Travaux de jardinage

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dimanche 8 janvier 2017

Couvrir le sol

Au fil du temps, couvrir le sol est devenu un des principes les plus importants du jardin.

La pluviométrie est à la baisse depuis 20 ans et lorsque la terre est à nu, elle sèche très vite : le soleil et le vent cuisent la terre qui se fissure. Grâce à la couverture permanente le sol est protégé . Cette couverture ne protège pas seulement du soleil, elle protège aussi du froid en hiver : dans les endroits du jardin très couverts et sous les arbres , il y a très peu de gelées blanches alors qu'on en voit en terrain dégagé et venté et les plantes se protègent mutuellement .

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stachys et euphorbes petit cyprès se
sont installés seuls sur le parking

Il y a plusieurs façons de couvrir le sol, nous avons choisi dès le départ le moyen le plus naturel: uniquement les plantes, sauf pour le parking et la terrasse nord qui sont gravillonnés par commodité et ont permis d'installer quelques  plantations sur gravillons. La mode est aux paillages modernes colorés, paillettes de lin, fèves de cacao concassé, mulch de coco etc. qui succèdent aux écorces de pin en vogue il y a 20 ans. Les graviers de différentes couleurs ou les galets posés sur trame ne laissant pas passer les mauvaises herbes arrivent en force. Mode qui a transformé de jolis petits jardins en Allemagne en copie conforme de cimetières! Du noir, du blanc et quelques plantes très surveillées et taillées.

 

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au sol, invisibles en été, fougères,
géraniums, consoude, sceaux de Salomon

Prairie fauchée ou pas, herbe tondue plus ou moins haut selon la saison et  plantations de toutes sortes permettent d'avoir à long terme un jardin à la fois bien rempli et assez autonome en ce qui concerne l'eau ( très peu d'arrosages) et l'engrais ( pas besoin) : comme dans la nature, vers de terre, champignons, feuilles et tiges mortes , tout ça se débrouille parfaitement tout seul sans compter les plantes de la famille des légumineuses qui fournissent l'azote, les grandes plantes qui protègent les petites, les arbres qui freinent le vent et font de l'ombre.

 

Évidemment, bien que notre jardin soit d'une grande richesse végétale par curiosité et avec un petit

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les annuelles ont disparu au profit
des vivaces

brin de collectionnite chronique, on évite les plantes trop sophistiquées, les hybrides modernes à grosses fleurs et gros besoins. Les floraisons sont un plus mais pas le plus important car souvent éphémères. Les floraisons les plus longues sont celles de annuelles qui ont peu de place dans notre jardin... Elles bouchent les trous quand il y en a ce qui est très sympa de leur part mais en quelques années les trous sont bouchés et ne leur laissent plus de place jusqu'à l'installation d'un nouveau massif. En l'absence de floraisons les nombreux feuillages colorés pallient le manque de fleurs.

 

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la plate-bande lorraine, ma favorite, 
belle et fournie en toute saison

Cette façon de jardiner laisse le végétal s'exprimer, chacun prend la place dont il a besoin et élimine parfois la concurrence. On ne le déplace pas s'il se plait, même si sa couleur ou sa forme ne nous plaisent pas vraiment.On se contente de tailler ( le travail d'Hubert de plus en plus), de déplacer les semis spontanés  d'arbustes encombrants, de diviser si vraiment il le faut , d'agrandir les massifs pour faire de la place à de petits nouveaux ou des plants récupérés dans le  jardin. Et pour le plaisir, on crée de nouveaux massifs qui seront remplis à leur tour.

Ces images de l'évolution de la plate-bande lorraine montrent comment elle s'est remplie peu à peu : suivre le lien

 

vendredi 22 juillet 2016

taille des glycines nord d'En Galinou

Taille des deux japonaises

Nous avons deux glycines qui bordent la terrasse nord. Une japonaise classique Wistaria floribunda qui est montée tout en haut de l'érable serpent, en fait c'est l'ex support de greffe d'une très belle Wistaria floribunda 'Macrobotrys' qui n'a pas bien supporté le climat.
L'autre est moins connue, c'est Wistaria venusta une glycine japonaise à fleurs blanches compactes.

floribunda en 2014
venusta 2016

Ces deux glycines ont pris de plus en plus d'ampleur, bien trop !

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La floribunda est montée quasiment en haut de l'érable et glisse subrepticement dans le févier tout en menaçant les fils du téléphone. Et le pauvre Kiwi est lui aussi noyé.

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L'autre est devenue bien trop grosse et à l'aide d'un bon coup de vent d'autan a réussi à casser son support en bambou, plongeant dans la pénombre une bonne partie du massif rose.

Il est donc temps de faire la police là-dedans.

 

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Sur la floribunda, je coupe tout ce qui dépasse le bambou horizontal vers le bas, tout ce qui part vers les fils téléphoniques, et toutes les nouvelles repousses qui partent du pied ou des troncs.

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On sent que les arbustes en dessous se remettent à respirer, comme le kiwi !

 

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Taille en arbre : côtés libérés

 

Je suis encore plus sévère pour l'autre. Comme on le voit plus haut, elle s'étendait sur 3 mètres vers la droite, noyant elle aussi le kiwi, elle fait un peu moins vers sa gauche, parce que la floribunda ne se laisse pas envahir comme ça !
Avec Martine, nous transformons la glycine en arbre, enlevant toutes les lianes qui s'étendent vers le bas et sur les côtés.

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vue du nord
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Vue sud


Le massif est libéré, le kiwi (mâle) pourra pousser plus vigoureusement (peut-être aurons nous des fruits avec la femelle sous la floribunda), un espace clair est créé entre les deux glycines, aérant l'ensemble.

 

dimanche 17 juillet 2016

Taille rapide des rosiers lianes

Avant qu'il ne fasse trop chaud pour avoir envie de travailler en plein soleil perché sur une échelle, nous nous attaquons à la pergola devant la maison.

Devant

Deux tâches principales :

mur
Le résultat

 

Protéger la gouttière des plantes, en arrachant la vigne-vierge qui vient de l'arrière de la maison et en séparant nettement les rosiers lianes du mur. Cette séparation permet aussi d'augmenter la lumière qui pénètre sous la pergola.
Tout ça est assez rapide à faire, mettons une heure.

 

Kew rambler en juin
Kew Rambler en juin

 

Deuxième tâche : Kew Rambler est plein de branches mortes en dessous, ce qui ne se voit pas quand il est en fleur (cf. à gauche) on va toutes les enlever.

Là la tâche est nettement plus ardue, le plus souvent on descend tout en ne laissant que quelques branches comme tire-sève (voir par exemple). Là on n'enlève que le dessous, c'est plus long !

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Martine au boulot

 

 

Nous décidons de laisser les grandes lianes pendre devant comme elles étaient, sans les remettre vers l'arrière (le mur) sauf quelques unes dont nous pensons qu'elles ne devraient pas casser.

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Résultat : Plus de branches mortes.

 

dimanche 1 mai 2016

Chemin faisant

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Je suis partie de bon matin arracher les mauvaises herbes de mon petit potager (le liseron et les repousses du bambou trouvent sympathique ce petit coin de terre améliorée), armée de mes outils favoris :la brouette jaune légère et pratique, un couteau, mon sécateur d'ikebana  qui sert à tout et une petite pelle au cas-où.
Chemin faisant, j'ai repéré de longues herbes que j'ai enlevées dans un massif d'iris qui était sur ma route, remis un piquet jaune pour repérer une plante récemment plantée : elle aura besoin de quelques arrosages.

