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dimanche 27 août 2017

Les Bambous d'En Galinou, Anti-rhizome, suite

Comme nous l'avons vu dans l'article précédent, combattre une invasion de bambous quand on s'y prend trop tard peut être un véritable combat... 
Nous n'aimons pas les barrières anti-rhizomes, dites BAR. D'abord parce qu'elles sont assez difficiles à mettre en place, ensuite parce que j'ai un doute sur leur résistance à 20 ans.

Notre solution ? un fossé. Un vrai.

Suite du Nigra

Revenons à notre massif de nigra. Ce massif est un parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire avec des phyllostachys si on ne veut pas avoir d’ennuis à long terme. C'est comme ça qu'on apprend, hein !

nigra
Nigra 2008, côté ouest

Nous avons réussi à l'empêcher de passer du côté est de la source. Mais bien sûr il s'est aussi développé vers l'ouest.
Si vous regardez bien la photo, à droite on voit une autre ligne du même. C'est une poussée de chaumes que nous avons laissée, afin de montrer la différence entre un massif taillé en transparence et un autre laissé tel quel, beaucoup moins joli.
Pédagogiquement, c'est une bonne idée.
Jardinesquement, c'est une bêtise. Car le léger rideau prend de plus en plus d'importance, d'autres rhizomes commencent à envahir des endroits où ils ne sont pas les bienvenus (ce qui les laisse de glace).
Il faut à nouveau faire quelque chose. Deux facteurs vont me faciliter le travail. D'abord comme on le voit sur la photo, il n'y a pas de goulot d'étranglement et de tournant autour d'un mur. Donc les rhizomes ont pu s'étendre sans faire de blocs de racines si difficiles à casser. Ensuite il y a notre ami Michel ; sans doute que sa pratique pro du souba (moi je veux jouer de l'hélicon) lui a permis de développer de larges et solides épaules ? La pioche est pour lui un jeu d'enfant.

nigra-b 2011 11.jpg
le fossé

C'est parti : Un fossé de 20/25 cm de profondeur, en gros la hauteur d'un parpaing.

LE TRUC : on ne le bouche pas !
C'est là qu'est le secret. Car le phyllostachys a des racines peu profondes, et ne brille pas par son intelligence. Régulièrement, je vois une racine qui sort dans le fossé sur le côté. La plupart du temps elle monte verticalement, se transformant en turion, mais parfois elle plonge vers le bas et tente de s'enraciner dans la paroi d'en face. Il n'en est pas question.
Dans les deux cas, un coup de sécateur, et c'est fini.

Mais me direz-vous quid des chaumes mal situés, coupés de la plante mère, mais bien vivants ? Je coupe tout à ras du sol à chaque fois que je vois une tentative ; au bout de deux ou trois ans, les racines sont mortes faute de nourriture. Le seul coin qui résiste, c'est celui que j'avais laissé pousser à titre pédagogique. Là pas d'hésitation : vers 2010 un badigeonnage au pinceau des feuilles de repousse avec un bon poison des familles, pas vraiment écolo, mais efficace.

Depuis, plus de repousses, le bambou reste à l'endroit où il doit être. Il suffit de le tailler, mais c'est une autre histoire que nous aborderons plus tard.

Le Viridi glaucescens

Petit à petit nous avons étendu cette technique à d'autres massifs de bambous. Pas tous car ma foi certains ne s'étendent guère, en particulier ceux qui commencent à pousser fin juin, ce qui dans notre climat est bien trop tard pour avoir suffisamment d'eau pour prospérer.

viridi
La barrière de Viridi côté ouest
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La barrière vue du nord
viridi3
un beau chaume

Le second à bénéficier de ce traitement est l'énorme Phyllostachys viridi-glaucescens. Ce bambou a été planté en 1990. Un seul pied dans le bois d'ormes morts ou mourants pour protéger nos futurs massifs du vent d'autan.
20 ans après, les chaumes atteignent 8 m de haut, et sont parfois bien épais (ça dépend de la pluie...). Peu à peu, le massif s'est étendu sur 15m. de long, d'est en ouest, exactement comme nous en avions envie afin de protéger nos massifs.
Mais il a commencé à remonter vers le nord, et là c'est NON.

