lundi 4 septembre 2017

Taille des bambous d'En Galinou

Nous avons appliqué dans le jardin une vieille technique japonaise, qu  consiste à tailler soigneusement les chaumes afin que ces derniers soient bien mis en valeur, tout en leur gardant un aspect naturel.

Pour cela, il faut supprimer tous les chaumes qui ne sont pas harmonieux parce qu'ils sont malingres, trop inclinés, mourants (grisâtres et sans feuilles) ou mal placés, trop serrés, etc.

Phyllostachys nigra

Mettre en valeur de belles cannes et rendre un buisson transparent

Ces bambous sont particulièrement intéressants par la couleur du chaume qui nait vert et vire peu à peu au noir dans l'année. Quand il devient gris, c'est qu'il va mourir. Bien sûr il faut absolument mettre les cannes noires en valeur !

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Juillet 2013
nigra 2013 07 (3).JPG
vu du bas

Cette année là, il a beaucoup plu au printemps. Les bambous ont bien aimé… En juillet, les chaumes sont déjà grands et touffus : avant la taille, le massif est déséquilibré par trop de feuilles. Je vais supprimer les chaumes en diagonale, même jeunes, et tous ceux qui, trop vieux, sont grisâtres. En plus, ils faut enlever les latérales basses pour obtenir la transparence voulue, qui a disparu.

nigra 2013 07 (2).JPG
Après
nigra 2013 07 (4).JPG
Vu du bas (nettoyé)

 

100 cannes enlevées, nettoyées, deux heures de travail pas plus, et hop !

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Résultat : transparence et harmonie… j'espère

Phyllostachys bambusoides 'Castillonis'

Mettre en valeur des cannes panachées

C'est un bambou géant, en théorie du moins, j'essaye donc de le mettre en valeur, en ne laissant que les plus belles cannes, sans le mettre en danger. Phyllostachys bambusoïdes 'Castillonis' a beaucoup de mal à pousser dans notre région. Il commence à sortir de terre vers la mi-juin. Malheureusement, une ou deux semaines après, les pluies s'arrêtent, le jardin passe au repos. Alors le pauvre vieux ne peut pas développer ses chaumes comme il devrait. Planté en 2000, il sera taillé pour la première fois 6 ans après.

Castillonis 1.jpg
le massif en 2006

Juillet 2006. On part d'une situation bien emmêlée, sans harmonie, juste un gros massif de bambous. C'est gros, c'est touffu, avec des chaumes dans tous les sens.
On l'a laissé pousser ainsi afin qu'il survive et se développe un peu.

Castillonis 2.jpg
Détail

 

Vues de près, les tiges se croisent, se mélangent, sont cassées, et couvertes de feuilles de haut en bas.

 

q
Castillonis en juillet

 

On commence par enlever toutes les tiges cassées, malingres ou couchées. Puis on enlève les tiges latérales sur un mètre de hauteur à partir du bas des chaumes. Et voilà !
On voit bien le pont à travers le massif,ainsi que les autres bambous du coin japonisant.
A gauche quelques tiges en diagonales sont laissées. Nous ne voulons pas enlever trop de tiges d'un coup, le risque de fragiliser trop le bambou est important dans le vent d'autan et la sécheresse qui arrive.

 

Castillonis 8.jpg
juillet 2008

 

Août 2007, puis 2008, suite : suppression des maigres et trop en diagonales. Toujours le même principe. Mais cette fois-ci, en comparant avec la photo précédente, les diagonales ont disparu.

Castillonis 10.JPG
Août 2012

Contrairement au nigra, nous ne sommes pas obligé de tailler ce bambou tous les ans. Il faut un printemps pluvieux et surtout une fin juin humide pour que le castillonis pousse bien. On a donc assez peu de travail de maintenance. On voit bien sur cette photo que les pousses de cette année sont malingres et pratiquement toutes à enlever.

Castillonis 2013 07.JPG
2013

 

 

Nettoyage toujours, ça s'étoffe peu à peu, mais il ne sera jamais géant.
Depuis il y a peu d'entretien et peu de changements.

