dimanche 26 juillet 2015

La sécheresse à En Galinou

Comme nous l'avons déjà dit, notre jardin a été conçu presque dès le départ comme devant subsister dans le climat local sans que nous devions faire un soutien artificiel par définition, donc nuisible à l'équilibre.

Un article sur la pluie et la sécheresse en 2012

Je lis souvent des mots de gens qui se plaignent que leur jardin est en train de mourir de soif, même s'ils arrosent.

Bien sûr, il y a des plantes qui ne supportent pas le manque d'eau, mais souvent c'est un simple repos : afin de ne pas perdre trop d'eau, les arbres perdent leur feuilles, ce qui ne veut pas du tout dire qu'ils meurent, mais qu'ils passent au repos.

Comme d'habitude, cliquez sur une image pour la voir en plus grand

Arroser ?

Comme le savent les gens qui fréquentent ce blog, nous avons décidé au siècle dernier que nous n'arroserions pas. Nuançons : nous ne sommes pas stupides donc les deux ou trois premières années, bien sûr qu'on arrose pour aider. Sinon peu de choses arriveraient à pousser.

Notre idée est de forcer ces plantes à s'enraciner profondément, afin qu'ensuite elles soient dégagées de notre sollicitude.

Les jeunes plants sont arrosés à raison d'un ou deux arrosoirs par plante, tous les 7/10 jours, pas plus. Comme il n'a pas plu depuis la mi juin (pardon, 8 mm il y a une semaine) je fais le tour des jeunes avec le tuyau qui vient de la source. Il me faut quatre tournées d'une heure pour les arroser tous.

Qu'est-ce que ça donne ?

DSC_9630.JPGEn dessous de la grande rocaille, l'herbe (c'est pourtant du chiendent !) est grise et morte. dans les fleurs

Mais les racines sont bien vivantes, et au printemps elle repartira de plus belle :

Dans les 10 premières années du jardin, nous avons vu les effets du climat du Lauragais en été. Par exemple en 1993, un été vraiment terrible :

sec !

On ne dirait pas que le jardin va s'en sortir, hein !
2013

Pourtant une fois que nous eûmes trouvé les plantes qui s'adapteraient à ce genre de climat, 20 ans après, ça donne ça :

Les morts et mourants

Les arbres et arbustes qui ne supportent pas le manque d'eau en été sont morts évidemment.

Corée

Les premiers à avoir disparu sont les rosiers compliqués et fragiles, comme les hybrides de thé que nous avons installés au début, parce que c'était ce que nous avions dans notre jardin... de la banlieue parisienne !

Terracota, un rosier un peu spécial, mais qui ne résistera pas mieux que les autres hybrides.

Il en va de même pour les conifères, certains ont tenu jusqu'à la canicule de 2013, et là en deux ou trois ans, on a perdu les 3/4 d'entre eux.

DSC_9632.JPGLe sapin de Corée (Abies Koreana) n'est pas mort à cette période, mais il s'est séché en commençant par le haut. Il a perdu 3 mètres mais est reparti du bas. Cette année, il recommence, je pense qu'un jour il disparaitra. Corée

Le plus curieux c'est que son cousin, Abies pinsapo est totalement indifférent à ces conditions climatiques, il a mis presque 15 ans à se décider à dépasser le mètre et demi, mais depuis il pousse.

Les plantes qui luttent

DSC_9640.JPG poivrier

Avant de larguer les feuilles, les plantes les recroquevillent, comme ici le fait ce poivrier (Zanthoxylum armatum ou poivrier du Népal)

D'autres qui supportent moins bien perdent leur feuilles. DSC_9623.JPG

Ici c'est un prunus.
C'est assez curieux, d'ailleurs car ce prunus (Prunus sargentii) est quasiment le seul des prunus en arbre à ne pas apprécier le manque d'eau, alors que ses voisins comme le virginiana ne rouspètent pas.
ah, bien sûr, les prunus arbustes plus fragiles, comme les différents glandulosa se dessèchent complétement et repartent de la base, et d'autres ont complétement disparu.

DSC_9625.JPG Si on observe attentivement, on s’aperçoit vite qu'en fait les plantes sont prêtes pour le printemps qui suivra. Voici par exemple un kiwi dont toutes les feuilles sont tombées, mais les boutons sont déjà en formation.

DSC_9637.JPG fente

Même les couvre-sols souffrent et perdent leur feuilles, mais leur fonction principale, qui est de protéger le sol, continue, et nous n'avons plus les terribles fentes que nous avions il y a 20 ans dans lesquelles nous pouvions introduire complétement tout un manche de balais.

 

DSC_9621.JPGLes rosiers simples, comme ici ce musqué (c'est un hybride de moschata 'Verdi') quand ils sont en plein soleil se mettent un peu en grève... évidemment il ne faut pas leur demander de remonter ! quoique certains le font quand même, mais ils sont particulièrement vigoureux.

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Là l'exemple est encore plus frappant : il s'agit d'un jeune érable qui a été planté cet hiver (début 2015) d'un coup il a perdu toutes ses feuilles et on a pensé qu'il n'avait pas aimé du tout et était mort. Pas du tout ! il a refait de toutes petites feuilles dans la foulée et semble en pleine forme.

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Celles qui s'en moquent complétement

Heureusement, nous avons trouvé plein de plantes qui supportent tout ça, ainsi que les hivers froids et gadouilleux !

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Pas d'eau ? mais qu'importe, les plantes du bord du parking sont prévues pour ça. Elles apportent un air de fraicheur très accueillant.

 

 

DSC_9638.JPGAh celui-ci, on s'en passerait bien, s'il pouvait se mettre au repos à la place de drageonner comme un fou, jusqu'à 20 ou 30 mètres du pied mère !