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Puis j'ai enlevé quelques herbes du mini-massif autour du petit Cercis 'Pansy Forest' que j'ai immédiatement remplacées par 2 pieds de lychnis récupérés sur les gravillons de la terrasse nord et arrosés à l'eau du bassin.
Pendant que j'y étais, je suis allée récupérer dans une potée où je l'acclimatais une euphorbe 'Ascott Rainbow' que j'ai plantée dans la plate-bande  basse esquissée pour aménager le bord du fossé entre la  route et le jardin.

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Passant devant la topiaire de buis autour du Prunus sargentii, j'ai vu qu'il avait besoin d'une taille légère. Aussitôt dit, aussitôt fait et me voilà retaillant le buis en forme de fleur de cerisier, en retravaillant le centre pour redonner du relief au cœur de la fleur, ce qu'Hubert complètera plus tard, c'est lui le spécialiste.
Ça commence à bien faire cette histoire...
Me voila repartie vers le potager.

Mais que vois-je ? Des tas de franches mauvaises herbes : bryone (navet du diable) et  gaillet-gratteron qui grimpent partout dans les massifs arbustifs.
Ce jour-là, je ne suis jamais arrivée jusqu'au potager.  

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dimanche 3 avril 2016

Réparation et taille dans l'allée des roses

L'année dernière, en juin, j'avais nettoyé fortement le nord de l'allée des roses.

Cliquez sur les photos pour les voir en grand.

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Il est temps d'intervenir !

Pendant l'hiver la pergola d'entrée au sud de cette allée s'est écroulée.

Mais les grands rosiers lianes pèsent fort lourd, que ce soit notre ami Albéric ou les deux vierges martyres.

Donc, au bout de quelques années, tout commence à fléchir, le bois, même s'il a été traité, s'abime lui aussi. Il faut donc réparer.

Janvier 2004, pergola neuve


Nous l'avions construite en 2004, elle a tenu 10 ans.

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démontage

On enlève 80% des rosiers (comme d'habitude quand je nettoie un liane), et toute la pergola. Comme on est presque au printemps, il ne faut pas compter sur des fleurs cette année, mais peu nous chaut.

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dégagé !

 

Dégageons tout, ensuite on verra bien ce que ça deviendra.
Mais nous ne reconstruisons pas la pergola, un espace vide semble plus intéressant, en tous cas ça apporte un changement, une clarté qui manquait : les pergolas sont souvent trop obscures. Le rosier immédiatement à gauche sur cette photo est un grimpant peu vigoureux, il suffit de le palisser vaguement contre le pilier. celui du fond à gauche est un grand liane, on le conduira sur le début de l'allée, il devrait faire une belle bordure fleurie en mai (c'est Albertine en plus ! splendide rosier).

 

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Félicité et Perpétue

 

Nous coupons toutes les branches mortes, malingres, trop grandes des deux grands lianes.
ça fait quelques remorques de déchets !

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Albéric Barbier

Nous allons conduire ces deux lianes en arbre, le long d'un support vertical encore à déterminer.

C'est pour cela que nous laissons les supports métallique, (en plus les arracher à la masse, comme vous le voyez, j'ai essayé... Laisse béton, c'est quasiment le cas de le dire.

Comme on le voit sur les deux photos, nous laissons très peu de lianes, mais c'est bien suffisant, ces rosiers sont très très vigoureux.

 

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Enroulement
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L'idée de Martine est de remplir les pieds métalliques avec des bambous du jardin, comme support pour les lianes.

Pas bête, hein ? les bambous ce n'est pas ça qui manque dans le jardin, les changer prendra encore moins de temps que de démonter une pergola.

Puis on enroule les quelques lianes qui restent tout autour, afin que par la suite ça fasse comme un parapluie.

 

jeudi 3 décembre 2015

Plantations dans le jardin d'En Galinou

Comment planter malgré la sécheresse ?

Cette année il est tombé moins de 200 mm en quatre mois. Début novembre on s'est dit que malgré cette sécheresse, il fallait planter en terre avant que les froids n'arrivent les trois lilas d'été commandés depuis longtemps chez notre fournisseur favori.

Préparation

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repérage des endroits

Inutile de dire que le sol du pré allemand est dur comme du bois, bien sec et bien enherbé.

On repère les endroits, et on les arrose au jet entre les trois bouts de bambous, pour l'équivalent de trois arrosoirs.

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Oh c'est dur !

On laisse toute la nuit...

Plantation

Le lendemain on commence les trous.

Je commence par décaper la surface à la pioche, attaquer le chiendent dont vous imaginez bien la résistance. il est bien sec, mais pas mort.
Increvable le bestiaux !

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à la fourche maintenant

une fois l'herbe mise de côté, Martine continue à la fourche-bêche. Comme la terre a été bien humidifiée par l'arrosage d'hier, ça va.

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Terre vivante
Terre morte

Au passage, comparer la terre noire que l'on vient d'extraire avec celle du champs voisin, cultivé ! La nôtre est plus bien plus riche. Il faut dire que ce coteau est très pauvre ; d'où le nom "Bruyère" du lieu dit : endroit pauvre comme la ferme "Garrigue" à côté, des endroits où rien ne pousse et où avant la deuxième guerre mondiale on ne faisait que de la vigne.

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Sorti du pot
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Martine met de l'engrais

Un cube de 30/40 cm.

Au fond un peu de corne broyée et de compost.

C'est Martine qui met en place soigneusement

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Toute la difficulté avec ce genre de terre, c'est de tasser suffisamment pour qu'il n'y ait pas de poche d'air afin que les racines aient de quoi s'étendre ET de ne pas trop tasser, sinon l'argile en séchant va faire un bloc qui étouffera complétement la plante.

Finition

Martine avec son sécateur taille les branches qui lui déplaisent, malingres, trop biscornues, trop nombreuses ou trop longues.

Et moi j'arrose copieusement sans tasser plus.

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taille
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Arrosage

Voilà, c'est fini, il n'y a plus qu'à attendre que ça prenne !

le pré allemand

 

mercredi 25 novembre 2015

Le Gratte-cul

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L'arbuste
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bien fourni

 

Gratte-cul, baies d'églantine, cynorhodon, voila les noms plus ou moins poétiques de nos rosiers sauvages. J'en avais repéré un très florifère dans le pré allemand et comme il faisait moche, pluvieux et qu'il avait gelé quelques jours auparavant (on les cueille en général après les premiers gels), je me suis décidée à aller en cueillir pour faire de la confiture.

 

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La récolte

 

J'avais toujours reculé devant la tâche, à cause des poils... Gratte-cul, qu'il fallait enlever fruit par fruit dans mes vieilles recettes.

Heureusement, grâce à Internet, j'ai vu qu'on pouvait cuire les fruits entiers juste débarrassés de la partie noire - trace de la fleur - avec de l'eau, puis les passer au mixer plongeant et enfin à l'irremplaçable moulin à légumes avec sa grille la plus fine.

