dimanche 8 janvier 2017

Couvrir le sol

Au fil du temps, couvrir le sol est devenu un des principes les plus importants du jardin.

La pluviométrie est à la baisse depuis 20 ans et lorsque la terre est à nu, elle sèche très vite : le soleil et le vent cuisent la terre qui se fissure. Grâce à la couverture permanente le sol est protégé . Cette couverture ne protège pas seulement du soleil, elle protège aussi du froid en hiver : dans les endroits du jardin très couverts et sous les arbres , il y a très peu de gelées blanches alors qu'on en voit en terrain dégagé et venté et les plantes se protègent mutuellement .

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stachys et euphorbes petit cyprès se
sont installés seuls sur le parking

Il y a plusieurs façons de couvrir le sol, nous avons choisi dès le départ le moyen le plus naturel: uniquement les plantes, sauf pour le parking et la terrasse nord qui sont gravillonnés par commodité et ont permis d'installer quelques  plantations sur gravillons. La mode est aux paillages modernes colorés, paillettes de lin, fèves de cacao concassé, mulch de coco etc. qui succèdent aux écorces de pin en vogue il y a 20 ans. Les graviers de différentes couleurs ou les galets posés sur trame ne laissant pas passer les mauvaises herbes arrivent en force. Mode qui a transformé de jolis petits jardins en Allemagne en copie conforme de cimetières! Du noir, du blanc et quelques plantes très surveillées et taillées.

 

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au sol, invisibles en été, fougères,
géraniums, consoude, sceaux de Salomon

Prairie fauchée ou pas, herbe tondue plus ou moins haut selon la saison et  plantations de toutes sortes permettent d'avoir à long terme un jardin à la fois bien rempli et assez autonome en ce qui concerne l'eau ( très peu d'arrosages) et l'engrais ( pas besoin) : comme dans la nature, vers de terre, champignons, feuilles et tiges mortes , tout ça se débrouille parfaitement tout seul sans compter les plantes de la famille des légumineuses qui fournissent l'azote, les grandes plantes qui protègent les petites, les arbres qui freinent le vent et font de l'ombre.

 

Évidemment, bien que notre jardin soit d'une grande richesse végétale par curiosité et avec un petit

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les annuelles ont disparu au profit
des vivaces

brin de collectionnite chronique, on évite les plantes trop sophistiquées, les hybrides modernes à grosses fleurs et gros besoins. Les floraisons sont un plus mais pas le plus important car souvent éphémères. Les floraisons les plus longues sont celles de annuelles qui ont peu de place dans notre jardin... Elles bouchent les trous quand il y en a ce qui est très sympa de leur part mais en quelques années les trous sont bouchés et ne leur laissent plus de place jusqu'à l'installation d'un nouveau massif. En l'absence de floraisons les nombreux feuillages colorés pallient le manque de fleurs.

 

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la plate-bande lorraine, ma favorite, 
belle et fournie en toute saison

Cette façon de jardiner laisse le végétal s'exprimer, chacun prend la place dont il a besoin et élimine parfois la concurrence. On ne le déplace pas s'il se plait, même si sa couleur ou sa forme ne nous plaisent pas vraiment.On se contente de tailler ( le travail d'Hubert de plus en plus), de déplacer les semis spontanés  d'arbustes encombrants, de diviser si vraiment il le faut , d'agrandir les massifs pour faire de la place à de petits nouveaux ou des plants récupérés dans le  jardin. Et pour le plaisir, on crée de nouveaux massifs qui seront remplis à leur tour.

Ces images de l'évolution de la plate-bande lorraine montrent comment elle s'est remplie peu à peu : suivre le lien

 

jeudi 3 décembre 2015

Plantations dans le jardin d'En Galinou

Comment planter malgré la sécheresse ?

Cette année il est tombé moins de 200 mm en quatre mois. Début novembre on s'est dit que malgré cette sécheresse, il fallait planter en terre avant que les froids n'arrivent les trois lilas d'été commandés depuis longtemps chez notre fournisseur favori.

Préparation

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repérage des endroits

Inutile de dire que le sol du pré allemand est dur comme du bois, bien sec et bien enherbé.