 

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Au milieu de l'herbe un peu sèche, le bassin, il y a suffisament d'eau pour qu'elle ne s'évapore pas, et qu'est-ce que c'est agréable !

 

samedi 13 juin 2015

Taille des rosiers d'En Galinou : les deux lianes du nord

La taille des lianes, nous en avons déjà parlé.

Par exemple la grande allée des roses (clic ici) ou ceux de la pergola de la façade (clic ici).

A chaque fois, nous descendons les 3/4 de la bête, parce que c'est à peu près le seul moyen d'aller un peu vite, et de plus ces rosiers étant très vigoureux, il repoussent vite vite vite...

Au nord du terrain, dans la partie que nous appelons "le labyrinthe" Félicitée et Perpétue poussait sur une arcade avec de l'autre côté Veilchenblau. L'ensemble était fort agréable. Je crois que la plantation date de 2008 ou 2009.

 

En 2013, Félicité et Perpétue était devenu énorme, il avait envahi un pommier haut de 6 mètres (et mort, sans doute noyé en hiver). J'ai abattu ce pommier en hiver, coupant au passage les branches du rosier qui y étaient trop emmêlées.

Du coup, l'année d'après, il avait sauté sur le poirier voisin où il flirtait de manière fort invasive, avec Cherry Meidiland.

C'était trop. Au bout de 5,6 ans, ces rosiers s'abiment, avec en particulier beaucoup de branches mortes dessous, qu'il est très difficile d'enlever.

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Alors les grand moyens, Je descend tout. Deux heures de travail pour couper, enlever.

 

DSC_8947.JPGDSC_8979.JPGLa taille est très sévère, c'est bien plus facile !
Je coupe toutes toutes les branches vieilles, malingres, abimées. à gauche le pied de Félicitée et à droite Veilshenblau. Ce dernier est un liane moins vigoureux, il a beaucoup plus de branches mortes, et surtout comme on le voit, il n'y a pas de nouvbelles pousses au pied. Du coup j'ai été obligé de garder des branches plus vieilles, en espérant que maintenant qu'il a de la lumière il repartira gaillardement.

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Sur F&P, j'ai sélectionné 4 ou 5 belles jeunes branches prometteuses, de deux mètres max de haut.
Je les attache contre les fers à béton que nous utilisons comme arcades (cf ici).

L'attache c'est du fil électrique, c'est ce que nous avons trouvé de plus solide, facile à mettre, enlever et bouger, et vu la taille des rosier, on ne verra plus ce fil d'ici peu.

Et voilà le classique avant-après. Impressionnant, non ?

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en grand :

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mardi 2 juin 2015

Butinage à En Galinou (suite)

Abeilles, bourdons, guêpes et mouches variées...

Les arbustes à fleur de la fin mai

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C'est le grand Kolkwitzia à côté du chinensis mutabilis qui n'est presque pas visité, lui.

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Les Phlomis ont beaucoup de succès, surtout auprès des insectes assez grands comme ici la guêpe maçonne (non, ce n'est pas un bourdon !).

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Là c'est un bourdon.

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Les roses

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Cette fois-ci ce sont les roses qui sont de sortie. Ce qui est remarquable, c'est que certains rosiers sont couverts de butineuses et d'autres pas un brin. Sans doute l'accès aux étamines ? Ici c'est un hybride né ici, mélange de liane avec du moshata.

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Elles sont nombreuses, très nombreuses, nous qui il y a un mois nous inquiétions de leur absence : il ne faisait pas assez chaud.


ça les rend folles ! à plusieurs par fleurs à se rouler dedans...

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Dans une bouture du rosier Veilshenblau en plein soleil, c'est l'orgie !

Et notre amie Ghislaine elle aussi est bien visitée

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L'hybride que nous avons nommé Cléa est en fin de floraison, mais il est encore un peu visité. Remontera-t-il ? qui sait...

 

 

Tout le monde butine...

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jeudi 7 mai 2015

Plantation d'un érable à En Galinou

La dernière chance ?

Mise en terre d'un érable japonais

Dans un pot sur la terrasse nord, nous avions depuis 1999 un érable japonais Acer palmatum 'Atropurpureum'.

Il poussait correctement, situé contre le mur nord, du soleil tôt le matin, de l'ombre sinon.

mais en ce joli moi de mai, fort arrosé au demeurant, un avertissement est arrivé : les géranium couvre-sols dans le port étaient tout jaune, et certaines feuilles de l'érable se recroquevillaient.
"Ah !" se dit Martine, "mais il nage dans l'eau ce pauvre vieux".

DSC_7794.JPGDe fait, les racines sont sorties par les trous du bas et bouchent l'évacuation.

On renverse le pot pour enlever l'eau. Mais est-ce bien suffisant ?DSC_7795.JPG

Il y a bien des chances que la réponse soit "non" parce qu'il y en a encore plein dessous, et que ça va faire tout pourrir.

DSC_7827.JPGD'ailleurs à la fin des travaux, on a bien vu qu'il restait plein d'eau dans le pot.

Alors il ne reste plus qu'à sortir le bestiau de là et le mettre en pleine terre. Ah, mais c'est un japonais ! il faut trouver un coin qui ne soit pas en plein soleil, tout en étant lumineux, et qui ne soit pas aussi calcaire que la moyenne du terrain.

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Martine a trouvé l'endroit : entre le banks et le métasequoia, dans l'axe de la source : un coin frais, d'une ombre légère et peut-être moins argilo-calcaire que d'autres parties.

