vendredi 9 novembre 2012

Les graines de l'automne dans le jardin d'En Galinou

Travaux d’automne de la campagne, on ramasse les fruits.
Au cours de l'été les Zantoxyllum (clavalier en français) se sont couverts de fruits.

On en a deux, l'un vient du Népal, il craint la sécheresse et le froid, mais arrive quand même à fructifier. Il est connu sous le nom poivre Timut. C'est Zantoxyllum armatum.
Le second - Zanthoxylum piperitum -vient de Chine, du Setchouan (ou Sitchuan, comme vous voulez), il est bien plus connu que son cousin.
C'est un arbuste bien plus vigoureux, qui ne semble craindre ni chaud ni froid, et très productif.

On en ramasse plusieurs caisses, c'est la partie la plus facile. Vient alors le travail manuel, le soir à la veillée au coin du feu.
Il est vrai qu'on n'a pas de cheminée pour ça, alors on s'en fait un peu de temps en temps, quand on en a envie. Il faut manuellement séparer la graine noire (et les branchettes) pour ne garder que la peau qui les enveloppe. C'est elle qui a du goût. graines graines

On conserve les graines dans un récipient
qui nous durera toute l'année.
Sinon c'est qu'on peut en donner ...

 

graines nepal graines sitchuan

Pour les utiliser, on commence par les broyer
La graine du népalais est plus claire que l'autre, elle a un goût plus sucré.
je les mélange toutes deux avec du poivre noir, broyé lui aussi, afin de renforcer le piquant.

L'aspect des broyas n'est pas le même, le goût bien sûr non plus. C'est un peu difficile d'expliquer par écrit la différence, mais elle existe !

graines rose J'utilise dans la cuisine une autre sorte de graine, mais cette fois-ci elle ne vient pas du jardin, ce sont les baies roses (Schinus terebinthifolius) Je les broie de la même manière. garam

Avec ces graines je prépare aussi du Garam masala. Ce nom vient du Hindi et désigne des épices torréfiées et broyées. Il en existe des tas de variantes bien sûr ; avec ces différents poivres, plus des clous de girofle, des graines de moutardes, etc.

graines

ces différents mélanges sont mis dans de petits pots à épice, pas trop gros, que leur goût ne s'évanouisse pas avec le temps.

 

 

 

 

 

jeudi 9 février 2012

Du bon usage du calamondin

calamondin Nous avons hérité il y a une dizaine d'années d'un agrume en pot décoratif et en mauvais état que nous avons remplumé. Il nous gratifie chaque année de tas de petits fruits réputés non comestibles car très acides.

En fait, j'ai rencontré des visiteurs qui les mangent comme ça et les adorent.

Au fil des ans, j'ai fait des essais de confiture plus ou moins gouteuses mais en tout cas parfaitement comestibles.

Encore cette année avec la vague de froid qui nous tient dedans j'ai fait un nouvel essai très prometteur, ananas-calamondin. C'est un peu le hasard, il se trouve que j'avais acheté un très gros ananas dont il me restait la moitié.
J'ai aussi essayé melon-calamondin en été : à la cuisson les odeurs ne se mariaient pas, c'était même désagréable mais la confiture s'est avérée délicieuse après quelques mois de maturation.
Calamondin-clémentine ou calamondin-orange douce, ce n'est pas mal du tout.
Il faut dire que le calamondin fructifie presque en permanence avec une période très favorable en hiver.

Ce n'est pas un blog de cuisine et je n'ai pas de vraie recette car j'improvise chaque fois, mais il y a quelques constantes:

  • un grand bol de calamondins
  • un même volume d'autre fruit non acide, jus (orange, clémentine) ou chair (ananas, melon)
  • un même volume d'eau
  • cuire environ 20mn, mouliner ou passer au chinois pour enlever les nombreux pépins du calamondin
  • ajouter environ 750g de sucre pour 1kg, laisser reposer une nuit
  • cuire 1/2h à 3/4 d'heure.
Difficile d'être précis pour le temps de cuisson et le reste car il y a beaucoup d'improvisation chaque fois, l'orange prend plus vite que l'ananas, mais on obtient une gelée bien prise d'une jolie couleur et légèrement acidulée : excellente.
Petite astuce: n'étant que deux à manger de la confiture et encore, je fais pour nous  de tout petits pots ce qui permet de changer souvent de confitures ou d'en mettre deux ou trois différentes sur la table du petit déjeuner. Et si on m'offre un gros pot, je lui donne un tour de bouillon et le mets en mini-pots.

mercredi 12 octobre 2011

Les aventures d'un pruneau

A notre arrivée à Galinou, il y avait dans un reste de haie côté est des pruniers et un vieux poirier vite disparu avec les premières fortes sécheresses. Ces pruniers avaient rejeté partout et ne nous ont quasiment jamais donné une seule prune sauf des véreuses, très très véreuses, et encore, rarement.

Cette année, surprise, nous avons eu quelques prunes jaunes très sucrées et gouteuses et quelques prunes d'Ente, la variété à pruneaux. Peut-être que les pluies de juillet, rares ici, ont favorisé cette fructification inattendue. Comme j'étais absente une partie du temps cet été j'ai retrouvé les pruneaux déjà séchés au pied des arbres, ce qui a permis l'identification de prune d'Ente. Pas de doute , c'était bien des pruneaux.

Recueillis et mis à finir de sécher dans une cagette protégée d'une gaze, sortis au soleil le jour et rentrés la nuit, j'ai obtenu de petits pruneaux très secs ...impossible à consommer en l' état. Du coup, j'en ai mis à tremper dans un bol un matin avec du vin rouge pour acommoder un lapin le soir même mais ils ont mis deux jours à regonfler, je ne les ai pas utilisés. Je les ai oubliés une semaine, puis ai décidé d'en faire de la confiture. Premier essai avec le bol de pruneaux au vin rouge, à peine sucrés, prochaine fournée dans du thé plus approprié pour les confitures du matin. Il en reste un bocal d'un litre. En tout cas ça sent bon, on verra si c'est meilleur au petit déjeuner ou en accompagnement d'un foie-gras.

dimanche 31 juillet 2011

Les fruits en juillet à En Galinou

Cette année, pour la première fois depuis 20 ans, on a plein de prunes et de cornouilles. Les prunes, il y en avait des jaunes et des rouges, ces dernières plus tardives et pleines de vers, jusqu'à maintenant où il n'y a plus de vers, ce qui a permis de faire une tarte !

cornuoille
Les cornouilles, fruit de Cornus mas petit fruit que l'on peut manger cru, il est un peu acidulé. On peut aussi faire de la confiture, enfin de la gelée, encore faudrait-il que nous ayons du sucre !