On repère les endroits, et on les arrose au jet entre les trois bouts de bambous, pour l'équivalent de trois arrosoirs.

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Oh c'est dur !

On laisse toute la nuit...

Plantation

Le lendemain on commence les trous.

Je commence par décaper la surface à la pioche, attaquer le chiendent dont vous imaginez bien la résistance. il est bien sec, mais pas mort.
Increvable le bestiaux !

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à la fourche maintenant

une fois l'herbe mise de côté, Martine continue à la fourche-bêche. Comme la terre a été bien humidifiée par l'arrosage d'hier, ça va.

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Terre vivante
Terre morte

Au passage, comparer la terre noire que l'on vient d'extraire avec celle du champs voisin, cultivé ! La nôtre est plus bien plus riche. Il faut dire que ce coteau est très pauvre ; d'où le nom "Bruyère" du lieu dit : endroit pauvre comme la ferme "Garrigue" à côté, des endroits où rien ne pousse et où avant la deuxième guerre mondiale on ne faisait que de la vigne.

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Sorti du pot
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Martine met de l'engrais

Un cube de 30/40 cm.

Au fond un peu de corne broyée et de compost.

C'est Martine qui met en place soigneusement

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Toute la difficulté avec ce genre de terre, c'est de tasser suffisamment pour qu'il n'y ait pas de poche d'air afin que les racines aient de quoi s'étendre ET de ne pas trop tasser, sinon l'argile en séchant va faire un bloc qui étouffera complétement la plante.

Finition

Martine avec son sécateur taille les branches qui lui déplaisent, malingres, trop biscornues, trop nombreuses ou trop longues.

Et moi j'arrose copieusement sans tasser plus.

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taille
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Arrosage

Voilà, c'est fini, il n'y a plus qu'à attendre que ça prenne !

le pré allemand

 

jeudi 8 mai 2014

de l'utilisation du fer à béton en guise d'arche à Galinou

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Note : clic sur chaque image pour la voir plus grande dans un autre onglet

Depuis le début, nous utilisons le fer à béton dans le jardin d'En Galinou, en particulier pour faire des arches de soutien des rosiers. Au début, c'était juste une question d'argent : une bonne arche en métal vaut cher, et nous en avons eu vite besoin d'une bonne série. Par la suite, la souplesse d'utilisation de ce genre de fer nous a bien servis.

Techniquement parlant, c'est une SEMELLE FILANTE, 6 mètres de longueur, C'est du 10 mm2, le 3 ne suffit pas, il plie.

structure simple

Ces fers sont enfoncés dans le sol sans utilisation de béton, c'est la chose la plus importante. Il faut être deux. Une personne plante les 5 premiers cm d'un bout au bon endroit ; la seconde prend l'autre bout et force le fer à former une voûte, avance en le pliant de plus en plus vers le haut, ce qui n'est pas vraiment difficile, puis plante le deuxième côté. On rentre alors les 30 cm que l'on voit à gauche (photo plus haut) - avant la première petite barre soudée perpendiculairement à l'axe - on les rentre dans le sol jusqu'à ce que la petite barre affleure ou s'y enfonce.

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Premier essai en 1995. On a juste planté le fer à béton, et mis un jeune rosier liane au pied. On s'apercevra très vite que cette technique n'est valable que pour des plantes qui n'ont pas de grande envergure. Pour les rosiers lianes, c'est totalement insuffisant. Les fers vont plier sous le poids !

Si l'on regarde bien cette photo, on voit que la distance entre les deux fers est trop importante : même en les reliant avec des bambous du jardin, le poids supporté par chaque fer est en fait énorme.

001a.JPGQuand il y a beaucoup d'herbe, un bout de plastique, un carton, enfin quelque chose d'obscur recouvre le sol, là où on va planter. Alors que dans la photo précédente, le rosier a été mis de suite, vu qu'il est dans le potager (qui, lui, n'existe plus depuis longtemps, et fut recréé bien après à l'est, cf. l'article de Martine sur le potager).

La première difficulté c'est que le poids des rosiers avait une résultante qui n'était pas dans l'axe, et donc au bout d'un moment le fer s'inclinait de plus en plus d'un côté ou de l'autre, au point parfois de tomber.