Deux heures à deux

C'est parti pour un gros travail, car vous avez vu la forme du pot, l'extraction ne va pas être aisée, surtout qu'on ne peut ni casser le pot qui est fort beau, ni casser trop la motte, car un arbre de 15 ans souffrirait trop.

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On a trouvé des petits au printemps 2011. ça fera une sauvegarde aucazou, il en reste une.

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Commençons par le mettre sur le diable, Il pèse un âne mort, heureusement que nous sommes deux pour le pousser/tirer.

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Pour une fois que je suis devant l'appareil !

DSC_7832.JPGMise en place, bourrage sans tasser (terrain argileux : le bourrage créé du béton, or les plantes poussent en général assez mal dans le béton).

DSC_7833.JPGArrosage sans forcer, la terre est très humide, mais ça va permettre de tasser un peu sans y mettre le pied.

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Travaux de finition : Martine coupe les branches abimées, ou celles qui sont trop basses, car maintenant il faut que l'érable devienne un arbre, pas un arbuste qui s'étale et gêne le passage.

Résultat

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ajout d'août 2015 : il n'a pas survécu, mais comme cette couleur rouge va très bien à cet endroit, on va mettre autre chose de la même couleur... à suivre donc

mardi 28 avril 2015

Butinage à En Galinou (encore)

Une semaine après le dernier billet, d'autres fleurs s'ouvrent et les insectes s'y précipitent. Dans la grand glycine blanche (Wistaria venusta) on trouve de tout, ce qui est assez rare.

Le bourdonnement des abeilles est le plus repérableDSC_7252.JPG

Mais un son plus grave fait la basse continue : un bourdonDSC_7265.JPG

DSC_7280.JPGPuis ce sont les Choisya qui fleurissent, là la diversité des butineurs est moindre, mais on voit quand même des abeilles.

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De plus près : remarquez le pollen orange des fleurs de la glycine.

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et même une libellule (pyrrhosoma nymphula la demoiselle pour les intimes)

 

mardi 7 avril 2015

Butinage à En Galinou (suite)

D'autres fleurs s'ouvrent, nos butineuses s'y déplacent.

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En même temps que les pruniers (Prunus domestica) fleurissent les pruneliers sauvages (Prunus spinosa)

Caltha%20palustris DSC_6247.JPG Puis, dans les bassins de l'est, s'ouvre une magnifique fleur dorée, le Caltha palustris

DSC_6287.JPG Qui est aimée aussi des papillons (ici l'azurée des nerpruns, Celastrina argiolus) je me demande bien ce que c'est qu'un nerprun

Et dans la foulée arrivent les euphorbes. Nous en avons tout un tas, DSC_6388.JPG et ces tas bourdonnent, bourdonnent ...
Ici une petite euphorbe, la rigida qui n'est pas si rigide que ça mais est bien jolie quand même au pied du rosier grimpant (qui ne fleurira que bien plus tard)

DSC_6462.JPGEt puis fleurissent les autres érables, dont le negundo et hop, nos butineuses se déplacent à nouveau !

 

mercredi 11 mars 2015

Les plantes pour abeille à En Galinou au début du printemps

Le froid a disparu depuis une bonne semaine et la pluie aussi.
On commence donc les travaux de taille, les rosiers et les buissons qui sortent de l'hiver et ont besoin d'une bonne coupe de cheveux.
Et, dans le jardin, on entend des centaines et des centaines d'abeilles, bourdons et autres Hyménoptères (sauf les fourmis, qui sont aussi dans ce groupe mais ne font pas de bruit, et ne volent que rarement).


Le premier qui se couvre ainsi, c'est le Parrotia persica début mars. J'ai taillé un gros rosier (un chinensis  "Mutabilis") juste à côté, c'était impressionnant tellement il y en avait. C'est très curieux, parce que les fleurs sont très peu visibles et n'ont pas d'odeur forte, mais elles sont repérées sans problème par les abeilles : il y en a des centaines dedans.



Arrive ensuite le Lonicera fragantissima qui sent très bon.

 

 

 


 

Puis les érables, en particulier l'érable sucré : Acer saccharinum 'Wierii Laciniata'

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Et puis tous les prunier, en particulier celui que nous avons taillé en boule pour qu'il ne prenne pas trop de place

 

 

lundi 2 mars 2015

C'est encore l'hiver à Galinou

Ma foi en hiver on fait peu de choses, non seulement il fait froid ce qui ne nous encourage pas à sortir, mais en plus il pleut, il pleut, il pleut. 70 mm ce mois-ci. Quand je vais au compost, marchant sur l'herbe, ça fait floc floc ! L'argile est gorgée, la mare est pleine et déborde depuis un ou deux mois. On ne peut rien faire !

Heureusement il y a deux semaines, il a miraculeusement arrêté de pleuvoir pendant quelques jours. Martine en a profité pour planter au moins trois trucs, et ce fut tout pour janvier-février.

En décembre, j'ai pu couper quelques arbres morts, profitant d'un temps à peu près correct.

Et voilà pourquoi je n'ai rien écrit depuis un bon moment, car pas grand chose à dire...

Et pour le plaisir les oiseaux que nous nourrissons :

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jeudi 25 décembre 2014

et pour Noël ?

Joyeux Noël eh bien oui, le jardin participe lui aussi. D'abord Martine a fait un sapin, enfin un montage avec du saule : arbre.jpg

ça va bien avec les deux Kakemonos que nous nous sommes offerts en mars 2013 lors de l'exposition avec Tomomi Kurihara(cf. ici)

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Elle prépare aussi des petits sachets cadeau avec le poivre du sechouan, soigneusement épluché, dans un paquet inspiré des techniques japonaises d'empaquetage.