Sasa Palmata

Alléger

palmata 1.jpg
Le buisson autour du bassin avant traitement

Le problème est un peu différent : ce bambou est bien en gros buisson, il ne faut pas chercher à mettre les cannes en valeur. Mais là il déborde un peu partout, et comme il est limité par le béton, les buissons, l'ombre etc., il s'entasse sur lui-même, se couche et devient fort moche. Ici donc le buisson avant le travail, tout emmêlé. De plus les palmes ne supportent pas bien le vent d'autant et se déchirent.

palmata 2.jpg
gros plan

Gros plan sur la partie la plus vieille. On voit bien les chaumes couchés, fourchus, les feuilles très abîmées. On va enlever tout ça.

palmata 3.jpg
Résultat

 

Après que j'en ai enlevé les 2/3.

Reste à enlever - plus tard pour ne pas être trop brutal - les palmes abimées.

Faute de temps, sur ce buisson fort solide, il m'est arrivé aussi de carrément tout raser ! ça va beaucoup plus vite et ça ne le gêne pas, mais pendant un an il n'y a plus grand chose.

Phyllostachys viridiglaucescens

éclaircir sans empêcher l'effet protection contre l'autan.

Viridi 1.jpg
La barrière anti-vent
Viridi 2.jpg
Gros plan

Les viridiglaucecens du bas. Ce petit pied, planté avec comme objectif de faire une belle barrière au vent d'autan, a mis 15 ans à faire 15 mètres de long et 5 de large, sur 7 ou 8 de haut. C'est exactement ce que nous voulions.
Mais, en 2010, il exagère : les chaumes ont énormément poussé ces deux dernières années, ils se couchent sur les arbres, envahissent le rosier, une intervention est nécessaire. Mais il faut aussi garder de l'épaisseur, afin que le vent d'autan continue à être filtré. Sur cette photo, on voit bien la différence entre la partie gauche du rideau, complétement opaque, et celle de droite en partie déjà clarifiée.
De plus près, on voit les chaumes qui se marchent dessus, s'écroulent un peu, n'ont plus de forme.

Viridi 3.jpg
Résultat immédiat

Quelques 5 heures de travail après : la transparence est revenue.Très peu de cannes ont été épluchées : un buisson de cette taille perd naturellement les latérales basses.

Viridi A.jpg
En automne, soleil du matin

Les cannes les plus grosses sont bien mises en valeur, en ayant supprimé toutes les autres. Toutefois pour garder l'effet de filtre du vent, j'ai laissé pas mal de cannes plus petites.

 

dimanche 17 juillet 2016

Taille rapide des rosiers lianes

Avant qu'il ne fasse trop chaud pour avoir envie de travailler en plein soleil perché sur une échelle, nous nous attaquons à la pergola devant la maison.

Devant

Deux tâches principales :

mur
Le résultat

 

Protéger la gouttière des plantes, en arrachant la vigne-vierge qui vient de l'arrière de la maison et en séparant nettement les rosiers lianes du mur. Cette séparation permet aussi d'augmenter la lumière qui pénètre sous la pergola.
Tout ça est assez rapide à faire, mettons une heure.

 

Kew rambler en juin
Kew Rambler en juin

 

Deuxième tâche : Kew Rambler est plein de branches mortes en dessous, ce qui ne se voit pas quand il est en fleur (cf. à gauche) on va toutes les enlever.

Là la tâche est nettement plus ardue, le plus souvent on descend tout en ne laissant que quelques branches comme tire-sève (voir par exemple). Là on n'enlève que le dessous, c'est plus long !

DSC_4279.jpg
Martine au boulot

 

 

Nous décidons de laisser les grandes lianes pendre devant comme elles étaient, sans les remettre vers l'arrière (le mur) sauf quelques unes dont nous pensons qu'elles ne devraient pas casser.

DSC_4281.jpg
Résultat : Plus de branches mortes.

 

dimanche 2 août 2015

La taille des Phlomis dans le jardin d'En Galinou

Les phlomis arbustifs sont des arbustes très intéressants dans notre jardin, car ils ont une jolie floraison, un feuillage itou et qui plus est ils supportent sans rouspéter, pour la plupart, le climat d'ici, que ce soit les hiver humides et glaiseux, avec la température qui descend à -10 parfois pendant quelques jours, ou que ce soit les étés chauds et sans eau.

Leur couleur dominante est le jaune, mais il en existe des blancs et des plus ou moins roses.

