mercredi 25 novembre 2015

Le Gratte-cul

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L'arbuste
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bien fourni

 

Gratte-cul, baies d'églantine, cynorhodon, voila les noms plus ou moins poétiques de nos rosiers sauvages. J'en avais repéré un très florifère dans le pré allemand et comme il faisait moche, pluvieux et qu'il avait gelé quelques jours auparavant (on les cueille en général après les premiers gels), je me suis décidée à aller en cueillir pour faire de la confiture.

 

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La récolte

 

J'avais toujours reculé devant la tâche, à cause des poils... Gratte-cul, qu'il fallait enlever fruit par fruit dans mes vieilles recettes.

Heureusement, grâce à Internet, j'ai vu qu'on pouvait cuire les fruits entiers juste débarrassés de la partie noire - trace de la fleur - avec de l'eau, puis les passer au mixer plongeant et enfin à l'irremplaçable moulin à légumes avec sa grille la plus fine.

J'ai lu des tas de recettes, ma conclusion est qu'il ne faut pas être débutant en confitures car les fruits cuisent avec de l'eau, beaucoup d'eau, et l'appréciation de la quantité de sucre est à mon avis hautement aléatoire ! Parfois en fonction du poids des fruits cueillis, parfois du poids de la pulpe. Donc, tout au pif.

 

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Cuisson des fruits
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Moulin

Voila la recette du jour :

J'ai cuit les baies dans une grande quantité d'eau jusqu'à ce que les fruits soient bien ramollis... Évidemment, ça dépend de leur dureté au départ, là ils ont cuit pas loin d'une heure.

J'ai laissé refroidir pour pouvoir les manipuler plus facilement.
J'ai mixé rapidement puis passé au moulin à légumes.

 

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Le résultat
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Il m'est resté 850g de pulpe, de la consistance d'une purée de tomates bien épaisse, à laquelle j'ai rajouté 70 % de sucre (merci Hubert pour le calcul !). La cuisson du mélange a duré environ 20 minutes, en ajoutant 2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre (je n'avais pas de citron sous la main). Impossible de savoir en consultant les recettes si les baies manquaient d'acidité ou de pectine, donc j'ai improvisé.

Le résultat est beau, la quantité plus grande qu'espérée car la pulpe est vraiment très épaisse et jai dû ajouter plusieurs fois de l'eau pour obtenir une consistance qui me plaise.

Et voilà ! je mets le tout en pot, une belle étiquette et c'est prêt.
Notre avis dans quelques temps...

 

jeudi 20 novembre 2014

Les poivres asiatiques

J'avais publié il y a quelques années un premier article sur les fruits d'automne comme ceux des différents petits fruits de l'automne, je le refais plus complétement aujourd'hui.

Au cours de l'été les Zantoxylum (clavalier en français) se sont couverts de fruits.
On en a deux :

népal timut

Le premier vient du Népal, il craint la sécheresse et le froid, mais arrive quand même à fructifier. Il est connu sous le nom poivre Timut. C'est Zantoxyllum armatum.
Comme le montre la photo, c'est un arbuste qui s'étend plutôt latéralement : nous sommes obligés de couper les branches basses sinon on ne peut plus passer, car il est plus large que haut !

Il n'est pas très productif : sur la photo de droite on voit les quelques graines qu'il fait sur les branches aux larges feuilles.

sichouan Sichouan Le second - Zanthoxylum piperitum -vient de Chine, du Setchouan (ou Sitchuan, comme vous voulez), il est bien plus connu que son cousin.
C'est un arbuste plus vigoureux, qui ne semble craindre ni chaud ni froid, et très productif.

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C'est en novembre que nous faisons la récolte.
Comme il est plus productif, le Setchouan est plus facile à récolter !
On en ramasse une caisse, ça suffit largement pour nous et pour nos amis. C'est la partie la plus facile ou la plus rapide. caisse de grains

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Les graines sont très semblables, il faut bien les séparer !

Setchouan

Népal

Lors de la récolte début novembre, la différence est facile à faire, parce que les graines du Népalais sont nettement plus mûres que celles de l'autre, la tige du Setchouanais est encore bien rouge et les graines y sont encore fixées.

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On laisse ces graines sécher dans la serre au soleil pendant quelques jours, afin qu'elles commencent à s'ouvrir.
En effet on ne consomme que la partie extérieure, la graine elle-même ne se mange pas, elle est très dure et très amère.


