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samedi 9 février 2013

Sculptures et moutons

Je ne sais plus comment j'ai commencé à faire un troupeau de moutons mais il me semble que c'est à la suite du cadeau d'une de mes sœurs qui m'a offert deux moutons en céramique bleue très solides: ils sont toujours comme au premier jour.

Ce n'est un secret pour personne dans mon entourage que j'aime les moutons.

clic ici pour voir le billet sur les moutons

Que faire de petits moutons, sculptures ou céramiques de 10 à 20 cms qui risquaient d'être perdus dans notre grand jardin sinon former un troupeau.

mouton_sculpture1.jpg

Le mouton n'étant pas un animal très reproduit en France contrairement aux chats, aux poules ou même aux éléphants, je ne risquais pas un trop plein.
Mais au fil des ans le troupeau s'est agrandi, il comporte maintenant une vingtaine de bêtes dehors et quasi autant dedans, sans compter certains que je rentre en hiver pour les protéger du gel.

002.JPG
Ce n'était pas au programme mais on m'en a offert en tissu, en laine, en porcelaine ,en plastique, en métal, en terre non cuite et des minuscules qui se seraient égarés dehors, je n'allais quand même pas les jeter!.

Certains seraient beaux seuls,
.
mouton_sculpture_2.jpg
d'autres non.
Certains sont réalisés par des céramistes renommés, deux ont été fabriqués spécialement par une amie, d'autres proviennent du supermarché ou de potiers plus ou moins débutants.
Avec les oreilles mal collées ou trop fragiles, ils ont craqué au premier hiver un peu rude, tant pis.
Certains n'évoluent pas , d'autres se couvrent de mousse et vieillissent.
Peu importe.

C'est l'ensemble qui compte et crée un troupeau que je déplace plusieurs fois par an sur le parking, au gré de mes envies, pour créer la surprise ou pour répondre et souligner le déplacement des plantes vagabondes, verveines ou stipas.
lien vers l'article

dimanche 10 juin 2012

Comment le désert recule

Depuis longtemps je voulais écrire ce billet, voila qu'il pleut, ce qui m'en donne le temps, le jardin est beau et n'a pas besoin de moi.

Sur le parking, décaissé sur une quinzaine de cms, puis empierré il y a 20 ans, on a rajouté successivement deux couches de gravillons orangés de la Montagne Noire.

Cet endroit sans matière organique, uniquement minéral, était destiné à être un parking sans entretien.
Après une dizaine d'années, l'idée d'une bordure fleurie à sa limite destinée à créer un accueil agréable tout en empêchant le chiendent d'avancer s'est imposée.

Et là, surprise, très vite les plantes le colonisent .

parc3.jpg

D'abord les très frugales supportant la sécheresse, comme les sedums acres et le sedum album, suivis des verveines de Buenos-Aires et des stipas tenuifolias toutes deux très à l'aise et se ressemant à profusion. Ces plantes colonisatrices bien implantées créent un obstacle quand il y a du vent et les feuilles mortes s' entassent à leur pied , bientôt transformées en terreau. Quand elles meurent les racines aussi apportent de la matière organique où d'autres graines vont s'installer à leur tour. Les gauras, le thym, les coquelicots et les pavots apprécient aussi.


cercle

Peu à peu le désert minéral se transforme et les plantes amatrices de terrains bien drainés s'y plaisent et se ressèment à profusion.
Un exemple amusant: le pluviomètre est installé sur un manche à balai à 1 mètre de la bordure fleurie et sert de pivot à un mini-massif qui s'est installé autour, cet obstacle favorisant l'installation de nouvelles plantes formant un cercle autour. Les moutons ont déménagé pour l'été et accentuent le cercle formé.

cercle.jpg

Bien sur ici comme ailleurs au jardin, la liberté, pas l'anarchie. Je bine régulièrement, en tout cas j'essaie, les herbes et plantes indésirables (un jour un autre article à ce sujet) là où je veux préserver la netteté minérale du parking net . La régularité s'impose car sinon l'envahissement s'accélère: matière organique stoppée autour des jeunes plants égale nouveaux semis spontanés, et ça va vite!

dimanche 29 janvier 2012

les moutons


ou Comment écrire un petit article léger et sans prétention pour s'entrainer à l'usage du logiciel qui permet d'écrire ce blog , et surtout, plus difficile, d'y inclure des photos.

troupeau_Causse.jpgJ'aime beaucoup les troupeaux de moutons, ça me rappelle mon enfance, les Causses et les Cévennes, les années 70 et les rêves de retour à la terre.
Et puis j'aime beaucoup les paysages désertiques du Causse Méjean, l'horizon y est vaste, le regard porte loin.






Pantel__Emile_Hypolyte.jpgC'est aussi l'histoire de mon arrière grand-père. Berger, il avait été mordu par un chien enragé alors qu'il gardait un troupeau sur le Causse.
Les médecins l'ont fait monter à Paris où il a été soigné par Pasteur qui travaillait sur la rage . Pasteur l'a photographié pour son album conservé au musée de l'institut Bizarre pour la famille de découvrir il y a peu la photo d'Hypolyte à 18 ans alors que sur la seule photo que nous en ayons il en avait 70.
Il avait commencé à garder les bêtes à 6 ans chez un patron où il était placé.
Les choses ont heureusement changé!




moutons.jpgPas de troupeau à Galinou... sauf en céramique. Petit à petit mon troupeau atteint une quinzaine de bêtes de 10 à 15 cms et de races très variées et parfois improbables qui se baladent au jardin.
Certains rentrent l'hiver car ils craignent les gelées mais la plupart passent l'hiver dehors où je les déplace selon mon humeur.