En général ils forment des arbustes arrondis qui tracent plus ou moins vigoureusement, de taille assez variable, entre 1 et deux mètres, voire deux et demi, de haut.

Clic sur une photo pour la voir en grand

Sur le site, le dossier des phlomis

Les phlomis standards

ensembleLe phlomis le plus répandu c'est cet arbuste aux fleurs jaunes qui peut monter à 2/3 mètres de haut et autant de large. Il a une forme naturellement ronde. Ces branches font un bois peu solide, et sil on le laisse pousser, elles cassent. Nous en avons plusieurs versions, la plus vigoureuse, c'est le fruticosa il y a aussi le longifolia qui, comme son nom l'indique, a des feuilles plus allongées et, malheureusement, des branches encore moins solides qui s'écroulent sous leur propre poids.

 

fruticosa_1.JPG Voici le grand fruticosa avant la taille, hauteur 2,5m et les branches principales commencent à se plier sous le poids. Il s'est mélangé au rosier liane, qui en a profité pour l'envahir.

fruticosa

 

Au pied du grand, des petits qui prendront la suite si je me retrouve dans l'obligation de tailler à ras les branches cassées.

La taille

taille_1.JPG taille_3.JPGJe coupe avec le taille haie thermique en enlevant au moins 30 ou 40 cm de tiges, comprenant toutes les fleurs fanées et la plus grande partie des branches jeunes. Le tout en essayant au maximum de lui donner une forme en boule.

La difficulté est évidente sur ces photos, ce sont ces charpentières assez grosses sans feuilles : si on taille trop, on va se retrouver avec un arbuste composé uniquement de bois, qui risque de ne pas repartir au printemps. D'un autre côté, si on ne taille pas, il va casser (c'est en gros le même genre de problème qu'une lavande, à part qu'il repart, lui, sur le vieux bois, sauf quand il ne veut pas).

J'esssaye de laisseer quelques feuilles, d'après mon expérience, ça suffit pour assurer le départ printanier. Bien sûr du coup il grandit peu à peu chaque année, et donc un jour il faut choisir les branches à supprimer avant qu'elles ne cassent définitivement.
Pour les arbustes jeunes au pied, en cours de formation, je laisse bien sûr plus de tiges.

et voilà le fruticosa taillé :

fruticosa_3.JPGJ'ai enlevé les branches principales allant vers le rosier, et celles qui s'étaient cassées sous leur propre poids, raccourci le reste de 50 cm ou pas loin, taillé fortement les jeunes pousses au pied, enlevé celles qui se lançaient à la conquête du chemin.

r1.JPG

 

Un sujet plus jeune : Contrairement au précédent, il n'a pas encore de grosse charpentière ; Il fait une boule d'un peu plus de un mètre de haut, il est encore facile à tailler (à part qu'il faut y aller plus fort sur un côté, sinon il bouche complétement le passage !

Le longifolium

longifolium_1.JPGlongifolium_2.JPG

Cet arbuste semble plus faible que son cousin. Il est aussi large, mais moitié moins haut : Ce sujet a environ 10 ans, les branches principales se sont peu à peu pliées dès le départ donnant à l'ensemble un aspect affaissé comme on le voit sur la photo de droite.De nouvelles branches se forment au centre, je compte sur elles pour prendre la place des vieilles dans les prochaines années, ce qui me permettra de supprimer les plus vieilles.

Comme pour le cousin, je taille 30 cm au moins partout, mais je n'essaye pas de le remettre en boule, les branches sont trop couchées. J'enlève les bois qui sont complétement couchés, je taille les nouvelles pousses centrales à 20 cm.

Deux jeunes

lycia_1.JPGlycia_2.JPGUn exemple rapide de taille en boule, qui se passe de description.

Le phlomis de droite est un lycia aux feuilles dorées.

Taille spéciale de l'italica

italica dossierCe phlomis, qui vient en fait des Baléares, trace beaucoup, et ne pousse pas en arbuste, mais plutôt comme une sorte de couvre-sol. Quand il est en fleur, c'est à dire vers la mi juin, il fait un haut tapis rose très joli.