Vient alors le travail manuel, le soir à la veillée au coin du feu.
Il est vrai qu'on n'a pas de cheminée pour ça, alors on s'en fait un peu de temps en temps, quand on en a envie.

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Il faut manuellement séparer la graine noire (et les branchettes) pour ne garder que la peau qui les enveloppe. C'est elle qui a du goût.

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On conserve les cosses dans un récipient
qui nous durera toute l'année. (nous donnons volontiers des graines ... non écossées)

 

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Pour les utiliser, on commence par les broyer, j'utilise carrément un vieux moulin à café "spécial épices".

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Une fois broyée, je verse dans un petit flacon d'épice, en utilisant un entonnoir à confiture !

graines nepal graines sitchuan

L'aspect des broyats n'est pas le même, le goût bien sûr non plus.
La graine du Népalais est plus claire que l'autre, elle a un goût plus sucré.
C'est un peu difficile d'expliquer par écrit la différence, mais elle existe !

dimanche 3 mars 2013

Mon petit potager 2, un potager sauvage.

Je crois décidément que le potager classique n'est pas fait pour moi car je m'obstine le plus souvent à endurcir les plantes au lieu de les faire grossir, ce qui ne donne pas des résultats intéressants du point de vue rendement.
J'ai du mal à arracher les beaux légumes: c'est pour ça que si je récolte facilement les annuels, les fruits, ceux dont la partie aérienne sèche comme les pommes de terre ou les oignons , j'ai du mal avec les autres comme les panais ou les bettes à cardes que je considère plus comme des plantes d'ornement ou du moins comme des plantes à préserver et à admirer.

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Si le potager était très grand, je les consommerais, mais là il n'y a que quelques pieds de chaque car il est encore très jeune.
Cf. un lien vers mon premier article

Nous avons eu de belles pommes de terre, des tomates, des salades ( là pas de scrupules ,je les aime trop), des fraises et des poireaux, des oignons et de l'ail mais j'ai laissé pousser les panais, les betteraves et les blettes sans trop m'en occuper ni les récolter, ils ont très bonne mine .
Les blettes, rouge, jaune et orange sont superbes,on ne les a pas mangées, je vais les laisser grainer en espérant qu'elles se resèmeront comme leurs cousines dans la haie.

J'ai fini par récolter les betteraves et les panais, en en laissant quelques pieds.

En revanche, aucun souci pour récolter les légumes sauvages comme les poireaux de vigne, la doucette, les pissenlits et autres salades sauvages ou les blettes présentes depuis des années sous les haies côté est à l'abri du vent et dont on consomme les feuilles comme les épinards . Ce sont des "mauvaises herbes" là où ils poussent, pas de scrupules pour les récolter.

Ceux-là qui se débrouillent très bien sans moi, je les récolte volontiers. On a juste la peine de trouver leurs cachettes et de les cueillir puisqu'il n'y a strictement aucun entretien.

Nous avions convenu avec Sophie d'"un jardin c'est tout" de revenir sur nos expériences potagères , c'est fait de son côté, il faut aller voir l'article du 22 mars sur son potager:
lien vers le journal de Sophie

Pour ma part, je suis incapable de jardiner de façon systématique en calculant les rotations, en semant des plantes compagnes .
Bien que je connaisse les bases du jardinage écologique mon jardinage est ...disons poétique!

Cependant, je retiendrai quelques leçons de ces deux années:

Les pommes de terre ont bien profité de la technique utilisée, rectangles surélevés, compost, fumier ,et paille pour les butter en lieu et place de la terre utilisée habituellement .
Comme ici on a rarement des problèmes d'excès d'eau et qu'en plus le carré était surélevé, c'est très bien , rattes la 1ère année puis cornes de gatte la seconde ont poussé très correctement bien que très serrées.
Récolte facile et propre, au fur et à mesure des besoins, donc je recommande le buttage avec la paille.

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Les salades se plaisent dans le terrain réservé en première année à la culture des patates, mais ne réussissent bien ici que les salades de printemps et celles d'hiver, les cultures de plein été sont vouées à l'échec, trop de soleil et de chaleur.
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Là ce sont les salades qui ont passé l'hiver et qu'on mange en ce moment.

Les tomates ont été l'an dernier plantées très profondément pour que leurs racines arrivent jusqu'à l'argile qui retient bien l'eau.

Le fond du rectangle a été bêché contrairement aux préconisations des techniques sans bêchage car c'est le seul moyen de faire remonter l'argile nécessaire pour que les tomates qui poussent en hauteur résistent au vent d'autan très asséchant pour la terre très enrichie en humus et ce malgré la paille.

