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dimanche 2 août 2015

La taille des Phlomis dans le jardin d'En Galinou

Les phlomis arbustifs sont des arbustes très intéressants dans notre jardin, car ils ont une jolie floraison, un feuillage itou et qui plus est ils supportent sans rouspéter, pour la plupart, le climat d'ici, que ce soit les hiver humides et glaiseux, avec la température qui descend à -10 parfois pendant quelques jours, ou que ce soit les étés chauds et sans eau.

Leur couleur dominante est le jaune, mais il en existe des blancs et des plus ou moins roses.

En général ils forment des arbustes arrondis qui tracent plus ou moins vigoureusement, de taille assez variable, entre 1 et deux mètres, voire deux et demi, de haut.

Clic sur une photo pour la voir en grand

Sur le site, le dossier des phlomis

Les phlomis standards

ensembleLe phlomis le plus répandu c'est cet arbuste aux fleurs jaunes qui peut monter à 2/3 mètres de haut et autant de large. Il a une forme naturellement ronde. Ces branches font un bois peu solide, et sil on le laisse pousser, elles cassent. Nous en avons plusieurs versions, la plus vigoureuse, c'est le fruticosa il y a aussi le longifolia qui, comme son nom l'indique, a des feuilles plus allongées et, malheureusement, des branches encore moins solides qui s'écroulent sous leur propre poids.

 

fruticosa_1.JPG Voici le grand fruticosa avant la taille, hauteur 2,5m et les branches principales commencent à se plier sous le poids. Il s'est mélangé au rosier liane, qui en a profité pour l'envahir.

fruticosa

 

Au pied du grand, des petits qui prendront la suite si je me retrouve dans l'obligation de tailler à ras les branches cassées.

La taille

taille_1.JPG taille_3.JPGJe coupe avec le taille haie thermique en enlevant au moins 30 ou 40 cm de tiges, comprenant toutes les fleurs fanées et la plus grande partie des branches jeunes. Le tout en essayant au maximum de lui donner une forme en boule.

La difficulté est évidente sur ces photos, ce sont ces charpentières assez grosses sans feuilles : si on taille trop, on va se retrouver avec un arbuste composé uniquement de bois, qui risque de ne pas repartir au printemps. D'un autre côté, si on ne taille pas, il va casser (c'est en gros le même genre de problème qu'une lavande, à part qu'il repart, lui, sur le vieux bois, sauf quand il ne veut pas).

J'esssaye de laisseer quelques feuilles, d'après mon expérience, ça suffit pour assurer le départ printanier. Bien sûr du coup il grandit peu à peu chaque année, et donc un jour il faut choisir les branches à supprimer avant qu'elles ne cassent définitivement.
Pour les arbustes jeunes au pied, en cours de formation, je laisse bien sûr plus de tiges.

et voilà le fruticosa taillé :

fruticosa_3.JPGJ'ai enlevé les branches principales allant vers le rosier, et celles qui s'étaient cassées sous leur propre poids, raccourci le reste de 50 cm ou pas loin, taillé fortement les jeunes pousses au pied, enlevé celles qui se lançaient à la conquête du chemin.

r1.JPG

 

Un sujet plus jeune : Contrairement au précédent, il n'a pas encore de grosse charpentière ; Il fait une boule d'un peu plus de un mètre de haut, il est encore facile à tailler (à part qu'il faut y aller plus fort sur un côté, sinon il bouche complétement le passage !

Le longifolium

longifolium_1.JPGlongifolium_2.JPG

Cet arbuste semble plus faible que son cousin. Il est aussi large, mais moitié moins haut : Ce sujet a environ 10 ans, les branches principales se sont peu à peu pliées dès le départ donnant à l'ensemble un aspect affaissé comme on le voit sur la photo de droite.De nouvelles branches se forment au centre, je compte sur elles pour prendre la place des vieilles dans les prochaines années, ce qui me permettra de supprimer les plus vieilles.