Comme il n'est pas le premier que nous avons implanté, j'ai essayé de le tailler en boule comme ses cousins, mais il ne voulait pas prendre cette forme, on a vite vu qu'il poussait à plat sans faire de branches vers le haut.

italica_1.JPGDès qu'il fane, vers la mi juillet et que la chaleur s'installe, il devient carrément laid. Ses feuilles se replient puis tombent.

italica_5.JPGIl est très facile à tailler, car je le taille à 30 cm horizontalement, en créant des bords verticaux le long des pierres délimitant la rocaille.

On dirait une coiffure en brosse, ça fait un effet curieux.

Chose curieuse dans notre jardin, tous les phlomis arbustifs qui ne sont pas jaune semblent avoir ce genre de comportement, à commencer par une bonne demi-douzaine d'années avant de prendre l'aspect d'un arbuste ! Ici on a un purpurea alba qui a 4 ou 5 ans et qui se traine par terre. Je le raccourci sans essayer de le former, comme pour l'italica.

taille_2.JPG

Trois remorques pleines. à ramasser avec un masque et des gants, sinon on pleure et on tousse pendant deux jours tellement cette poussière sur les tiges est irritante !

Et voilà le résultat final, plus rien à faire avant l'année prochaine. trois heures de travail.

ensemble_1.JPG

 

samedi 13 juin 2015

Taille des rosiers d'En Galinou : les deux lianes du nord

La taille des lianes, nous en avons déjà parlé.

Par exemple la grande allée des roses (clic ici) ou ceux de la pergola de la façade (clic ici).

A chaque fois, nous descendons les 3/4 de la bête, parce que c'est à peu près le seul moyen d'aller un peu vite, et de plus ces rosiers étant très vigoureux, il repoussent vite vite vite...

Au nord du terrain, dans la partie que nous appelons "le labyrinthe" Félicitée et Perpétue poussait sur une arcade avec de l'autre côté Veilchenblau. L'ensemble était fort agréable. Je crois que la plantation date de 2008 ou 2009.

 

En 2013, Félicité et Perpétue était devenu énorme, il avait envahi un pommier haut de 6 mètres (et mort, sans doute noyé en hiver). J'ai abattu ce pommier en hiver, coupant au passage les branches du rosier qui y étaient trop emmêlées.

Du coup, l'année d'après, il avait sauté sur le poirier voisin où il flirtait de manière fort invasive, avec Cherry Meidiland.

C'était trop. Au bout de 5,6 ans, ces rosiers s'abiment, avec en particulier beaucoup de branches mortes dessous, qu'il est très difficile d'enlever.

DSC_8981.JPGDSC_8945.JPG

 

Alors les grand moyens, Je descend tout. Deux heures de travail pour couper, enlever.

 

DSC_8947.JPGDSC_8979.JPGLa taille est très sévère, c'est bien plus facile !
Je coupe toutes toutes les branches vieilles, malingres, abimées. à gauche le pied de Félicitée et à droite Veilshenblau. Ce dernier est un liane moins vigoureux, il a beaucoup plus de branches mortes, et surtout comme on le voit, il n'y a pas de nouvbelles pousses au pied. Du coup j'ai été obligé de garder des branches plus vieilles, en espérant que maintenant qu'il a de la lumière il repartira gaillardement.

DSC_8987.JPG
Sur F&P, j'ai sélectionné 4 ou 5 belles jeunes branches prometteuses, de deux mètres max de haut.
Je les attache contre les fers à béton que nous utilisons comme arcades (cf ici).

L'attache c'est du fil électrique, c'est ce que nous avons trouvé de plus solide, facile à mettre, enlever et bouger, et vu la taille des rosier, on ne verra plus ce fil d'ici peu.

Et voilà le classique avant-après. Impressionnant, non ?

DSC_8985.JPG

en grand :

DSC_8945.JPG

samedi 12 octobre 2013

Taille des rosiers lianes

à En Galinou, les rosiers lianes c'est super, on les aime.

... mais c'est du boulot parfois !

cf. les articles que j'ai déjà écrits : clic pour le premier ou clic pour le deuxième

Au bout d'une dizaine d'années les branches les plus vieilles, recouvertes par les plus récentes, sont toutes mortes.
Alors, vu de dessous, les lianes sont souvent très moches.
C'est la constatation que nous avons faite avec la grande façade chez nous.
On a planté trois grand lianes en 1996. Effet splendide garanti au bout de 4 ans (chez nous, 4 ans c'est vraiment extrêmement rapide, bien souvent il faut 4 ans rien que pour qu'une plante s'installe, mais bon, les lianes, c'est très très très vigoureux) :




clic sur une photo pour la voir en grand dans un autre onglet

5 ans après, c'est devenu une masse encore plus grande, mais du coup les branches du dessous sont mortes, quand on sort par la porte qu'on voit sur la photo au dessus, ce n'est pas dingue !
Alors que faire ?