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Les voila en juillet en compagnie de courgettes.

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Panais et betteraves ont finalement été récoltés en mars mais j'aurais volontiers gardé ces très jolies plantes. Seul vrai échec, toutes les brassicacées: les chenilles des papillons du chou, les piérides, ont tout mangé avant que je m'en aperçoive : la roquette a disparu mais le chou de Daubenton, magnifique chou perpétuel vient de retrouver sa superbe après avoir été tout déplumé: lui non plus n'a pas été récolté mais comme il grossit on finira par prélever des rejets!

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Le voici en ce moment en compagnie d'un beau pied de panais qui a eu la vie sauve à sa droite, de persil et d'oseille à sa gauche et d'un pied spontané de bette en son centre.

Les courgettes et les cucurbitacées en général n'ont pas été très belles, ratées un peu partout aux alentours cette année , mauvaise nouaison des fleurs, bien qu'elles aient eu le même traitement que les tomates.

Très peu de travail dans ce potager dont le but n'est pas de nourrir la famille: mes légumes étaient délicieux et gouteux mais petits, et une fois semés/ plantés, à part quelques arrosages, je n'ai pas fait grand chose à part contempler les légumes et croquer les fraises.
Peu d'herbes indésirables dans les planches surélevées et esthétiquement très agréable.

Cette année démarre différemment à cause des pluies incessantes et inhabituelles pendant 2 mois qui ont empêché les plantations d'hiver, fèves, ail et oignons, mais le printemps finira bien par arriver!
Affaire à suivre, le potager redémarre bientôt.

samedi 26 janvier 2013

Les conserves en automne

Comme le disait si bien Martine, en hiver on ne fait pas grand chose, sinon rien, dans le jardin. En fait on s'arrête souvent en automne, sauf pour enlever les feuilles mortes qui veulent absolument s'entasser devant la porte de la terrasse nord ou autres endroits gênants pour nous.

source

 

 

 

Il faut dire que ce ne sont pas les feuilles qui manquent quand elles commencent à tomber !

 

 

Alors c'est le moment de faire des conserves
D'abord on récolte.
souvenez-vous de l'article que j'ai écrit sur les graines que nous utilisons dans notre cuisine.
(CLIC ICI POUR LE VOIR )

Commençons par les pommes.

Certaines années il n'y en a pas, mais d'autres on en a des kilos et des kilos. On peut les mettre dans la cave pour les manger plus tard, mais on peut aussi préparer un excellent dessert, qui se garde un bon moment. C'est l'Aspic de pomme
On fait fondre 5 kg de pommes coupées en quartier (je laisse les peaux, vu la taille de nos pommes, passer des heures à les éplucher ne présente rigoureusement aucun intérêt, de plus elle sont certifiées totalement exemptes de produit chimique) avec du sucre, et on cuit, on cuit, on cuit, jusqu'à obtention d'un caramel. Ah oui, ça peut prendre des heures de cuissons. la dernière heure est un peu pénible, vu qu'il faut remuer sans cesse afin d'éviter qu'il n'attache et brûle.
Martine a eu cette année une super idée : on a mis le tout dans des moules en silicone : DSC_2185.JPG
du coup on peut terminer le travail en mettant au four pendant un bon moment, il faut que ça sèche !

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résultat ? c'est totalement délicieux, en plus c'est original, personne ne connait ça.
On peut le garder longtemps, ça ne s'abime pas. Longtemps ? encore faudrait-il arriver à ne pas le manger, ça a beau être fort sucré, le goût de revenez-y est fortement marqué.

Les conserves

Après c'est plutôt Martine qui s'y colle.

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Les conserves stériles sont une technique parfaite pour conserver les plats qui demandent une longue cuisson.
On prépare le plat, on le fait cuire un moment, puis Martine le met dans des bocaux, et hop, dans le stérilisateur.
Ce n'est qu'une variante de la bonne vieille lessiveuse de nos grand-mères.

 

 

Avec un thermomètre pour surveiller la température

 

et voilà la daube de bœuf à réchauffer le soir où on n'a pas envie de cuisiner, ou la bolognaise pour les nouilles...

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vendredi 9 novembre 2012

Les graines de l'automne dans le jardin d'En Galinou

Travaux d’automne de la campagne, on ramasse les fruits.
Au cours de l'été les Zantoxyllum (clavalier en français) se sont couverts de fruits.

