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vendredi 17 novembre 2017

les feuilles mortes

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Totorotte dans les feuilles

Pendant au moins 15 ans, on n'avait jamais eu à se préoccuper des feuilles mortes, il n'y en avait pas ou alors le peu qu'il y avait partait dans les champs grâce au vent d'autan qui pour une fois sert à quelque chose d'utile.

Avec le temps, les arbres ont enfin poussé, la vigne vierge a gagné tous les murs de la maison et du hangar et cette fois il faut s'occuper des feuilles qui tombent.

Le vent très souvent présent emporte les feuilles loin de leurs arbres respectifs ce qui est surtout gênant sur les gravillons. Sur les gravillons, je ne laisse pas les feuilles, sinon elles se transforment en terreau, ce qui est mal vu sur le parking et notre terrasse nord. Le ramassage s'impose et j'ai trouvé une technique qui me convient après quelques années d'improvisation.

La méthode est maintenant très au point :

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Un demi tonneau plein

On a acheté des 1/2 tonneaux de vin de Bordeaux, en chêne : au départ certains servaient de réserves d'eau, mais avec l'arrivée de moustiques dans le coin, on a supprimé ces réserves. Il y en a maintenant 2 côté parking et 2 côté terrasse au nord : je les remplis à l'automne avec les feuilles tombées sur les gravillons et dans les allées entre les plantes, je les tasse et arrose un peu quand c'est sec (ce qui est souvent le cas en automne !).
Pour le ramassage, gros râteau à feuilles, merci Coline, et mini râteau de mes petits-enfants pour passer entre les plantes.
Pour les finitions en toutes saisons, un petit coup de Kärcher : idéal pour dénicher les feuilles cachées. Pendant l'hiver, je laisse les pots côté sud avec leurs feuilles, et côté nord je pose dessus mes pots de boutures et les plantes en attente de plantation. Ça les tient au chaud pour l'hiver et ça les tasse en même temps.
En mai, j'installe des pots pour l'été sur les feuilles tassées, les plantes aiment bien ça et les feuilles dessous sont humidifiées ce qui aide à leur transformation.
Et en automne juste avant la chute des feuilles, quand on enlève les pots pour les rentrer, je récolte un très beau terreau de feuilles utilisé pour les potées ou au jardin.
Quand on n'en a pas l'utilité immédiate je le stocke dans de grosses poubelles.

Les feuilles des arbres et arbustes rejoignent les haies grâce à la tondeuse à gazon en position éjection latérale ou mulching. Elles y serviront directement de compost. Si ce n'est pas possible, comme pour les petites allées entre les massifs, je ratisse et ça rejoint le compost normal de la cuisine.

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feuilles
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feuilles rejetées dans un massif
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dans un massif

 

dimanche 27 août 2017

Les Bambous d'En Galinou, Anti-rhizome, suite

Comme nous l'avons vu dans l'article précédent, combattre une invasion de bambous quand on s'y prend trop tard peut être un véritable combat... 
Nous n'aimons pas les barrières anti-rhizomes, dites BAR. D'abord parce qu'elles sont assez difficiles à mettre en place, ensuite parce que j'ai un doute sur leur résistance à 20 ans.

Notre solution ? un fossé. Un vrai.

Suite du Nigra

Revenons à notre massif de nigra. Ce massif est un parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire avec des phyllostachys si on ne veut pas avoir d’ennuis à long terme. C'est comme ça qu'on apprend, hein !

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Nigra 2008, côté ouest

Nous avons réussi à l'empêcher de passer du côté est de la source. Mais bien sûr il s'est aussi développé vers l'ouest.
Si vous regardez bien la photo, à droite on voit une autre ligne du même. C'est une poussée de chaumes que nous avons laissée, afin de montrer la différence entre un massif taillé en transparence et un autre laissé tel quel, beaucoup moins joli.
Pédagogiquement, c'est une bonne idée.
Jardinesquement, c'est une bêtise. Car le léger rideau prend de plus en plus d'importance, d'autres rhizomes commencent à envahir des endroits où ils ne sont pas les bienvenus (ce qui les laisse de glace).
Il faut à nouveau faire quelque chose. Deux facteurs vont me faciliter le travail. D'abord comme on le voit sur la photo, il n'y a pas de goulot d'étranglement et de tournant autour d'un mur. Donc les rhizomes ont pu s'étendre sans faire de blocs de racines si difficiles à casser. Ensuite il y a notre ami Michel ; sans doute que sa pratique pro du souba (moi je veux jouer de l'hélicon) lui a permis de développer de larges et solides épaules ? La pioche est pour lui un jeu d'enfant.