 

mardi 25 novembre 2014

Taille des rosiers d'En Galinou : l'allée des roses

Nettoyons, nettoyons...

L'année dernière, je m'étais attaqué à la pergola devant la maison (clic ici pour relire). Passons derrière cette année, dans l'allée des rosiers.

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L'allée des rosiers est pleine de branches mortes, surtout dessous bien sûr.
un bon tiers des branches sont dans ce cas.

ça fait pas mal de travail ! Alors prenons à deux mains notre courage, des sécateurs, un crémaillère, la tronçonneuse et au boulot !

DSC_5190.JPGAprès deux bonnes heures de travail on commence à voir la différence.

La transparence est revenue, la lumière pourra entrer jusqu'aux plus basses branches.

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Il reste encore pas mal de travail de nettoyage...

DSC_5193.JPGà gauche la partie terminée, à droite celle qui reste à faire

Mais avant de terminer cette allée passons à autre chose.

Vous vous souvenez de l'énorme Félicité et Perpétue dans le pommier mort ?
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il y a aussi beaucoup de branches mortes, de plus le support lui-même est cassant et moche, ça fait tellement d'ombre que rien ne pousse dessous, voilà, on va nettoyer ça vigoureusement.

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Le pommier disparu, tout est plus clair

DSC_5204.JPGDSC_5214.JPGUne partie des branches, bien coupées en morceaux, est entassée sur un beau tas d'un mètre de haut, qui servira d'abri à bêtes, le reste (le pommier par exemple) fera du bois de chauffage

que Martine emmène...

jeudi 20 novembre 2014

Les poivres asiatiques

J'avais publié il y a quelques années un premier article sur les fruits d'automne comme ceux des différents petits fruits de l'automne, je le refais plus complétement aujourd'hui.

Au cours de l'été les Zantoxylum (clavalier en français) se sont couverts de fruits.
On en a deux :

népal timut

Le premier vient du Népal, il craint la sécheresse et le froid, mais arrive quand même à fructifier. Il est connu sous le nom poivre Timut. C'est Zantoxyllum armatum.
Comme le montre la photo, c'est un arbuste qui s'étend plutôt latéralement : nous sommes obligés de couper les branches basses sinon on ne peut plus passer, car il est plus large que haut !

Il n'est pas très productif : sur la photo de droite on voit les quelques graines qu'il fait sur les branches aux larges feuilles.

sichouan Sichouan Le second - Zanthoxylum piperitum -vient de Chine, du Setchouan (ou Sitchuan, comme vous voulez), il est bien plus connu que son cousin.
C'est un arbuste plus vigoureux, qui ne semble craindre ni chaud ni froid, et très productif.

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C'est en novembre que nous faisons la récolte.
Comme il est plus productif, le Setchouan est plus facile à récolter !
On en ramasse une caisse, ça suffit largement pour nous et pour nos amis. C'est la partie la plus facile ou la plus rapide. caisse de grains

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Les graines sont très semblables, il faut bien les séparer !

Setchouan

Népal

Lors de la récolte début novembre, la différence est facile à faire, parce que les graines du Népalais sont nettement plus mûres que celles de l'autre, la tige du Setchouanais est encore bien rouge et les graines y sont encore fixées.

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On laisse ces graines sécher dans la serre au soleil pendant quelques jours, afin qu'elles commencent à s'ouvrir.
En effet on ne consomme que la partie extérieure, la graine elle-même ne se mange pas, elle est très dure et très amère.


Vient alors le travail manuel, le soir à la veillée au coin du feu.
Il est vrai qu'on n'a pas de cheminée pour ça, alors on s'en fait un peu de temps en temps, quand on en a envie.

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Il faut manuellement séparer la graine noire (et les branchettes) pour ne garder que la peau qui les enveloppe. C'est elle qui a du goût.

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On conserve les cosses dans un récipient
qui nous durera toute l'année. (nous donnons volontiers des graines ... non écossées)

 

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Pour les utiliser, on commence par les broyer, j'utilise carrément un vieux moulin à café "spécial épices".

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Une fois broyée, je verse dans un petit flacon d'épice, en utilisant un entonnoir à confiture !

graines nepal graines sitchuan

L'aspect des broyats n'est pas le même, le goût bien sûr non plus.
La graine du Népalais est plus claire que l'autre, elle a un goût plus sucré.
C'est un peu difficile d'expliquer par écrit la différence, mais elle existe !

vendredi 31 octobre 2014

La création d'En Galinou

Création du jardin

Nous n'avons pas acheté au hasard, mais après pas mal de temps de réflexion.
Au moins 6 mois de recherches de comparaisons et de remue-méninges.

L'horreur ?

Comme vous le voyez sur la photo, ce n'est pas la maison qui nous intéressait, même si nous voulions une vieille ferme et pas une maison neuve. Je me souviens de la tête de nos familles respectives quand nous nous sommes installés, ils nous trouvaient un peu fous et pas réalistes... Surtout que nous n'étions pas vraiment réputés pour notre courage (et notre compétence ?) au bricolage, alors que tout était à faire. TOUT.

Nous voulions un terrain intéressant. C'est quand même la raison majeure pour laquelle nous avions quitté Paris.
Intéressant ? ce terrain l'était, et Martine pensait bien qu'on arriverait à en faire quelque de bien (ce qui s'est avéré, non ?)