On en a deux, l'un vient du Népal, il craint la sécheresse et le froid, mais arrive quand même à fructifier. Il est connu sous le nom poivre Timut. C'est Zantoxyllum armatum.
Le second - Zanthoxylum piperitum -vient de Chine, du Setchouan (ou Sitchuan, comme vous voulez), il est bien plus connu que son cousin.
C'est un arbuste bien plus vigoureux, qui ne semble craindre ni chaud ni froid, et très productif.

On en ramasse plusieurs caisses, c'est la partie la plus facile. Vient alors le travail manuel, le soir à la veillée au coin du feu.
Il est vrai qu'on n'a pas de cheminée pour ça, alors on s'en fait un peu de temps en temps, quand on en a envie. Il faut manuellement séparer la graine noire (et les branchettes) pour ne garder que la peau qui les enveloppe. C'est elle qui a du goût. graines graines

On conserve les graines dans un récipient
qui nous durera toute l'année.
Sinon c'est qu'on peut en donner ...

 

graines nepal graines sitchuan

Pour les utiliser, on commence par les broyer
La graine du népalais est plus claire que l'autre, elle a un goût plus sucré.
je les mélange toutes deux avec du poivre noir, broyé lui aussi, afin de renforcer le piquant.

L'aspect des broyas n'est pas le même, le goût bien sûr non plus. C'est un peu difficile d'expliquer par écrit la différence, mais elle existe !

graines rose J'utilise dans la cuisine une autre sorte de graine, mais cette fois-ci elle ne vient pas du jardin, ce sont les baies roses (Schinus terebinthifolius) Je les broie de la même manière. garam

Avec ces graines je prépare aussi du Garam masala. Ce nom vient du Hindi et désigne des épices torréfiées et broyées. Il en existe des tas de variantes bien sûr ; avec ces différents poivres, plus des clous de girofle, des graines de moutardes, etc.

graines

ces différents mélanges sont mis dans de petits pots à épice, pas trop gros, que leur goût ne s'évanouisse pas avec le temps.

 

 

 

 

 

lundi 9 janvier 2012

mon petit potager

Il y a 25 ans tout en démarrant le jardin d'agrément, nous avions fait un très grand potager, labouré par le paysan qui cultive les terres limitrophes: il a duré 2 ou 3 ans avec plein de beaux légumes - je n'étais pas une débutante - puis j'ai laissé tomber car on n'avait pas de point d'eau à proximité et deux saisons d'été ultra-sèches vers 1990-1991 m'avaient dégoutée de ce type de jardinage où j'aurais dû passer beaucoup de temps à arroser et désherber de façon régulière alors que nos filles étaient petites et que j'avais par ailleurs besoin de pas mal d'énergie pour démarrer et maintenir le jardin d'agrément.

De plus, notre voisin nous fournissait et nous fournit toujours pas mal de légumes.
Bizarrement, mon voisin a un immense potager de plein-vent et il arrive bon an mal an à cultiver pommes de terres, oignons, ail, haricots asperges , courges et potirons, courgettes, tomates, pois, haricots, choux et j'en oublie surement, sans arroser sauf à la plantation, à l'opposé de ce qu'on lit et malgré des étés très secs.
Parfois la récolte est maigre pour un type ou l'autre de légumes mais globalement ça marche très bien.
La terre est argileuse, profonde, il passe fréquemment le rotavator pour briser les mottes et enlever les mauvaises herbes. Ça limite l'évaporation, les légumes cherchent l'eau en profondeur et mon voisin ne cultive pas les gros consommateurs d'eau que sont radis et salades.

Je n'ai plus pensé au potager que par intermittence, faisant un essai par ci par là de reprise et laissant tomber, toujours à cause des problèmes d'eau, de désherbage, de régularité à avoir.
Mes deux sœurs s'y sont mises sur de petites surfaces, ça m'a rappelé mon père qui avait toujours aimé le potager, l'envie est revenue.
Finalement, je me suis mise à lire tout ce que je trouvais sur le potager. Grâce à Internet, on trouve facilement des renseignements sur les différentes méthodes et de nombreuses références de livres : jardin bio, potager en buttes, potager en carrés, lazzy-beds, permaculture, agriculture naturelle, tout ça s'ajoutant aux livres traditionnels comme le guide Clause dont j'ai la version de 1940.
Au fil du temps, des régions et des pays, de nombreuses façons de cultiver existent ... Il suffit d'adapter à l'endroit où on est ! Sachant que tout traitement chimique est banni de notre terrain.