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le fossé

C'est parti : Un fossé de 20/25 cm de profondeur, en gros la hauteur d'un parpaing.

LE TRUC : on ne le bouche pas !
C'est là qu'est le secret. Car le phyllostachys a des racines peu profondes, et ne brille pas par son intelligence. Régulièrement, je vois une racine qui sort dans le fossé sur le côté. La plupart du temps elle monte verticalement, se transformant en turion, mais parfois elle plonge vers le bas et tente de s'enraciner dans la paroi d'en face. Il n'en est pas question.
Dans les deux cas, un coup de sécateur, et c'est fini.

Mais me direz-vous quid des chaumes mal situés, coupés de la plante mère, mais bien vivants ? Je coupe tout à ras du sol à chaque fois que je vois une tentative ; au bout de deux ou trois ans, les racines sont mortes faute de nourriture. Le seul coin qui résiste, c'est celui que j'avais laissé pousser à titre pédagogique. Là pas d'hésitation : vers 2010 un badigeonnage au pinceau des feuilles de repousse avec un bon poison des familles, pas vraiment écolo, mais efficace.

Depuis, plus de repousses, le bambou reste à l'endroit où il doit être. Il suffit de le tailler, mais c'est une autre histoire que nous aborderons plus tard.

Le Viridi glaucescens

Petit à petit nous avons étendu cette technique à d'autres massifs de bambous. Pas tous car ma foi certains ne s'étendent guère, en particulier ceux qui commencent à pousser fin juin, ce qui dans notre climat est bien trop tard pour avoir suffisamment d'eau pour prospérer.

viridi
La barrière de Viridi côté ouest
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La barrière vue du nord
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un beau chaume

Le second à bénéficier de ce traitement est l'énorme Phyllostachys viridi-glaucescens. Ce bambou a été planté en 1990. Un seul pied dans le bois d'ormes morts ou mourants pour protéger nos futurs massifs du vent d'autan.
20 ans après, les chaumes atteignent 8 m de haut, et sont parfois bien épais (ça dépend de la pluie...). Peu à peu, le massif s'est étendu sur 15m. de long, d'est en ouest, exactement comme nous en avions envie afin de protéger nos massifs.
Mais il a commencé à remonter vers le nord, et là c'est NON.

2014, un nouveau fossé :

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le fossé

Ce fossé n'est pas bien grand, Il ne protège que le massif du banks, mais les rhizomes ne se développent pas vers l'ouest ni vers le nord-est, je ne sais pas pourquoi.

Ils vont aussi vers le sud, assez peu en fait, là l'agriculteur voisin gère la friche européenne et ils ne peuvent pas pousser.

On dirait que ce massif a atteint sa taille maximum.

Pleioblastus shibuyanus 'Tsuboi'

nigra
Les bambous du coin japonisant

C'est celui de droite sur cette photo de 2014.
Ce bambou panaché qui peut monter à 2 mètres de haut dans les bonnes conditions est réputé faiblement traçant.
ouais...
L'herbe en est envahie, ce qui n'est pas très gênant car on coupe les repousses à la tondeuse. Mais les rhizomes commencent à entrer dans le potager. Non, non, non !

 

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Le fossé

Nous avons d'abord fait un fossé d'une quinzaine de centimètres de profondeur. Merci Sören. Mais la plante mère est en contre-bas de la partie enherbée, je pense que la plupart des rhizomes sont plus profonds, au moins au départ.
Alors je profite de la visite d'une amie d'une de nos filles pour lui proposer de l’exercice ; hop, elle creuse un fossé de 30 cm, carrément ! Fossé qu'elle va étendre à l'autre bambou, le Pseudosasa japonica qui prend de plus en plus d'ampleur, et à son tour vise la partie enherbée.

