dimanche 8 janvier 2017

Couvrir le sol

Au fil du temps, couvrir le sol est devenu un des principes les plus importants du jardin.

La pluviométrie est à la baisse depuis 20 ans et lorsque la terre est à nu, elle sèche très vite : le soleil et le vent cuisent la terre qui se fissure. Grâce à la couverture permanente le sol est protégé . Cette couverture ne protège pas seulement du soleil, elle protège aussi du froid en hiver : dans les endroits du jardin très couverts et sous les arbres , il y a très peu de gelées blanches alors qu'on en voit en terrain dégagé et venté et les plantes se protègent mutuellement .

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stachys et euphorbes petit cyprès se
sont installés seuls sur le parking

Il y a plusieurs façons de couvrir le sol, nous avons choisi dès le départ le moyen le plus naturel: uniquement les plantes, sauf pour le parking et la terrasse nord qui sont gravillonnés par commodité et ont permis d'installer quelques  plantations sur gravillons. La mode est aux paillages modernes colorés, paillettes de lin, fèves de cacao concassé, mulch de coco etc. qui succèdent aux écorces de pin en vogue il y a 20 ans. Les graviers de différentes couleurs ou les galets posés sur trame ne laissant pas passer les mauvaises herbes arrivent en force. Mode qui a transformé de jolis petits jardins en Allemagne en copie conforme de cimetières! Du noir, du blanc et quelques plantes très surveillées et taillées.

 

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au sol, invisibles en été, fougères,
géraniums, consoude, sceaux de Salomon

Prairie fauchée ou pas, herbe tondue plus ou moins haut selon la saison et  plantations de toutes sortes permettent d'avoir à long terme un jardin à la fois bien rempli et assez autonome en ce qui concerne l'eau ( très peu d'arrosages) et l'engrais ( pas besoin) : comme dans la nature, vers de terre, champignons, feuilles et tiges mortes , tout ça se débrouille parfaitement tout seul sans compter les plantes de la famille des légumineuses qui fournissent l'azote, les grandes plantes qui protègent les petites, les arbres qui freinent le vent et font de l'ombre.

 

Évidemment, bien que notre jardin soit d'une grande richesse végétale par curiosité et avec un petit

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les annuelles ont disparu au profit
des vivaces

brin de collectionnite chronique, on évite les plantes trop sophistiquées, les hybrides modernes à grosses fleurs et gros besoins. Les floraisons sont un plus mais pas le plus important car souvent éphémères. Les floraisons les plus longues sont celles de annuelles qui ont peu de place dans notre jardin... Elles bouchent les trous quand il y en a ce qui est très sympa de leur part mais en quelques années les trous sont bouchés et ne leur laissent plus de place jusqu'à l'installation d'un nouveau massif. En l'absence de floraisons les nombreux feuillages colorés pallient le manque de fleurs.

 

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la plate-bande lorraine, ma favorite, 
belle et fournie en toute saison

Cette façon de jardiner laisse le végétal s'exprimer, chacun prend la place dont il a besoin et élimine parfois la concurrence. On ne le déplace pas s'il se plait, même si sa couleur ou sa forme ne nous plaisent pas vraiment.On se contente de tailler ( le travail d'Hubert de plus en plus), de déplacer les semis spontanés  d'arbustes encombrants, de diviser si vraiment il le faut , d'agrandir les massifs pour faire de la place à de petits nouveaux ou des plants récupérés dans le  jardin. Et pour le plaisir, on crée de nouveaux massifs qui seront remplis à leur tour.

Ces images de l'évolution de la plate-bande lorraine montrent comment elle s'est remplie peu à peu : suivre le lien

 

dimanche 21 août 2016

Le pré de la mare d'En Galinou

Transformation du pré des chevaux

(Clic sur chaque photo pour la voir en grand sur le site lui-même)

Pratiquement dès le début de notre installation, nous avons acquis une jument, Olympie, à laquelle sont venus se joindre par la suite deux poneys retraités. Bien sûr avec ces trois animaux, il n'était pas question de planter cette partie, sauf les alentours de la mare où nous avons installé des arbres.

Olympie
Olympie dans son pré en 1991

Le pré qu'on leur a attribué prend toute la partie ouest du jardin à partir du chemin d'entrée jusqu'aux limites du terrain.

Pré allemand
on sépare le pré des chevaux en deux

 

En 2009, les deux vieux poneys étant morts, nous décidons de chiper à Olympie une partie de son terrain pour créer une nouvelle partie qui deviendra le "pré allemand" en commençant par la haie dite de Sören.

Olympie est morte au début de l'été 2016.

Nous avons alors décidé de récupérer complètement le pré afin d'y faire de nouvelles plantations, qui a priori devront être très solides, car c'est l'endroit le plus éloigné de la source, il sera donc très difficile d'arroser.
Le premier travail a consisté à enlever les barrières. C'est Sören qui commence, puis Coline, et Martine et moi termineront. Temps de travail très important, une bonne trentaine d'heures je crois bien, réparties sur un mois, on n'est pas des bêtes.

Il faut dire que nous partons d'une situation où les rosiers qu'on a mis le long de la barrière se sont énormément développés (sauf celui de la photo du milieu, parce qu'Olympie l'adore).

Olympie
Roses 1
Olympie
Roses 2
roses
Roses 3

Il faut non seulement découper le grillage pour arriver à l'arracher, mais aussi tailler les rosiers un par un.
J'ai calculé pour le plaisir (mais si !) qu'on a emporté une bonne dizaine de remorques vers la déchetterie, ce qui correspond grosso modo à plus d'une centaine de brouettes.

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La haie libérée

 

La haie de Sören libérée de la barrière prend plus d'ampleur en retombant vers le sud ; en même temps elle est plus transparente ce qui renforce cette impression d'ampleur.

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La haie de rosiers

 

Les rosiers ont évidemment été taillés très fortement, mais comme ce sont des hybrides maisons, très lianeux, ils vont repartir de plus belle, ils ne risquent pas de mourir.

 

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le long du parking
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La haie de rosiers

Le long du parking, le sol est très tassé par les passages des chevaux depuis des années, je me demande ce que ça va devenir !

La barrière Sud a elle aussi été supprimée, pour l'instant on laisse les piquets qui sont cimentés dans le sol, il faut un tracteur pour les enlever.

La partie qui reste à finir, sans urgence et pas avant l'hiver, c'est le fossé que l'on devine à gauche, où le grillage est emmêlé fortement aux ronces et autres arbustes qu'il faudra certainement supprimer complétement.