J'ai lu des tas de recettes, ma conclusion est qu'il ne faut pas être débutant en confitures car les fruits cuisent avec de l'eau, beaucoup d'eau, et l'appréciation de la quantité de sucre est à mon avis hautement aléatoire ! Parfois en fonction du poids des fruits cueillis, parfois du poids de la pulpe. Donc, tout au pif.

 

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Cuisson des fruits
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Moulin

Voila la recette du jour :

J'ai cuit les baies dans une grande quantité d'eau jusqu'à ce que les fruits soient bien ramollis... Évidemment, ça dépend de leur dureté au départ, là ils ont cuit pas loin d'une heure.

J'ai laissé refroidir pour pouvoir les manipuler plus facilement.
J'ai mixé rapidement puis passé au moulin à légumes.

 

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Le résultat
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Il m'est resté 850g de pulpe, de la consistance d'une purée de tomates bien épaisse, à laquelle j'ai rajouté 70 % de sucre (merci Hubert pour le calcul !). La cuisson du mélange a duré environ 20 minutes, en ajoutant 2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre (je n'avais pas de citron sous la main). Impossible de savoir en consultant les recettes si les baies manquaient d'acidité ou de pectine, donc j'ai improvisé.

Le résultat est beau, la quantité plus grande qu'espérée car la pulpe est vraiment très épaisse et jai dû ajouter plusieurs fois de l'eau pour obtenir une consistance qui me plaise.

Et voilà ! je mets le tout en pot, une belle étiquette et c'est prêt.
Notre avis dans quelques temps...

 

dimanche 2 août 2015

La taille des Phlomis dans le jardin d'En Galinou

Les phlomis arbustifs sont des arbustes très intéressants dans notre jardin, car ils ont une jolie floraison, un feuillage itou et qui plus est ils supportent sans rouspéter, pour la plupart, le climat d'ici, que ce soit les hiver humides et glaiseux, avec la température qui descend à -10 parfois pendant quelques jours, ou que ce soit les étés chauds et sans eau.

Leur couleur dominante est le jaune, mais il en existe des blancs et des plus ou moins roses.

En général ils forment des arbustes arrondis qui tracent plus ou moins vigoureusement, de taille assez variable, entre 1 et deux mètres, voire deux et demi, de haut.

Clic sur une photo pour la voir en grand

Sur le site, le dossier des phlomis

Les phlomis standards

ensembleLe phlomis le plus répandu c'est cet arbuste aux fleurs jaunes qui peut monter à 2/3 mètres de haut et autant de large. Il a une forme naturellement ronde. Ces branches font un bois peu solide, et sil on le laisse pousser, elles cassent. Nous en avons plusieurs versions, la plus vigoureuse, c'est le fruticosa il y a aussi le longifolia qui, comme son nom l'indique, a des feuilles plus allongées et, malheureusement, des branches encore moins solides qui s'écroulent sous leur propre poids.

 

fruticosa_1.JPG Voici le grand fruticosa avant la taille, hauteur 2,5m et les branches principales commencent à se plier sous le poids. Il s'est mélangé au rosier liane, qui en a profité pour l'envahir.

fruticosa

 

Au pied du grand, des petits qui prendront la suite si je me retrouve dans l'obligation de tailler à ras les branches cassées.

La taille

taille_1.JPG taille_3.JPGJe coupe avec le taille haie thermique en enlevant au moins 30 ou 40 cm de tiges, comprenant toutes les fleurs fanées et la plus grande partie des branches jeunes. Le tout en essayant au maximum de lui donner une forme en boule.

La difficulté est évidente sur ces photos, ce sont ces charpentières assez grosses sans feuilles : si on taille trop, on va se retrouver avec un arbuste composé uniquement de bois, qui risque de ne pas repartir au printemps. D'un autre côté, si on ne taille pas, il va casser (c'est en gros le même genre de problème qu'une lavande, à part qu'il repart, lui, sur le vieux bois, sauf quand il ne veut pas).

J'esssaye de laisseer quelques feuilles, d'après mon expérience, ça suffit pour assurer le départ printanier. Bien sûr du coup il grandit peu à peu chaque année, et donc un jour il faut choisir les branches à supprimer avant qu'elles ne cassent définitivement.
Pour les arbustes jeunes au pied, en cours de formation, je laisse bien sûr plus de tiges.

et voilà le fruticosa taillé :

fruticosa_3.JPGJ'ai enlevé les branches principales allant vers le rosier, et celles qui s'étaient cassées sous leur propre poids, raccourci le reste de 50 cm ou pas loin, taillé fortement les jeunes pousses au pied, enlevé celles qui se lançaient à la conquête du chemin.

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Un sujet plus jeune : Contrairement au précédent, il n'a pas encore de grosse charpentière ; Il fait une boule d'un peu plus de un mètre de haut, il est encore facile à tailler (à part qu'il faut y aller plus fort sur un côté, sinon il bouche complétement le passage !

Le longifolium

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Cet arbuste semble plus faible que son cousin. Il est aussi large, mais moitié moins haut : Ce sujet a environ 10 ans, les branches principales se sont peu à peu pliées dès le départ donnant à l'ensemble un aspect affaissé comme on le voit sur la photo de droite.De nouvelles branches se forment au centre, je compte sur elles pour prendre la place des vieilles dans les prochaines années, ce qui me permettra de supprimer les plus vieilles.

Comme pour le cousin, je taille 30 cm au moins partout, mais je n'essaye pas de le remettre en boule, les branches sont trop couchées. J'enlève les bois qui sont complétement couchés, je taille les nouvelles pousses centrales à 20 cm.

Deux jeunes

lycia_1.JPGlycia_2.JPGUn exemple rapide de taille en boule, qui se passe de description.

Le phlomis de droite est un lycia aux feuilles dorées.

Taille spéciale de l'italica

italica dossierCe phlomis, qui vient en fait des Baléares, trace beaucoup, et ne pousse pas en arbuste, mais plutôt comme une sorte de couvre-sol. Quand il est en fleur, c'est à dire vers la mi juin, il fait un haut tapis rose très joli.

Comme il n'est pas le premier que nous avons implanté, j'ai essayé de le tailler en boule comme ses cousins, mais il ne voulait pas prendre cette forme, on a vite vu qu'il poussait à plat sans faire de branches vers le haut.

italica_1.JPGDès qu'il fane, vers la mi juillet et que la chaleur s'installe, il devient carrément laid. Ses feuilles se replient puis tombent.

italica_5.JPGIl est très facile à tailler, car je le taille à 30 cm horizontalement, en créant des bords verticaux le long des pierres délimitant la rocaille.

On dirait une coiffure en brosse, ça fait un effet curieux.

Chose curieuse dans notre jardin, tous les phlomis arbustifs qui ne sont pas jaune semblent avoir ce genre de comportement, à commencer par une bonne demi-douzaine d'années avant de prendre l'aspect d'un arbuste ! Ici on a un purpurea alba qui a 4 ou 5 ans et qui se traine par terre. Je le raccourci sans essayer de le former, comme pour l'italica.

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Trois remorques pleines. à ramasser avec un masque et des gants, sinon on pleure et on tousse pendant deux jours tellement cette poussière sur les tiges est irritante !

Et voilà le résultat final, plus rien à faire avant l'année prochaine. trois heures de travail.