Pleioblastus shibuyanus 'Tsuboi' (2).JPG
Petit problème

Là une chose que nous n'avions pas prévue : la source étant située plus haut que la partie bambous, il semblerait que les rhizomes de la partie enherbée apportaient beaucoup d'eau au massif.
Du coup le fossé a privé la plante mère d'un apport d'eau, qui ce mois-ci était nécessaire, vu qu'en Août il est tombé 10 mm.
Le bambou est tout sec, il a pris une belle claque. J'espère qu'il va s'en remettre.

L'entretien

Les fossés, ça se bouche ! mais là le travail est vraiment facile.

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sarcleur
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sarcleur : utilisation

D'abord il faut avoir l'outil absolument ad-hoc. Le voilà, c'est un outil assez peu connu, un sarcleur de pommes de terre.

Comme on le voit, il est pointu et large comme le fossé, ça tombe bien ! Il sert à repousser la terre entre les rangs de patates, pour recouvrir lesdites.
Je le mets dans le fossé et je tire... ça le recreuse un peu en même temps.

Application

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le fossé avant


Le fossé du Viridi est plein de gaine de chaume, de feuilles mortes de bambous et des arbres environnants ; Le tout ferait un magnifique compost... s'il pleuvait.

 

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nettoyage

Je plante le sarcleur à un bout, et je tire ! 10 minutes de travail, parce qu'une fois le fossé dégagé, il faut pousser les débris dans le bois, pour qu'ils le nourissent et pour éviter qu'à la première pluie tout retombe.

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et voilà le résultat

 

samedi 26 août 2017

Bambous : l'anti-rhizome d'En Galinou

La barrière des nigras

Premier article sur les bambous. Une vieille histoire dont j'ai gardé des traces photographiques...
un combat bien tardif contre un massif que nous avons laissé pousser sans controle trop longtemps. Du coup la correction de l'erreur a été difficile. Nous avons gagné, bien sûr, mais quel boulot !

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Nigra 2008
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Nigra 1998 au début

2008, un petit massif de Phyllostachis nigra commence à devenir très envahissant. Au début, 10 ans avant, c'était juste un petit buisson contre le mur ouest de la source. (à l'extrême gauche sur la photo de droite).

 

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La source en 93


Le nigra va faire tout le tour par le côté nord. Nous nous inquiéterons, un peu tard, quand nous verrons un turion ressortir à l'angle sud-est, là où sur cette photo vous voyez un piquet de bois.

 

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Parti du mur comme on le voit sur la photo de 98, il est remonté vers le nord, passé le long de la limite nord, et de longues longues racines étaient descendues jusqu'au bord sud de l'autre côté. Il fallait faire quelque chose. D'abord couper tous les bambous de l'est à ras comme on le voit ici à gauche.
Ce qu'on ne voit pas sur la photo, c'est que le coin de la source, juste devant, est envahi par une masse compacte de racines de bambous, qui va être dure à enlever.

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On va donc creuser ici pour couper les racines de leur source et mettre un barrage.
Tout d'abord, dégager profondément le petit bâtiment de la source elle-même.

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Il faut de l'huile de coude et du matériel, pioche et grand sécateur à crémaillière.

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Barre à mine pour arracher les pieds qui ne se laissent pas faire du tout. Après 10 ans de pousse, ils se composent de blocs compacts de racines. Il faut creuser à presque 40 centimètres.

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Après réflexion on décide d'enlever aussi les pieds au nord, qui ne servent pas en terme d'esthétique, et favorisent le déplacement vers l'est. Je ne vais toutefois pas arracher les pieds, mais juste couper à ras et empêcher par la suite la repousse. Exactement comme on le fera avec la partie séparée du pied principal.

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ça commence à s'éclaircir !
Le long du coin du bâtiment,
j'ai creusé à 40 cm, les turions s'enfonçaient profondément.

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Mise en place de la barrière : un reste de plastique de bassin, avec des parpaings un peu en diagonale.