Et puis j'ai trouvé Le Bon Endroit: enfin!

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- un endroit plat près des bassins où trônent mes arrosoirs en zinc, toujours prêts à servir (vides, ils s'envolent régulièrement avec le vent).
- le sol légèrement en dévers par rapport au champ voisin est un peu abrité du vent d'autan et les haies reprises et taillées devraient le filtrer.
- la haie sert d'abri depuis des années à des repousses de bettes qui s'y resèment et que nous mangeons comme des épinards, sans aucun soin, juste la peine de les récolter.
- les poules qui explorent le terrain ne vont quasiment jamais là.
- enfin, le jardin est maintenant suffisamment arboré pour que j'aie du plaisir en toute saison à aller me promener jusqu'au potager : traverser la rocaille, longer le massif blanc et la pergola avec ses deux bancs pour arriver dans ce petit coin protégé est toujours agréable.

Après quelques essais, j'ai fini par opter pour des rectangles de 2 m sur 0m80, en gros, délimités par des planches posées sur tranche et fixées dans les angles par des équerres : le premier hiver, j'en ai fait deux, je les ai remplis de compost, de paille et de crottin de cheval, le tout posé sur du carton pour ne pas bêcher ni creuser : excellent pour les patates, buttées avec de la paille : 25 pieds de rattes sur moins de 2 m2 !
Mais pas pour le reste car le sol manquait de consistance et le vent d'autan desséchait trop ce sol riche mais trop léger pour les tomates et les courgettes.

Donc j'ai bêché le fond des rectangles pour remonter de l'argile et donner de la consistance au sol. Les salades, première motivation du jardin, s'y plaisent ainsi que quelques poireaux et oignons blancs mis là pour tester.

 

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Je viens de rajouter deux rectangles avec l'aide d'Hubert qui y a transféré quelques brouettes de terre récupérée de sa tranchée anti-bambou.

planches.jpg Quelques brouettes de fumier du poney, un peu de compost, on est prêt pour la deuxième année de potager.

Peu d'entretien, peu de mauvaises herbes, peu d'arrosage : le sol au printemps sera couvert de paille ou par les cultures plus serrées que ce qu'on doit faire normalement, les patates iront dans les nouveaux rectangles, rotation oblige et la paille servira de buttage
Un nouveau cycle démarre.

A suivre...

mercredi 12 octobre 2011

Les aventures d'un pruneau

A notre arrivée à Galinou, il y avait dans un reste de haie côté est des pruniers et un vieux poirier vite disparu avec les premières fortes sécheresses. Ces pruniers avaient rejeté partout et ne nous ont quasiment jamais donné une seule prune sauf des véreuses, très très véreuses, et encore, rarement.

Cette année, surprise, nous avons eu quelques prunes jaunes très sucrées et gouteuses et quelques prunes d'Ente, la variété à pruneaux. Peut-être que les pluies de juillet, rares ici, ont favorisé cette fructification inattendue. Comme j'étais absente une partie du temps cet été j'ai retrouvé les pruneaux déjà séchés au pied des arbres, ce qui a permis l'identification de prune d'Ente. Pas de doute , c'était bien des pruneaux.

Recueillis et mis à finir de sécher dans une cagette protégée d'une gaze, sortis au soleil le jour et rentrés la nuit, j'ai obtenu de petits pruneaux très secs ...impossible à consommer en l' état. Du coup, j'en ai mis à tremper dans un bol un matin avec du vin rouge pour acommoder un lapin le soir même mais ils ont mis deux jours à regonfler, je ne les ai pas utilisés. Je les ai oubliés une semaine, puis ai décidé d'en faire de la confiture. Premier essai avec le bol de pruneaux au vin rouge, à peine sucrés, prochaine fournée dans du thé plus approprié pour les confitures du matin. Il en reste un bocal d'un litre. En tout cas ça sent bon, on verra si c'est meilleur au petit déjeuner ou en accompagnement d'un foie-gras.

dimanche 31 juillet 2011

Les fruits en juillet à En Galinou

Cette année, pour la première fois depuis 20 ans, on a plein de prunes et de cornouilles. Les prunes, il y en avait des jaunes et des rouges, ces dernières plus tardives et pleines de vers, jusqu'à maintenant où il n'y a plus de vers, ce qui a permis de faire une tarte !

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Les cornouilles, fruit de Cornus mas petit fruit que l'on peut manger cru, il est un peu acidulé. On peut aussi faire de la confiture, enfin de la gelée, encore faudrait-il que nous ayons du sucre !