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samedi 13 juin 2015

Taille des rosiers d'En Galinou : les deux lianes du nord

La taille des lianes, nous en avons déjà parlé.

Par exemple la grande allée des roses (clic ici) ou ceux de la pergola de la façade (clic ici).

A chaque fois, nous descendons les 3/4 de la bête, parce que c'est à peu près le seul moyen d'aller un peu vite, et de plus ces rosiers étant très vigoureux, il repoussent vite vite vite...

Au nord du terrain, dans la partie que nous appelons "le labyrinthe" Félicitée et Perpétue poussait sur une arcade avec de l'autre côté Veilchenblau. L'ensemble était fort agréable. Je crois que la plantation date de 2008 ou 2009.

 

En 2013, Félicité et Perpétue était devenu énorme, il avait envahi un pommier haut de 6 mètres (et mort, sans doute noyé en hiver). J'ai abattu ce pommier en hiver, coupant au passage les branches du rosier qui y étaient trop emmêlées.

Du coup, l'année d'après, il avait sauté sur le poirier voisin où il flirtait de manière fort invasive, avec Cherry Meidiland.

C'était trop. Au bout de 5,6 ans, ces rosiers s'abiment, avec en particulier beaucoup de branches mortes dessous, qu'il est très difficile d'enlever.

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Alors les grand moyens, Je descend tout. Deux heures de travail pour couper, enlever.

 

DSC_8947.JPGDSC_8979.JPGLa taille est très sévère, c'est bien plus facile !
Je coupe toutes toutes les branches vieilles, malingres, abimées. à gauche le pied de Félicitée et à droite Veilshenblau. Ce dernier est un liane moins vigoureux, il a beaucoup plus de branches mortes, et surtout comme on le voit, il n'y a pas de nouvbelles pousses au pied. Du coup j'ai été obligé de garder des branches plus vieilles, en espérant que maintenant qu'il a de la lumière il repartira gaillardement.

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Sur F&P, j'ai sélectionné 4 ou 5 belles jeunes branches prometteuses, de deux mètres max de haut.
Je les attache contre les fers à béton que nous utilisons comme arcades (cf ici).

L'attache c'est du fil électrique, c'est ce que nous avons trouvé de plus solide, facile à mettre, enlever et bouger, et vu la taille des rosier, on ne verra plus ce fil d'ici peu.

Et voilà le classique avant-après. Impressionnant, non ?

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en grand :

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mardi 25 novembre 2014

Taille des rosiers d'En Galinou : l'allée des roses

Nettoyons, nettoyons...

L'année dernière, je m'étais attaqué à la pergola devant la maison (clic ici pour relire). Passons derrière cette année, dans l'allée des rosiers.

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L'allée des rosiers est pleine de branches mortes, surtout dessous bien sûr.
un bon tiers des branches sont dans ce cas.

ça fait pas mal de travail ! Alors prenons à deux mains notre courage, des sécateurs, un crémaillère, la tronçonneuse et au boulot !

DSC_5190.JPGAprès deux bonnes heures de travail on commence à voir la différence.

La transparence est revenue, la lumière pourra entrer jusqu'aux plus basses branches.

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Il reste encore pas mal de travail de nettoyage...

DSC_5193.JPGà gauche la partie terminée, à droite celle qui reste à faire

Mais avant de terminer cette allée passons à autre chose.

Vous vous souvenez de l'énorme Félicité et Perpétue dans le pommier mort ?
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il y a aussi beaucoup de branches mortes, de plus le support lui-même est cassant et moche, ça fait tellement d'ombre que rien ne pousse dessous, voilà, on va nettoyer ça vigoureusement.

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Le pommier disparu, tout est plus clair

DSC_5204.JPGDSC_5214.JPGUne partie des branches, bien coupées en morceaux, est entassée sur un beau tas d'un mètre de haut, qui servira d'abri à bêtes, le reste (le pommier par exemple) fera du bois de chauffage

que Martine emmène...

jeudi 20 novembre 2014

Les poivres asiatiques

J'avais publié il y a quelques années un premier article sur les fruits d'automne comme ceux des différents petits fruits de l'automne, je le refais plus complétement aujourd'hui.

Au cours de l'été les Zantoxylum (clavalier en français) se sont couverts de fruits.
On en a deux :

népal timut

Le premier vient du Népal, il craint la sécheresse et le froid, mais arrive quand même à fructifier. Il est connu sous le nom poivre Timut. C'est Zantoxyllum armatum.
Comme le montre la photo, c'est un arbuste qui s'étend plutôt latéralement : nous sommes obligés de couper les branches basses sinon on ne peut plus passer, car il est plus large que haut !

Il n'est pas très productif : sur la photo de droite on voit les quelques graines qu'il fait sur les branches aux larges feuilles.

sichouan Sichouan Le second - Zanthoxylum piperitum -vient de Chine, du Setchouan (ou Sitchuan, comme vous voulez), il est bien plus connu que son cousin.
C'est un arbuste plus vigoureux, qui ne semble craindre ni chaud ni froid, et très productif.

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C'est en novembre que nous faisons la récolte.
Comme il est plus productif, le Setchouan est plus facile à récolter !
On en ramasse une caisse, ça suffit largement pour nous et pour nos amis. C'est la partie la plus facile ou la plus rapide. caisse de grains

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Les graines sont très semblables, il faut bien les séparer !

Setchouan

Népal

Lors de la récolte début novembre, la différence est facile à faire, parce que les graines du Népalais sont nettement plus mûres que celles de l'autre, la tige du Setchouanais est encore bien rouge et les graines y sont encore fixées.

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On laisse ces graines sécher dans la serre au soleil pendant quelques jours, afin qu'elles commencent à s'ouvrir.
En effet on ne consomme que la partie extérieure, la graine elle-même ne se mange pas, elle est très dure et très amère.


Vient alors le travail manuel, le soir à la veillée au coin du feu.
Il est vrai qu'on n'a pas de cheminée pour ça, alors on s'en fait un peu de temps en temps, quand on en a envie.

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Il faut manuellement séparer la graine noire (et les branchettes) pour ne garder que la peau qui les enveloppe. C'est elle qui a du goût.

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On conserve les cosses dans un récipient
qui nous durera toute l'année. (nous donnons volontiers des graines ... non écossées)

 

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Pour les utiliser, on commence par les broyer, j'utilise carrément un vieux moulin à café "spécial épices".

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Une fois broyée, je verse dans un petit flacon d'épice, en utilisant un entonnoir à confiture !

graines nepal graines sitchuan

L'aspect des broyats n'est pas le même, le goût bien sûr non plus.
La graine du Népalais est plus claire que l'autre, elle a un goût plus sucré.
C'est un peu difficile d'expliquer par écrit la différence, mais elle existe !

jeudi 8 mai 2014

de l'utilisation du fer à béton en guise d'arche à Galinou

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Note : clic sur chaque image pour la voir plus grande dans un autre onglet

Depuis le début, nous utilisons le fer à béton dans le jardin d'En Galinou, en particulier pour faire des arches de soutien des rosiers. Au début, c'était juste une question d'argent : une bonne arche en métal vaut cher, et nous en avons eu vite besoin d'une bonne série. Par la suite, la souplesse d'utilisation de ce genre de fer nous a bien servis.

