La pluie dans le Lauragais : vers la sécheresse ?


Ah la pluie ! L'arlésienne que la météo annonce et qui ne vient jamais.
Parlons-en alors, suite d'un article bien plus vieux (clic ici pour le voir)
(d'ailleurs si vous voulez voir tous les articles sur le climat, eh bien cliquez à droite sur le tag ''Climat''.

Cet été a été très sec, vraiment :
  • Juillet : 35 mm 
  • Août : 52 mm
  • Septembre : 32 mm
C'est encore pire que l'année dernière, qui pourtant a été la plus sèche depuis notre arrivée.
Voici l'évolution de la pluviométrie relevée par Martine depuis le début :

Capture.JPG
On part de 750 mm  en 95, on descend vers 600, lentement mais sûrement.
550 en 2012, on pensait que c'était un record, mais cette année est encore pire, avec 320 mm depuis janvier.

Comment faire ? Sachant que nous ne voulons pas arroser souvent.
Saule

D'abord pas d’acharnement thérapeutique ; ça veut dire que les plantes qui ne supportent pas les climats secs ne survivront pas, tant pis.
Ci-contre à gauche dans le bois à l'est ce que ça donne sur un vieux saule tortueux : il n'a aucune chance de pousser. Ses branches maitresses, qui avaient plus de 10 ans, ont séché peu à peu. On l'a ratiboisé, mais il n'arrive pas à repartir.
Tant pis !

Buis nouveau

À droite, c'est un buis que nous avons planté il y a deux ans. Pourtant on l'a arrosé plus souvent, puisque c'est une nouvelle plantation. Entouré de plantes déjà en place, il a bien du mal à s'implanter.
Dans un autre coin, encore plus sec, deux autres buis pourtant arrosés toutes les semaines n'ont pas réussi du tout. Le manque de pluie a été renforcé par un épisode caniculaire.

Vue la tendance de l'eau à tomber de moins en moins, il faut que nous sélectionnons de plus en plus les endroits où nous plantons, et les plantes qu'on y met. Aujourd'hui on commence à bien connaitre le terrain, ça aidera !

ça ne se voit pas tellement

L'avantage d'avoir un grand jardin, c'est qu'on peut s'appuyer sur les structures d'ensemble, sans être obnubilés par les détails qui ne se remarquent pas.

rocaille1.jpg
Par exemple,
voici un coin de la rocaille grise, dont les plantes sont en phase de repos très avancée ...
C'est moche, hein ?

Mais en fait ça ne se voit pas tellement dans l'ensemble de la rocaille :rocaille2.jpg

 La structure est donnée par les conifères (ceux qui survivent à ces conditions météo, mais là on en a parlé dans l'article de l'année dernière). La partie peu reluisante de la photo précédente est en plein milieu, sous le petit conifère  (qui fait quand même plus d'un mètre de haut)

En plein été, le sol herbeux est tout sec, sauf aux abords nord de la maison, c'est très curieux de voir ça :

nord2.jpg

La différence est impressionnante entre la partie gauche sèche (que l'on voit encore mieux sur la photo de la rocaille) et la partie droite, plus proche de la maison, et bien plus verte, sans doute parce que la pente est moindre et que la maison elle-même bloque un peu l’eau.



ARROSAGE

A part les jeunes plants, et comme on vient de le voir ça ne marche pas toujours bien selon l'endroit, nous n'arrosons pas.
Toutefois quand il n'a pas plu depuis trois semaines, je commence un arrosage de survie avec l'eau de la source. Comme elle ne donne qu'un mètre cube par jour, il me faut un peu plus d'une semaine pour arriver à faire le tour des massifs.

Cette année j'ai fait ça en gros une fois par mois.

Bien sûr, ça ne permet pas d'avoir des zones bien vertes, c'est juste pour que les principaux arbustes qui sont au repos forcé ne meurent pas de soif.

Les plantes ont cependant l'air de souffrir, elles passent au repos, perdent souvent leur feuilles, ce n'est pas ravissant, c'est sûr !
C'est pourquoi nous avons créé la zone d'accueil du parking, supportant beaucoup mieux la sécheresse, qui donne une impression de légèreté indispensable :

parking2.jpg  

moutons_2.jpg

Enfin juste devant la serre, à côté de la porte d'entrée, on a une zone très fleurie qui est considérée comme une grande potée, traitée comme telle, et arrosée toute les semaines si besoin:

Commentaires

1. Le lundi 15 octobre 2012, 21:22 par Duojardin

Nous sommes confrontés également régulièrement à des périodes de canicules sur sol très sec mais pour l'instant à chaque fois la pluie revient et le miracle vert se reproduit.
Par contre, nous nous adaptons de plus en plus à ces variations en choisissant des plantes qui supportent ces chocs. Les mixed-borders deviennent mythiques et nous travaillons essentiellement avec des arbustifs, des graminées, des conifères.

2. Le jeudi 25 octobre 2012, 08:43 par Cécile L.

Bonjour,
ce n'est pas la première fois que je "visite" votre blog, toujours intéressée par vos expériences et commentaires. Là, je me décide, quand même, à écrire... Sûrement parce que ce long été de sécheresse a été éprouvant ! Chez moi, les conditions sont peut-être pire que celles que vous décrivez : pas un "poil" d'argile ou de marne, aucune source providentielle, mais une terre limoneuse, drainante, en plus d'un climat identique au votre (même situation géographique : région toulousaine). Pourtant, je n'ai pu renoncer totalement à l'arrosage ; j'ai peine à sacrifier les assoiffées installées bien imprudemment. Et, en plus, je commets, encore et toujours, ces imprudences-là ! Charmée par tel ou tel arbuste totalement inadapté ! Que je "déménage" à l'automne aux abords immédiats de la maison (et au Nord), afin de mieux surveiller les apports d'eau ! Bientôt, cet opération-là ne sera même plus possible.
Enfin, la grande majorité des plantes que j'introduis désormais tolèrent la sécheresse ; Olivier Philippi et la pépinière Senteurs du Quercy ont ouvert la voie. Je crains que nous n'ayons guère le choix. Les relevés pluviométriques sont éloquents !
D'autres blogs (que je consulte pourtant avec intérêt) sont trop éloignés de mes préoccupations ou, surtout, des rudesses climatiques que nous affrontons dans le Sud-Ouest. Le votre, au contraire, m'est devenu extrêmement précieux. Merci.

3. Le jeudi 25 octobre 2012, 10:01 par Hubert

On est bien d'accord !
Les mixed borders c'est pour les Gallois.
Pour nous Filippi pose un problème à cause de l'argile : la moitié de ses plantes déteste les terrains froids et humides de nos hiver. On a donc eu des surprises au début. Cependant, certaines plantes ont parfaitement résisté, une fois qu'on a compris qu'il fallait les mettre en terrain drainé, haut de pente par exemple - un joli Juniperus chinensis vient de chez lui.
On connait aussi les Senteurs du Quercy, très intéressants, c'est vrai. Nous, maintenant, on n'achète plus grand chose, car la partie que nous voulons planter est au nord-ouest en plein soleil, on hésite à y mettre des trucs inconnus ; pour les connus, on a des tonnes de possibles boutures.

à bientôt, merci de vos commentaires, ça m'encourage !

4. Le mardi 1 janvier 2013, 11:48 par Hubert

Martine a calculé ce matin les résultats annuels. La tendance se confirme, on est en dessous de 600

ça fait une sacrée descente en 15 ans !

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