Voici ce qui nous a plu de prime abord

Ce qui nous a en fait tapé dans l’œil et qui allait constituer l'épine dorsale de nos travaux.
Tout d'abord une pente générale descendante du nord vers le sud, et un axe NE-SO constitué de quelques points très intéressants

friche


  • 1: un décrochement plus abrupt de la pente, idéal pour des rocailles.
  • 2 : une mare à l'ouest .
  • 3 : une source captée au nord-est, particulièrement intéressante : c'est elle qui a fait penché notre coeur vers cette ferme.
  • 4: une partie plate (mais en pente légère) pour potager ou fruitiers (?)

 

quel boulot

Quand nous sommes arrivés, le terrain était une friche vaguement carrée, de 8000 m2 en légère pente vers le sud, avec une source captée juste dans l'angle Nord-Est (3) - photo à gauche- très intéressante et bien cachée dans les repousses de prunier et les ronces.

rocaille

Un décrochement un peu plus abrupt coupait le terrain d'ouest en est, au tiers nord ; en son milieu il y avait un vieil amandier (1).

 

source

La source se perdait dans le terrain le long d'un vague talus (4) couvert de figuiers. Tout à l'est, une haie (figurée sur le dessin par un ondulé noir) fait la limite avec le champ du voisin. Entre ce talus et la haie, une forêt de jeunes pruniers entassés les uns contres les autres (petite publicité pour la débroussailleuse Zenoah de 42 cm3 qui a détruit tout ça et nous a servi pendant 20 ans).

ormes-mare

Au sud ouest (2) une mare était complètement cachée par un énorme roncier qui recouvrait pratiquement tout le champ jusqu'au chemin. Beaucoup d'arbres l'entouraient, mais c'étaient des ormes, morts de la graphiose.

En rose sur le dessin, les bâtiments que nous allions détruire de suite : une porcherie contre le mur est, un garage et quelques bâtiments très abîmés au sud.

 

conception

 

 

Nous avions déjà une idée générale de ce que le jardin allait devenir :

Bien sûr, les premiers plans généraux que nous avons faits ne correspondent pas totalement à ce que nous avons maintenant. Le potager a pratiquement disparu, car il ne répond pas à notre façon de jardiner : il demande un travail journalier, constant qui ne nous plaît pas. De plus, notre voisin retraité en a un très beau et nous fournit en légumes. Martine vers 2010 a cependant réussi à trouver un coin qui lui convienne (apport d'eau facile et abrité du vent d'autan) que vous pouvez admirer ici.

Le pré de la mare est habité par trois poneys, ce qui empêche toute plantation. Même les rosiers le long de la barrière ne peuvent pousser en hauteur, car ils sont taillés par des jardiniers amateurs mais aux fortes dents. Nous avons cherché pendant longtemps des plantes capables d'habiller la barrière et de résister aux poneys ! Dommage que les berbéris grimpants n'existent pas. Depuis 2003, glycines et jasmins semblent correspondre à nos besoins.
De plus comme il n'y a plus qu'un seul poney, nous avons récupéré une partie du pré pour le planter, c'est le pré allemand.

Notre vue à long terme du jardin était d'arriver à ce qu'il n'y ait plus, mettons dans 20 ans, de travaux pénibles (type pioche et désherbage pendant des heures). C'est pourquoi les rocailles, très alpines aux départs, se sont progressivement transformées en massifs rocailleux avec arbustes !

voilà le plan du jardin tel qu'il est 20 ans après

plan

Venir nous voir

Visite du jardin

4 saisons

 

Ce jardin est un jardin privé. Il n'est ouvert au public - en accès libre - que lors des Rendez-vous aux Jardins chaque année le premier week-end de juin. Ces journées sont organisées par les instances régionales et le ministère de la culture.
Notre jardin se visite également sur rendez-vous au printemps, d'avril à juin, uniquement en visite guidée, une participation de 5 € / personne est demandée (conditions particulières pour les groupes, nous téléphoner).

Our garden is a private one. It is open freely only once a year for the event intitled Rendez-vous aux jardins in the first weekend of June.
We also open it during spring, by appointment only, asking then for a fee (5 €) - special conditions for groups, just get in touch with us please.

Contactez-nous :

 
Martine Pantel et Hubert Lelong
En Galinou
31460-Caraman

hubert at galinou.fr
Martine at galinou.fr

05 61 83 26 00

Il y a deux chemins pour venir chez nous. Le plus simple, c'est par Caraman :

plan routier

Vous pouvez aussi venir de Villefranche de Lauragais, alors suivez ce plan dessiné par Martine :


plan de la main de martine

si vous avez un GPS, cherchez juste "galinou" surtout ne rajoutez pas le "EN", vous ne nous trouverez plus ! (disons que ça dépend des GPS...)

jeudi 30 octobre 2014

Le Sud d'En Galinou

Le Sud

Et le Sud ?

In principio erat une étendue argileuse, couverte de litres de boue en hiver et poussiéreuse en été. Bordant le terrain, un vieux garage très moche, un poulailler en brique crue à moitié écroulé et autres résidus de la vieille ferme.

travaux sud

En résumé un spectacle peu agréable.

On a tout détruit et créé devant l'entrée de la maison, un grand parking pour les visiteurs.

Tous les gravats, y compris des pierres de belles dimensions vont se retrouver dans la cassure nord, afin de constituer l'ossature des futures rocailles.

Devant la maison elle-même, de grands rosiers (Toby Tristan, Kew Rambler, Wedding Day)  couvrent la pergola qui protège la partie habitation du soleil d'été.

facade sud

calistemon
Comme la façade est pratiquement plein sud, nous en avons profité pour introduire des plantes méditerranéennes qui ne supporteraient pas l'hiver en un autre lieu. En particulier des lauriers roses qui fleurissent tout l'été, ou un rince bouteille.

terrasse sud

C'est vers 92 que notre voisin a décidé de construire un lac d'arrosage au bas du terrain. Quelle bonne idée ! Une terrasse bétonnée permet de mettre deux bancs pour observer les oiseaux du lac.