Techniquement parlant, c'est une SEMELLE FILANTE, 6 mètres de longueur, C'est du 10 mm2, le 3 ne suffit pas, il plie.

structure simple

Ces fers sont enfoncés dans le sol sans utilisation de béton, c'est la chose la plus importante. Il faut être deux. Une personne plante les 5 premiers cm d'un bout au bon endroit ; la seconde prend l'autre bout et force le fer à former une voûte, avance en le pliant de plus en plus vers le haut, ce qui n'est pas vraiment difficile, puis plante le deuxième côté. On rentre alors les 30 cm que l'on voit à gauche (photo plus haut) - avant la première petite barre soudée perpendiculairement à l'axe - on les rentre dans le sol jusqu'à ce que la petite barre affleure ou s'y enfonce.

001.jpg

Premier essai en 1995. On a juste planté le fer à béton, et mis un jeune rosier liane au pied. On s'apercevra très vite que cette technique n'est valable que pour des plantes qui n'ont pas de grande envergure. Pour les rosiers lianes, c'est totalement insuffisant. Les fers vont plier sous le poids !

Si l'on regarde bien cette photo, on voit que la distance entre les deux fers est trop importante : même en les reliant avec des bambous du jardin, le poids supporté par chaque fer est en fait énorme.

001a.JPGQuand il y a beaucoup d'herbe, un bout de plastique, un carton, enfin quelque chose d'obscur recouvre le sol, là où on va planter. Alors que dans la photo précédente, le rosier a été mis de suite, vu qu'il est dans le potager (qui, lui, n'existe plus depuis longtemps, et fut recréé bien après à l'est, cf. l'article de Martine sur le potager).

La première difficulté c'est que le poids des rosiers avait une résultante qui n'était pas dans l'axe, et donc au bout d'un moment le fer s'inclinait de plus en plus d'un côté ou de l'autre, au point parfois de tomber.

002.jpg

à gauche : Notre technique a évolué : on renforce l'installation par un piquet de bois bien solide avant de planter le grimpant.

Cette technique est tout à fait valable pour une plante grimpante pas trop lourde. Il faut un piquet assez gros pour empêcher une jeune bignone, ou un rosier, de tordre le fer.

Premier duo

Gauche : Cette structure peut porter deux grimpants, s'ils ne sont pas trop lourds.

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Droite : ça donne ça dans les dernières versions (photo de 2013). C'est l'un des intérêts pour nous de cette technique : le fer à béton que nous avons d'abord utilisé pour l'allée de rosiers nous sert aussi à structurer : Même nu, l'aspect des fers avec leur piquet donne au jardin une structure que nous trouvons intéressante.

C'est aussi un moyen de visualiser en volume ce que donnerons les haies quand elles auront poussé !

Les structures plus complexes

05a.JPG

003.jpg

assemblage simple

Comme je l'ai déjà dit, le système précédent n'est pas suffisant pour tenir en place des rosiers lianes de 5 mètres ou plus de long. Nous avons eu l'idée de croiser à 90° et associer deux fers. Dans l'idéal on pourrait les souder, mais il suffit de les attacher. Au tout début on a mis une cordelette, mais en fait c'est le fil électrique qui s'est révélé idéal, à la fois souple et solide.

05c.JPG

 

Vu de plus loin, ce genre d'assemblage donne ceci :

 On a ici un banks lutea attaché à deux fers. C'est provisoire, ça ne va pas suffire, cf. plus loin.

Assemblage pour allée

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Notre montage pour l'allée des roses a bien évolué. On est parti des montages précédents, qui ont cédés sous le poids.
Il a fallu renforcer encore.

A chaque pied de rosier on a trois fers qui se croisent et se mêlent renforçant l'armature générale. Ils sont disposés à 90°, formant trois cotés d'un carré. Les tiges poussent entre ces trois fers, elles sont attachées dessus avant de bifurquer vers l'intérieur.

Les rosiers qui ont de grandes lianes sont attachés sur cette structure.

Des bambous renforcent le haut, ils sont attachés par du fil électrique, la ficelle ne résiste pas assez !

fer_a_beton_60.jpg

Les fers sont reliés entre eux par des bambous. Dans un premier temps (2004), nous avions relié les fers transverses par de 4 ou 5 cannes de bambou conduites donc dans le sens de l'allée. Les tiges latérales des rosiers seront attachées dessus.

Cette structure comporte deux défauts. Le premier c'est qu'elle n'est pas assez solide, ou alors il aurait fallu mettre beaucoup plus de bambous. le deuxième défaut, c'est que les côtés sont trop bas, puisque la voûte suit la courbe du fer. Au moindre pliage des soutiens, plus personne ne peut passer dessous sans s'accrocher.

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En 2011, on change la structure : les bambous principaux sont cette fois-ci appuyés sur les arches latérales, ces dernières sont plus étroites que les arches principales, elles sont donc plus hautes (parce que de même longueur). Parallèlement à l'allée, on met des bambous plus courts, qui forment un toit.

Ceci résout le problème de la hauteur générale trop faible auparavant... quoique si vous dépassez 1m70, disons 75, il va falloir porter un chapeau !

François de Juranville



Et voilà le résultat (François de Juranville...)

Structure en carré

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Nous avons un Banks blanc, fort joli, mais un peu lourd, bien sûr !
On a d'abord essayé deux fers l'un à côté de l'autre, le banks les recouvre et, pour qu'il n'envahisse pas tout le coin, on taille à ras les branches qui partent en sens contraire (vers l'extérieur), on supprime les bouts qui dépassent et retombent trop.

21.jpgça ne va pas suffire, le banks est vraiment très lourd. Alors on reprend la technique du croisement, cette fois ci avec quatre fers à béton en carré, qui se croisent aux angles et sont renforcés par un piquet. Et, bien sûr, des bambous pour relier les demi-cercles. Pourtant, il n'y a qu'un seul rosier !

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Pour faire cette modification, il a bien fallu descendre le banks, ce qui tombait bien, parce que le vent l'avait beaucoup abimé. Deux bancs pour un vis-à-vis.


resul.JPGNous espérons qu'en plus ce sera plus solide et que tout ne va pas plier dans les prochaines années. En attendant voilà ce que ça donne, (comme le vent d'autan a soufflé en tempête, le rosier a été en partie arraché à la structure, en 2014 il va falloir le tailler sévèrement et le rattacher.

 

mardi 1 avril 2014

Devant la fenêtre : création d'un massif à En Galinou (partie 2)

Fin mars, début avril, nous continuons le massif celui qui, pour l'instant, s'appelle "devant la fenêtre".

clic pour voir le premier article

Martine commence par déplacer deux hémérocalles qui végétaient, mal placés dans le massif pétard.

 

Il s'agit de 'Condilla' (à gauche ici) et 'Howard Goodson'

 

Et puis un Panicum virgatum 'Prairie Sky'

 

Et voilà !
Maintenant on va refaire la bordure, et là, une photo extraordinaire que je vous livre sans commentaire : 2014_04_01__21_.JPG
Enlever l'herbe des bords, creuser un peu, enfoncer les pierres du Lot afin qu'elles affleurent, et nettoyer pour voir ce que ça donne.
On a encore laissé de l'intissé, qui sera sans doute remplacé par d'autres plantes... un jour !

