lundi 1 février 2016

Les Orchidées d'En Galinou

Les phalaenopsis

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EN 20016

 

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J'ai sous les yeux depuis un mois la floraison des phalaenopsis, une dizaine de pots au dessus de mon bureau. Quelques cadeaux, quelques récupérations après une expo d'ikebana où on n'avait utilisé que les tiges florales et une ou deux feuilles, et quelques achats aussi : des coups de cœur pour des couleurs particulières.

Le prix de ces fleurs a beaucoup baissé au fil des années, on les trouve même dans les supermarchés pour pas même le prix d'un bouquet, et leur floraison dure plusieurs mois quand on a trouvé le bon emplacement.
Ici, c'est la combinaison de deux facteurs qui a provoqué leur fleurissement régulier : le remplacement d'une porte en bois par une porte vitrée plein sud derrière laquelle elles sont placées et le chauffage avec une chaudière à condensation qui maintient une température régulière nuit et jour. Hubert est chargé de l'arrosage, une fois par semaine. Toutes sont dans des pots à orchidée plus hauts qu larges avec un rebord intérieur qui évite que le pot touche l'eau stagnante.

Après la floraison, elles sont mises au repos dans la véranda où elles subiront les assauts des escargots, des limaces et des cochenilles, parce que je ne m'en occupe plus du tout ! Hubert continue les arrosages bien sur, mais pas plus. Au moment de les rentrer en novembre, une inspection s'impose : pour les escargots et limaces, ça va encore. Pour les cochenilles, à bouclier et farineuses, c'est plus difficile mais je crois avoir enfin trouvé la bonne technique : 1 cuillère à soupe de savon noir pour 1/2 litre d'eau, bien pulvériser partout (pas les fleurs) et pas de rinçage. Compléter par l'inspection régulière et méticuleuse après arrosage et écrasement de toutes les bestioles.
Moyennant quoi, on profite de très belles floraisons pendant la mauvaise saison.
Ceci dit, autant j'apprécie ces fleurs pour leur longue floraison en hiver quand on sort peu, autant elles finissent par m'énerver pour la même raison : j'aime aussi l'éphémère, la surprise de floraisons inattendues, plus courtes, moins prévisibles, celle des orchidées de terre.

Les cymbidiums

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Cymbidium

Il y a trente ans, c'étaient les seules orchidées que nous arrivions à faire refleurir.
Ce sont les plus solides des orchidées de serre. Nous les sortons tout l'été jusqu'à novembre, quand il risque de geler.
Ensuite elles vont dans la serre froide, où la température qui peut descendre à 2 ou 3 degrés ne les gênent pas.

 

D'autres photos des orchidées d'intérieur sur le site en suivant ce lien

les bletillas striatas

 

Ce sont des orchidées d'Asie, spontanées au Japon et en Chine dont on dit qu'elles ont besoin d'un terreau léger, riche, bien drainé, plutôt acide et pas trop sec et d'une exposition à mi-ombre. Contrairement aux autres orchidées terrestres, elles ne semblent pas en symbiose avec un champignon (les mycorhizes) et se transplantent donc facilement.
On a cette plante depuis une vingtaine d'années, reçue à l'occasion d'échanges. Le pied-mère a poussé sans souci depuis sans entretien en rocaille à mi ombre, jamais arrosé, coincé entre une touffe de sauge et un cornouiller spontané dans un coin où je l'avais carrément oublié. J'en ai transplanté en plate bande ombragée où elle se plait malgré la concurrence des iris japonais et autres couvre-sols.
On ne sait jamais quand les bletillas vont fleurir : parfois fin mars, parfois en avril et parfois même en mai.
Leur floraison rose fushia sur une tige haute et fine entre deux feuilles coriaces plissées comme des feuilles de palmier dure longtemps et les graines qui suivent restent intéressantes aussi.