Le banc s'envole parfois à cause de l'autan, il faut donc faire un abri qui ne soit pas étouffant. On a bordé immédiatement cette terrasse d'un seul côté par quatre cyprès standard comme futur abris du vent. terrasse sud Ce n'est qu'en 2009 que nous avons récupéré une pergola marocaine que nous avons installée sur cette terrasse, en supprimant le photinia qui commençait à prendre bien trop de place et boucher la vue à partir de la maison.

C'est en 2006 que cette partie a commencé à devenir une partie vraie du jardin.

Avant il y avait un parking, une terrasse, de l'herbe, et un jardin au nord. Quand le bois s'est développé puis quand le mur est s'est intégré Martine a senti qu'il n'était plus possible de laisser la zone en l'état.

Vers l'est, on avait bordé par une double haie fleurie qui cache ainsi l'endroit où nous entassons les déchets avant de les brûler, ainsi que les bacs à compost. De plus cette petite haie nous protège du vent d'autan quand il souffle un peu plus du sud.

debut du parking haie sud

L'idée est de la doubler encore par deux autres, puis de faire un jardin de type méditerranéen sur cailloux qui entourerait le parking comme un cocon.
Remarquez au passage l'axe de ces haies, qui permet d'inclure le lac dans le jardin, tout en nous protégeant du vent.

haie sud

A l'ouest, entre la barrière des chevaux et le sol du parking, il y a une petite zone terreuse de 30 cm de large. On y met d'autres plantes de jardin sec. Le tout doit être lié avec les haies latérales de l'est et les plantes plus anciennes de la terrasse, dont les grands cyprès.

lundi 27 octobre 2014

La plate-bande ouest d'En Galinou

La plate bande Ouest

Une fois la rocaille arrivée à l'ouest, presque jusqu'au chemin d'entrée, nous avons commencé une plate-bande remontant vers le nord. (la plante bande OUEST du dessin).
sec ! Cette plate-bande est sur un terrain particulièrement sec et pauvre, une sorte de coulée nord sud très argileuse.
Dès qu'il fait sec, ce qui arrivait tous les été, c'était la catastrophe !
Elle a mis 10 ans à avoir plus de plantes que de mauvaises herbes.

pb ouest


Comme d'habitude, nous avons commencé par des annuelles, en particulier des sauges qui se ressèment allégrement.

2002

 

Petit à petit nous avons introduit des arbustes qui prennent la place des annuelles.

Le vent de l'ouest (le Cers) n'arrange pas nos affaires. Nous avions mis une série de rosiers arbustifs, ils sont pratiquement tous morts. Il faut dire que mettre des roses hybrides de thé dans ce genre de terrain, c'est une erreur mortelle (pour eux). à cette époque, on n'avait pas Internet pour poser des questions sur un forum, et dans notre coin, nous ne connaissions personne qui puisse nous donner des tuyaux.

Nous avons appris sur le tas les plantes qui convenaient, ou pas.

Cette plate-bande est très rectiligne, et bordée vers l'intérieur d'une allée de rosiers.

Là aussi, on retrouve le mélange de plantes qui se ressèment (les Phlomis, arbustifs ou non, apprécient énormément notre jardin) et de plantes taillées qui donnent une structure. cyprès


Ce massif ne comporte que des plantes pouvant pousser sans aide ; ce qui nous a le plus étonnés, ce sont les cyprès qui se portent bien.

2006 enfin
Exemple de structure taillée et libre en même temps.


panoramique ouest

voir toutes les photos en cliquant ici

dimanche 26 octobre 2014

Le tour de la maison d'En Galinou

Le tour de la maison

Petit à petit nous avons planté tout autour de la maison.

les murs
  • 1 mur ouest
  • 2 la serre, centre de la maison
  • 3 la pergola du mur sud
  • 4 mur est
  • 5 mur nord, la terrasse nord prolongée vers le nord est par des massifs
    6 mur nord, partie ouest, la cuve à gaz
    7 mur nord, partie est, la plate-bande lorraine
  • 8 la terrasse et la cheminée extérieure est
  • 9 le massif rose qui se prolonge par le massif en triangle
  • en vert la partie habitable en jaune les ateliers et le garage
les murs au nord
pano
à notre arrivée en 1986 , puis quelques années après
pano
Comme le montre la photo et le schéma, on a trois, même quatre parties au nord :
  • Nous avons commencé par la terrasse au Nord (7) , que nous voyons de la fenêtre de la cuisine.
    Dans un premier temps, nous n'avons fait que la partie entre la porte et le muret (qu'on voit sur le schéma entre le 7 et le 5).
  • Cette terrasse s'étend petit à petit vers le nord-est avec un massif qui va rejoindre le fossé. Nous l'avons appelé le massif rose (9) parce qu'il contient une majorité de plantes dans ces tons là.
    Ce massif s'étale aussi vers la rocaille, car l'herbe n'arrivant pas à survivre dans cette partie pauvre et sèche, il vaut mieux la remplacer par des arbustes !

Tout le long du mur nord, nous avons implanté un massif ombragé de deux mètres de large. Ce massif est éclairé le matin, mais passe rapidement à l'ombre de la maison pour le reste de la journée. Comme en plus il n'est pas loin, il est facile à surveiller. Nous y avons donc établi les plantes qui demandent à être abritées du soleil.

On distingue deux parties :
2006

 

  • Tout le long de la partie habitable (5), la plate-bande lorraine. Elle se compose de plantes qui viennent de cette région, auxquelles nous avons ajouté des plantes de sous-bois comme les fougères.