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Comme la tranchée est plus en profondeur à gauche qu'à droite, où elle finit par afleurer, on recouvre la première rangée de parpaings de deux parpaings couchés.

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On découpe ce qui dépasse, en s'assurant que le contact est assez fort entre le plastique et le mur.

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On remet la terre dessus. Assez peu, pour pouvoir intervenir plus tard, dans quelques années.. mais suffisamment pour pouvoir passer la tondeuse à droite.
La partie gauche sera recouvertes de plantes par la suite, la tuile est juste là à titre transitoire.

Résultat

nigra
2013

5 ans après, les bambous restent à la place qui leur est assignée, et en 2017 itou.

jeudi 20 avril 2017

du bon usage des cagettes en plastique

Les marchands de fruits et légumes reçoivent souvent leurs produits conditionnés dans des cagettes en plastique de tailles variées, souvent emboitables . Et elles sont jetées ou plus exactement mises à disposition des clients. C'est un gaspillage que j'ai du mal à accepter, aussi j'ai pris l'habitude de rapporter souvent ces cagettes à la maison.
Ensuite il a bien fallu leur trouver une utilité !

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cagettes dans la cave

 

Premier usage, stocker les fruits et légumes à la cave : très pratique pour nos pommes en particulier, souvent abimées, car on peut empiler les cagettes sans empiler les pommes pour éviter qu'elles ne se touchent.

Deuxième usage : les boutures.

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mini-serre
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boutures

Dans la véranda, j'y range les petits pots de boutures en train de raciner ou les godets de semis: plus faciles à transporter ou à sortir dans la journée. Dehors, au nord, même usage : j'y met les pots de boutures récentes faites à chaud : en ce moment teucriums, lavande, helichrysums installés dans une petite cagette bleue, une grosse noire retournée par dessus, plus du plastique à bulles : ça fait une mini-serre.
Troisième usage : Au potager

C'est là que je les utilise le plus : j' en protège systématiquement les semis. Ils sont à l'abri du grattouillis des oiseaux, des poules ou des chats, de la chaleur et du soleil jusqu'à ce que les plants soient bien levés. Je protège aussi les plantes récemment repiquées, le temps qu'elles s'acclimatent ou les endroits récemment aménagés qu'affectionnent poules et chats. En fait il n'y a qu'une poule, mais à elle seule elle gratte plus que toutes celles qu'on a eues auparavant. Et plus que le coq qui ne gratte que là où c'est permis !

dimanche 17 juillet 2016

Taille rapide des rosiers lianes

Avant qu'il ne fasse trop chaud pour avoir envie de travailler en plein soleil perché sur une échelle, nous nous attaquons à la pergola devant la maison.

Devant

Deux tâches principales :

mur
Le résultat

 

Protéger la gouttière des plantes, en arrachant la vigne-vierge qui vient de l'arrière de la maison et en séparant nettement les rosiers lianes du mur. Cette séparation permet aussi d'augmenter la lumière qui pénètre sous la pergola.
Tout ça est assez rapide à faire, mettons une heure.

 

Kew rambler en juin
Kew Rambler en juin

 

Deuxième tâche : Kew Rambler est plein de branches mortes en dessous, ce qui ne se voit pas quand il est en fleur (cf. à gauche) on va toutes les enlever.

Là la tâche est nettement plus ardue, le plus souvent on descend tout en ne laissant que quelques branches comme tire-sève (voir par exemple). Là on n'enlève que le dessous, c'est plus long !

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Martine au boulot

 

 

Nous décidons de laisser les grandes lianes pendre devant comme elles étaient, sans les remettre vers l'arrière (le mur) sauf quelques unes dont nous pensons qu'elles ne devraient pas casser.

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Résultat : Plus de branches mortes.

 

dimanche 1 mai 2016

Chemin faisant

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Je suis partie de bon matin arracher les mauvaises herbes de mon petit potager (le liseron et les repousses du bambou trouvent sympathique ce petit coin de terre améliorée), armée de mes outils favoris :la brouette jaune légère et pratique, un couteau, mon sécateur d'ikebana  qui sert à tout et une petite pelle au cas-où.
Chemin faisant, j'ai repéré de longues herbes que j'ai enlevées dans un massif d'iris qui était sur ma route, remis un piquet jaune pour repérer une plante récemment plantée : elle aura besoin de quelques arrosages.