 

vendredi 22 juillet 2016

taille des glycines nord d'En Galinou

Taille des deux japonaises

Nous avons deux glycines qui bordent la terrasse nord. Une japonaise classique Wistaria floribunda qui est montée tout en haut de l'érable serpent, en fait c'est l'ex support de greffe d'une très belle Wistaria floribunda 'Macrobotrys' qui n'a pas bien supporté le climat.
L'autre est moins connue, c'est Wistaria venusta une glycine japonaise à fleurs blanches compactes.

floribunda en 2014
venusta 2016

Ces deux glycines ont pris de plus en plus d'ampleur, bien trop !

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La floribunda est montée quasiment en haut de l'érable et glisse subrepticement dans le févier tout en menaçant les fils du téléphone. Et le pauvre Kiwi est lui aussi noyé.

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L'autre est devenue bien trop grosse et à l'aide d'un bon coup de vent d'autan a réussi à casser son support en bambou, plongeant dans la pénombre une bonne partie du massif rose.

Il est donc temps de faire la police là-dedans.

 

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Sur la floribunda, je coupe tout ce qui dépasse le bambou horizontal vers le bas, tout ce qui part vers les fils téléphoniques, et toutes les nouvelles repousses qui partent du pied ou des troncs.

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On sent que les arbustes en dessous se remettent à respirer, comme le kiwi !

 

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Taille en arbre : côtés libérés

 

Je suis encore plus sévère pour l'autre. Comme on le voit plus haut, elle s'étendait sur 3 mètres vers la droite, noyant elle aussi le kiwi, elle fait un peu moins vers sa gauche, parce que la floribunda ne se laisse pas envahir comme ça !
Avec Martine, nous transformons la glycine en arbre, enlevant toutes les lianes qui s'étendent vers le bas et sur les côtés.

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vue du nord
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Vue sud


Le massif est libéré, le kiwi (mâle) pourra pousser plus vigoureusement (peut-être aurons nous des fruits avec la femelle sous la floribunda), un espace clair est créé entre les deux glycines, aérant l'ensemble.

 

dimanche 17 juillet 2016

Taille rapide des rosiers lianes

Avant qu'il ne fasse trop chaud pour avoir envie de travailler en plein soleil perché sur une échelle, nous nous attaquons à la pergola devant la maison.

Devant

Deux tâches principales :

mur
Le résultat

 

Protéger la gouttière des plantes, en arrachant la vigne-vierge qui vient de l'arrière de la maison et en séparant nettement les rosiers lianes du mur. Cette séparation permet aussi d'augmenter la lumière qui pénètre sous la pergola.
Tout ça est assez rapide à faire, mettons une heure.

 

Kew rambler en juin
Kew Rambler en juin

 

Deuxième tâche : Kew Rambler est plein de branches mortes en dessous, ce qui ne se voit pas quand il est en fleur (cf. à gauche) on va toutes les enlever.

Là la tâche est nettement plus ardue, le plus souvent on descend tout en ne laissant que quelques branches comme tire-sève (voir par exemple). Là on n'enlève que le dessous, c'est plus long !

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Martine au boulot

 

 

Nous décidons de laisser les grandes lianes pendre devant comme elles étaient, sans les remettre vers l'arrière (le mur) sauf quelques unes dont nous pensons qu'elles ne devraient pas casser.

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Résultat : Plus de branches mortes.

 

dimanche 1 mai 2016

Chemin faisant

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Je suis partie de bon matin arracher les mauvaises herbes de mon petit potager (le liseron et les repousses du bambou trouvent sympathique ce petit coin de terre améliorée), armée de mes outils favoris :la brouette jaune légère et pratique, un couteau, mon sécateur d'ikebana  qui sert à tout et une petite pelle au cas-où.
Chemin faisant, j'ai repéré de longues herbes que j'ai enlevées dans un massif d'iris qui était sur ma route, remis un piquet jaune pour repérer une plante récemment plantée : elle aura besoin de quelques arrosages.

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Puis j'ai enlevé quelques herbes du mini-massif autour du petit Cercis 'Pansy Forest' que j'ai immédiatement remplacées par 2 pieds de lychnis récupérés sur les gravillons de la terrasse nord et arrosés à l'eau du bassin.
Pendant que j'y étais, je suis allée récupérer dans une potée où je l'acclimatais une euphorbe 'Ascott Rainbow' que j'ai plantée dans la plate-bande  basse esquissée pour aménager le bord du fossé entre la  route et le jardin.

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Passant devant la topiaire de buis autour du Prunus sargentii, j'ai vu qu'il avait besoin d'une taille légère. Aussitôt dit, aussitôt fait et me voilà retaillant le buis en forme de fleur de cerisier, en retravaillant le centre pour redonner du relief au cœur de la fleur, ce qu'Hubert complètera plus tard, c'est lui le spécialiste.
Ça commence à bien faire cette histoire...
Me voila repartie vers le potager.

Mais que vois-je ? Des tas de franches mauvaises herbes : bryone (navet du diable) et  gaillet-gratteron qui grimpent partout dans les massifs arbustifs.
Ce jour-là, je ne suis jamais arrivée jusqu'au potager.  

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dimanche 3 avril 2016

Réparation et taille dans l'allée des roses

L'année dernière, en juin, j'avais nettoyé fortement le nord de l'allée des roses.

Cliquez sur les photos pour les voir en grand.

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Il est temps d'intervenir !

Pendant l'hiver la pergola d'entrée au sud de cette allée s'est écroulée.

Mais les grands rosiers lianes pèsent fort lourd, que ce soit notre ami Albéric ou les deux vierges martyres.

Donc, au bout de quelques années, tout commence à fléchir, le bois, même s'il a été traité, s'abime lui aussi. Il faut donc réparer.

Janvier 2004, pergola neuve


Nous l'avions construite en 2004, elle a tenu 10 ans.

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démontage

On enlève 80% des rosiers (comme d'habitude quand je nettoie un liane), et toute la pergola. Comme on est presque au printemps, il ne faut pas compter sur des fleurs cette année, mais peu nous chaut.

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dégagé !

 

Dégageons tout, ensuite on verra bien ce que ça deviendra.
Mais nous ne reconstruisons pas la pergola, un espace vide semble plus intéressant, en tous cas ça apporte un changement, une clarté qui manquait : les pergolas sont souvent trop obscures. Le rosier immédiatement à gauche sur cette photo est un grimpant peu vigoureux, il suffit de le palisser vaguement contre le pilier. celui du fond à gauche est un grand liane, on le conduira sur le début de l'allée, il devrait faire une belle bordure fleurie en mai (c'est Albertine en plus ! splendide rosier).

 

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Félicité et Perpétue

 

Nous coupons toutes les branches mortes, malingres, trop grandes des deux grands lianes.
ça fait quelques remorques de déchets !