La seule solution rapide c'est de TOUT descendre et de ne laisser que quelques branches par rosier ce qui, en 2006, donne :


ça repart aussi sec, bien sûr, en 2013 on a une masse splendide :

problème : Toby Tristan (le premier à gauche) fait 15 mètres de long, facile, il est en haut du toit, et a cassé la gouttière. Dessous c'est tout moche. Donc cet hiver quand les feuilles seront tombées, je vais refaire la manip de 2006.

DSC_9783.JPG

Sur cette photo de novembre on voit bien les quelques mètres cubes de branches qu'il faut enlever et brûler.

Ce genre d'opération prend un temps fou en termes de délais.
Il faut qu'il ne pleuve pas, ni même que le toit soit humide, vu que l'éternit ça glisse ! Il faut aussi qu'il n'y ait pas trop de vent, qu'il ne fasse pas trop froid, et qu'en plus je n'ai pas une crise de flemmingite, maladie dont je souffre de manière récurrente.
Autrement dit, une fois la décision prise, il peut s'écouler quelques mois avant que les travaux ne soient terminés.

En fin novembre on commence les travaux.

Michel

En fait, c'est notre ami Michel qui a démarré les travaux. Quand il fait 5 ou 6 dehors, sans soleil, il n'a même pas froid !

Nous visons à ne laisser que quelques branches, DSC_9461.JPG
tant pis pour la floraison de 2014 !

DSC_9774.JPG


Michel a coupé toutes les branches qui allaient sur le toit, je n'ai plus qu'à les faire tomber.
Il reste encore à enlever les branches de la pergola ! pas mal de boulot, et bien sûr réparer la pauvre gouttière, mais c'est un autre problème.

On continue les travaux, deux mois après !

il a plu, il a fait froid, on a fait autre chose, mais bon, au bout d'un moment, il faut bien le faire.
DSC_9838.JPG
Tiens, profitons de la venue de Sören, il est jeune et plein d'entrain.
on va couper très sévèrement, comme on avait commencé.

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le pauvre Toby en est tout déplumé. On lui cependant laissé quelques grandes branches qui serviront de tire sève pour l'année prochaine. DSC_9844.JPG

DSC_9845.JPG

Pour les deux autres qui sont nettement moins vigoureux, on a juste enlevé les branches mortes et raccourci l'ensemble.

 

et voilà ! le travail est terminé, trois mois en termes de délais, et quand même plusieurs demi-journées pour couper, enlever, brûler ;

Maintenant il faut que ça refleurisse, chichement au printemps, et dans 4 ou 5 ans, il faudra recommencer. Toutefois il me faudra veiller à ce qu'il n'aille plus sur le toit, car s'il faut changer les gouttières sur de l'éverite, ça risque de coûter un max ...

jeudi 10 octobre 2013

L'est du jardin : de l'utilisation des bambous dans le Lauragais

dans un coin du jardin, on fait un truc un peu japonisant, juste un peu. Disons qu'on s'est emparé de techniques japonaises pour les adapter à notre courage et au climat du Lauragais ... , aucun rapport avec un quelconque "jardin zen"

clic sur chaque image pour la voir en grand sur le site

la source

Plein Nord-est du terrain, on a une source captée, d'où part une pente légère plein sud. Pour ceux qui nous connaissent, ce fut l'une des raisons majeures, sinon LA raison, de notre achat. source évidement, il fallait un peu d'imagination, puisqu'on est parti d'un pauvre petit bâtiment perdu dans les milliers de repousses de figuiers et de pruniers qui avaient envahi le terrain. Donc le premier mois, j'ai passé quelques heures à tout araser avec une grosse débroussailleuse.