Voici le résultat au premier avril, sans gag aucun :

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dimanche 9 mars 2014

Naissance d'un massif à En galinou

Tout a commencé fin 2013, quand nous avons fait repeindre le toit.
Les deux artisans ont bien été obligés de descendre toutes les branches de vigne qui recouvraient ledit toit.
Ils les ont entassées soigneusement sur la pelouse, et tiens, ça a fait tilt !

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En fait cette tache noire est tout à fait au bon endroit.

construction_massif___2_.JPG construction_massif___3_.JPG

Martine installe un reste d'intissé sur le sol, qu'elle entoure de pierre du Lot, pour avoir une première idée de la forme générale.
En particulier de la facilité de passage de la tondeuse dont les roues doivent passer sur ces pierres.

Qu'y mettre ?

On passe en attente d'inspiration, prenons le temps de réfléchir.


Voyons !
Sur cette pelouse au nord de la maison, il y a déjà trois prunus, le plus vieux contre le bassin, planté vers 2000 ; c'est Prunus virginiana 'Schubert' conduit en cépée, il passe du vert au violet pendant l'année et fleurit blanc. 5 ans plus tard on ajoute Prunus padus 'Colorata' qui, lui, fleurit en rouge. Sur la photo on le voit, petitout, à droite.

 


Plus loin vers le massif rose, arrivé en 2008, il y a un sargentii.

Alors il parait logique d'ajouter un autre prunus. Justement ça tombe bien, Martine vient de trouver celui qu'elle cherchait depuis un bon moment, Prunus x subhirtella 'Autumnalis Rosea' qui fleurit en hiver dès qu'il y a un peu de soleil.

au pied, des hellébores, justement on a deux Hellebore x sternii qui devraient bien aimer ce coin un peu au soleil, vu leurs piquants ! l'une est verte, l'autre argentée ('Silver Dollar').
Et puis ? construction_massif___5_.JPG
15 jours de plus s'écoulent, elle nettoie la plate-bande contre la maison, du coup il y a des trucs à repiquer !
construction_massif___6_.JPG


d'abord un ophiogon, noyé dans la plate-bande qui sera nettement mieux là.
et puis une série d'iris japonais, un peu envahissants, ça devrait faire un bon couvre-sol.

On va laisser tout ça se tasser un peu, par la suite, il faudra que je refasse la bordure, là elle est juste posée;

Il y a encore de la place, Martine verra plus tard...

 La suite de cet article : clic ici

samedi 12 octobre 2013

Nouvelles plantations à En Galinou

Le Lauragais est une région très sèche en été. Cette année n'a pas fait exception, même si le printemps fut très arrosé.

Ah le climat du Lauragais ! (cf. aussi la présentation sur le site : clic pour y aller

Nous savons maintenant pourquoi le lieu dit s'appelle "Bruyère" alors qu'il n'y a pas la moindre bruyère à des kilomètres à la ronde.
Pour la même raison que la ferme d'à côté est nommée "Garrigue" : Dans le Lauragais, région riche en blé de printemps on appelait de ce terme un peu méprisant les endroits au terrain très pauvre, plein vent, tout sec, caillouteux ou bien marneux (le plus souvent).

 

Martine a décidé de prolonger cette haie (plantée en 2009) dans son axe, pour rejoindre la pin parasol que l'on devine sur la photo de droite (le petit machin tout à gauche). Le pauvre fait ce qu'il peut ! il a été planté quand même en 2005. Elle a recouvert une bande d'herbe d'une couverture en plastique afin de tuer l'herbe.

En même temps, le long du bois, dans l'ancien fossé, on prépare la plantation d'arbustes qui devront bloquer un peu le vent, ce dernier passe maintenant SOUS les arbres qui ont fini, au bout de 20 ans, par devenir de vrais arbres, sauf évidement ceux qui sont morts de soif comme les saules pleureurs qui n'ont pas supporté la baisse lente et régulière des précipitations (J'ai écrit un article là-dessus, clic pour le lire)

En octobre, on commence les travaux. Malgré les 30 mm qui viennent de tomber, le terrain au sud est horriblement sec !

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DSC_9154.JPGLe chiendent est mort en partie, mais il y a dans la terre des fentes de sécheresse, impressionnantes, hein !
Pas question de planter directement. On amène l'eau de la source et on arrose la terre. évidemment, les fentes absorbent toute l'eau, comme on le voit sur la photo de droite.

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On recouvre le tout de paille que l'on arrose encore.
On va laisser le tout reposer un peu, quitte à réarroser demain. Pas question de planter dans un truc aussi sec.
Qu'y mettre ? ma foi uniquement des plantes nées ici, et solides. Sinon elles n'arriveront jamais à pousser.

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Sur le côté du bosquet, la situation est meilleure.
Il y a 20 ans déjà nous avions remarqué que la partie sud était la plus pauvre, et que ça s'améliorait en remontant vers le nord.

L'herbe est bien morte, le sol n'est pas fendillé, même s'il est bien sec, la situation est bonne pour planter.
DSC_9166.JPGCommençons quand même par un très bon arrosage pour détremper l'argile.

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Un trou à la pioche, et hop, les plantes qui sont en pot depuis un ou deux ans. Il y a parmi elles des inconnues qu'il faudra faire reconnaitre, ce sont des boutures données par un collectionneur.

et voilà, il n'y a plus qu'à laisser pousser quelques années. Le pauvre noisetier a l'air bien maigrichon, j'ai noté au passage qu'il faudra le rabattre cet hiver.

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Taille des rosiers lianes

à En Galinou, les rosiers lianes c'est super, on les aime.

... mais c'est du boulot parfois !

cf. les articles que j'ai déjà écrits : clic pour le premier ou clic pour le deuxième

Au bout d'une dizaine d'années les branches les plus vieilles, recouvertes par les plus récentes, sont toutes mortes.
Alors, vu de dessous, les lianes sont souvent très moches.
C'est la constatation que nous avons faite avec la grande façade chez nous.
On a planté trois grand lianes en 1996. Effet splendide garanti au bout de 4 ans (chez nous, 4 ans c'est vraiment extrêmement rapide, bien souvent il faut 4 ans rien que pour qu'une plante s'installe, mais bon, les lianes, c'est très très très vigoureux) :




clic sur une photo pour la voir en grand dans un autre onglet

5 ans après, c'est devenu une masse encore plus grande, mais du coup les branches du dessous sont mortes, quand on sort par la porte qu'on voit sur la photo au dessus, ce n'est pas dingue !
Alors que faire ?

La seule solution rapide c'est de TOUT descendre et de ne laisser que quelques branches par rosier ce qui, en 2006, donne :


ça repart aussi sec, bien sûr, en 2013 on a une masse splendide :

problème : Toby Tristan (le premier à gauche) fait 15 mètres de long, facile, il est en haut du toit, et a cassé la gouttière. Dessous c'est tout moche. Donc cet hiver quand les feuilles seront tombées, je vais refaire la manip de 2006.

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Sur cette photo de novembre on voit bien les quelques mètres cubes de branches qu'il faut enlever et brûler.