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Albéric Barbier

Nous allons conduire ces deux lianes en arbre, le long d'un support vertical encore à déterminer.

C'est pour cela que nous laissons les supports métallique, (en plus les arracher à la masse, comme vous le voyez, j'ai essayé... Laisse béton, c'est quasiment le cas de le dire.

Comme on le voit sur les deux photos, nous laissons très peu de lianes, mais c'est bien suffisant, ces rosiers sont très très vigoureux.

 

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Enroulement
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L'idée de Martine est de remplir les pieds métalliques avec des bambous du jardin, comme support pour les lianes.

Pas bête, hein ? les bambous ce n'est pas ça qui manque dans le jardin, les changer prendra encore moins de temps que de démonter une pergola.

Puis on enroule les quelques lianes qui restent tout autour, afin que par la suite ça fasse comme un parapluie.

 

lundi 1 février 2016

Les Orchidées d'En Galinou

Les phalaenopsis

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EN 20016

 

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J'ai sous les yeux depuis un mois la floraison des phalaenopsis, une dizaine de pots au dessus de mon bureau. Quelques cadeaux, quelques récupérations après une expo d'ikebana où on n'avait utilisé que les tiges florales et une ou deux feuilles, et quelques achats aussi : des coups de cœur pour des couleurs particulières.

Le prix de ces fleurs a beaucoup baissé au fil des années, on les trouve même dans les supermarchés pour pas même le prix d'un bouquet, et leur floraison dure plusieurs mois quand on a trouvé le bon emplacement.
Ici, c'est la combinaison de deux facteurs qui a provoqué leur fleurissement régulier : le remplacement d'une porte en bois par une porte vitrée plein sud derrière laquelle elles sont placées et le chauffage avec une chaudière à condensation qui maintient une température régulière nuit et jour. Hubert est chargé de l'arrosage, une fois par semaine. Toutes sont dans des pots à orchidée plus hauts qu larges avec un rebord intérieur qui évite que le pot touche l'eau stagnante.

Après la floraison, elles sont mises au repos dans la véranda où elles subiront les assauts des escargots, des limaces et des cochenilles, parce que je ne m'en occupe plus du tout ! Hubert continue les arrosages bien sur, mais pas plus. Au moment de les rentrer en novembre, une inspection s'impose : pour les escargots et limaces, ça va encore. Pour les cochenilles, à bouclier et farineuses, c'est plus difficile mais je crois avoir enfin trouvé la bonne technique : 1 cuillère à soupe de savon noir pour 1/2 litre d'eau, bien pulvériser partout (pas les fleurs) et pas de rinçage. Compléter par l'inspection régulière et méticuleuse après arrosage et écrasement de toutes les bestioles.
Moyennant quoi, on profite de très belles floraisons pendant la mauvaise saison.
Ceci dit, autant j'apprécie ces fleurs pour leur longue floraison en hiver quand on sort peu, autant elles finissent par m'énerver pour la même raison : j'aime aussi l'éphémère, la surprise de floraisons inattendues, plus courtes, moins prévisibles, celle des orchidées de terre.

Les cymbidiums

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Cymbidium

Il y a trente ans, c'étaient les seules orchidées que nous arrivions à faire refleurir.
Ce sont les plus solides des orchidées de serre. Nous les sortons tout l'été jusqu'à novembre, quand il risque de geler.
Ensuite elles vont dans la serre froide, où la température qui peut descendre à 2 ou 3 degrés ne les gênent pas.

 

D'autres photos des orchidées d'intérieur sur le site en suivant ce lien

les bletillas striatas

 

Ce sont des orchidées d'Asie, spontanées au Japon et en Chine dont on dit qu'elles ont besoin d'un terreau léger, riche, bien drainé, plutôt acide et pas trop sec et d'une exposition à mi-ombre. Contrairement aux autres orchidées terrestres, elles ne semblent pas en symbiose avec un champignon (les mycorhizes) et se transplantent donc facilement.
On a cette plante depuis une vingtaine d'années, reçue à l'occasion d'échanges. Le pied-mère a poussé sans souci depuis sans entretien en rocaille à mi ombre, jamais arrosé, coincé entre une touffe de sauge et un cornouiller spontané dans un coin où je l'avais carrément oublié. J'en ai transplanté en plate bande ombragée où elle se plait malgré la concurrence des iris japonais et autres couvre-sols.
On ne sait jamais quand les bletillas vont fleurir : parfois fin mars, parfois en avril et parfois même en mai.
Leur floraison rose fushia sur une tige haute et fine entre deux feuilles coriaces plissées comme des feuilles de palmier dure longtemps et les graines qui suivent restent intéressantes aussi.

 

les orchidées sauvages

ophrys abeille
Abeille
Ce sont mes préférées, en raison de mes premières amours pour la botanique et parce qu'on ne les plante pas : elles arrivent seules. Je me souviens encore de la vive émotion que j'avais ressentie en découvrant une ophrys-abeille, Ophrys apifera, dans la garrigue du côté de Clapiers dans l'Hérault lors d'une balade botanique : je n'avais que 10 ans mais c'est un souvenir marquant.
Cette même orchidée pousse dans notre jardin, à demi étouffée par des hémérocalles et des iris, mais fidèle depuis plusieurs années.
On en trouve chaque année quelques pieds dans la grande rocaille.

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L'homme pendu

En revanche on est quasiment envahis par l'orchis bouc (Himantoglossum hircinum) le bien nommé, qui se plait dans le bois où il se multiplie tant et plus malgré les tontes plus ou moins fréquentes.
Sur le chemin qui mène au jardin, ce sont les ophrys araignées à fleurs jaunes (Ophrys sphegodes) et l'homme pendu (Orchis anthropophora) qui sont les plus présentes et semblent apprécier les pelouses sèches.
Dans le verger où l'herbe est plus haute et plus verte, on trouve quelques Anacampsis pyramidalis.

 

 

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Serapias

Mais nos plus belles découvertes ont lieu dans la friche attenante au jardin, au moins un hectare fauché une fois par an en été, une terre pauvre et sèche, qui n'est plus cultivée depuis une quinzaine d'années. Depuis 4 ou 5 ans, les orchidées s'y installent par centaines pour ne pas dire par milliers : Anacampsis dans la partie la mieux protégée du vent, hommes pendus et ophrys araignées dans la partie haute,

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Orchis pourpre

sérapias et surtout orchis pourpres, Orchis purpurea, qui forment de grands cercles plus importants d'année en année en plein soleil.
Seule disparition alors qu'elle était présente à notre arrivée, l'orchis à fleurs lâches, Orchis laxiflora, disparue avec le creusement par un agriculteur d'un fossé de drainage qui a supprimé un bas fond marécageux.