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à gauche : Notre technique a évolué : on renforce l'installation par un piquet de bois bien solide avant de planter le grimpant.

Cette technique est tout à fait valable pour une plante grimpante pas trop lourde. Il faut un piquet assez gros pour empêcher une jeune bignone, ou un rosier, de tordre le fer.

Premier duo

Gauche : Cette structure peut porter deux grimpants, s'ils ne sont pas trop lourds.

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Droite : ça donne ça dans les dernières versions (photo de 2013). C'est l'un des intérêts pour nous de cette technique : le fer à béton que nous avons d'abord utilisé pour l'allée de rosiers nous sert aussi à structurer : Même nu, l'aspect des fers avec leur piquet donne au jardin une structure que nous trouvons intéressante.

C'est aussi un moyen de visualiser en volume ce que donnerons les haies quand elles auront poussé !

Les structures plus complexes

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assemblage simple

Comme je l'ai déjà dit, le système précédent n'est pas suffisant pour tenir en place des rosiers lianes de 5 mètres ou plus de long. Nous avons eu l'idée de croiser à 90° et associer deux fers. Dans l'idéal on pourrait les souder, mais il suffit de les attacher. Au tout début on a mis une cordelette, mais en fait c'est le fil électrique qui s'est révélé idéal, à la fois souple et solide.

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Vu de plus loin, ce genre d'assemblage donne ceci :

 On a ici un banks lutea attaché à deux fers. C'est provisoire, ça ne va pas suffire, cf. plus loin.

Assemblage pour allée

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Notre montage pour l'allée des roses a bien évolué. On est parti des montages précédents, qui ont cédés sous le poids.
Il a fallu renforcer encore.

A chaque pied de rosier on a trois fers qui se croisent et se mêlent renforçant l'armature générale. Ils sont disposés à 90°, formant trois cotés d'un carré. Les tiges poussent entre ces trois fers, elles sont attachées dessus avant de bifurquer vers l'intérieur.

Les rosiers qui ont de grandes lianes sont attachés sur cette structure.

Des bambous renforcent le haut, ils sont attachés par du fil électrique, la ficelle ne résiste pas assez !

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Les fers sont reliés entre eux par des bambous. Dans un premier temps (2004), nous avions relié les fers transverses par de 4 ou 5 cannes de bambou conduites donc dans le sens de l'allée. Les tiges latérales des rosiers seront attachées dessus.

Cette structure comporte deux défauts. Le premier c'est qu'elle n'est pas assez solide, ou alors il aurait fallu mettre beaucoup plus de bambous. le deuxième défaut, c'est que les côtés sont trop bas, puisque la voûte suit la courbe du fer. Au moindre pliage des soutiens, plus personne ne peut passer dessous sans s'accrocher.

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En 2011, on change la structure : les bambous principaux sont cette fois-ci appuyés sur les arches latérales, ces dernières sont plus étroites que les arches principales, elles sont donc plus hautes (parce que de même longueur). Parallèlement à l'allée, on met des bambous plus courts, qui forment un toit.

Ceci résout le problème de la hauteur générale trop faible auparavant... quoique si vous dépassez 1m70, disons 75, il va falloir porter un chapeau !

François de Juranville



Et voilà le résultat (François de Juranville...)

Structure en carré

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Nous avons un Banks blanc, fort joli, mais un peu lourd, bien sûr !
On a d'abord essayé deux fers l'un à côté de l'autre, le banks les recouvre et, pour qu'il n'envahisse pas tout le coin, on taille à ras les branches qui partent en sens contraire (vers l'extérieur), on supprime les bouts qui dépassent et retombent trop.

21.jpgça ne va pas suffire, le banks est vraiment très lourd. Alors on reprend la technique du croisement, cette fois ci avec quatre fers à béton en carré, qui se croisent aux angles et sont renforcés par un piquet. Et, bien sûr, des bambous pour relier les demi-cercles. Pourtant, il n'y a qu'un seul rosier !