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Puis j'ai enlevé quelques herbes du mini-massif autour du petit Cercis 'Pansy Forest' que j'ai immédiatement remplacées par 2 pieds de lychnis récupérés sur les gravillons de la terrasse nord et arrosés à l'eau du bassin.
Pendant que j'y étais, je suis allée récupérer dans une potée où je l'acclimatais une euphorbe 'Ascott Rainbow' que j'ai plantée dans la plate-bande  basse esquissée pour aménager le bord du fossé entre la  route et le jardin.

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Passant devant la topiaire de buis autour du Prunus sargentii, j'ai vu qu'il avait besoin d'une taille légère. Aussitôt dit, aussitôt fait et me voilà retaillant le buis en forme de fleur de cerisier, en retravaillant le centre pour redonner du relief au cœur de la fleur, ce qu'Hubert complètera plus tard, c'est lui le spécialiste.
Ça commence à bien faire cette histoire...
Me voila repartie vers le potager.

Mais que vois-je ? Des tas de franches mauvaises herbes : bryone (navet du diable) et  gaillet-gratteron qui grimpent partout dans les massifs arbustifs.
Ce jour-là, je ne suis jamais arrivée jusqu'au potager.  

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dimanche 3 avril 2016

Réparation et taille dans l'allée des roses

L'année dernière, en juin, j'avais nettoyé fortement le nord de l'allée des roses.

Cliquez sur les photos pour les voir en grand.

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Il est temps d'intervenir !

Pendant l'hiver la pergola d'entrée au sud de cette allée s'est écroulée.

Mais les grands rosiers lianes pèsent fort lourd, que ce soit notre ami Albéric ou les deux vierges martyres.

Donc, au bout de quelques années, tout commence à fléchir, le bois, même s'il a été traité, s'abime lui aussi. Il faut donc réparer.

Janvier 2004, pergola neuve


Nous l'avions construite en 2004, elle a tenu 10 ans.

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démontage

On enlève 80% des rosiers (comme d'habitude quand je nettoie un liane), et toute la pergola. Comme on est presque au printemps, il ne faut pas compter sur des fleurs cette année, mais peu nous chaut.

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dégagé !

 

Dégageons tout, ensuite on verra bien ce que ça deviendra.
Mais nous ne reconstruisons pas la pergola, un espace vide semble plus intéressant, en tous cas ça apporte un changement, une clarté qui manquait : les pergolas sont souvent trop obscures. Le rosier immédiatement à gauche sur cette photo est un grimpant peu vigoureux, il suffit de le palisser vaguement contre le pilier. celui du fond à gauche est un grand liane, on le conduira sur le début de l'allée, il devrait faire une belle bordure fleurie en mai (c'est Albertine en plus ! splendide rosier).

 

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Félicité et Perpétue

 

Nous coupons toutes les branches mortes, malingres, trop grandes des deux grands lianes.
ça fait quelques remorques de déchets !

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Albéric Barbier

Nous allons conduire ces deux lianes en arbre, le long d'un support vertical encore à déterminer.

C'est pour cela que nous laissons les supports métallique, (en plus les arracher à la masse, comme vous le voyez, j'ai essayé... Laisse béton, c'est quasiment le cas de le dire.

Comme on le voit sur les deux photos, nous laissons très peu de lianes, mais c'est bien suffisant, ces rosiers sont très très vigoureux.

 

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Enroulement
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L'idée de Martine est de remplir les pieds métalliques avec des bambous du jardin, comme support pour les lianes.

Pas bête, hein ? les bambous ce n'est pas ça qui manque dans le jardin, les changer prendra encore moins de temps que de démonter une pergola.

Puis on enroule les quelques lianes qui restent tout autour, afin que par la suite ça fasse comme un parapluie.

 

mardi 25 novembre 2014

Taille des rosiers d'En Galinou : l'allée des roses

Nettoyons, nettoyons...