 

2006

 

  • Au nord-ouest, on trouvait une cuve à gaz qui a été enterrée en fin 2005 (6), aussi on a créé une autre partie à l'ombre qui s'étale vers le nord, devenant peu à peu un nouveau massif de plantes de soleil qui supportent la pauvreté du terrain et rejoint petit à petit le massif rose.
la façade sud

1986
à notre arrivée, ça craint, hein !

  • Sur la façade sud , une grande glycine au dessus de la porte, qui part vers la droite en longeant la serre (2) pour rejoindre la pergola (3) de rosiers grimpants et qui (en 2008) est étendue vers la gauche. Malheureusement elle est morte, sans doute noyée, en 2010.
2004
Est
est Le mur Est est surtout constitué d'une terrasse en béton avec un petit coin planté surtout parce qu'il est difficile à tondre !
Petit à petit la vigne vierge qui vient du nord recouvre cet immense mur aveugle (pas d'ouvertures à cause du vent d'autan).
ça fait un gentil petit coin pique-nique pour l'été. Dans la cheminée qui servait à la nourriture des cochons, on peut faire des grillades.
Ouest
ouest

Devant le mur, le terrain est pauvre, car il recouvre un gros tube de béton qui enterre le fossé.
Ce mur est crépi comme le reste de la maison mais présente le défaut que la grosse vigne est trop lourde et s'en arrache.

 

vendredi 24 octobre 2014

Le centre-nord d'En Galinou

La partie centre et nord

tondobroyeuse 1989 Nous n'avons attaqué cette partie qu'après la rocaille. Pendant un long moment, on a eu juste une terrain en pente légère que nous égalisions avec cette très grosse machine, une tondo-broyeuse de Carroy Giraudon, équipées de fléaux rotatifs. C'est le seul genre d'engin qui peut passer dans le pré, plein de repousses de prunier et autres grosses mauvaises herbes d'un mètre de haut et plus. Nous l'utiliserons pendant plus de 10 ans avant qu'on n'estime le sol assez plan pour pouvoir passer une tondeuse autoportée normale.

la partie nord

Cette partie du jardin s'appuie sur la cassure transformée en rocaille ; elle est divisée en trois en remontant vers le nord et le champs du voisin :

  • un carré au sud,
  • un labyrinthe
  • une haie de protection tout au nord.

Pour voir toutes les photos de cette histoire, il vous suffit de cliquer ici

le carré

potager Au dessus de la rocaille, nous avions d'abord fait un grand potager, preuve que quand nous avions 30 ans nous étions super courageux !
Car retourner un terrain glaiseux ou desséché à la bêche, c'est du sport ! les fourches bêches ou autres grelinettes ne résistent pas à ce genre de traitement.
Nous appliquions des principes de traitement écologique, ce qui nous a amené à nous poser des questions sur ce que l'agriculteur voisin déversait dans notre terrain !
ah, les doryphores ! nos filles étaient très bonne à la récolte de ces bestioles qui bouffaient nos rattes.
Peu à peu nous avons abandonné ce potager qui demandait bien trop de travail, et ne présentait pas vraiment un grand intérêt. Après un second essai au même endroit, vers 2009, abandonné parce qu'apporter de l'eau tous les jours c'est trop de travail, Martine a finalement réussi à faire un potager qui lui convient, près des bassins de l'est, dont les photos sont là.

à partir de 94 nous allons remplacer ce potager par un grand carré dont la forme est fixée par trois haies, le quatrième côté étant celui du sud : la rocaille. Notre objectif est qu'une haie libre délimite un espace géométrique carré, dont l'axe nord-sud sera occupé par une allée où des fers à béton soutiennent une multitude de rosiers grimpants.
Nous prévoyons de mettre à l'intérieur des parties libres 4 petits arbres à faible développement.


le démarrage de la haie en 1998

En 2014, ce sont de vrais arbres !

plus au nord

Mais les traitements agricoles de notre voisin nous posent quelques difficultés, quand on voit l'aspect que prennent les feuilles de certains arbres !.
Aussi décidons nous de nous protéger par une haie qui fera tout le côté nord, et encaissera les mauvais traitements s'il y en a. C'est une haie mixte très arbustive. Elle longe pratiquement tout le terrain, jusqu'aux conifères près de la source.

Entre ce carré très délimité et la haie du nord, quelques haies fleuries ont été commencées en 2002.

Nous voulions dessiner un petit labyrinthe, agréable à parcourir.

En fait une partie de ces plantations n'a pas résisté au climat, et une autre a beaucoup apprécié, du coup on s'est retrouvé avec des arbres que nous n'allions quand même pas couper pour les apprendre à respecter nos désirs !
Il reste en gros deux allées parallèles bien fleuries :


Quand à l'allée sud nord du carré, il a fallu la refaire plusieurs fois, car nous avons mis surtout des rosiers lianes qui pèsent un âne mort, ou deux !



Ils envahissent même les arbres, comme ici Albéric Barbier dans un pommier (mort, de toutes façons)

 

mercredi 22 octobre 2014

le Bois d'En Galinou

Le petit bois

photo en 86

Le long de la frontière Est, nous avons planté un petit bois pour nous protéger du vent d'est particulièrement agressif et desséchant.Nous avons commencé dès le début, dès notre arrivée, car le vent ici, c'est infernal !

Car, comme on peut le voir sur la photo de droite, prise du nord, une fois les mauvaises herbes coupées, il n'y a aucune protection contre l'Autan. Le mur de la maison est un mur aveugle, à cause de lui, justement !

le texte sur le Lauragais vous en dira plus.