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Pour faire cette modification, il a bien fallu descendre le banks, ce qui tombait bien, parce que le vent l'avait beaucoup abimé. Deux bancs pour un vis-à-vis.


resul.JPGNous espérons qu'en plus ce sera plus solide et que tout ne va pas plier dans les prochaines années. En attendant voilà ce que ça donne, (comme le vent d'autan a soufflé en tempête, le rosier a été en partie arraché à la structure, en 2014 il va falloir le tailler sévèrement et le rattacher.

 

mardi 1 avril 2014

Devant la fenêtre : création d'un massif à En Galinou (partie 2)

Fin mars, début avril, nous continuons le massif celui qui, pour l'instant, s'appelle "devant la fenêtre".

clic pour voir le premier article

Martine commence par déplacer deux hémérocalles qui végétaient, mal placés dans le massif pétard.

 

Il s'agit de 'Condilla' (à gauche ici) et 'Howard Goodson'

 

Et puis un Panicum virgatum 'Prairie Sky'

 

Et voilà !
Maintenant on va refaire la bordure, et là, une photo extraordinaire que je vous livre sans commentaire : 2014_04_01__21_.JPG
Enlever l'herbe des bords, creuser un peu, enfoncer les pierres du Lot afin qu'elles affleurent, et nettoyer pour voir ce que ça donne.
On a encore laissé de l'intissé, qui sera sans doute remplacé par d'autres plantes... un jour !

Voici le résultat au premier avril, sans gag aucun :

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dimanche 9 mars 2014

Naissance d'un massif à En galinou

Tout a commencé fin 2013, quand nous avons fait repeindre le toit.
Les deux artisans ont bien été obligés de descendre toutes les branches de vigne qui recouvraient ledit toit.
Ils les ont entassées soigneusement sur la pelouse, et tiens, ça a fait tilt !

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En fait cette tache noire est tout à fait au bon endroit.

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Martine installe un reste d'intissé sur le sol, qu'elle entoure de pierre du Lot, pour avoir une première idée de la forme générale.
En particulier de la facilité de passage de la tondeuse dont les roues doivent passer sur ces pierres.

Qu'y mettre ?

On passe en attente d'inspiration, prenons le temps de réfléchir.


Voyons !
Sur cette pelouse au nord de la maison, il y a déjà trois prunus, le plus vieux contre le bassin, planté vers 2000 ; c'est Prunus virginiana 'Schubert' conduit en cépée, il passe du vert au violet pendant l'année et fleurit blanc. 5 ans plus tard on ajoute Prunus padus 'Colorata' qui, lui, fleurit en rouge. Sur la photo on le voit, petitout, à droite.

 


Plus loin vers le massif rose, arrivé en 2008, il y a un sargentii.

Alors il parait logique d'ajouter un autre prunus. Justement ça tombe bien, Martine vient de trouver celui qu'elle cherchait depuis un bon moment, Prunus x subhirtella 'Autumnalis Rosea' qui fleurit en hiver dès qu'il y a un peu de soleil.

au pied, des hellébores, justement on a deux Hellebore x sternii qui devraient bien aimer ce coin un peu au soleil, vu leurs piquants ! l'une est verte, l'autre argentée ('Silver Dollar').
Et puis ? construction_massif___5_.JPG
15 jours de plus s'écoulent, elle nettoie la plate-bande contre la maison, du coup il y a des trucs à repiquer !
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d'abord un ophiogon, noyé dans la plate-bande qui sera nettement mieux là.
et puis une série d'iris japonais, un peu envahissants, ça devrait faire un bon couvre-sol.

On va laisser tout ça se tasser un peu, par la suite, il faudra que je refasse la bordure, là elle est juste posée;

Il y a encore de la place, Martine verra plus tard...

 La suite de cet article : clic ici

samedi 12 octobre 2013

Nouvelles plantations à En Galinou

Le Lauragais est une région très sèche en été. Cette année n'a pas fait exception, même si le printemps fut très arrosé.

Ah le climat du Lauragais ! (cf. aussi la présentation sur le site : clic pour y aller

Nous savons maintenant pourquoi le lieu dit s'appelle "Bruyère" alors qu'il n'y a pas la moindre bruyère à des kilomètres à la ronde.
Pour la même raison que la ferme d'à côté est nommée "Garrigue" : Dans le Lauragais, région riche en blé de printemps on appelait de ce terme un peu méprisant les endroits au terrain très pauvre, plein vent, tout sec, caillouteux ou bien marneux (le plus souvent).

