jeudi 3 décembre 2015

Plantations dans le jardin d'En Galinou

Comment planter malgré la sécheresse ?

Cette année il est tombé moins de 200 mm en quatre mois. Début novembre on s'est dit que malgré cette sécheresse, il fallait planter en terre avant que les froids n'arrivent les trois lilas d'été commandés depuis longtemps chez notre fournisseur favori.

Préparation

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repérage des endroits

Inutile de dire que le sol du pré allemand est dur comme du bois, bien sec et bien enherbé.

On repère les endroits, et on les arrose au jet entre les trois bouts de bambous, pour l'équivalent de trois arrosoirs.

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Oh c'est dur !

On laisse toute la nuit...

Plantation

Le lendemain on commence les trous.

Je commence par décaper la surface à la pioche, attaquer le chiendent dont vous imaginez bien la résistance. il est bien sec, mais pas mort.
Increvable le bestiaux !

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à la fourche maintenant

une fois l'herbe mise de côté, Martine continue à la fourche-bêche. Comme la terre a été bien humidifiée par l'arrosage d'hier, ça va.

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Terre vivante
Terre morte

Au passage, comparer la terre noire que l'on vient d'extraire avec celle du champs voisin, cultivé ! La nôtre est plus bien plus riche. Il faut dire que ce coteau est très pauvre ; d'où le nom "Bruyère" du lieu dit : endroit pauvre comme la ferme "Garrigue" à côté, des endroits où rien ne pousse et où avant la deuxième guerre mondiale on ne faisait que de la vigne.

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Sorti du pot
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Martine met de l'engrais

Un cube de 30/40 cm.

Au fond un peu de corne broyée et de compost.

C'est Martine qui met en place soigneusement

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Toute la difficulté avec ce genre de terre, c'est de tasser suffisamment pour qu'il n'y ait pas de poche d'air afin que les racines aient de quoi s'étendre ET de ne pas trop tasser, sinon l'argile en séchant va faire un bloc qui étouffera complétement la plante.

Finition

Martine avec son sécateur taille les branches qui lui déplaisent, malingres, trop biscornues, trop nombreuses ou trop longues.

Et moi j'arrose copieusement sans tasser plus.

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taille
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Arrosage

Voilà, c'est fini, il n'y a plus qu'à attendre que ça prenne !

le pré allemand

 

samedi 12 octobre 2013

Nouvelles plantations à En Galinou

Le Lauragais est une région très sèche en été. Cette année n'a pas fait exception, même si le printemps fut très arrosé.

Ah le climat du Lauragais ! (cf. aussi la présentation sur le site : clic pour y aller

Nous savons maintenant pourquoi le lieu dit s'appelle "Bruyère" alors qu'il n'y a pas la moindre bruyère à des kilomètres à la ronde.
Pour la même raison que la ferme d'à côté est nommée "Garrigue" : Dans le Lauragais, région riche en blé de printemps on appelait de ce terme un peu méprisant les endroits au terrain très pauvre, plein vent, tout sec, caillouteux ou bien marneux (le plus souvent).

 

Martine a décidé de prolonger cette haie (plantée en 2009) dans son axe, pour rejoindre la pin parasol que l'on devine sur la photo de droite (le petit machin tout à gauche). Le pauvre fait ce qu'il peut ! il a été planté quand même en 2005. Elle a recouvert une bande d'herbe d'une couverture en plastique afin de tuer l'herbe.

En même temps, le long du bois, dans l'ancien fossé, on prépare la plantation d'arbustes qui devront bloquer un peu le vent, ce dernier passe maintenant SOUS les arbres qui ont fini, au bout de 20 ans, par devenir de vrais arbres, sauf évidement ceux qui sont morts de soif comme les saules pleureurs qui n'ont pas supporté la baisse lente et régulière des précipitations (J'ai écrit un article là-dessus, clic pour le lire)

En octobre, on commence les travaux. Malgré les 30 mm qui viennent de tomber, le terrain au sud est horriblement sec !

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DSC_9154.JPGLe chiendent est mort en partie, mais il y a dans la terre des fentes de sécheresse, impressionnantes, hein !
Pas question de planter directement. On amène l'eau de la source et on arrose la terre. évidemment, les fentes absorbent toute l'eau, comme on le voit sur la photo de droite.

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On recouvre le tout de paille que l'on arrose encore.
On va laisser le tout reposer un peu, quitte à réarroser demain. Pas question de planter dans un truc aussi sec.
Qu'y mettre ? ma foi uniquement des plantes nées ici, et solides. Sinon elles n'arriveront jamais à pousser.

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Sur le côté du bosquet, la situation est meilleure.
Il y a 20 ans déjà nous avions remarqué que la partie sud était la plus pauvre, et que ça s'améliorait en remontant vers le nord.

L'herbe est bien morte, le sol n'est pas fendillé, même s'il est bien sec, la situation est bonne pour planter.
DSC_9166.JPGCommençons quand même par un très bon arrosage pour détremper l'argile.

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Un trou à la pioche, et hop, les plantes qui sont en pot depuis un ou deux ans. Il y a parmi elles des inconnues qu'il faudra faire reconnaitre, ce sont des boutures données par un collectionneur.

et voilà, il n'y a plus qu'à laisser pousser quelques années. Le pauvre noisetier a l'air bien maigrichon, j'ai noté au passage qu'il faudra le rabattre cet hiver.

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lundi 10 octobre 2011

La sécheresse continue dans le Lauragais

Il ne fait pas chaud, mais il ne pleut toujours pas dans notre pauvre jardin d'En Galinou.