 

Sur le site du jardin, vous trouverez toutes les photos de ces orchidées en suivant ce lien

vendredi 15 janvier 2016

Comment le désert recule (suite)

En 2014, j'avais raconté comment les plantes colonisaient peu à peu le parking minéral, le transformant sans intervention particulière en jardin sur gravier particulièrement réussi et agréable de mai à novembre.

desert 1
en 2006
prunus
en 2014

On est passé de ça 

 

à ça

 

prunus
Aster

Après les verveines de Buenos Aires et les stipas tenuifolia très présentes au départ avec leurs racines superficielles, sont arrivées les gauras lindheimeri: des blanches, des roses clair ou foncé, des légères, des compactes. Elles se sont beaucoup ressemées et hybridées , elles ont des racines pivotantes très profondes aussi elles ne souffrent ni de la chaleur ni du manque d'eau. Les asters novae-angliae et les rudbeckias se plaisent aussi dans ces conditions et offrent le plaisir d'une floraison plus tardive.

 

En revanche le port de ces plantes favorise la rétention des feuilles mortes apportées du bois par le vent d'autan et avec l'automne ultra-sec de cet année, j'ai passé beaucoup de temps à ratisser les feuilles sèches qui s'accumulaient, bloquées par leurs tiges : ce qui était une bénédiction au départ est devenu la corvée de l'automne, parce que nous voulons maintenir ce jardin sur gravier et il faut donc maintenir les gravillons et empêcher la formation de trop d'humus : un comble ! Le désert continue de reculer car les verveines et les stipas ont un rôle colonisateur : elles s'avancent sur le parking et disparaissent peu à peu de leurs premières implantations après avoir je suppose consommé tout ce qui était nécessaire à leur pousse et laissé un peu d'humus. Il commence à y avoir une partie dégarnie juste devant la plate-bande d'origine, là où j'avais apporté de beaux cailloux de la garrigue méditerranéenne qu'on ne voyait plus, où ne s'installent plus pour le moment que quelques indésirables comme des carottes, chardons et autres plantes à rosette en compagnie cependant des rudbeckias : cette partie un peu dégarnie va sûrement donner lieu à un nouveau petit chemin pour l'observer de près et les nombreux insectes et papillons qui s'y régalent jusqu'en octobre novembre.
Quand on regarde la page consacrée aux papillons, on voit qu'ils sont très souvent photographiés sur les verveines de Buenos Aires qui leur plaisent particulièrement en automne.

jeudi 14 janvier 2016

Arbres de semis spontanés à En Galinou

Pendant des années, une bonne quinzaine je pense, on aurait bien aimé que les arbres se sèment spontanément tant on a lutté pour en implanter pour nous protéger du vent d'autan.
Depuis une dizaine d'années, c'est l'inverse, on voudrait leur dire que ça suffit.

Ça a commencé avec les frênes qui sont passés du bois où on les avait installés au bord du pré de la ponette où en se ressemant ils ont formé une rangée d'arbres bienvenue à condition d'enlever ceux qui sont en trop: un tous les 2 ou 3 mètres, c'est assez.
Ils se ressèment maintenant dans tous les massifs.

Ensuite les érables pseudo platanus : bienvenus au début , cadeau de l'ancien jardin de la mère d'Hubert qui nous en a apporté une dizaine de plants, ils ont commencé à se ressemer partout en abondance.
Il y a aussi les prunus de différentes sortes très prolifiques pour certains, justement ceux dont on ne voudrait pas qu'ils se ressèment.
D'autres arbres se ressèment spontanément mais pour l'instant de façon contrôlable: les érables negundo, les féviers et bien sûr certains arbustes : aubépines, cotoneasters, pyracanthas.


Le vent et les oiseaux se sont chargés de nous apporter d'autres cadeaux comme les chênes: il n'y a aucun chêne à proximité, les premiers sont à environ 500m mais on en trouve de plus en plus dans le jardin : les premiers dans la rocaille ont servi d'expérimentation à Hubert pour les arbres taillés en champignon et les arbres nains, mais on en trouve de plus en plus dans le bois où pourtant aucun n'arrive à pousser, peut-être à cause des autres arbres présents. On a aussi de plus en plus de geais des chênes dans le jardin, ceci explique cela : ils apportent les glands comme réserve de nourriture, puis les oublient.

Balancer les noyaux d'abricots et de pêches ou de brugnons dans le jardin , voila un bon moyen d'avoir des arbres fruitiers sans mal mais aussi sans trop de fruits car ils ne sont pas greffés. Il suffit de les transplanter à l'endroit souhaité dès qu'ils dépassent environ 30 cm. On a ainsi un bel abricotier et quelques brugnoniers qui font ce qu'ils peuvent en haie.

Arbres de semis (suite)

la glycine

2015 Je n'écris pas souvent pour le journal, mais ayant enlevé hier des centaines de gousses sur la  glycine en arbre que j'avais semée, j'ai pensé à écrire la suite du  premier article qui date de 2012. (cf. cet article là)
La glycine n'est pas vraiment un arbre, plutôt un arbuste grimpant, mais là, elle est conduite en arbre.

La graine a été récoltée au Jardin des Martels à Giroussens, un très grand jardin privé des environs de Toulouse avec de nombreuses essences rares. Le sens d'enroulement des tiges dans le sens des aiguilles d'une montre indique une glycine du Japon, il s'agit de Wistaria floribunda rosea.

fleur

Les semis de glycine marchent bien, c'est après que ça se gâte, il ne faut pas être pressé, une dizaine d'années entre le semis et la première floraison.
La graine a été semée vers 2000, le plant mis en place en 2004 et la première floraison a eu lieu vers 2009. Le rose du semis est pâle, moins soutenu que celui du pied mère mais le résultat est très doux et réussi.

La glycine est laissée libre en haut de son support, un sequoiadendron qui n'avait pas résisté à la canicule de 2003. Arrivées en haut les tiges ne peuvent que descendre sous leur propre poids et renoncent à s'allonger ce qui les rendrait très sensibles au vent. Le haut reste assez dense ce qui n'en est que plus beau au moment de la floraison sans qu'on ait à se préoccuper de la tailler.
En revanche, la coquine s'est faufilée à ras de terre dans le coin sauvage jamais tondu et a fait des pousses de plus de 5 mètres. J'en ai redirigé plusieurs au printemps sur des piquets légers afin de faire d'autres glycines en arbre. On verra dans quelques années ce que ça donne.