C'est vers 1991/2, donc plus de 5 ans après notre arrivée, qu'on a commencé à faire un bassin, un mur de soutènement et introduire les premiers bambous, Phylostachis nigra, qui vont peu à peu entourer la source (et au bout de 20 ans devenir trop envahissants, il faudra alors leur expliquer très fermement les limites à ne pas dépasser, mais c'est une autre histoire).

La source elle-même est entourée de nigra, taillés tous les ans :

nigra

La taille que nous pratiquons consiste à enlever toutes les cannes malingres, en diagonale, trop serrées ; en gros tout ce qui gêne la transparence indispensable à un beau bouquet de bambous noirs. De la même manière, nous épluchons les chaumes restant sur un peu plus d'un mètre.

les bassins

De cette source partent 3 bassins peuplés de différentes bestioles plus ou moins bruyantes (les Koï sont assez silencieuses, pas les grenouilles).
Ces bassins sont séparés du reste du jardin par un gros bouquet de Sasa palmata que je ratiboise tous les deux ou trois ans, afin qu'ils ne forment pas une masse totalement impénétrable et fort moche.
D'autant que ce bambou supporte difficilement le vent d'autant qui transforme ses palmes en dentelle, il est mieux de supprimer celles qui ont quelques années.

 


Au pied du dernier bassin, un conifère (Taxus baccata "Repens Aurea") qu'on commence à tailler en nuage.
Bien sûr, la taille en nuage n'est absolument pas japonaise, c'est une taille européenne, et elle n'a que de lointains rapports avec le vrai niwaki japonais.

la rivière sèche

 

On a fait descendre de là une rivière sèche commençant par Pleioblastus shibuyanus 'Tsuboi' vigoureux bambou, pas si nain que ça,
elle est faite de Miscanthus sinensis (trois sortes, "Gracillimus", "Adagio" et "Variegatus") avec un petit pont.
L'idée est d'avoir un pont qui permet de traverser la rivière couverte de grande graminées qui oscillent au vent, vu que ce n'est pas ça qui manque ici.

 

Martine a écrit un article sur la conception de cette rivière, il est intéressant : clic ici

évidemment, il faut laisser aux graminées le temps de pousser, rien ne va vite ici, mais on a le temps.

La pente s'incurve plus fort, alors on a mis un bambou supposé géant (Phylostachis bambusoides "Castillonis") qui a un peu de mal vu l'hygrométrie locale au moment où il essaye de pousser... ça tombe bien, en fait, car s'il était aussi envahissant et gigantesque qu'à Anduze (citation : "Les conditions optimales de sol et de climat lui permettent d’atteindre ici sa plus grande hauteur (20 m)"), il faudrait le détruire !
ah oui, à droite, c'est Pseudosasa le fameux bambou à flèches des japonais (parce qu'il n'a pas de nœud dépassant physiquement et que sa tige est bien pleine), planté sur la "berge" de la rivière.
Il était accompagné de conifères, des cryptomères, mais ces derniers n'ont pas supporté le climat, ce sont des arbres de montagne humide, c'est comme ça qu'on apprend ! (même ceux situé tout en haut contre la source, un bandai sugi et un Araucaroides ont fini par mourir).

La barrière sud

Enfin, tout au sud, pour protéger le jardin du vent d'autan, une barrière de Phyllostachys viridi-glaucescens
Vers 1990, on avait planté au sud trois pieds, un humilis, un virid-glaucescens et un Pseudosasa.
Le viridi n'a pas tardé à vouloir prendre toute la place, on a déplacé l'humilis au nord ouest vers l'entrée du jardin, et le bambou à flèche est remonté un peu plus au nord (en 2013, je constate qu'il en reste 2 ou trois chaumes noyés dans le viridi).

Vigoureuse (8 mètres de haut facile), cette barrière est très efficace contre les tempêtes locale.
Elle plie mais ne rompt point, même s'il faut quand même couper certains chaumes qui refusent de se relever.

 

 

Nous nous sommes amusés à faire un petit chemin dans cette forêt de bambou :

chemin dans les bambous

Vous pouvez consulter aussi l'article que j'ai publié pour expliquer la taille des différents bambous en cliquant ici

lundi 4 juin 2012

Les mélanges de roses dans le jardin d'En Galinou

Nous aimons bien qu'il y ait des séparations dans le jardin, des coins surprises ou de petits ilots de calme.
Le problème est d'éviter l'enfermement dans des zones séparées, qui risque d'éliminer l'harmonie de l'ensemble. Deviner ce qui va venir, sans le voir complétement, laisser prédominer une atmosphère générale avec des déclinaisons locales. Jouer sur le volume et la pente que dessine naturellement le jardin.