2014, un nouveau fossé :

Viridi Z.JPG
le fossé

Ce fossé n'est pas bien grand, Il ne protège que le massif du banks, mais les rhizomes ne se développent pas vers l'ouest ni vers le nord-est, je ne sais pas pourquoi.

Ils vont aussi vers le sud, assez peu en fait, là l'agriculteur voisin gère la friche européenne et ils ne peuvent pas pousser.

On dirait que ce massif a atteint sa taille maximum.

Pleioblastus shibuyanus 'Tsuboi'

nigra
Les bambous du coin japonisant

C'est celui de droite sur cette photo de 2014.
Ce bambou panaché qui peut monter à 2 mètres de haut dans les bonnes conditions est réputé faiblement traçant.
ouais...
L'herbe en est envahie, ce qui n'est pas très gênant car on coupe les repousses à la tondeuse. Mais les rhizomes commencent à entrer dans le potager. Non, non, non !

 

Pleioblastus shibuyanus 'Tsuboi' (1).JPG
Le fossé

Nous avons d'abord fait un fossé d'une quinzaine de centimètres de profondeur. Merci Sören. Mais la plante mère est en contre-bas de la partie enherbée, je pense que la plupart des rhizomes sont plus profonds, au moins au départ.
Alors je profite de la visite d'une amie d'une de nos filles pour lui proposer de l’exercice ; hop, elle creuse un fossé de 30 cm, carrément ! Fossé qu'elle va étendre à l'autre bambou, le Pseudosasa japonica qui prend de plus en plus d'ampleur, et à son tour vise la partie enherbée.

Pleioblastus shibuyanus 'Tsuboi' (2).JPG
Petit problème

Là une chose que nous n'avions pas prévue : la source étant située plus haut que la partie bambous, il semblerait que les rhizomes de la partie enherbée apportaient beaucoup d'eau au massif.
Du coup le fossé a privé la plante mère d'un apport d'eau, qui ce mois-ci était nécessaire, vu qu'en Août il est tombé 10 mm.
Le bambou est tout sec, il a pris une belle claque. J'espère qu'il va s'en remettre.

L'entretien

Les fossés, ça se bouche ! mais là le travail est vraiment facile.

entretien (1).JPG
sarcleur
entretien (2).JPG
sarcleur : utilisation

D'abord il faut avoir l'outil absolument ad-hoc. Le voilà, c'est un outil assez peu connu, un sarcleur de pommes de terre.

Comme on le voit, il est pointu et large comme le fossé, ça tombe bien ! Il sert à repousser la terre entre les rangs de patates, pour recouvrir lesdites.
Je le mets dans le fossé et je tire... ça le recreuse un peu en même temps.

Application

entretien (5).JPG
le fossé avant


Le fossé du Viridi est plein de gaine de chaume, de feuilles mortes de bambous et des arbres environnants ; Le tout ferait un magnifique compost... s'il pleuvait.

 

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nettoyage

Je plante le sarcleur à un bout, et je tire ! 10 minutes de travail, parce qu'une fois le fossé dégagé, il faut pousser les débris dans le bois, pour qu'ils le nourissent et pour éviter qu'à la première pluie tout retombe.

entretien (4).JPG
et voilà le résultat

 

samedi 26 août 2017

Bambous : l'anti-rhizome d'En Galinou

La barrière des nigras

Premier article sur les bambous. Une vieille histoire dont j'ai gardé des traces photographiques...
un combat bien tardif contre un massif que nous avons laissé pousser sans controle trop longtemps. Du coup la correction de l'erreur a été difficile. Nous avons gagné, bien sûr, mais quel boulot !

nigra
Nigra 2008
nigra
Nigra 1998 au début

2008, un petit massif de Phyllostachis nigra commence à devenir très envahissant. Au début, 10 ans avant, c'était juste un petit buisson contre le mur ouest de la source. (à l'extrême gauche sur la photo de droite).

