Comment le désert recule (suite)

En 2014, j'avais raconté comment les plantes colonisaient peu à peu le parking minéral, le transformant sans intervention particulière en jardin sur gravier particulièrement réussi et agréable de mai à novembre.

desert 1
en 2006
prunus
en 2014

On est passé de ça 

 

à ça

 

prunus
Aster

Après les verveines de Buenos Aires et les stipas tenuifolia très présentes au départ avec leurs racines superficielles, sont arrivées les gauras lindheimeri: des blanches, des roses clair ou foncé, des légères, des compactes. Elles se sont beaucoup ressemées et hybridées , elles ont des racines pivotantes très profondes aussi elles ne souffrent ni de la chaleur ni du manque d'eau. Les asters novae-angliae et les rudbeckias se plaisent aussi dans ces conditions et offrent le plaisir d'une floraison plus tardive.

 

En revanche le port de ces plantes favorise la rétention des feuilles mortes apportées du bois par le vent d'autan et avec l'automne ultra-sec de cet année, j'ai passé beaucoup de temps à ratisser les feuilles sèches qui s'accumulaient, bloquées par leurs tiges : ce qui était une bénédiction au départ est devenu la corvée de l'automne, parce que nous voulons maintenir ce jardin sur gravier et il faut donc maintenir les gravillons et empêcher la formation de trop d'humus : un comble ! Le désert continue de reculer car les verveines et les stipas ont un rôle colonisateur : elles s'avancent sur le parking et disparaissent peu à peu de leurs premières implantations après avoir je suppose consommé tout ce qui était nécessaire à leur pousse et laissé un peu d'humus. Il commence à y avoir une partie dégarnie juste devant la plate-bande d'origine, là où j'avais apporté de beaux cailloux de la garrigue méditerranéenne qu'on ne voyait plus, où ne s'installent plus pour le moment que quelques indésirables comme des carottes, chardons et autres plantes à rosette en compagnie cependant des rudbeckias : cette partie un peu dégarnie va sûrement donner lieu à un nouveau petit chemin pour l'observer de près et les nombreux insectes et papillons qui s'y régalent jusqu'en octobre novembre.
Quand on regarde la page consacrée aux papillons, on voit qu'ils sont très souvent photographiés sur les verveines de Buenos Aires qui leur plaisent particulièrement en automne.

Commentaires

1. Le vendredi 29 janvier 2016, 09:09 par Lys 92

Très intéressant cet article avec la photo avant- après. Je viens d'acquérir un jardin et je voudrais mettre une cour en jardin sur gravillon, il y a plein d'idées d'espèces, c'est très encourageant. Cependant l'exposition à en Galinou est sans doute le plein soleil? Ou la mi- ombre ( comme chez moi parfois) pour que toutes ces fleurs prospèrent?

2. Le vendredi 29 janvier 2016, 10:58 par Martine

Oui, cette partie de notre jardin est en plein soleil, ce qui explique qu'elle est très fleurie.La plupart des plantes qu'on a utilisées devraient se plaire aussi à mi-ombre mais les verveines seront surement moins florifères. Beaucoup de plantes apprécient les gravillons qui les protègent aussi bien du sec, du froid et de l'humidité stagnante. Que des avantages!

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