Le pin parasol

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Le Parasol (?) en 2004

Connaissant mon gout pour les plantations, mon voisin m'a apporté dans ses mains un plant de pin parasol récolté dans son bois où il n'avait aucune chance de prospérer. Il mesurait une dizaine de centimètres . J'ai du le garder en pot un ou deux ans et il a été mis en place en 2002.

Parasol
Octobre 2015

Après plusieurs année où il poussait peu, il a vraiment pris son envol depuis 2012, faisant des pousses de 50 cm et rattrapant peu à peu le cèdre voisin.
Cette année il a fait pour la première fois deux cônes dont j'espère bien qu'on mangera les pignons.

 

Un prunus de collection

prunus
Prunus persica 'Sagami Shidare'

Encore une graine rapportée du jardin des Martels ou plutôt un noyau de pêche ramassé par terre, semé en pot puis planté par erreur dans la grande haie destinée à nous protéger du voisin et de ses traitements avant d'avoir vu sa magnifique floraison qui aurait mérité une plantation en isolé. Il faut dire qu'en dehors de sa floraison, il n'est pas très intéressant et, comme ses cousins, il est régulièrement touché par la cloque que nous ne traitons pas.
On a planté de tout dans cette haie, des jeunes plants achetés, des plants récupérés à droite et à gauche, tout ce qui voulait bien pousser. Et donc ce pêcher dont on ne connaissait pas la floraison magnifique s'est retrouvé là par hasard coincé entre des tas d'autres arbres et arbustes moins intéressants mais chaque année il nous offre cependant dès fin mars ou début avril sa floraison d'un rose soutenu, presque fluo, très rare en cette saison.

jeudi 3 décembre 2015

Plantations dans le jardin d'En Galinou

Comment planter malgré la sécheresse ?

Cette année il est tombé moins de 200 mm en quatre mois. Début novembre on s'est dit que malgré cette sécheresse, il fallait planter en terre avant que les froids n'arrivent les trois lilas d'été commandés depuis longtemps chez notre fournisseur favori.

Préparation

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repérage des endroits

Inutile de dire que le sol du pré allemand est dur comme du bois, bien sec et bien enherbé.

On repère les endroits, et on les arrose au jet entre les trois bouts de bambous, pour l'équivalent de trois arrosoirs.

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Oh c'est dur !

On laisse toute la nuit...

Plantation

Le lendemain on commence les trous.

Je commence par décaper la surface à la pioche, attaquer le chiendent dont vous imaginez bien la résistance. il est bien sec, mais pas mort.
Increvable le bestiaux !

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à la fourche maintenant

une fois l'herbe mise de côté, Martine continue à la fourche-bêche. Comme la terre a été bien humidifiée par l'arrosage d'hier, ça va.

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Terre vivante
Terre morte

Au passage, comparer la terre noire que l'on vient d'extraire avec celle du champs voisin, cultivé ! La nôtre est plus bien plus riche. Il faut dire que ce coteau est très pauvre ; d'où le nom "Bruyère" du lieu dit : endroit pauvre comme la ferme "Garrigue" à côté, des endroits où rien ne pousse et où avant la deuxième guerre mondiale on ne faisait que de la vigne.

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Sorti du pot
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Martine met de l'engrais

Un cube de 30/40 cm.

Au fond un peu de corne broyée et de compost.

C'est Martine qui met en place soigneusement

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Toute la difficulté avec ce genre de terre, c'est de tasser suffisamment pour qu'il n'y ait pas de poche d'air afin que les racines aient de quoi s'étendre ET de ne pas trop tasser, sinon l'argile en séchant va faire un bloc qui étouffera complétement la plante.

Finition

Martine avec son sécateur taille les branches qui lui déplaisent, malingres, trop biscornues, trop nombreuses ou trop longues.

Et moi j'arrose copieusement sans tasser plus.

planter__13_.JPG
taille
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Arrosage

Voilà, c'est fini, il n'y a plus qu'à attendre que ça prenne !

le pré allemand

 

mercredi 25 novembre 2015

Le Gratte-cul

confiture__1_.jpg
L'arbuste
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bien fourni

 

Gratte-cul, baies d'églantine, cynorhodon, voila les noms plus ou moins poétiques de nos rosiers sauvages. J'en avais repéré un très florifère dans le pré allemand et comme il faisait moche, pluvieux et qu'il avait gelé quelques jours auparavant (on les cueille en général après les premiers gels), je me suis décidée à aller en cueillir pour faire de la confiture.

 

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La récolte

 

J'avais toujours reculé devant la tâche, à cause des poils... Gratte-cul, qu'il fallait enlever fruit par fruit dans mes vieilles recettes.

Heureusement, grâce à Internet, j'ai vu qu'on pouvait cuire les fruits entiers juste débarrassés de la partie noire - trace de la fleur - avec de l'eau, puis les passer au mixer plongeant et enfin à l'irremplaçable moulin à légumes avec sa grille la plus fine.

J'ai lu des tas de recettes, ma conclusion est qu'il ne faut pas être débutant en confitures car les fruits cuisent avec de l'eau, beaucoup d'eau, et l'appréciation de la quantité de sucre est à mon avis hautement aléatoire ! Parfois en fonction du poids des fruits cueillis, parfois du poids de la pulpe. Donc, tout au pif.

 

confiture__4_.jpg
Cuisson des fruits
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Moulin

Voila la recette du jour :

J'ai cuit les baies dans une grande quantité d'eau jusqu'à ce que les fruits soient bien ramollis... Évidemment, ça dépend de leur dureté au départ, là ils ont cuit pas loin d'une heure.

J'ai laissé refroidir pour pouvoir les manipuler plus facilement.
J'ai mixé rapidement puis passé au moulin à légumes.

 

confiture__6_.jpg
Le résultat
confiture__7_.jpg
 

Il m'est resté 850g de pulpe, de la consistance d'une purée de tomates bien épaisse, à laquelle j'ai rajouté 70 % de sucre (merci Hubert pour le calcul !). La cuisson du mélange a duré environ 20 minutes, en ajoutant 2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre (je n'avais pas de citron sous la main). Impossible de savoir en consultant les recettes si les baies manquaient d'acidité ou de pectine, donc j'ai improvisé.

Le résultat est beau, la quantité plus grande qu'espérée car la pulpe est vraiment très épaisse et jai dû ajouter plusieurs fois de l'eau pour obtenir une consistance qui me plaise.

Et voilà ! je mets le tout en pot, une belle étiquette et c'est prêt.
Notre avis dans quelques temps...

 

vendredi 6 novembre 2015

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lundi 21 septembre 2015

Floraison du lierre à En Galinou

lierre__8_.JPG

 


Dans la dernière moitié du mois de septembre, le lierre fleurit. On en a un qui grimpe vigoureusement le long d'un des poteaux de la pergola sud, il est donc en plein soleil toute la journée et fleurit abondamment.