Les conifères commencent à beaucoup souffrir, même ceux qui sont là depuis 20 ans. http://www.galinou.fr/album/saisons/secheresse/slides/2011%2010.jpg

Regardez ces pauvres-là :
L'herbe est complètement sèche, la terre à nu et les branches commencent à mourir, ça craint !

juniperus de sec Je ne suis pas sûr que le Juniperus s'en remettra. Les juniperus aiment en général les terrains un peu plus humides ! On en a perdu pas mal depuis 2003. La grande majorité disons ! Il y a deux ans, on a découvert chez Filippi un genévrier de sécheresse : Juniperus chinensis 'Kaisuza' .Il supporte parfaitement, au moins pour l'instant, ces conditions. Il est planté en milieu de rocaille, avec plein de couvre-sols au pied pour l'abriter un peu.


Les Thuya - en général - supportent beaucoup mieux notre jardin, mais là, la zone est particulièrement aride et pauvre en même temps (beaucoup de glaise). D'ailleurs on voit tout à droite un orientalis qui ne moufte pas. Aussi, tout à gauche il y a un cyprès, et comme tous les Cupressus sempervirens du jardin, il est assez indifférent à la sécheresse, leur forme pointue est particulièrement structurante, c'est parfait. On a même réussi à en implanter dans un endroit où peu de choses poussent. Ce n'est pas le cas de tous les cyprès : les gros Cupressus macrocarpa sont tous morts peu à peu à partir de 2003.

columnaris
Dans un autre coin, nous avons un Chamaecyparis lawsoniana"Columnaris", le dernier chamaecyparis du jardin, il a plus de 20 ans et lui aussi est mal en point.

samedi 27 août 2011

les arbres :souvenirs et témoins

Semer des arbres et les voir grandir c'est un grand plaisir, mais les planter pour quelqu'un c'est presque mieux. Il a fallu attendre que le jardin soit bien démarré, qu'il y ait des protections contre le vent avec des haies pour planter des arbres isolés mais depuis longtemps j'ai commencé à planter des arbres pour les naissances, les décès , les mariages ou les couples de la famille proche.

Nos filles aussi se sont choisi un arbre, ma belle-mère a apporté dans sa valise il y a une quinzaine d'années une poignée de petits érables platanoides qui ont prospéré, elle en a un spécialement pour elle qu'elle va surveiller quand elle vient nous voir, il y a aussi des arbres pour le mariage d'une de mes sœurs, la naissance de neveux et pour les couples fondés par nos filles. J'ai même planté un arbre déjà grand pour mon autre sœur quand elle a eu une grave maladie dont on ne savait pas si elle se sortirait: étant impuissante à l'aider, j'ai planté et surveillé son arbre et tous deux vont bien! abies concolor

Je suis athée et je ne vais jamais dans les cimetières , mais j'ai toujours une pensée pour nos proches qui sont morts quand je passe près de l'arbre que j'ai planté pour eux: un métaséquoia pour mon père, un rosier blanc pour ma mère, le prunus sargentii pour Jean-Luc, mon beau-frère. prunus sargentii Le temps passe et voila la nouvelle génération qui arrive :j'attends l'automne pour planter l'arbre de notre première petite fille née en avril , un tulipier (liriodendron tulipifera) et je vais en chercher un autre pour sa petite cousine née hier.

Heureusement que nous avons récupéré de la place en prenant du terrain sur le pré des poneys car ça devenait difficile de trouver des emplacements intéressants pour des arbres.

samedi 6 août 2011

Arbres de semis

Ayant beaucoup déménagé avant d'arriver à Galinou, j'avais déjà planté beaucoup de choses mais pas encore d'arbres issus de mes propres semis. La patience est de mise puis qu' entre le semis en pot et l'installation en pleine terre, il s'écoule déjà quelques années, aucune plante ici n'ayant poussé rapidement à coup d'engrais. Il aura fallu pas loin de 20 ans pour profiter vraiment du premier arbre semé,le noyer noir d'Amérique ( juglans nigra) dont les noix ont été récoltées à Toulouse au Jardin des plantes où nous allions promener nos filles qui avaient 4 ou 5 ans et profitaient de l'aire de jeux pour enfants . Le noyer a prospéré et nous n'allons pas tarder à retourner au jardin des plantes mais cette fois pour promener notre petite fille. Le temps passe! Chaque arbre de semis raconte une histoire, celle de sa récolte.

noyer

Le gingko biloba est aussi issu de semis. J'ai rapporté la graine dans ma valise au retour de mon premier voyage au Japon en 1999:j'en avais ramassé au pied des gingkos qui bordaient la rivière à Kokura où nous étions en stage dans notre école d'ikebana, souvenir précieux de ce premier voyage, même si on en trouve plein au pied des gingkos femelles de plusieurs jardins publics toulousains. Il prend son temps mais semble avoir vraiment démarré, ce n'est pas trop tôt !

gingko

D'autres arbres ont suivi, le cognassier de Chine semé, mis en terre puis retourné dans un pot après qu'un lièvre lui ait coupé la tête qu'il avait petite, le pin parasol cadeau de mon voisin apporté tout juste germé , des glycines , des pêchers et des abricotiers. Maintenant ce sont surtout les oiseaux et le vent qui sèment les arbres, on se contente de choisir lesquels on garde ou ce que l'on en fait comme avec ce chêne semé par les geais dans notre grande rocaille mais je continue de semer des arbres pour le plaisir, j'ai encore un peu de place pour eux.