L'année dernière, je m'étais attaqué à la pergola devant la maison (clic ici pour relire). Passons derrière cette année, dans l'allée des rosiers.

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L'allée des rosiers est pleine de branches mortes, surtout dessous bien sûr.
un bon tiers des branches sont dans ce cas.

ça fait pas mal de travail ! Alors prenons à deux mains notre courage, des sécateurs, un crémaillère, la tronçonneuse et au boulot !

DSC_5190.JPGAprès deux bonnes heures de travail on commence à voir la différence.

La transparence est revenue, la lumière pourra entrer jusqu'aux plus basses branches.

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Il reste encore pas mal de travail de nettoyage...

DSC_5193.JPGà gauche la partie terminée, à droite celle qui reste à faire

Mais avant de terminer cette allée passons à autre chose.

Vous vous souvenez de l'énorme Félicité et Perpétue dans le pommier mort ?
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il y a aussi beaucoup de branches mortes, de plus le support lui-même est cassant et moche, ça fait tellement d'ombre que rien ne pousse dessous, voilà, on va nettoyer ça vigoureusement.

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Le pommier disparu, tout est plus clair

DSC_5204.JPGDSC_5214.JPGUne partie des branches, bien coupées en morceaux, est entassée sur un beau tas d'un mètre de haut, qui servira d'abri à bêtes, le reste (le pommier par exemple) fera du bois de chauffage

que Martine emmène...

samedi 12 octobre 2013

Taille des rosiers lianes

à En Galinou, les rosiers lianes c'est super, on les aime.

... mais c'est du boulot parfois !

cf. les articles que j'ai déjà écrits : clic pour le premier ou clic pour le deuxième

Au bout d'une dizaine d'années les branches les plus vieilles, recouvertes par les plus récentes, sont toutes mortes.
Alors, vu de dessous, les lianes sont souvent très moches.
C'est la constatation que nous avons faite avec la grande façade chez nous.
On a planté trois grand lianes en 1996. Effet splendide garanti au bout de 4 ans (chez nous, 4 ans c'est vraiment extrêmement rapide, bien souvent il faut 4 ans rien que pour qu'une plante s'installe, mais bon, les lianes, c'est très très très vigoureux) :




clic sur une photo pour la voir en grand dans un autre onglet

5 ans après, c'est devenu une masse encore plus grande, mais du coup les branches du dessous sont mortes, quand on sort par la porte qu'on voit sur la photo au dessus, ce n'est pas dingue !
Alors que faire ?

La seule solution rapide c'est de TOUT descendre et de ne laisser que quelques branches par rosier ce qui, en 2006, donne :


ça repart aussi sec, bien sûr, en 2013 on a une masse splendide :

problème : Toby Tristan (le premier à gauche) fait 15 mètres de long, facile, il est en haut du toit, et a cassé la gouttière. Dessous c'est tout moche. Donc cet hiver quand les feuilles seront tombées, je vais refaire la manip de 2006.

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Sur cette photo de novembre on voit bien les quelques mètres cubes de branches qu'il faut enlever et brûler.

Ce genre d'opération prend un temps fou en termes de délais.
Il faut qu'il ne pleuve pas, ni même que le toit soit humide, vu que l'éternit ça glisse ! Il faut aussi qu'il n'y ait pas trop de vent, qu'il ne fasse pas trop froid, et qu'en plus je n'ai pas une crise de flemmingite, maladie dont je souffre de manière récurrente.
Autrement dit, une fois la décision prise, il peut s'écouler quelques mois avant que les travaux ne soient terminés.

En fin novembre on commence les travaux.

Michel

En fait, c'est notre ami Michel qui a démarré les travaux. Quand il fait 5 ou 6 dehors, sans soleil, il n'a même pas froid !

Nous visons à ne laisser que quelques branches, DSC_9461.JPG
tant pis pour la floraison de 2014 !

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Michel a coupé toutes les branches qui allaient sur le toit, je n'ai plus qu'à les faire tomber.
Il reste encore à enlever les branches de la pergola ! pas mal de boulot, et bien sûr réparer la pauvre gouttière, mais c'est un autre problème.