Comme pour le cousin, je taille 30 cm au moins partout, mais je n'essaye pas de le remettre en boule, les branches sont trop couchées. J'enlève les bois qui sont complétement couchés, je taille les nouvelles pousses centrales à 20 cm.

Deux jeunes

lycia_1.JPGlycia_2.JPGUn exemple rapide de taille en boule, qui se passe de description.

Le phlomis de droite est un lycia aux feuilles dorées.

Taille spéciale de l'italica

italica dossierCe phlomis, qui vient en fait des Baléares, trace beaucoup, et ne pousse pas en arbuste, mais plutôt comme une sorte de couvre-sol. Quand il est en fleur, c'est à dire vers la mi juin, il fait un haut tapis rose très joli.

Comme il n'est pas le premier que nous avons implanté, j'ai essayé de le tailler en boule comme ses cousins, mais il ne voulait pas prendre cette forme, on a vite vu qu'il poussait à plat sans faire de branches vers le haut.

italica_1.JPGDès qu'il fane, vers la mi juillet et que la chaleur s'installe, il devient carrément laid. Ses feuilles se replient puis tombent.

italica_5.JPGIl est très facile à tailler, car je le taille à 30 cm horizontalement, en créant des bords verticaux le long des pierres délimitant la rocaille.

On dirait une coiffure en brosse, ça fait un effet curieux.

Chose curieuse dans notre jardin, tous les phlomis arbustifs qui ne sont pas jaune semblent avoir ce genre de comportement, à commencer par une bonne demi-douzaine d'années avant de prendre l'aspect d'un arbuste ! Ici on a un purpurea alba qui a 4 ou 5 ans et qui se traine par terre. Je le raccourci sans essayer de le former, comme pour l'italica.

taille_2.JPG

Trois remorques pleines. à ramasser avec un masque et des gants, sinon on pleure et on tousse pendant deux jours tellement cette poussière sur les tiges est irritante !

Et voilà le résultat final, plus rien à faire avant l'année prochaine. trois heures de travail.

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jeudi 7 mai 2015

Plantation d'un érable à En Galinou

La dernière chance ?

Mise en terre d'un érable japonais

Dans un pot sur la terrasse nord, nous avions depuis 1999 un érable japonais Acer palmatum 'Atropurpureum'.

Il poussait correctement, situé contre le mur nord, du soleil tôt le matin, de l'ombre sinon.

mais en ce joli moi de mai, fort arrosé au demeurant, un avertissement est arrivé : les géranium couvre-sols dans le port étaient tout jaune, et certaines feuilles de l'érable se recroquevillaient.
"Ah !" se dit Martine, "mais il nage dans l'eau ce pauvre vieux".

DSC_7794.JPGDe fait, les racines sont sorties par les trous du bas et bouchent l'évacuation.

On renverse le pot pour enlever l'eau. Mais est-ce bien suffisant ?DSC_7795.JPG

Il y a bien des chances que la réponse soit "non" parce qu'il y en a encore plein dessous, et que ça va faire tout pourrir.

DSC_7827.JPGD'ailleurs à la fin des travaux, on a bien vu qu'il restait plein d'eau dans le pot.

Alors il ne reste plus qu'à sortir le bestiau de là et le mettre en pleine terre. Ah, mais c'est un japonais ! il faut trouver un coin qui ne soit pas en plein soleil, tout en étant lumineux, et qui ne soit pas aussi calcaire que la moyenne du terrain.

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Martine a trouvé l'endroit : entre le banks et le métasequoia, dans l'axe de la source : un coin frais, d'une ombre légère et peut-être moins argilo-calcaire que d'autres parties.

Deux heures à deux

C'est parti pour un gros travail, car vous avez vu la forme du pot, l'extraction ne va pas être aisée, surtout qu'on ne peut ni casser le pot qui est fort beau, ni casser trop la motte, car un arbre de 15 ans souffrirait trop.

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On a trouvé des petits au printemps 2011. ça fera une sauvegarde aucazou, il en reste une.