 

nigra
La source en 93


Le nigra va faire tout le tour par le côté nord. Nous nous inquiéterons, un peu tard, quand nous verrons un turion ressortir à l'angle sud-est, là où sur cette photo vous voyez un piquet de bois.

 

nigra01.jpg
 

Parti du mur comme on le voit sur la photo de 98, il est remonté vers le nord, passé le long de la limite nord, et de longues longues racines étaient descendues jusqu'au bord sud de l'autre côté. Il fallait faire quelque chose. D'abord couper tous les bambous de l'est à ras comme on le voit ici à gauche.
Ce qu'on ne voit pas sur la photo, c'est que le coin de la source, juste devant, est envahi par une masse compacte de racines de bambous, qui va être dure à enlever.

nigra03.jpg
 

On va donc creuser ici pour couper les racines de leur source et mettre un barrage.
Tout d'abord, dégager profondément le petit bâtiment de la source elle-même.

nigra04.jpg
 

 

Il faut de l'huile de coude et du matériel, pioche et grand sécateur à crémaillière.

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Barre à mine pour arracher les pieds qui ne se laissent pas faire du tout. Après 10 ans de pousse, ils se composent de blocs compacts de racines. Il faut creuser à presque 40 centimètres.

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Après réflexion on décide d'enlever aussi les pieds au nord, qui ne servent pas en terme d'esthétique, et favorisent le déplacement vers l'est. Je ne vais toutefois pas arracher les pieds, mais juste couper à ras et empêcher par la suite la repousse. Exactement comme on le fera avec la partie séparée du pied principal.

nigra08.jpg
 




ça commence à s'éclaircir !
Le long du coin du bâtiment,
j'ai creusé à 40 cm, les turions s'enfonçaient profondément.

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Mise en place de la barrière : un reste de plastique de bassin, avec des parpaings un peu en diagonale.

nigra10.jpg
 



Comme la tranchée est plus en profondeur à gauche qu'à droite, où elle finit par afleurer, on recouvre la première rangée de parpaings de deux parpaings couchés.

nigra11.jpg
 

On découpe ce qui dépasse, en s'assurant que le contact est assez fort entre le plastique et le mur.

nigra13.jpg
 

On remet la terre dessus. Assez peu, pour pouvoir intervenir plus tard, dans quelques années.. mais suffisamment pour pouvoir passer la tondeuse à droite.
La partie gauche sera recouvertes de plantes par la suite, la tuile est juste là à titre transitoire.

Résultat

nigra
2013

5 ans après, les bambous restent à la place qui leur est assignée, et en 2017 itou.

dimanche 2 août 2015

La taille des Phlomis dans le jardin d'En Galinou

Les phlomis arbustifs sont des arbustes très intéressants dans notre jardin, car ils ont une jolie floraison, un feuillage itou et qui plus est ils supportent sans rouspéter, pour la plupart, le climat d'ici, que ce soit les hiver humides et glaiseux, avec la température qui descend à -10 parfois pendant quelques jours, ou que ce soit les étés chauds et sans eau.

Leur couleur dominante est le jaune, mais il en existe des blancs et des plus ou moins roses.

En général ils forment des arbustes arrondis qui tracent plus ou moins vigoureusement, de taille assez variable, entre 1 et deux mètres, voire deux et demi, de haut.

Clic sur une photo pour la voir en grand

Sur le site, le dossier des phlomis

Les phlomis standards

ensembleLe phlomis le plus répandu c'est cet arbuste aux fleurs jaunes qui peut monter à 2/3 mètres de haut et autant de large. Il a une forme naturellement ronde. Ces branches font un bois peu solide, et sil on le laisse pousser, elles cassent. Nous en avons plusieurs versions, la plus vigoureuse, c'est le fruticosa il y a aussi le longifolia qui, comme son nom l'indique, a des feuilles plus allongées et, malheureusement, des branches encore moins solides qui s'écroulent sous leur propre poids.