 

Martine a décidé de prolonger cette haie (plantée en 2009) dans son axe, pour rejoindre la pin parasol que l'on devine sur la photo de droite (le petit machin tout à gauche). Le pauvre fait ce qu'il peut ! il a été planté quand même en 2005. Elle a recouvert une bande d'herbe d'une couverture en plastique afin de tuer l'herbe.

En même temps, le long du bois, dans l'ancien fossé, on prépare la plantation d'arbustes qui devront bloquer un peu le vent, ce dernier passe maintenant SOUS les arbres qui ont fini, au bout de 20 ans, par devenir de vrais arbres, sauf évidement ceux qui sont morts de soif comme les saules pleureurs qui n'ont pas supporté la baisse lente et régulière des précipitations (J'ai écrit un article là-dessus, clic pour le lire)

En octobre, on commence les travaux. Malgré les 30 mm qui viennent de tomber, le terrain au sud est horriblement sec !

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DSC_9154.JPGLe chiendent est mort en partie, mais il y a dans la terre des fentes de sécheresse, impressionnantes, hein !
Pas question de planter directement. On amène l'eau de la source et on arrose la terre. évidemment, les fentes absorbent toute l'eau, comme on le voit sur la photo de droite.

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On recouvre le tout de paille que l'on arrose encore.
On va laisser le tout reposer un peu, quitte à réarroser demain. Pas question de planter dans un truc aussi sec.
Qu'y mettre ? ma foi uniquement des plantes nées ici, et solides. Sinon elles n'arriveront jamais à pousser.

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Sur le côté du bosquet, la situation est meilleure.
Il y a 20 ans déjà nous avions remarqué que la partie sud était la plus pauvre, et que ça s'améliorait en remontant vers le nord.

L'herbe est bien morte, le sol n'est pas fendillé, même s'il est bien sec, la situation est bonne pour planter.
DSC_9166.JPGCommençons quand même par un très bon arrosage pour détremper l'argile.

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Un trou à la pioche, et hop, les plantes qui sont en pot depuis un ou deux ans. Il y a parmi elles des inconnues qu'il faudra faire reconnaitre, ce sont des boutures données par un collectionneur.

et voilà, il n'y a plus qu'à laisser pousser quelques années. Le pauvre noisetier a l'air bien maigrichon, j'ai noté au passage qu'il faudra le rabattre cet hiver.

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samedi 9 février 2013

Sculptures et moutons

Je ne sais plus comment j'ai commencé à faire un troupeau de moutons mais il me semble que c'est à la suite du cadeau d'une de mes sœurs qui m'a offert deux moutons en céramique bleue très solides: ils sont toujours comme au premier jour.

Ce n'est un secret pour personne dans mon entourage que j'aime les moutons.

clic ici pour voir le billet sur les moutons

Que faire de petits moutons, sculptures ou céramiques de 10 à 20 cms qui risquaient d'être perdus dans notre grand jardin sinon former un troupeau.

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Le mouton n'étant pas un animal très reproduit en France contrairement aux chats, aux poules ou même aux éléphants, je ne risquais pas un trop plein.
Mais au fil des ans le troupeau s'est agrandi, il comporte maintenant une vingtaine de bêtes dehors et quasi autant dedans, sans compter certains que je rentre en hiver pour les protéger du gel.

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Ce n'était pas au programme mais on m'en a offert en tissu, en laine, en porcelaine ,en plastique, en métal, en terre non cuite et des minuscules qui se seraient égarés dehors, je n'allais quand même pas les jeter!.

Certains seraient beaux seuls,
.
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d'autres non.
Certains sont réalisés par des céramistes renommés, deux ont été fabriqués spécialement par une amie, d'autres proviennent du supermarché ou de potiers plus ou moins débutants.
Avec les oreilles mal collées ou trop fragiles, ils ont craqué au premier hiver un peu rude, tant pis.
Certains n'évoluent pas , d'autres se couvrent de mousse et vieillissent.
Peu importe.