De tout le jardin, c'est sûrement la plante qui a le plus d'insectes au centimètre carré !
J'y ai vu pratiquement tous les hyménoptères du jardin, abeilles, guêpes, bourdons, frelons. C'est curieux, car en général les plantes sont bien plus spécialisées que ça, leurs fleurs ne permettant pas la visite d'insecte de taille si différente.
Beaucoup de diptères aussi, dont la plupart des syrphes (qui ressemblent aux guêpes), en revanche aucun papillon, qui préfèrent nettement les verveines de Buenos Aires à quelques mètres de là.

Donc dès que le soleil montre son nez, ce lierre est rempli de visiteurs.

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Le frelon d'Asie
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Celui d'Europe
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guêpe
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Une guêpe et un bourdon

Difficile de photographier les mouches nombreuses et variées, elles refusent de poser, c'est scandaleux.

La coexistante n'est pas pacifique, les frelons en particulier butinent pour manger, mais ne se gênent pas pour tuer et emporter une abeille ou une guêpe.

Frelon d'Asie chassant

Ce n'est pas une abeille, mais une guêpe, ce jour là il n'y avait pas assez de soleil pour que les abeilles arrivent, mais Vespa velutina ne fait pas la fine bouche, faute d'abeille il prend une guêpe (sans doute Vespula

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lierre__10_.JPG
 
lierre__11_.JPG
 

 

En 2012 J'avais photographié un frelon européen capturant une autre guêpe (Poliste) :

 

 

dimanche 2 août 2015

La taille des Phlomis dans le jardin d'En Galinou

Les phlomis arbustifs sont des arbustes très intéressants dans notre jardin, car ils ont une jolie floraison, un feuillage itou et qui plus est ils supportent sans rouspéter, pour la plupart, le climat d'ici, que ce soit les hiver humides et glaiseux, avec la température qui descend à -10 parfois pendant quelques jours, ou que ce soit les étés chauds et sans eau.

Leur couleur dominante est le jaune, mais il en existe des blancs et des plus ou moins roses.

En général ils forment des arbustes arrondis qui tracent plus ou moins vigoureusement, de taille assez variable, entre 1 et deux mètres, voire deux et demi, de haut.

Clic sur une photo pour la voir en grand

Sur le site, le dossier des phlomis

Les phlomis standards

ensembleLe phlomis le plus répandu c'est cet arbuste aux fleurs jaunes qui peut monter à 2/3 mètres de haut et autant de large. Il a une forme naturellement ronde. Ces branches font un bois peu solide, et sil on le laisse pousser, elles cassent. Nous en avons plusieurs versions, la plus vigoureuse, c'est le fruticosa il y a aussi le longifolia qui, comme son nom l'indique, a des feuilles plus allongées et, malheureusement, des branches encore moins solides qui s'écroulent sous leur propre poids.

 

fruticosa_1.JPG Voici le grand fruticosa avant la taille, hauteur 2,5m et les branches principales commencent à se plier sous le poids. Il s'est mélangé au rosier liane, qui en a profité pour l'envahir.

fruticosa

 

Au pied du grand, des petits qui prendront la suite si je me retrouve dans l'obligation de tailler à ras les branches cassées.

La taille

taille_1.JPG taille_3.JPGJe coupe avec le taille haie thermique en enlevant au moins 30 ou 40 cm de tiges, comprenant toutes les fleurs fanées et la plus grande partie des branches jeunes. Le tout en essayant au maximum de lui donner une forme en boule.

La difficulté est évidente sur ces photos, ce sont ces charpentières assez grosses sans feuilles : si on taille trop, on va se retrouver avec un arbuste composé uniquement de bois, qui risque de ne pas repartir au printemps. D'un autre côté, si on ne taille pas, il va casser (c'est en gros le même genre de problème qu'une lavande, à part qu'il repart, lui, sur le vieux bois, sauf quand il ne veut pas).

J'esssaye de laisseer quelques feuilles, d'après mon expérience, ça suffit pour assurer le départ printanier. Bien sûr du coup il grandit peu à peu chaque année, et donc un jour il faut choisir les branches à supprimer avant qu'elles ne cassent définitivement.
Pour les arbustes jeunes au pied, en cours de formation, je laisse bien sûr plus de tiges.

et voilà le fruticosa taillé :

fruticosa_3.JPGJ'ai enlevé les branches principales allant vers le rosier, et celles qui s'étaient cassées sous leur propre poids, raccourci le reste de 50 cm ou pas loin, taillé fortement les jeunes pousses au pied, enlevé celles qui se lançaient à la conquête du chemin.

r1.JPG

 

Un sujet plus jeune : Contrairement au précédent, il n'a pas encore de grosse charpentière ; Il fait une boule d'un peu plus de un mètre de haut, il est encore facile à tailler (à part qu'il faut y aller plus fort sur un côté, sinon il bouche complétement le passage !

Le longifolium

longifolium_1.JPGlongifolium_2.JPG

Cet arbuste semble plus faible que son cousin. Il est aussi large, mais moitié moins haut : Ce sujet a environ 10 ans, les branches principales se sont peu à peu pliées dès le départ donnant à l'ensemble un aspect affaissé comme on le voit sur la photo de droite.De nouvelles branches se forment au centre, je compte sur elles pour prendre la place des vieilles dans les prochaines années, ce qui me permettra de supprimer les plus vieilles.

Comme pour le cousin, je taille 30 cm au moins partout, mais je n'essaye pas de le remettre en boule, les branches sont trop couchées. J'enlève les bois qui sont complétement couchés, je taille les nouvelles pousses centrales à 20 cm.

Deux jeunes

lycia_1.JPGlycia_2.JPGUn exemple rapide de taille en boule, qui se passe de description.

Le phlomis de droite est un lycia aux feuilles dorées.

Taille spéciale de l'italica

italica dossierCe phlomis, qui vient en fait des Baléares, trace beaucoup, et ne pousse pas en arbuste, mais plutôt comme une sorte de couvre-sol. Quand il est en fleur, c'est à dire vers la mi juin, il fait un haut tapis rose très joli.

Comme il n'est pas le premier que nous avons implanté, j'ai essayé de le tailler en boule comme ses cousins, mais il ne voulait pas prendre cette forme, on a vite vu qu'il poussait à plat sans faire de branches vers le haut.

italica_1.JPGDès qu'il fane, vers la mi juillet et que la chaleur s'installe, il devient carrément laid. Ses feuilles se replient puis tombent.

italica_5.JPGIl est très facile à tailler, car je le taille à 30 cm horizontalement, en créant des bords verticaux le long des pierres délimitant la rocaille.