 

fruticosa_1.JPG Voici le grand fruticosa avant la taille, hauteur 2,5m et les branches principales commencent à se plier sous le poids. Il s'est mélangé au rosier liane, qui en a profité pour l'envahir.

fruticosa

 

Au pied du grand, des petits qui prendront la suite si je me retrouve dans l'obligation de tailler à ras les branches cassées.

La taille

taille_1.JPG taille_3.JPGJe coupe avec le taille haie thermique en enlevant au moins 30 ou 40 cm de tiges, comprenant toutes les fleurs fanées et la plus grande partie des branches jeunes. Le tout en essayant au maximum de lui donner une forme en boule.

La difficulté est évidente sur ces photos, ce sont ces charpentières assez grosses sans feuilles : si on taille trop, on va se retrouver avec un arbuste composé uniquement de bois, qui risque de ne pas repartir au printemps. D'un autre côté, si on ne taille pas, il va casser (c'est en gros le même genre de problème qu'une lavande, à part qu'il repart, lui, sur le vieux bois, sauf quand il ne veut pas).

J'esssaye de laisseer quelques feuilles, d'après mon expérience, ça suffit pour assurer le départ printanier. Bien sûr du coup il grandit peu à peu chaque année, et donc un jour il faut choisir les branches à supprimer avant qu'elles ne cassent définitivement.
Pour les arbustes jeunes au pied, en cours de formation, je laisse bien sûr plus de tiges.

et voilà le fruticosa taillé :

fruticosa_3.JPGJ'ai enlevé les branches principales allant vers le rosier, et celles qui s'étaient cassées sous leur propre poids, raccourci le reste de 50 cm ou pas loin, taillé fortement les jeunes pousses au pied, enlevé celles qui se lançaient à la conquête du chemin.

r1.JPG

 

Un sujet plus jeune : Contrairement au précédent, il n'a pas encore de grosse charpentière ; Il fait une boule d'un peu plus de un mètre de haut, il est encore facile à tailler (à part qu'il faut y aller plus fort sur un côté, sinon il bouche complétement le passage !

Le longifolium

longifolium_1.JPGlongifolium_2.JPG

Cet arbuste semble plus faible que son cousin. Il est aussi large, mais moitié moins haut : Ce sujet a environ 10 ans, les branches principales se sont peu à peu pliées dès le départ donnant à l'ensemble un aspect affaissé comme on le voit sur la photo de droite.De nouvelles branches se forment au centre, je compte sur elles pour prendre la place des vieilles dans les prochaines années, ce qui me permettra de supprimer les plus vieilles.

Comme pour le cousin, je taille 30 cm au moins partout, mais je n'essaye pas de le remettre en boule, les branches sont trop couchées. J'enlève les bois qui sont complétement couchés, je taille les nouvelles pousses centrales à 20 cm.

Deux jeunes

lycia_1.JPGlycia_2.JPGUn exemple rapide de taille en boule, qui se passe de description.

Le phlomis de droite est un lycia aux feuilles dorées.

Taille spéciale de l'italica

italica dossierCe phlomis, qui vient en fait des Baléares, trace beaucoup, et ne pousse pas en arbuste, mais plutôt comme une sorte de couvre-sol. Quand il est en fleur, c'est à dire vers la mi juin, il fait un haut tapis rose très joli.

Comme il n'est pas le premier que nous avons implanté, j'ai essayé de le tailler en boule comme ses cousins, mais il ne voulait pas prendre cette forme, on a vite vu qu'il poussait à plat sans faire de branches vers le haut.

italica_1.JPGDès qu'il fane, vers la mi juillet et que la chaleur s'installe, il devient carrément laid. Ses feuilles se replient puis tombent.

italica_5.JPGIl est très facile à tailler, car je le taille à 30 cm horizontalement, en créant des bords verticaux le long des pierres délimitant la rocaille.

On dirait une coiffure en brosse, ça fait un effet curieux.

