainsi que quelques poireaux et oignons blancs mis là pour tester.

 

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Je viens de rajouter deux rectangles avec l'aide d'Hubert qui y a transféré quelques brouettes de terre récupérée de sa tranchée anti-bambou.

planches.jpg Quelques brouettes de fumier du poney, un peu de compost, on est prêt pour la deuxième année de potager.

Peu d'entretien, peu de mauvaises herbes, peu d'arrosage : le sol au printemps sera couvert de paille ou par les cultures plus serrées que ce qu'on doit faire normalement, les patates iront dans les nouveaux rectangles, rotation oblige et la paille servira de buttage
Un nouveau cycle démarre.

A suivre...