 

les orchidées sauvages

ophrys abeille
Abeille
Ce sont mes préférées, en raison de mes premières amours pour la botanique et parce qu'on ne les plante pas : elles arrivent seules. Je me souviens encore de la vive émotion que j'avais ressentie en découvrant une ophrys-abeille, Ophrys apifera, dans la garrigue du côté de Clapiers dans l'Hérault lors d'une balade botanique : je n'avais que 10 ans mais c'est un souvenir marquant.
Cette même orchidée pousse dans notre jardin, à demi étouffée par des hémérocalles et des iris, mais fidèle depuis plusieurs années.
On en trouve chaque année quelques pieds dans la grande rocaille.

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L'homme pendu

En revanche on est quasiment envahis par l'orchis bouc (Himantoglossum hircinum) le bien nommé, qui se plait dans le bois où il se multiplie tant et plus malgré les tontes plus ou moins fréquentes.
Sur le chemin qui mène au jardin, ce sont les ophrys araignées à fleurs jaunes (Ophrys sphegodes) et l'homme pendu (Orchis anthropophora) qui sont les plus présentes et semblent apprécier les pelouses sèches.
Dans le verger où l'herbe est plus haute et plus verte, on trouve quelques Anacampsis pyramidalis.

 

 

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Serapias

Mais nos plus belles découvertes ont lieu dans la friche attenante au jardin, au moins un hectare fauché une fois par an en été, une terre pauvre et sèche, qui n'est plus cultivée depuis une quinzaine d'années. Depuis 4 ou 5 ans, les orchidées s'y installent par centaines pour ne pas dire par milliers : Anacampsis dans la partie la mieux protégée du vent, hommes pendus et ophrys araignées dans la partie haute,

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Orchis pourpre

sérapias et surtout orchis pourpres, Orchis purpurea, qui forment de grands cercles plus importants d'année en année en plein soleil.
Seule disparition alors qu'elle était présente à notre arrivée, l'orchis à fleurs lâches, Orchis laxiflora, disparue avec le creusement par un agriculteur d'un fossé de drainage qui a supprimé un bas fond marécageux.

 

Sur le site du jardin, vous trouverez toutes les photos de ces orchidées en suivant ce lien

mardi 2 juin 2015

Butinage à En Galinou (suite)

Abeilles, bourdons, guêpes et mouches variées...

Les arbustes à fleur de la fin mai

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C'est le grand Kolkwitzia à côté du chinensis mutabilis qui n'est presque pas visité, lui.

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Les Phlomis ont beaucoup de succès, surtout auprès des insectes assez grands comme ici la guêpe maçonne (non, ce n'est pas un bourdon !).

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Là c'est un bourdon.

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Les roses

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Cette fois-ci ce sont les roses qui sont de sortie. Ce qui est remarquable, c'est que certains rosiers sont couverts de butineuses et d'autres pas un brin. Sans doute l'accès aux étamines ? Ici c'est un hybride né ici, mélange de liane avec du moshata.

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Elles sont nombreuses, très nombreuses, nous qui il y a un mois nous inquiétions de leur absence : il ne faisait pas assez chaud.


ça les rend folles ! à plusieurs par fleurs à se rouler dedans...

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Dans une bouture du rosier Veilshenblau en plein soleil, c'est l'orgie !

Et notre amie Ghislaine elle aussi est bien visitée

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L'hybride que nous avons nommé Cléa est en fin de floraison, mais il est encore un peu visité. Remontera-t-il ? qui sait...

 

 

Tout le monde butine...

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mardi 28 avril 2015

Butinage à En Galinou (encore)

Une semaine après le dernier billet, d'autres fleurs s'ouvrent et les insectes s'y précipitent. Dans la grand glycine blanche (Wistaria venusta) on trouve de tout, ce qui est assez rare.

Le bourdonnement des abeilles est le plus repérableDSC_7252.JPG

Mais un son plus grave fait la basse continue : un bourdonDSC_7265.JPG

DSC_7280.JPGPuis ce sont les Choisya qui fleurissent, là la diversité des butineurs est moindre, mais on voit quand même des abeilles.