Chose curieuse dans notre jardin, tous les phlomis arbustifs qui ne sont pas jaune semblent avoir ce genre de comportement, à commencer par une bonne demi-douzaine d'années avant de prendre l'aspect d'un arbuste ! Ici on a un purpurea alba qui a 4 ou 5 ans et qui se traine par terre. Je le raccourci sans essayer de le former, comme pour l'italica.

taille_2.JPG

Trois remorques pleines. à ramasser avec un masque et des gants, sinon on pleure et on tousse pendant deux jours tellement cette poussière sur les tiges est irritante !

Et voilà le résultat final, plus rien à faire avant l'année prochaine. trois heures de travail.

ensemble_1.JPG

 

jeudi 7 mai 2015

Plantation d'un érable à En Galinou

La dernière chance ?

Mise en terre d'un érable japonais

Dans un pot sur la terrasse nord, nous avions depuis 1999 un érable japonais Acer palmatum 'Atropurpureum'.

Il poussait correctement, situé contre le mur nord, du soleil tôt le matin, de l'ombre sinon.

mais en ce joli moi de mai, fort arrosé au demeurant, un avertissement est arrivé : les géranium couvre-sols dans le port étaient tout jaune, et certaines feuilles de l'érable se recroquevillaient.
"Ah !" se dit Martine, "mais il nage dans l'eau ce pauvre vieux".

DSC_7794.JPGDe fait, les racines sont sorties par les trous du bas et bouchent l'évacuation.

On renverse le pot pour enlever l'eau. Mais est-ce bien suffisant ?DSC_7795.JPG

Il y a bien des chances que la réponse soit "non" parce qu'il y en a encore plein dessous, et que ça va faire tout pourrir.

DSC_7827.JPGD'ailleurs à la fin des travaux, on a bien vu qu'il restait plein d'eau dans le pot.

Alors il ne reste plus qu'à sortir le bestiau de là et le mettre en pleine terre. Ah, mais c'est un japonais ! il faut trouver un coin qui ne soit pas en plein soleil, tout en étant lumineux, et qui ne soit pas aussi calcaire que la moyenne du terrain.

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Martine a trouvé l'endroit : entre le banks et le métasequoia, dans l'axe de la source : un coin frais, d'une ombre légère et peut-être moins argilo-calcaire que d'autres parties.

Deux heures à deux

C'est parti pour un gros travail, car vous avez vu la forme du pot, l'extraction ne va pas être aisée, surtout qu'on ne peut ni casser le pot qui est fort beau, ni casser trop la motte, car un arbre de 15 ans souffrirait trop.

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On a trouvé des petits au printemps 2011. ça fera une sauvegarde aucazou, il en reste une.

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Commençons par le mettre sur le diable, Il pèse un âne mort, heureusement que nous sommes deux pour le pousser/tirer.

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Pour une fois que je suis devant l'appareil !

DSC_7832.JPGMise en place, bourrage sans tasser (terrain argileux : le bourrage créé du béton, or les plantes poussent en général assez mal dans le béton).

DSC_7833.JPGArrosage sans forcer, la terre est très humide, mais ça va permettre de tasser un peu sans y mettre le pied.

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Travaux de finition : Martine coupe les branches abimées, ou celles qui sont trop basses, car maintenant il faut que l'érable devienne un arbre, pas un arbuste qui s'étale et gêne le passage.

Résultat

DSC_7844.JPGDSC_7849.JPG

 

ajout d'août 2015 : il n'a pas survécu, mais comme cette couleur rouge va très bien à cet endroit, on va mettre autre chose de la même couleur... à suivre donc

mardi 25 novembre 2014

Taille des rosiers d'En Galinou : l'allée des roses

Nettoyons, nettoyons...

L'année dernière, je m'étais attaqué à la pergola devant la maison (clic ici pour relire). Passons derrière cette année, dans l'allée des rosiers.

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L'allée des rosiers est pleine de branches mortes, surtout dessous bien sûr.
un bon tiers des branches sont dans ce cas.

