lundi 4 septembre 2017

Taille des bambous d'En Galinou

Nous avons appliqué dans le jardin une vieille technique japonaise, qu  consiste à tailler soigneusement les chaumes afin que ces derniers soient bien mis en valeur, tout en leur gardant un aspect naturel.

Pour cela, il faut supprimer tous les chaumes qui ne sont pas harmonieux parce qu'ils sont malingres, trop inclinés, mourants (grisâtres et sans feuilles) ou mal placés, trop serrés, etc.

Phyllostachys nigra

Mettre en valeur de belles cannes et rendre un buisson transparent

Ces bambous sont particulièrement intéressants par la couleur du chaume qui nait vert et vire peu à peu au noir dans l'année. Quand il devient gris, c'est qu'il va mourir. Bien sûr il faut absolument mettre les cannes noires en valeur !

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Juillet 2013
nigra 2013 07 (3).JPG
vu du bas

Cette année là, il a beaucoup plu au printemps. Les bambous ont bien aimé… En juillet, les chaumes sont déjà grands et touffus : avant la taille, le massif est déséquilibré par trop de feuilles. Je vais supprimer les chaumes en diagonale, même jeunes, et tous ceux qui, trop vieux, sont grisâtres. En plus, ils faut enlever les latérales basses pour obtenir la transparence voulue, qui a disparu.

nigra 2013 07 (2).JPG
Après
nigra 2013 07 (4).JPG
Vu du bas (nettoyé)

 

100 cannes enlevées, nettoyées, deux heures de travail pas plus, et hop !

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Résultat : transparence et harmonie… j'espère

Phyllostachys bambusoides 'Castillonis'

Mettre en valeur des cannes panachées

C'est un bambou géant, en théorie du moins, j'essaye donc de le mettre en valeur, en ne laissant que les plus belles cannes, sans le mettre en danger. Phyllostachys bambusoïdes 'Castillonis' a beaucoup de mal à pousser dans notre région. Il commence à sortir de terre vers la mi-juin. Malheureusement, une ou deux semaines après, les pluies s'arrêtent, le jardin passe au repos. Alors le pauvre vieux ne peut pas développer ses chaumes comme il devrait. Planté en 2000, il sera taillé pour la première fois 6 ans après.

Castillonis 1.jpg
le massif en 2006

Juillet 2006. On part d'une situation bien emmêlée, sans harmonie, juste un gros massif de bambous. C'est gros, c'est touffu, avec des chaumes dans tous les sens.
On l'a laissé pousser ainsi afin qu'il survive et se développe un peu.

Castillonis 2.jpg
Détail

 

Vues de près, les tiges se croisent, se mélangent, sont cassées, et couvertes de feuilles de haut en bas.

 

q
Castillonis en juillet

 

On commence par enlever toutes les tiges cassées, malingres ou couchées. Puis on enlève les tiges latérales sur un mètre de hauteur à partir du bas des chaumes. Et voilà !
On voit bien le pont à travers le massif,ainsi que les autres bambous du coin japonisant.
A gauche quelques tiges en diagonales sont laissées. Nous ne voulons pas enlever trop de tiges d'un coup, le risque de fragiliser trop le bambou est important dans le vent d'autan et la sécheresse qui arrive.

 

Castillonis 8.jpg
juillet 2008

 

Août 2007, puis 2008, suite : suppression des maigres et trop en diagonales. Toujours le même principe. Mais cette fois-ci, en comparant avec la photo précédente, les diagonales ont disparu.

Castillonis 10.JPG
Août 2012

Contrairement au nigra, nous ne sommes pas obligé de tailler ce bambou tous les ans. Il faut un printemps pluvieux et surtout une fin juin humide pour que le castillonis pousse bien. On a donc assez peu de travail de maintenance. On voit bien sur cette photo que les pousses de cette année sont malingres et pratiquement toutes à enlever.

Castillonis 2013 07.JPG
2013

 

 

Nettoyage toujours, ça s'étoffe peu à peu, mais il ne sera jamais géant.
Depuis il y a peu d'entretien et peu de changements.