Dès le départ, on a pu faire des volumes intéressants comme celui-là :
haie 2009
On part d'une allée de roses, où les rosiers sont côte-à-côte, très classique mais donnant déjà une structure forte et un grand volume.
haie 2009

En contre-bas, les buissons sont taillés de façon à ce qu'on devine l'allée, avec un rappel de rosier :

Depuis que j'ai pris ma retraite, je suis libre pour jardiner au bon moment ; dans le Lauragais ça veut dire quand il ne pleut pas, qu'il ne fait pas une chaleur infernale, et surtout que le vent ne souffle pas. Réunir ces trois conditions ne laisse dans notre coin que peu de jours, qui ne tombent pas obligatoirement le week-end !
J'ai pu m'attaquer au problème de certaines haies de délimitation, devenues bien trop grandes et étouffantes :

haie 2009
Je les ai rabaissées à 2 mètres. Et diminué de moitié au moins en largeur, le tout sur deux ans ou trois afin de ne pas tuer la haie.

Ghislaine

Du coup certains grimpants de haies comme Ghislaine de Féligonde ont pu se développer à plein et escalader les autres arbustes de haie. Comme ce genre de rosier n'a pas de tiges rigides, quand il arrive au sommet il s'étend latéralement, couché sur les arbustes, sans toutefois aplatir ces derniers.

On peut alors jouer sur la profondeur et les hauteurs  :

Ghislaine
à gauche, Ghislaine dans une haie ; derrière ça, Félicité et Perpétue qui grimpe sur une pergola (presque invisible : on devine un des bambous de la structure) et plus loin encore Veilchenblau qui escalade un arbre

je vous conseille un petit clic sur les photos pour bien voir

Si on passe derrière justement, on voit un bien agréable mélange :

Ghislaine Nous laissons souvent les rosiers qui naissent ici pousser là où ils sont nés. Pas toujours, car parfois ils prennent trop de place, en effet, la plupart sont des hybrides entre les grands grimpants du jardin et quelques hybrides de Moshata.
Ce sont en général des rosiers solides dont l'intérêt est la masse et non pas la fleur isolée.

Quand ils sont trop gênants, nous les déplaçons dans un endroit où leur masse met le reste en valeur.

Ghislaine

Par exemple ici l'hybride est palissé le long du mur, "Queen Elizabeth" n'en est que plus beau.

Ghislaine

Dans un massif a priori tout plat, on peut jouer de la même manière.
Contre le mur de la maison, on a des arbustes un peu hauts puis la hauteur du massif diminue au fur et à mesure que l'on s'éloigne du mur.
Contre ces arbustes hauts, on met un grimpant à toute épreuves, Albéric Barbier, palissé sur une structure en bambou.
Le massif se compose de fleurs qui vont s’emmêler joyeusement, achillées, rosier traçant ("complicata") et autres vivaces ou annuelles dont les fleurs doivent se relayer tout l'été puisque ce massif est près de la maison.

lundi 2 avril 2012

Les bonsais de plate-bande d'en Galinou

Il y a un peu moins de 10 ans que les geais ont semé des arbres dans la rocaille plate du jardin d'En Galinou.

Au lieu de les arracher, on a décidé de les tailler sévèrement afin de faire des arbres nains,
on a défini trois structures.


un chêne en cépée triangulaire, qui fait une sorte de cône quand il a des feuilles.
Toutefois on voit bien sur cette photo de 2012 que l'une des branches est en train de prendre le pas sur les autres, et cette cépée triangulaire va sans doute évoluer dans quelques années ...


un chêne en dôme naturel,
si l'on peut dire.

 


Un érable poussait en même temps qu'un cotonéaster, j'ai voulu faire une boule.
Au bout de 5 ou 6 ans, les deux végétaux ne se plaisaient nettement pas ensemble, j'ai dû supprimer l'arbuste et transformer l'érable en dôme à son tour.

Martine est intervenue plusieurs fois sur ces arbres, afin d'harmoniser les structures.

mercredi 28 mars 2012

Nettoyage de printemps (suite)

Nous continuons les nettoyage, que de tonnes de cochonneries enlevées !