On dirait une coiffure en brosse, ça fait un effet curieux.

Chose curieuse dans notre jardin, tous les phlomis arbustifs qui ne sont pas jaune semblent avoir ce genre de comportement, à commencer par une bonne demi-douzaine d'années avant de prendre l'aspect d'un arbuste ! Ici on a un purpurea alba qui a 4 ou 5 ans et qui se traine par terre. Je le raccourci sans essayer de le former, comme pour l'italica.

taille_2.JPG

Trois remorques pleines. à ramasser avec un masque et des gants, sinon on pleure et on tousse pendant deux jours tellement cette poussière sur les tiges est irritante !

Et voilà le résultat final, plus rien à faire avant l'année prochaine. trois heures de travail.

ensemble_1.JPG

 

dimanche 26 juillet 2015

La sécheresse à En Galinou

Comme nous l'avons déjà dit, notre jardin a été conçu presque dès le départ comme devant subsister dans le climat local sans que nous devions faire un soutien artificiel par définition, donc nuisible à l'équilibre.

Un article sur la pluie et la sécheresse en 2012

Je lis souvent des mots de gens qui se plaignent que leur jardin est en train de mourir de soif, même s'ils arrosent.

Bien sûr, il y a des plantes qui ne supportent pas le manque d'eau, mais souvent c'est un simple repos : afin de ne pas perdre trop d'eau, les arbres perdent leur feuilles, ce qui ne veut pas du tout dire qu'ils meurent, mais qu'ils passent au repos.

Comme d'habitude, cliquez sur une image pour la voir en plus grand

Arroser ?

Comme le savent les gens qui fréquentent ce blog, nous avons décidé au siècle dernier que nous n'arroserions pas. Nuançons : nous ne sommes pas stupides donc les deux ou trois premières années, bien sûr qu'on arrose pour aider. Sinon peu de choses arriveraient à pousser.

Notre idée est de forcer ces plantes à s'enraciner profondément, afin qu'ensuite elles soient dégagées de notre sollicitude.

Les jeunes plants sont arrosés à raison d'un ou deux arrosoirs par plante, tous les 7/10 jours, pas plus. Comme il n'a pas plu depuis la mi juin (pardon, 8 mm il y a une semaine) je fais le tour des jeunes avec le tuyau qui vient de la source. Il me faut quatre tournées d'une heure pour les arroser tous.

Qu'est-ce que ça donne ?

DSC_9630.JPGEn dessous de la grande rocaille, l'herbe (c'est pourtant du chiendent !) est grise et morte. dans les fleurs

Mais les racines sont bien vivantes, et au printemps elle repartira de plus belle :

Dans les 10 premières années du jardin, nous avons vu les effets du climat du Lauragais en été. Par exemple en 1993, un été vraiment terrible :

sec !

On ne dirait pas que le jardin va s'en sortir, hein !
2013

Pourtant une fois que nous eûmes trouvé les plantes qui s'adapteraient à ce genre de climat, 20 ans après, ça donne ça :

Les morts et mourants

Les arbres et arbustes qui ne supportent pas le manque d'eau en été sont morts évidemment.

Corée

Les premiers à avoir disparu sont les rosiers compliqués et fragiles, comme les hybrides de thé que nous avons installés au début, parce que c'était ce que nous avions dans notre jardin... de la banlieue parisienne !

Terracota, un rosier un peu spécial, mais qui ne résistera pas mieux que les autres hybrides.

Il en va de même pour les conifères, certains ont tenu jusqu'à la canicule de 2013, et là en deux ou trois ans, on a perdu les 3/4 d'entre eux.

DSC_9632.JPGLe sapin de Corée (Abies Koreana) n'est pas mort à cette période, mais il s'est séché en commençant par le haut. Il a perdu 3 mètres mais est reparti du bas. Cette année, il recommence, je pense qu'un jour il disparaitra. Corée

Le plus curieux c'est que son cousin, Abies pinsapo est totalement indifférent à ces conditions climatiques, il a mis presque 15 ans à se décider à dépasser le mètre et demi, mais depuis il pousse.

Les plantes qui luttent

DSC_9640.JPG poivrier

Avant de larguer les feuilles, les plantes les recroquevillent, comme ici le fait ce poivrier (Zanthoxylum armatum ou poivrier du Népal)

D'autres qui supportent moins bien perdent leur feuilles. DSC_9623.JPG

Ici c'est un prunus.
C'est assez curieux, d'ailleurs car ce prunus (Prunus sargentii) est quasiment le seul des prunus en arbre à ne pas apprécier le manque d'eau, alors que ses voisins comme le virginiana ne rouspètent pas.
ah, bien sûr, les prunus arbustes plus fragiles, comme les différents glandulosa se dessèchent complétement et repartent de la base, et d'autres ont complétement disparu.

DSC_9625.JPG Si on observe attentivement, on s’aperçoit vite qu'en fait les plantes sont prêtes pour le printemps qui suivra. Voici par exemple un kiwi dont toutes les feuilles sont tombées, mais les boutons sont déjà en formation.

DSC_9637.JPG fente

Même les couvre-sols souffrent et perdent leur feuilles, mais leur fonction principale, qui est de protéger le sol, continue, et nous n'avons plus les terribles fentes que nous avions il y a 20 ans dans lesquelles nous pouvions introduire complétement tout un manche de balais.

 

DSC_9621.JPGLes rosiers simples, comme ici ce musqué (c'est un hybride de moschata 'Verdi') quand ils sont en plein soleil se mettent un peu en grève... évidemment il ne faut pas leur demander de remonter ! quoique certains le font quand même, mais ils sont particulièrement vigoureux.

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Là l'exemple est encore plus frappant : il s'agit d'un jeune érable qui a été planté cet hiver (début 2015) d'un coup il a perdu toutes ses feuilles et on a pensé qu'il n'avait pas aimé du tout et était mort. Pas du tout ! il a refait de toutes petites feuilles dans la foulée et semble en pleine forme.

DSC_9617.JPG

 

 

Celles qui s'en moquent complétement

Heureusement, nous avons trouvé plein de plantes qui supportent tout ça, ainsi que les hivers froids et gadouilleux !

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Pas d'eau ? mais qu'importe, les plantes du bord du parking sont prévues pour ça. Elles apportent un air de fraicheur très accueillant.

 

 

DSC_9638.JPGAh celui-ci, on s'en passerait bien, s'il pouvait se mettre au repos à la place de drageonner comme un fou, jusqu'à 20 ou 30 mètres du pied mère !

 

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Au milieu de l'herbe un peu sèche, le bassin, il y a suffisament d'eau pour qu'elle ne s'évapore pas, et qu'est-ce que c'est agréable !