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De plus près : remarquez le pollen orange des fleurs de la glycine.

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et même une libellule (pyrrhosoma nymphula la demoiselle pour les intimes)

 

mardi 7 avril 2015

Butinage à En Galinou (suite)

D'autres fleurs s'ouvrent, nos butineuses s'y déplacent.

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En même temps que les pruniers (Prunus domestica) fleurissent les pruneliers sauvages (Prunus spinosa)

Caltha%20palustris DSC_6247.JPG Puis, dans les bassins de l'est, s'ouvre une magnifique fleur dorée, le Caltha palustris

DSC_6287.JPG Qui est aimée aussi des papillons (ici l'azurée des nerpruns, Celastrina argiolus) je me demande bien ce que c'est qu'un nerprun

Et dans la foulée arrivent les euphorbes. Nous en avons tout un tas, DSC_6388.JPG et ces tas bourdonnent, bourdonnent ...
Ici une petite euphorbe, la rigida qui n'est pas si rigide que ça mais est bien jolie quand même au pied du rosier grimpant (qui ne fleurira que bien plus tard)

DSC_6462.JPGEt puis fleurissent les autres érables, dont le negundo et hop, nos butineuses se déplacent à nouveau !

 

mercredi 11 mars 2015

Les plantes pour abeille à En Galinou au début du printemps

Le froid a disparu depuis une bonne semaine et la pluie aussi.
On commence donc les travaux de taille, les rosiers et les buissons qui sortent de l'hiver et ont besoin d'une bonne coupe de cheveux.
Et, dans le jardin, on entend des centaines et des centaines d'abeilles, bourdons et autres Hyménoptères (sauf les fourmis, qui sont aussi dans ce groupe mais ne font pas de bruit, et ne volent que rarement).


Le premier qui se couvre ainsi, c'est le Parrotia persica début mars. J'ai taillé un gros rosier (un chinensis  "Mutabilis") juste à côté, c'était impressionnant tellement il y en avait. C'est très curieux, parce que les fleurs sont très peu visibles et n'ont pas d'odeur forte, mais elles sont repérées sans problème par les abeilles : il y en a des centaines dedans.



Arrive ensuite le Lonicera fragantissima qui sent très bon.

 

 

 


 

Puis les érables, en particulier l'érable sucré : Acer saccharinum 'Wierii Laciniata'

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Et puis tous les prunier, en particulier celui que nous avons taillé en boule pour qu'il ne prenne pas trop de place

 

 

vendredi 28 mars 2014

une Pivoine curieuse : la cigogne sur un champ de neige

En 1992, nous avons planté dans la plate-bande blanche une pivoine arbustive chinoise ; blanche, bien sûr.

clic sur chaque image pour la voir en grand sur le site lui-même

Son nom : La cigogne sur un champ de neige.
Après moultes recherches pour l'identifier, je pense que c'est un semis de Bai He Wo Xue ; non, je ne parle pas chinois mais son nom en anglais est « crane standing in snow »
elle appartient au groupe des suffruticosa.

Elle fait, parfois, deux types de fleur sur la même tige.

Le type habituel, avec le centre parfaitement visible.
Elle a mis quatre ou cinq ans à faire ce premier type, avec un coeur composé d'étamines vraiment or et un centre rouge, où les spécialistes reconnaissent les étamines pétaloides - merci La pivoine bleue

 

Au bout de plus de 10 ans cette fleur-ci, plus rosée et à fleur pleine !
Cette fleur-ci ne vient que si les conditions climatiques s'y prêtent, c'est à dire de l'eau, mais pas trop et de la chaleur. Il n'y en a jamais plus de deux ou trois maximum sur l'arbuste.

Les deux fleurs en même temps, le plus fort c'est qu'elles sont sur la même tige.