ça fait pas mal de travail ! Alors prenons à deux mains notre courage, des sécateurs, un crémaillère, la tronçonneuse et au boulot !

DSC_5190.JPGAprès deux bonnes heures de travail on commence à voir la différence.

La transparence est revenue, la lumière pourra entrer jusqu'aux plus basses branches.

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Il reste encore pas mal de travail de nettoyage...

DSC_5193.JPGà gauche la partie terminée, à droite celle qui reste à faire

Mais avant de terminer cette allée passons à autre chose.

Vous vous souvenez de l'énorme Félicité et Perpétue dans le pommier mort ?
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il y a aussi beaucoup de branches mortes, de plus le support lui-même est cassant et moche, ça fait tellement d'ombre que rien ne pousse dessous, voilà, on va nettoyer ça vigoureusement.

DSC_5202.JPGDSC_5204.JPG
Le pommier disparu, tout est plus clair

DSC_5204.JPGDSC_5214.JPGUne partie des branches, bien coupées en morceaux, est entassée sur un beau tas d'un mètre de haut, qui servira d'abri à bêtes, le reste (le pommier par exemple) fera du bois de chauffage

que Martine emmène...

jeudi 20 novembre 2014

Les poivres asiatiques

J'avais publié il y a quelques années un premier article sur les fruits d'automne comme ceux des différents petits fruits de l'automne, je le refais plus complétement aujourd'hui.

Au cours de l'été les Zantoxylum (clavalier en français) se sont couverts de fruits.
On en a deux :

népal timut

Le premier vient du Népal, il craint la sécheresse et le froid, mais arrive quand même à fructifier. Il est connu sous le nom poivre Timut. C'est Zantoxyllum armatum.
Comme le montre la photo, c'est un arbuste qui s'étend plutôt latéralement : nous sommes obligés de couper les branches basses sinon on ne peut plus passer, car il est plus large que haut !

Il n'est pas très productif : sur la photo de droite on voit les quelques graines qu'il fait sur les branches aux larges feuilles.

sichouan Sichouan Le second - Zanthoxylum piperitum -vient de Chine, du Setchouan (ou Sitchuan, comme vous voulez), il est bien plus connu que son cousin.
C'est un arbuste plus vigoureux, qui ne semble craindre ni chaud ni froid, et très productif.

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C'est en novembre que nous faisons la récolte.
Comme il est plus productif, le Setchouan est plus facile à récolter !
On en ramasse une caisse, ça suffit largement pour nous et pour nos amis. C'est la partie la plus facile ou la plus rapide. caisse de grains

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Les graines sont très semblables, il faut bien les séparer !

Setchouan

Népal

Lors de la récolte début novembre, la différence est facile à faire, parce que les graines du Népalais sont nettement plus mûres que celles de l'autre, la tige du Setchouanais est encore bien rouge et les graines y sont encore fixées.

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On laisse ces graines sécher dans la serre au soleil pendant quelques jours, afin qu'elles commencent à s'ouvrir.
En effet on ne consomme que la partie extérieure, la graine elle-même ne se mange pas, elle est très dure et très amère.


Vient alors le travail manuel, le soir à la veillée au coin du feu.
Il est vrai qu'on n'a pas de cheminée pour ça, alors on s'en fait un peu de temps en temps, quand on en a envie.

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Il faut manuellement séparer la graine noire (et les branchettes) pour ne garder que la peau qui les enveloppe. C'est elle qui a du goût.

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On conserve les cosses dans un récipient
qui nous durera toute l'année. (nous donnons volontiers des graines ... non écossées)

 

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Pour les utiliser, on commence par les broyer, j'utilise carrément un vieux moulin à café "spécial épices".

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Une fois broyée, je verse dans un petit flacon d'épice, en utilisant un entonnoir à confiture !

graines nepal graines sitchuan

L'aspect des broyats n'est pas le même, le goût bien sûr non plus.
La graine du Népalais est plus claire que l'autre, elle a un goût plus sucré.
C'est un peu difficile d'expliquer par écrit la différence, mais elle existe !