Ce genre d'opération prend un temps fou en termes de délais.
Il faut qu'il ne pleuve pas, ni même que le toit soit humide, vu que l'éternit ça glisse ! Il faut aussi qu'il n'y ait pas trop de vent, qu'il ne fasse pas trop froid, et qu'en plus je n'ai pas une crise de flemmingite, maladie dont je souffre de manière récurrente.
Autrement dit, une fois la décision prise, il peut s'écouler quelques mois avant que les travaux ne soient terminés.

En fin novembre on commence les travaux.

Michel

En fait, c'est notre ami Michel qui a démarré les travaux. Quand il fait 5 ou 6 dehors, sans soleil, il n'a même pas froid !

Nous visons à ne laisser que quelques branches, DSC_9461.JPG
tant pis pour la floraison de 2014 !

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Michel a coupé toutes les branches qui allaient sur le toit, je n'ai plus qu'à les faire tomber.
Il reste encore à enlever les branches de la pergola ! pas mal de boulot, et bien sûr réparer la pauvre gouttière, mais c'est un autre problème.

On continue les travaux, deux mois après !

il a plu, il a fait froid, on a fait autre chose, mais bon, au bout d'un moment, il faut bien le faire.
DSC_9838.JPG
Tiens, profitons de la venue de Sören, il est jeune et plein d'entrain.
on va couper très sévèrement, comme on avait commencé.

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le pauvre Toby en est tout déplumé. On lui cependant laissé quelques grandes branches qui serviront de tire sève pour l'année prochaine. DSC_9844.JPG

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Pour les deux autres qui sont nettement moins vigoureux, on a juste enlevé les branches mortes et raccourci l'ensemble.

 

et voilà ! le travail est terminé, trois mois en termes de délais, et quand même plusieurs demi-journées pour couper, enlever, brûler ;

Maintenant il faut que ça refleurisse, chichement au printemps, et dans 4 ou 5 ans, il faudra recommencer. Toutefois il me faudra veiller à ce qu'il n'aille plus sur le toit, car s'il faut changer les gouttières sur de l'éverite, ça risque de coûter un max ...

dimanche 14 avril 2013

Les astuces du paresseux

Ni Hubert ni moi ne sommes des acharnés du travail, même si je rechigne moins à la tâche car j'aime semer, planter, désherber, tondre... quand les conditions sont idéales.

SEMER

Plus ça va, moins je sème, le jardin est suffisamment riche pour que je n'aie qu'à récupérer les semis spontanés d'annuelles, de vivaces ou d'arbres et arbustes pour les déplacer où ils seront bienvenus , les mettre en pot pour les faire grossir,ou les offrir aux visiteurs. Dernière belle surprise l'an dernier, trois semis spontané dans les graviers de l'érable du Japon (acer palmatum purpureum) en pot. C'est la seule fois qu'il s'est resemé en 15 ans.

PLANTER

A l'exception des quelques annuelles de potées que je vais acheter chez notre horticulteur local nous achetons de moins en moins de plantes après avoir écumé nos fêtes des plantes favorites comme St Nicolas de la Grave, organisé par la Salicaire. Je ne plante que lorsque les conditions me paraissent idéales: pas en année sèche ni en année trempée: peu de plantations depuis 3 ans sauf celles pour notre petite fille! Pour les plantes achetées trop bien nourries artificiellement en terreau et engrais, un passage en terre de jardin et en pot à l'ombre s'impose pour les acclimater.Je ne les repique à leur place définitive que lorsqu'elles sont assez costauds pour s'implanter rapidement.

DESHERBER

J'ai renoncé à désherber par tout temps car c'est le plus souvent inutile: pour que le désherbage soit efficace dans les massifs déjà occupés, il faut attendre qu'il ait plu et que le terrain soit ressuyé , un ou deux jours après, autant dire qu'en année sèche, il n'y a pas grand choses à faire à part la danse de la pluie.

De plus en année sèche, le couvert des "mauvaises herbes " n'est pas inutile pour entretenir un peu de fraicheur au pied des plantes et éviter trop d'évaporation.

Il n'y a que la vue qui puisse être gênée par un trop plein d'herbes folles qui peuvent nuire à la lecture du jardin.

Quand les conditions sont bonnes, le désherbage est facile et on n'a pas à y revenir. Dans les massifs ou les haies à venir, un vieux tapis ou des cartons désherberont pour une plantation d'automne.

TONDRE

Tondre est un vrai bonheur: en faisant le tour du jardin, se préparent les futurs massifs, s'élaborent les projets, se repèrent les nouvelles floraisons, les semis spontanés. Seul point négatif, c’est la chose la moins écologique.
En revanche je mulche avec l'herbe coupée que je ne ramasse quasiment jamais: elle enrichit le sol. Autour des massifs de vivaces et d'annuelles en pleine pousse ou en fleurs , j'éjecte côté pelouse pendant 3 tours, une bande d'environ 2m 50 pour ne pas salir les massifs.
Le long des haies et massifs arbustifs, j'éjecte côté haie, elles profitent de cette nourriture qui est la seule qu'elles recevront avec les feuilles mortes qui viendront naturellement s'accumuler au pied des arbres et arbustes.

dimanche 3 mars 2013

Mon petit potager 2, un potager sauvage.

Je crois décidément que le potager classique n'est pas fait pour moi car je m'obstine le plus souvent à endurcir les plantes au lieu de les faire grossir, ce qui ne donne pas des résultats intéressants du point de vue rendement.
J'ai du mal à arracher les beaux légumes: c'est pour ça que si je récolte facilement les annuels, les fruits, ceux dont la partie aérienne sèche comme les pommes de terre ou les oignons , j'ai du mal avec les autres comme les panais ou les bettes à cardes que je considère plus comme des plantes d'ornement ou du moins comme des plantes à préserver et à admirer.

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Si le potager était très grand, je les consommerais, mais là il n'y a que quelques pieds de chaque car il est encore très jeune.
Cf. un lien vers mon premier article

Nous avons eu de belles pommes de terre, des tomates, des salades ( là pas de scrupules ,je les aime trop), des fraises et des poireaux, des oignons et de l'ail mais j'ai laissé pousser les panais, les betteraves et les blettes sans trop m'en occuper ni les récolter, ils ont très bonne mine .
Les blettes, rouge, jaune et orange sont superbes,on ne les a pas mangées, je vais les laisser grainer en espérant qu'elles se resèmeront comme leurs cousines dans la haie.

J'ai fini par récolter les betteraves et les panais, en en laissant quelques pieds.

En revanche, aucun souci pour récolter les légumes sauvages comme les poireaux de vigne, la doucette, les pissenlits et autres salades sauvages ou les blettes présentes depuis des années sous les haies côté est à l'abri du vent et dont on consomme les feuilles comme les épinards . Ce sont des "mauvaises herbes" là où ils poussent, pas de scrupules pour les récolter.

Ceux-là qui se débrouillent très bien sans moi, je les récolte volontiers. On a juste la peine de trouver leurs cachettes et de les cueillir puisqu'il n'y a strictement aucun entretien.

Nous avions convenu avec Sophie d'"un jardin c'est tout" de revenir sur nos expériences potagères , c'est fait de son côté, il faut aller voir l'article du 22 mars sur son potager:
lien vers le journal de Sophie

Pour ma part, je suis incapable de jardiner de façon systématique en calculant les rotations, en semant des plantes compagnes .
Bien que je connaisse les bases du jardinage écologique mon jardinage est ...disons poétique!