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Commençons par le mettre sur le diable, Il pèse un âne mort, heureusement que nous sommes deux pour le pousser/tirer.

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Pour une fois que je suis devant l'appareil !

DSC_7832.JPGMise en place, bourrage sans tasser (terrain argileux : le bourrage créé du béton, or les plantes poussent en général assez mal dans le béton).

DSC_7833.JPGArrosage sans forcer, la terre est très humide, mais ça va permettre de tasser un peu sans y mettre le pied.

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Travaux de finition : Martine coupe les branches abimées, ou celles qui sont trop basses, car maintenant il faut que l'érable devienne un arbre, pas un arbuste qui s'étale et gêne le passage.

Résultat

DSC_7844.JPGDSC_7849.JPG

 

ajout d'août 2015 : il n'a pas survécu, mais comme cette couleur rouge va très bien à cet endroit, on va mettre autre chose de la même couleur... à suivre donc

jeudi 20 novembre 2014

Les poivres asiatiques

J'avais publié il y a quelques années un premier article sur les fruits d'automne comme ceux des différents petits fruits de l'automne, je le refais plus complétement aujourd'hui.

Au cours de l'été les Zantoxylum (clavalier en français) se sont couverts de fruits.
On en a deux :

népal timut

Le premier vient du Népal, il craint la sécheresse et le froid, mais arrive quand même à fructifier. Il est connu sous le nom poivre Timut. C'est Zantoxyllum armatum.
Comme le montre la photo, c'est un arbuste qui s'étend plutôt latéralement : nous sommes obligés de couper les branches basses sinon on ne peut plus passer, car il est plus large que haut !

Il n'est pas très productif : sur la photo de droite on voit les quelques graines qu'il fait sur les branches aux larges feuilles.

sichouan Sichouan Le second - Zanthoxylum piperitum -vient de Chine, du Setchouan (ou Sitchuan, comme vous voulez), il est bien plus connu que son cousin.
C'est un arbuste plus vigoureux, qui ne semble craindre ni chaud ni froid, et très productif.

DSC_4826.JPG DSC_4828.JPG


C'est en novembre que nous faisons la récolte.
Comme il est plus productif, le Setchouan est plus facile à récolter !
On en ramasse une caisse, ça suffit largement pour nous et pour nos amis. C'est la partie la plus facile ou la plus rapide. caisse de grains

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Les graines sont très semblables, il faut bien les séparer !

Setchouan

Népal

Lors de la récolte début novembre, la différence est facile à faire, parce que les graines du Népalais sont nettement plus mûres que celles de l'autre, la tige du Setchouanais est encore bien rouge et les graines y sont encore fixées.

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On laisse ces graines sécher dans la serre au soleil pendant quelques jours, afin qu'elles commencent à s'ouvrir.
En effet on ne consomme que la partie extérieure, la graine elle-même ne se mange pas, elle est très dure et très amère.


Vient alors le travail manuel, le soir à la veillée au coin du feu.
Il est vrai qu'on n'a pas de cheminée pour ça, alors on s'en fait un peu de temps en temps, quand on en a envie.

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Il faut manuellement séparer la graine noire (et les branchettes) pour ne garder que la peau qui les enveloppe. C'est elle qui a du goût.

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On conserve les cosses dans un récipient
qui nous durera toute l'année. (nous donnons volontiers des graines ... non écossées)

 

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Pour les utiliser, on commence par les broyer, j'utilise carrément un vieux moulin à café "spécial épices".

DSC_5055.JPG DSC_4968.JPG DSC_5061.JPG

Une fois broyée, je verse dans un petit flacon d'épice, en utilisant un entonnoir à confiture !

graines nepal graines sitchuan

L'aspect des broyats n'est pas le même, le goût bien sûr non plus.
La graine du Népalais est plus claire que l'autre, elle a un goût plus sucré.
C'est un peu difficile d'expliquer par écrit la différence, mais elle existe !