  Ce bois est composé d'arbres dits sans problèmes, saules peupliers, frênes, féviers, érables champêtres. Au début, ils ont vraiment eu du mal à pousser. C'était une terre très pauvre et sans doute brûlée par un vieux et important dépôt de fumier.
Allez voir, sur l'album, les photos du bois : La plantation ne commence à prendre qu'à partir de la sixième année.

photo en 2005

C'est au bout d'une douzaine d'années qu'on a enfin un bois digne de ce nom sous lequel on peut pique-niquer sans prendre de coup de soleil et qui abrite le mur est que l'on commence à planter.

Au passage on a supprimé les arbres qui ne supportent pas bien le climat, comme les bouleaux et beaucoup de conifères. Enfin, pour dire la vérité, nous ne les avons pas réellement supprimés, ils sont morts et nous n'en avons pas replantés !

Certains arbres, les saules en particulier, sont souvent rabattus afin de faire de jeunes et fines branches qui servent aux bouquets d'Ikebana. Ce sont des arbres à pousse rapide et dont le bois est fragile, ils n'aiment pas trop avoir soif et deviennent laids si on les laisse pousser.
En fait il faut les bouturer souvent afin d'avoir de jeunes arbres de remplacement. 


Si vous regardez les photos du bois, la partie sud de celui-ci est beaucoup moins développée que la partie nord pour deux raisons : le terrain est bien plus pauvre et l'exposition au vent est pire.

2002

 

lundi 20 octobre 2014

L'est du jardin d'En Galinou

L'est :

la source au nord, puis les bassins et le jardin japonais

source1 source2

En 1986 à notre arrivée, des broussailles de plus d'un mètre de haut et des milliers de repousses de prunier.


Que nous avons commencé par dégager en force

source4

La source tout au nord dans le coin est fut une des principales raisons d'acheter ce terrain. Elle était dans un état lamentable, couverte de repousses de prunier et de ronces. Avec la courageuse débroussailleuse, nous avons tout abattu et construit un premier bassin, entouré de bambous noirs et de cryptomérias de collection.

premier bassin les autres

Nous avons alors attaqué (vers 2000) la liaison avec la rocaille est. Avant que nous en soyons satisfaits, nous l'avons refaite plusieurs fois, car ça n'allait pas.
C'était la première fois que nous faisions faire les bassins par un artisan à la place de le faire nous-même, et ma foi, le résultat ne nous enchantait pas !
Nous sommes descendus le long de la partie est avec une série de bassins parallèle à la seule haie d'origine qui longeait le terrain.

Au bout de ces bassins, avant d'arriver à la rocaille, un tout petit jardin japonisant bordé de bambous géants est en train de naître. Nous avons essayé des bambous, géants et d'autres, et certains conifères. Les bambous géants ont la fâcheuse manie de pousser assez tard, fin juin ou plus, et c'est là que l'eau cesse de tomber, ce qui ne favorise pas du tout la pousse.

jardin japonais Après plus de 5 ans, un seul bambou géant est resté, tous les conifère sont morts.
Martine a changé complétement la structure (vers 2010) afin de mettre une rivière de miscanthus par dessus laquelle on passerait pour visiter cette partie.

 

jeudi 16 octobre 2014

La grande rocaille d'En Galinou

amandier

Nous voulions démarrer le jardin par une partie visible des fenêtres du nord, cuisine et chambre. Une fois les pousses sauvages coupées, la seule chose qui se voyait était un vieil amandier à moitié mort.

Nous ne voulions pas l'abattre, mais au contraire nous en servir comme point de départ et le mettre en valeur, un peu comme un bonsai géant.

D'autant qu'il était situé juste sur une espèce de cassure du terrain : celui-ci est en pente nord-sud, et la cassure augmente cette pente, d'où l'idée d'en faire une rocaille.

 

début2

vues en 1986, au mois d'août

Partant du vieil amandier, la cassure devenant une rocaille, avec de grosses pierres récupérées à partir de maisons en démolition (l'idée est venue en essayant de caser toutes les pierres provenant des annexes que nous avions démolies).

est

en 1996 on attaque la partie est

Cette rocaille s'est étendue petit à petit, d'abord à l'ouest, puis à l'est. (temps de travail : deux heures à deux par m2 de rocaille). Elle fait 300 m2 maintenant. Il nous a fallu 10 ans en gros pour la construire.

 

rocaille

rocaille ouest

Au départ il s'agissait surtout de plantes alpines, souvenir des rocailles naturelles cévenoles. Nous nous sommes progressivement rendu compte que c'était une grosse erreur. Entourées de pelouse et composées surtout de petites plantes, les rocailles sont envahies par l'herbe (ah ! le chiendent) et autres indésirables et demandent un désherbage constant. En prenant de l'âge on a moins envie de désherber pendant des heures, il faut donc faire évoluer ça.

 

buissons 1 buissons

Petit à petit, la rocaille évolue vers de plus gros arbustes, Berberis, Phlomis, rosiers (les rosiers buissons type hybrides de thé ne supportent pas bien le climat, à quelques magnifiques exceptions prêt), conifères (enfin, disons les survivants) et des plantes coriaces, comme les Iris ou les Teucrium.

chemins

Cette rocaille est coupée de trois ou quatre chemins, ceux de la partie est ont été refaits récemment avec des marches en bois afin qu'ils puissent être empruntés par des personnes normales et non pas seulement par des chèvres. Ces chemins permettent aussi de structurer la zone, afin d'éviter d'avoir une bande très longue de gros arbustes qui sembleraient par trop abandonnés.

 

vous pouvez aller dans l'album consulter les images des différentes rocailles suivant le plan :

plan des rocailles

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