Sasa Palmata

Alléger

palmata 1.jpg
Le buisson autour du bassin avant traitement

Le problème est un peu différent : ce bambou est bien en gros buisson, il ne faut pas chercher à mettre les cannes en valeur. Mais là il déborde un peu partout, et comme il est limité par le béton, les buissons, l'ombre etc., il s'entasse sur lui-même, se couche et devient fort moche. Ici donc le buisson avant le travail, tout emmêlé. De plus les palmes ne supportent pas bien le vent d'autant et se déchirent.

palmata 2.jpg
gros plan

Gros plan sur la partie la plus vieille. On voit bien les chaumes couchés, fourchus, les feuilles très abîmées. On va enlever tout ça.

palmata 3.jpg
Résultat

 

Après que j'en ai enlevé les 2/3.

Reste à enlever - plus tard pour ne pas être trop brutal - les palmes abimées.

Faute de temps, sur ce buisson fort solide, il m'est arrivé aussi de carrément tout raser ! ça va beaucoup plus vite et ça ne le gêne pas, mais pendant un an il n'y a plus grand chose.

Phyllostachys viridiglaucescens

éclaircir sans empêcher l'effet protection contre l'autan.

Viridi 1.jpg
La barrière anti-vent
Viridi 2.jpg
Gros plan

Les viridiglaucecens du bas. Ce petit pied, planté avec comme objectif de faire une belle barrière au vent d'autan, a mis 15 ans à faire 15 mètres de long et 5 de large, sur 7 ou 8 de haut. C'est exactement ce que nous voulions.
Mais, en 2010, il exagère : les chaumes ont énormément poussé ces deux dernières années, ils se couchent sur les arbres, envahissent le rosier, une intervention est nécessaire. Mais il faut aussi garder de l'épaisseur, afin que le vent d'autan continue à être filtré. Sur cette photo, on voit bien la différence entre la partie gauche du rideau, complétement opaque, et celle de droite en partie déjà clarifiée.
De plus près, on voit les chaumes qui se marchent dessus, s'écroulent un peu, n'ont plus de forme.

Viridi 3.jpg
Résultat immédiat

Quelques 5 heures de travail après : la transparence est revenue.Très peu de cannes ont été épluchées : un buisson de cette taille perd naturellement les latérales basses.

Viridi A.jpg
En automne, soleil du matin

Les cannes les plus grosses sont bien mises en valeur, en ayant supprimé toutes les autres. Toutefois pour garder l'effet de filtre du vent, j'ai laissé pas mal de cannes plus petites.

 

dimanche 27 août 2017

Les Bambous d'En Galinou, Anti-rhizome, suite

Comme nous l'avons vu dans l'article précédent, combattre une invasion de bambous quand on s'y prend trop tard peut être un véritable combat... 
Nous n'aimons pas les barrières anti-rhizomes, dites BAR. D'abord parce qu'elles sont assez difficiles à mettre en place, ensuite parce que j'ai un doute sur leur résistance à 20 ans.

Notre solution ? un fossé. Un vrai.

Suite du Nigra

Revenons à notre massif de nigra. Ce massif est un parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire avec des phyllostachys si on ne veut pas avoir d’ennuis à long terme. C'est comme ça qu'on apprend, hein !

nigra
Nigra 2008, côté ouest

Nous avons réussi à l'empêcher de passer du côté est de la source. Mais bien sûr il s'est aussi développé vers l'ouest.
Si vous regardez bien la photo, à droite on voit une autre ligne du même. C'est une poussée de chaumes que nous avons laissée, afin de montrer la différence entre un massif taillé en transparence et un autre laissé tel quel, beaucoup moins joli.
Pédagogiquement, c'est une bonne idée.
Jardinesquement, c'est une bêtise. Car le léger rideau prend de plus en plus d'importance, d'autres rhizomes commencent à envahir des endroits où ils ne sont pas les bienvenus (ce qui les laisse de glace).
Il faut à nouveau faire quelque chose. Deux facteurs vont me faciliter le travail. D'abord comme on le voit sur la photo, il n'y a pas de goulot d'étranglement et de tournant autour d'un mur. Donc les rhizomes ont pu s'étendre sans faire de blocs de racines si difficiles à casser. Ensuite il y a notre ami Michel ; sans doute que sa pratique pro du souba (moi je veux jouer de l'hélicon) lui a permis de développer de larges et solides épaules ? La pioche est pour lui un jeu d'enfant.

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le fossé

C'est parti : Un fossé de 20/25 cm de profondeur, en gros la hauteur d'un parpaing.

LE TRUC : on ne le bouche pas !
C'est là qu'est le secret. Car le phyllostachys a des racines peu profondes, et ne brille pas par son intelligence. Régulièrement, je vois une racine qui sort dans le fossé sur le côté. La plupart du temps elle monte verticalement, se transformant en turion, mais parfois elle plonge vers le bas et tente de s'enraciner dans la paroi d'en face. Il n'en est pas question.
Dans les deux cas, un coup de sécateur, et c'est fini.