On continue les travaux, deux mois après !

il a plu, il a fait froid, on a fait autre chose, mais bon, au bout d'un moment, il faut bien le faire.
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Tiens, profitons de la venue de Sören, il est jeune et plein d'entrain.
on va couper très sévèrement, comme on avait commencé.

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le pauvre Toby en est tout déplumé. On lui cependant laissé quelques grandes branches qui serviront de tire sève pour l'année prochaine. DSC_9844.JPG

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Pour les deux autres qui sont nettement moins vigoureux, on a juste enlevé les branches mortes et raccourci l'ensemble.

 

et voilà ! le travail est terminé, trois mois en termes de délais, et quand même plusieurs demi-journées pour couper, enlever, brûler ;

Maintenant il faut que ça refleurisse, chichement au printemps, et dans 4 ou 5 ans, il faudra recommencer. Toutefois il me faudra veiller à ce qu'il n'aille plus sur le toit, car s'il faut changer les gouttières sur de l'éverite, ça risque de coûter un max ...

dimanche 14 avril 2013

Les astuces du paresseux

Ni Hubert ni moi ne sommes des acharnés du travail, même si je rechigne moins à la tâche car j'aime semer, planter, désherber, tondre... quand les conditions sont idéales.

SEMER

Plus ça va, moins je sème, le jardin est suffisamment riche pour que je n'aie qu'à récupérer les semis spontanés d'annuelles, de vivaces ou d'arbres et arbustes pour les déplacer où ils seront bienvenus , les mettre en pot pour les faire grossir,ou les offrir aux visiteurs. Dernière belle surprise l'an dernier, trois semis spontané dans les graviers de l'érable du Japon (acer palmatum purpureum) en pot. C'est la seule fois qu'il s'est resemé en 15 ans.

PLANTER

A l'exception des quelques annuelles de potées que je vais acheter chez notre horticulteur local nous achetons de moins en moins de plantes après avoir écumé nos fêtes des plantes favorites comme St Nicolas de la Grave, organisé par la Salicaire. Je ne plante que lorsque les conditions me paraissent idéales: pas en année sèche ni en année trempée: peu de plantations depuis 3 ans sauf celles pour notre petite fille! Pour les plantes achetées trop bien nourries artificiellement en terreau et engrais, un passage en terre de jardin et en pot à l'ombre s'impose pour les acclimater.Je ne les repique à leur place définitive que lorsqu'elles sont assez costauds pour s'implanter rapidement.

DESHERBER

J'ai renoncé à désherber par tout temps car c'est le plus souvent inutile: pour que le désherbage soit efficace dans les massifs déjà occupés, il faut attendre qu'il ait plu et que le terrain soit ressuyé , un ou deux jours après, autant dire qu'en année sèche, il n'y a pas grand choses à faire à part la danse de la pluie.

De plus en année sèche, le couvert des "mauvaises herbes " n'est pas inutile pour entretenir un peu de fraicheur au pied des plantes et éviter trop d'évaporation.

Il n'y a que la vue qui puisse être gênée par un trop plein d'herbes folles qui peuvent nuire à la lecture du jardin.

Quand les conditions sont bonnes, le désherbage est facile et on n'a pas à y revenir. Dans les massifs ou les haies à venir, un vieux tapis ou des cartons désherberont pour une plantation d'automne.

TONDRE

Tondre est un vrai bonheur: en faisant le tour du jardin, se préparent les futurs massifs, s'élaborent les projets, se repèrent les nouvelles floraisons, les semis spontanés. Seul point négatif, c’est la chose la moins écologique.
En revanche je mulche avec l'herbe coupée que je ne ramasse quasiment jamais: elle enrichit le sol. Autour des massifs de vivaces et d'annuelles en pleine pousse ou en fleurs , j'éjecte côté pelouse pendant 3 tours, une bande d'environ 2m 50 pour ne pas salir les massifs.
Le long des haies et massifs arbustifs, j'éjecte côté haie, elles profitent de cette nourriture qui est la seule qu'elles recevront avec les feuilles mortes qui viendront naturellement s'accumuler au pied des arbres et arbustes.