C'est l'ensemble qui compte et crée un troupeau que je déplace plusieurs fois par an sur le parking, au gré de mes envies, pour créer la surprise ou pour répondre et souligner le déplacement des plantes vagabondes, verveines ou stipas.
lien vers l'article

mercredi 11 avril 2012

Aménagement de pente : rocailles et escaliers d'En Galinou

Une question qui revient souvent, c'est : "comment faire pour ... adapter une pente, la tenir, créer un accès".

Fors de nos 300 mètres carrés d'entrainement dans le jardin d'En Galinou, voici ce que nous faisons.
Tout d'abord une idée du temps : 2 heures à deux par mètre carré en moyenne, depuis le désherbage jusqu’à la fin de la plantation.
(texte de référence sur nos rocailles : histoire : le départ du jardin)

rocaille grise On part d'une pente parfois herbeuse, qu'on ne peut dénuder sans que tout s'écroule quand il se mettra à pleuvoir. rocaille
la pente n'est pas très importante mais il y a d'autres coins où elle l'est beaucoup plus, il suffit alors de raccourcir les paliers.

Le principe est de faire un escalier : On commence par tout désherber. C'est déjà pas mal de boulot !
en bas de la pente, on fait un premier muret en entassant les pierres après avoir creusé sur 5/10 cm max. Ce creusement est destiné à deux choses :

  • Stabiliser le muret en créant une sorte de fondation comme pour un vrai mur
  • empêcher le chiendent de la pelouse de remonter facilement dans la future rocaille

Le muret lui-même n'est pas haut, disons 50 centimètres. Derrière lui, on remplit de terre jusqu'en haut pour faire une première marche plate, en cassant la pente en amont de ce muret. C'est pour ça qu'il ne faut pas monter le mur trop haut sinon la pression de la terre risquerait de le déstabiliser. On tasse plus ou moins horizontalement sur une distance telle que le second muret ne soit pas trop haut (sinon il ne tiendra pas, lui non plus, puisque la terre vient en appui).
Etc.

Image J'essaye d'éviter trop de régularité, quitte à mettre des pierres dans les paliers, si elles ne sont pas trop petites.

Image La marche peut être grande quand le terrain est peu pentu (notez que la rangée de pierre du bas est trop petite, le chiendent rentrera par la suite bien trop facilement)

 

les différences de construction selon la pente


à gauche, on voit bien les pierres qui servent à structure l'équilibre de la pente. Comme cette dernière est importante sans être trop verticale, j'ai pu créer un chemin en diagonale (par la suite ce chemin sera transformé en escalier, cf. le prochain article).

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Quand la pente est importante, les contre-marches (murets) en pierres sont plus hautes, les aplats sont plus courts, on commence à avoir de la vraie rocaille.


Image



On tasse, on arrose, on laisse sécher, on remet de la terre si besoin est, et on peut commencer les plantations. Si possible, il vaut mieux planter des annuelles au début, pour que la terre travaille, ensuite les plantes de rocaille.

samedi 30 juillet 2011

On remonte !

Eh bien la pluie s'est arrêtée, peut-être bien pour un bon moment, c'est la fin de juillet, donc normalement le mois suivant c'est août. Sauf fin du monde. Alors Martine et moi avons remonté la pauvre glycine que le vent avait flanqué par terre, comme je le montrais sur le précédent billet. On plante un gros gros piquet sur 50 cm, et on y attache feu le conifère.



ça tiendra bien suffisamment pour que la glycine grossisse et tienne seule. J'avais pensé aussi à faire un arc en fer, mais M. préfère une glycine en arbre.

dimanche 24 juillet 2011

Pluie (toujours) sur le jardin d'En Galinou

Il continue de faire gris et de pleuvioter. J'ai même froid ! en fin juillet ! Je parie que c'est parce que Martine n'est pas là, il a commencé à faire ce temps juste avant son départ, et je parie que ça va s'arrêter la semaine prochaine.


Le vent souffle principalement de Toulouse. Il est fort quand même et a fait tomber le vieux conifère qui soutenait l'une de nos glycines germées ici. J'ai essayé de le relever, mais c'est trop difficile seul, il va falloir qu'on trouve un autre système. Peut-être une double arche en fer à béton ? faut que je vois avec la cheffe.