Mais me direz-vous quid des chaumes mal situés, coupés de la plante mère, mais bien vivants ? Je coupe tout à ras du sol à chaque fois que je vois une tentative ; au bout de deux ou trois ans, les racines sont mortes faute de nourriture. Le seul coin qui résiste, c'est celui que j'avais laissé pousser à titre pédagogique. Là pas d'hésitation : vers 2010 un badigeonnage au pinceau des feuilles de repousse avec un bon poison des familles, pas vraiment écolo, mais efficace.

Depuis, plus de repousses, le bambou reste à l'endroit où il doit être. Il suffit de le tailler, mais c'est une autre histoire que nous aborderons plus tard.

Le Viridi glaucescens

Petit à petit nous avons étendu cette technique à d'autres massifs de bambous. Pas tous car ma foi certains ne s'étendent guère, en particulier ceux qui commencent à pousser fin juin, ce qui dans notre climat est bien trop tard pour avoir suffisamment d'eau pour prospérer.

viridi
La barrière de Viridi côté ouest
q
La barrière vue du nord
viridi3
un beau chaume

Le second à bénéficier de ce traitement est l'énorme Phyllostachys viridi-glaucescens. Ce bambou a été planté en 1990. Un seul pied dans le bois d'ormes morts ou mourants pour protéger nos futurs massifs du vent d'autan.
20 ans après, les chaumes atteignent 8 m de haut, et sont parfois bien épais (ça dépend de la pluie...). Peu à peu, le massif s'est étendu sur 15m. de long, d'est en ouest, exactement comme nous en avions envie afin de protéger nos massifs.
Mais il a commencé à remonter vers le nord, et là c'est NON.

2014, un nouveau fossé :

Viridi Z.JPG
le fossé

Ce fossé n'est pas bien grand, Il ne protège que le massif du banks, mais les rhizomes ne se développent pas vers l'ouest ni vers le nord-est, je ne sais pas pourquoi.

Ils vont aussi vers le sud, assez peu en fait, là l'agriculteur voisin gère la friche européenne et ils ne peuvent pas pousser.

On dirait que ce massif a atteint sa taille maximum.

Pleioblastus shibuyanus 'Tsuboi'

nigra
Les bambous du coin japonisant

C'est celui de droite sur cette photo de 2014.
Ce bambou panaché qui peut monter à 2 mètres de haut dans les bonnes conditions est réputé faiblement traçant.
ouais...
L'herbe en est envahie, ce qui n'est pas très gênant car on coupe les repousses à la tondeuse. Mais les rhizomes commencent à entrer dans le potager. Non, non, non !

 

Pleioblastus shibuyanus 'Tsuboi' (1).JPG
Le fossé

Nous avons d'abord fait un fossé d'une quinzaine de centimètres de profondeur. Merci Sören. Mais la plante mère est en contre-bas de la partie enherbée, je pense que la plupart des rhizomes sont plus profonds, au moins au départ.
Alors je profite de la visite d'une amie d'une de nos filles pour lui proposer de l’exercice ; hop, elle creuse un fossé de 30 cm, carrément ! Fossé qu'elle va étendre à l'autre bambou, le Pseudosasa japonica qui prend de plus en plus d'ampleur, et à son tour vise la partie enherbée.

Pleioblastus shibuyanus 'Tsuboi' (2).JPG
Petit problème

Là une chose que nous n'avions pas prévue : la source étant située plus haut que la partie bambous, il semblerait que les rhizomes de la partie enherbée apportaient beaucoup d'eau au massif.
Du coup le fossé a privé la plante mère d'un apport d'eau, qui ce mois-ci était nécessaire, vu qu'en Août il est tombé 10 mm.
Le bambou est tout sec, il a pris une belle claque. J'espère qu'il va s'en remettre.

L'entretien

Les fossés, ça se bouche ! mais là le travail est vraiment facile.

entretien (1).JPG
sarcleur
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sarcleur : utilisation

D'abord il faut avoir l'outil absolument ad-hoc. Le voilà, c'est un outil assez peu connu, un sarcleur de pommes de terre.

Comme on le voit, il est pointu et large comme le fossé, ça tombe bien ! Il sert à repousser la terre entre les rangs de patates, pour recouvrir lesdites.
Je le mets dans le fossé et je tire... ça le recreuse un peu en même temps.