Cependant, je retiendrai quelques leçons de ces deux années:

Les pommes de terre ont bien profité de la technique utilisée, rectangles surélevés, compost, fumier ,et paille pour les butter en lieu et place de la terre utilisée habituellement .
Comme ici on a rarement des problèmes d'excès d'eau et qu'en plus le carré était surélevé, c'est très bien , rattes la 1ère année puis cornes de gatte la seconde ont poussé très correctement bien que très serrées.
Récolte facile et propre, au fur et à mesure des besoins, donc je recommande le buttage avec la paille.

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Les salades se plaisent dans le terrain réservé en première année à la culture des patates, mais ne réussissent bien ici que les salades de printemps et celles d'hiver, les cultures de plein été sont vouées à l'échec, trop de soleil et de chaleur.
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Là ce sont les salades qui ont passé l'hiver et qu'on mange en ce moment.

Les tomates ont été l'an dernier plantées très profondément pour que leurs racines arrivent jusqu'à l'argile qui retient bien l'eau.

Le fond du rectangle a été bêché contrairement aux préconisations des techniques sans bêchage car c'est le seul moyen de faire remonter l'argile nécessaire pour que les tomates qui poussent en hauteur résistent au vent d'autan très asséchant pour la terre très enrichie en humus et ce malgré la paille.

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Les voila en juillet en compagnie de courgettes.

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Panais et betteraves ont finalement été récoltés en mars mais j'aurais volontiers gardé ces très jolies plantes. Seul vrai échec, toutes les brassicacées: les chenilles des papillons du chou, les piérides, ont tout mangé avant que je m'en aperçoive : la roquette a disparu mais le chou de Daubenton, magnifique chou perpétuel vient de retrouver sa superbe après avoir été tout déplumé: lui non plus n'a pas été récolté mais comme il grossit on finira par prélever des rejets!

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Le voici en ce moment en compagnie d'un beau pied de panais qui a eu la vie sauve à sa droite, de persil et d'oseille à sa gauche et d'un pied spontané de bette en son centre.

Les courgettes et les cucurbitacées en général n'ont pas été très belles, ratées un peu partout aux alentours cette année , mauvaise nouaison des fleurs, bien qu'elles aient eu le même traitement que les tomates.

Très peu de travail dans ce potager dont le but n'est pas de nourrir la famille: mes légumes étaient délicieux et gouteux mais petits, et une fois semés/ plantés, à part quelques arrosages, je n'ai pas fait grand chose à part contempler les légumes et croquer les fraises.
Peu d'herbes indésirables dans les planches surélevées et esthétiquement très agréable.

Cette année démarre différemment à cause des pluies incessantes et inhabituelles pendant 2 mois qui ont empêché les plantations d'hiver, fèves, ail et oignons, mais le printemps finira bien par arriver!
Affaire à suivre, le potager redémarre bientôt.

samedi 9 février 2013

Sculptures et moutons

Je ne sais plus comment j'ai commencé à faire un troupeau de moutons mais il me semble que c'est à la suite du cadeau d'une de mes sœurs qui m'a offert deux moutons en céramique bleue très solides: ils sont toujours comme au premier jour.

Ce n'est un secret pour personne dans mon entourage que j'aime les moutons.

clic ici pour voir le billet sur les moutons

Que faire de petits moutons, sculptures ou céramiques de 10 à 20 cms qui risquaient d'être perdus dans notre grand jardin sinon former un troupeau.

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Le mouton n'étant pas un animal très reproduit en France contrairement aux chats, aux poules ou même aux éléphants, je ne risquais pas un trop plein.
Mais au fil des ans le troupeau s'est agrandi, il comporte maintenant une vingtaine de bêtes dehors et quasi autant dedans, sans compter certains que je rentre en hiver pour les protéger du gel.

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Ce n'était pas au programme mais on m'en a offert en tissu, en laine, en porcelaine ,en plastique, en métal, en terre non cuite et des minuscules qui se seraient égarés dehors, je n'allais quand même pas les jeter!.

Certains seraient beaux seuls,
.
mouton_sculpture_2.jpg
d'autres non.
Certains sont réalisés par des céramistes renommés, deux ont été fabriqués spécialement par une amie, d'autres proviennent du supermarché ou de potiers plus ou moins débutants.
Avec les oreilles mal collées ou trop fragiles, ils ont craqué au premier hiver un peu rude, tant pis.
Certains n'évoluent pas , d'autres se couvrent de mousse et vieillissent.
Peu importe.

C'est l'ensemble qui compte et crée un troupeau que je déplace plusieurs fois par an sur le parking, au gré de mes envies, pour créer la surprise ou pour répondre et souligner le déplacement des plantes vagabondes, verveines ou stipas.
lien vers l'article

samedi 26 janvier 2013

Les conserves en automne

Comme le disait si bien Martine, en hiver on ne fait pas grand chose, sinon rien, dans le jardin. En fait on s'arrête souvent en automne, sauf pour enlever les feuilles mortes qui veulent absolument s'entasser devant la porte de la terrasse nord ou autres endroits gênants pour nous.

source

 

 

 

Il faut dire que ce ne sont pas les feuilles qui manquent quand elles commencent à tomber !

 

 

Alors c'est le moment de faire des conserves
D'abord on récolte.
souvenez-vous de l'article que j'ai écrit sur les graines que nous utilisons dans notre cuisine.
(CLIC ICI POUR LE VOIR )

Commençons par les pommes.

Certaines années il n'y en a pas, mais d'autres on en a des kilos et des kilos. On peut les mettre dans la cave pour les manger plus tard, mais on peut aussi préparer un excellent dessert, qui se garde un bon moment. C'est l'Aspic de pomme
On fait fondre 5 kg de pommes coupées en quartier (je laisse les peaux, vu la taille de nos pommes, passer des heures à les éplucher ne présente rigoureusement aucun intérêt, de plus elle sont certifiées totalement exemptes de produit chimique) avec du sucre, et on cuit, on cuit, on cuit, jusqu'à obtention d'un caramel. Ah oui, ça peut prendre des heures de cuissons. la dernière heure est un peu pénible, vu qu'il faut remuer sans cesse afin d'éviter qu'il n'attache et brûle.
Martine a eu cette année une super idée : on a mis le tout dans des moules en silicone : DSC_2185.JPG
du coup on peut terminer le travail en mettant au four pendant un bon moment, il faut que ça sèche !

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résultat ? c'est totalement délicieux, en plus c'est original, personne ne connait ça.
On peut le garder longtemps, ça ne s'abime pas. Longtemps ? encore faudrait-il arriver à ne pas le manger, ça a beau être fort sucré, le goût de revenez-y est fortement marqué.

Les conserves

Après c'est plutôt Martine qui s'y colle.

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Les conserves stériles sont une technique parfaite pour conserver les plats qui demandent une longue cuisson.
On prépare le plat, on le fait cuire un moment, puis Martine le met dans des bocaux, et hop, dans le stérilisateur.
Ce n'est qu'une variante de la bonne vieille lessiveuse de nos grand-mères.

 

 

Avec un thermomètre pour surveiller la température

 

et voilà la daube de bœuf à réchauffer le soir où on n'a pas envie de cuisiner, ou la bolognaise pour les nouilles...

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