La plate-bande blanche était très encombrée et, depuis déjà quelques années, on se disait, qu'un jour ... il faudrait faire quelque chose.

L'avantage du jardin comme nous le faisons, c'est que l'urgence, ma foi ... est un concept inconnu.

 

Donc revenons à notre plate-bande ; au printemps 2011, les arbustes se marchent les uns sur les autres. Pas un brin de lumière ne peut pénétrer, du coup le rosier

 

 

 

le rosier "White Spray" faisait des branches de 4 ou 5 mètres de long, dont certaines mortes tout du long

le chèvre-feuille Lonicera japonica 'Aureoreticulata' fait la même chose.

Ils cherchent tous la lumière. On ne sait plus ce qu'on voit, tout est emmêlé, et certains arbustes forts jolis sont étouffés.

 

Comme en février il a fait -10 pendant deux semaines, et plusieurs nuits à -15, toutes les feuilles sont tombées, on voit mieux les branches mortes, nombreuses en dessous. 

J'entre dedans assez en force, le rosier et le chèvre-feuille prennent une coupe de cheveu de type militaire. Certains arbustes mal en point sont coupés à 30 cm., les repousses de cornouiller sauvage sont arrachées. Ah ! enfin, l'air arrive et je sens la plate-bande qui respire mieux.

dimanche 18 mars 2012

Nettoyage de printemps

Mi mars.

Le froid s'en est allé d'En Galinou. Le soleil revient, ça bourgeonne, sauf ceux qui n'ont pas supporté les -15 nocturnes pendant deux semaines.
Nous commençons par un nettoyage bien vigoureux, sécateur à crémaillère et tronçonneuse de rigueur.

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Rajeunir les buddleias en les coupant très bas. C'est une opération que je ne fais pas tous les ans, car je la trouve bien brutale. mais là elle est nécessaire, les vieilles branches sont toutes moches.

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Tous nos Phormium sont morts, gelés à coeur.
Les feuilles viennent quand on tire dessus.
C'est un peu normal, c'est une plante très peu rustique. Il vient de Nouvelle Zélande il faut dire (son ancien nom en français, c'était Lin de Nouvelle-Zélande)
Il va falloir piocher je pense.

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mermaid
Un seul rosier a vraiment souffert, c'est Mermaid, un rosier splendide, mais malheureusement un peu sensible au froid.
Je l'ai taillé très fortement, mais je ne pense pas qu'il repartira.
Toutefois, l'espoir faisant vivre, je lui laisse une chance. 

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Les phlomis en général n'ont rien dit, sauf l'italicum qui n'aime ni le froid ni le sec.
Ah, si, les hybrides arbustifs / vivaces nés ici ont gelé aussi. Ça c'est très curieux ! leurs parents ne craignent rien, et eux sont fragiles. 

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Les romarins arbustifs et rampants, les sauges et autres plantes de plein soleil n'ont guère apprécié non plus.

Heureusement c'est quand même le printemps, et les Prunus fruitiers démarrent !
l'abricotier "Canino"et l'amandier ardéchois sont ravissants. abricotier amandier

lundi 13 juin 2011

Travaux de fin de printemps

taille de fin de printemps

Après le weekend de visites organisé par le ministère de la Culture, on a commencé les travaux de nettoyage de fin de printemps, taille des arbustes, taille des haies, couper l'herbe folle que Martine avait laissée mais qui devient moche en été.
Les haies taillées très brutalement l’année dernière sont reparties parfaitement, le temps a bien aidé : pas bien humide, mais pas trop sec non plus.

haie 1
Avril 2010
haie 1
juin 2011

Ou alors :

haie 1
Novembre 2011
haie 1
Juin 2011

C'est pratiquement terminé, une heure et demie par jour avec les engins c'est suffisant ! Les phlomis cette année n'ont pas été trop méchants en me saturant de poussière, il faut dire que ce temps frais pour la saison aide bien.

Dans quelques jours l'été commence, nous passerons au repos comme le jardin. Comme je suis bien plus libre, on est en avance sur nos travaux habituels, pourtant on en a fait bien plus !
Alors, Martine cogite sur l'entrée. Pour l'instant c'est ça :

haie 1
2011 en juin