Les astuces du paresseux

Ni Hubert ni moi ne sommes des acharnés du travail, même si je rechigne moins à la tâche car j'aime semer, planter, désherber, tondre... quand les conditions sont idéales.

SEMER

Plus ça va, moins je sème, le jardin est suffisamment riche pour que je n'aie qu'à récupérer les semis spontanés d'annuelles, de vivaces ou d'arbres et arbustes pour les déplacer où ils seront bienvenus , les mettre en pot pour les faire grossir,ou les offrir aux visiteurs. Dernière belle surprise l'an dernier, trois semis spontané dans les graviers de l'érable du Japon (acer palmatum purpureum) en pot. C'est la seule fois qu'il s'est resemé en 15 ans.

PLANTER

A l'exception des quelques annuelles de potées que je vais acheter chez notre horticulteur local nous achetons de moins en moins de plantes après avoir écumé nos fêtes des plantes favorites comme St Nicolas de la Grave, organisé par la Salicaire. Je ne plante que lorsque les conditions me paraissent idéales: pas en année sèche ni en année trempée: peu de plantations depuis 3 ans sauf celles pour notre petite fille! Pour les plantes achetées trop bien nourries artificiellement en terreau et engrais, un passage en terre de jardin et en pot à l'ombre s'impose pour les acclimater.Je ne les repique à leur place définitive que lorsqu'elles sont assez costauds pour s'implanter rapidement.

DESHERBER

J'ai renoncé à désherber par tout temps car c'est le plus souvent inutile: pour que le désherbage soit efficace dans les massifs déjà occupés, il faut attendre qu'il ait plu et que le terrain soit ressuyé , un ou deux jours après, autant dire qu'en année sèche, il n'y a pas grand choses à faire à part la danse de la pluie.

De plus en année sèche, le couvert des "mauvaises herbes " n'est pas inutile pour entretenir un peu de fraicheur au pied des plantes et éviter trop d'évaporation.

Il n'y a que la vue qui puisse être gênée par un trop plein d'herbes folles qui peuvent nuire à la lecture du jardin.

Quand les conditions sont bonnes, le désherbage est facile et on n'a pas à y revenir. Dans les massifs ou les haies à venir, un vieux tapis ou des cartons désherberont pour une plantation d'automne.

TONDRE

Tondre est un vrai bonheur: en faisant le tour du jardin, se préparent les futurs massifs, s'élaborent les projets, se repèrent les nouvelles floraisons, les semis spontanés. Seul point négatif, c’est la chose la moins écologique.
En revanche je mulche avec l'herbe coupée que je ne ramasse quasiment jamais: elle enrichit le sol. Autour des massifs de vivaces et d'annuelles en pleine pousse ou en fleurs , j'éjecte côté pelouse pendant 3 tours, une bande d'environ 2m 50 pour ne pas salir les massifs.
Le long des haies et massifs arbustifs, j'éjecte côté haie, elles profitent de cette nourriture qui est la seule qu'elles recevront avec les feuilles mortes qui viendront naturellement s'accumuler au pied des arbres et arbustes.

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