 

samedi 13 juin 2015

Taille des rosiers d'En Galinou : les deux lianes du nord

La taille des lianes, nous en avons déjà parlé.

Par exemple la grande allée des roses (clic ici) ou ceux de la pergola de la façade (clic ici).

A chaque fois, nous descendons les 3/4 de la bête, parce que c'est à peu près le seul moyen d'aller un peu vite, et de plus ces rosiers étant très vigoureux, il repoussent vite vite vite...

Au nord du terrain, dans la partie que nous appelons "le labyrinthe" Félicitée et Perpétue poussait sur une arcade avec de l'autre côté Veilchenblau. L'ensemble était fort agréable. Je crois que la plantation date de 2008 ou 2009.

 

En 2013, Félicité et Perpétue était devenu énorme, il avait envahi un pommier haut de 6 mètres (et mort, sans doute noyé en hiver). J'ai abattu ce pommier en hiver, coupant au passage les branches du rosier qui y étaient trop emmêlées.

Du coup, l'année d'après, il avait sauté sur le poirier voisin où il flirtait de manière fort invasive, avec Cherry Meidiland.

C'était trop. Au bout de 5,6 ans, ces rosiers s'abiment, avec en particulier beaucoup de branches mortes dessous, qu'il est très difficile d'enlever.

DSC_8981.JPGDSC_8945.JPG

 

Alors les grand moyens, Je descend tout. Deux heures de travail pour couper, enlever.

 

DSC_8947.JPGDSC_8979.JPGLa taille est très sévère, c'est bien plus facile !
Je coupe toutes toutes les branches vieilles, malingres, abimées. à gauche le pied de Félicitée et à droite Veilshenblau. Ce dernier est un liane moins vigoureux, il a beaucoup plus de branches mortes, et surtout comme on le voit, il n'y a pas de nouvbelles pousses au pied. Du coup j'ai été obligé de garder des branches plus vieilles, en espérant que maintenant qu'il a de la lumière il repartira gaillardement.

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Sur F&P, j'ai sélectionné 4 ou 5 belles jeunes branches prometteuses, de deux mètres max de haut.
Je les attache contre les fers à béton que nous utilisons comme arcades (cf ici).

L'attache c'est du fil électrique, c'est ce que nous avons trouvé de plus solide, facile à mettre, enlever et bouger, et vu la taille des rosier, on ne verra plus ce fil d'ici peu.

Et voilà le classique avant-après. Impressionnant, non ?

DSC_8985.JPG

en grand :

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mardi 2 juin 2015

Butinage à En Galinou (suite)

Abeilles, bourdons, guêpes et mouches variées...

Les arbustes à fleur de la fin mai

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C'est le grand Kolkwitzia à côté du chinensis mutabilis qui n'est presque pas visité, lui.

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Les Phlomis ont beaucoup de succès, surtout auprès des insectes assez grands comme ici la guêpe maçonne (non, ce n'est pas un bourdon !).

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Là c'est un bourdon.

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Les roses

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Cette fois-ci ce sont les roses qui sont de sortie. Ce qui est remarquable, c'est que certains rosiers sont couverts de butineuses et d'autres pas un brin. Sans doute l'accès aux étamines ? Ici c'est un hybride né ici, mélange de liane avec du moshata.

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Elles sont nombreuses, très nombreuses, nous qui il y a un mois nous inquiétions de leur absence : il ne faisait pas assez chaud.


ça les rend folles ! à plusieurs par fleurs à se rouler dedans...

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Dans une bouture du rosier Veilshenblau en plein soleil, c'est l'orgie !

Et notre amie Ghislaine elle aussi est bien visitée

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L'hybride que nous avons nommé Cléa est en fin de floraison, mais il est encore un peu visité. Remontera-t-il ? qui sait...

 

 

Tout le monde butine...

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jeudi 7 mai 2015

Plantation d'un érable à En Galinou

La dernière chance ?

Mise en terre d'un érable japonais

Dans un pot sur la terrasse nord, nous avions depuis 1999 un érable japonais Acer palmatum 'Atropurpureum'.

Il poussait correctement, situé contre le mur nord, du soleil tôt le matin, de l'ombre sinon.

mais en ce joli moi de mai, fort arrosé au demeurant, un avertissement est arrivé : les géranium couvre-sols dans le port étaient tout jaune, et certaines feuilles de l'érable se recroquevillaient.
"Ah !" se dit Martine, "mais il nage dans l'eau ce pauvre vieux".

DSC_7794.JPGDe fait, les racines sont sorties par les trous du bas et bouchent l'évacuation.

On renverse le pot pour enlever l'eau. Mais est-ce bien suffisant ?DSC_7795.JPG

Il y a bien des chances que la réponse soit "non" parce qu'il y en a encore plein dessous, et que ça va faire tout pourrir.

DSC_7827.JPGD'ailleurs à la fin des travaux, on a bien vu qu'il restait plein d'eau dans le pot.

Alors il ne reste plus qu'à sortir le bestiau de là et le mettre en pleine terre. Ah, mais c'est un japonais ! il faut trouver un coin qui ne soit pas en plein soleil, tout en étant lumineux, et qui ne soit pas aussi calcaire que la moyenne du terrain.

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Martine a trouvé l'endroit : entre le banks et le métasequoia, dans l'axe de la source : un coin frais, d'une ombre légère et peut-être moins argilo-calcaire que d'autres parties.

Deux heures à deux

C'est parti pour un gros travail, car vous avez vu la forme du pot, l'extraction ne va pas être aisée, surtout qu'on ne peut ni casser le pot qui est fort beau, ni casser trop la motte, car un arbre de 15 ans souffrirait trop.

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On a trouvé des petits au printemps 2011. ça fera une sauvegarde aucazou, il en reste une.

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Commençons par le mettre sur le diable, Il pèse un âne mort, heureusement que nous sommes deux pour le pousser/tirer.

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Pour une fois que je suis devant l'appareil !

DSC_7832.JPGMise en place, bourrage sans tasser (terrain argileux : le bourrage créé du béton, or les plantes poussent en général assez mal dans le béton).

DSC_7833.JPGArrosage sans forcer, la terre est très humide, mais ça va permettre de tasser un peu sans y mettre le pied.

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Travaux de finition : Martine coupe les branches abimées, ou celles qui sont trop basses, car maintenant il faut que l'érable devienne un arbre, pas un arbuste qui s'étale et gêne le passage.

Résultat

DSC_7844.JPGDSC_7849.JPG

 

ajout d'août 2015 : il n'a pas survécu, mais comme cette couleur rouge va très bien à cet endroit, on va mettre autre chose de la même couleur... à suivre donc

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