Application

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le fossé avant


Le fossé du Viridi est plein de gaine de chaume, de feuilles mortes de bambous et des arbres environnants ; Le tout ferait un magnifique compost... s'il pleuvait.

 

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nettoyage

Je plante le sarcleur à un bout, et je tire ! 10 minutes de travail, parce qu'une fois le fossé dégagé, il faut pousser les débris dans le bois, pour qu'ils le nourissent et pour éviter qu'à la première pluie tout retombe.

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et voilà le résultat

 

samedi 26 août 2017

Bambous : l'anti-rhizome d'En Galinou

La barrière des nigras

Premier article sur les bambous. Une vieille histoire dont j'ai gardé des traces photographiques...
un combat bien tardif contre un massif que nous avons laissé pousser sans controle trop longtemps. Du coup la correction de l'erreur a été difficile. Nous avons gagné, bien sûr, mais quel boulot !

nigra
Nigra 2008
nigra
Nigra 1998 au début

2008, un petit massif de Phyllostachis nigra commence à devenir très envahissant. Au début, 10 ans avant, c'était juste un petit buisson contre le mur ouest de la source. (à l'extrême gauche sur la photo de droite).

 

nigra
La source en 93


Le nigra va faire tout le tour par le côté nord. Nous nous inquiéterons, un peu tard, quand nous verrons un turion ressortir à l'angle sud-est, là où sur cette photo vous voyez un piquet de bois.

 

nigra01.jpg
 

Parti du mur comme on le voit sur la photo de 98, il est remonté vers le nord, passé le long de la limite nord, et de longues longues racines étaient descendues jusqu'au bord sud de l'autre côté. Il fallait faire quelque chose. D'abord couper tous les bambous de l'est à ras comme on le voit ici à gauche.
Ce qu'on ne voit pas sur la photo, c'est que le coin de la source, juste devant, est envahi par une masse compacte de racines de bambous, qui va être dure à enlever.

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On va donc creuser ici pour couper les racines de leur source et mettre un barrage.
Tout d'abord, dégager profondément le petit bâtiment de la source elle-même.

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Il faut de l'huile de coude et du matériel, pioche et grand sécateur à crémaillière.

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Barre à mine pour arracher les pieds qui ne se laissent pas faire du tout. Après 10 ans de pousse, ils se composent de blocs compacts de racines. Il faut creuser à presque 40 centimètres.

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Après réflexion on décide d'enlever aussi les pieds au nord, qui ne servent pas en terme d'esthétique, et favorisent le déplacement vers l'est. Je ne vais toutefois pas arracher les pieds, mais juste couper à ras et empêcher par la suite la repousse. Exactement comme on le fera avec la partie séparée du pied principal.

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ça commence à s'éclaircir !
Le long du coin du bâtiment,
j'ai creusé à 40 cm, les turions s'enfonçaient profondément.

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Mise en place de la barrière : un reste de plastique de bassin, avec des parpaings un peu en diagonale.

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Comme la tranchée est plus en profondeur à gauche qu'à droite, où elle finit par afleurer, on recouvre la première rangée de parpaings de deux parpaings couchés.

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On découpe ce qui dépasse, en s'assurant que le contact est assez fort entre le plastique et le mur.

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On remet la terre dessus. Assez peu, pour pouvoir intervenir plus tard, dans quelques années.. mais suffisamment pour pouvoir passer la tondeuse à droite.
La partie gauche sera recouvertes de plantes par la suite, la tuile est juste là à titre transitoire.

Résultat

nigra
2013

5 ans après, les bambous restent à la place qui leur est assignée, et en 2017 itou.

jeudi 20 avril 2017

du bon usage des cagettes en plastique

Les marchands de fruits et légumes reçoivent souvent leurs produits conditionnés dans des cagettes en plastique de tailles variées, souvent emboitables . Et elles sont jetées ou plus exactement mises à disposition des clients. C'est un gaspillage que j'ai du mal à accepter, aussi j'ai pris l'habitude de rapporter souvent ces cagettes à la maison.
Ensuite il a bien fallu leur trouver une utilité !

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cagettes dans la cave

 

Premier usage, stocker les fruits et légumes à la cave : très pratique pour nos pommes en particulier, souvent abimées, car on peut empiler les cagettes sans empiler les pommes pour éviter qu'elles ne se touchent.

Deuxième usage : les boutures.

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mini-serre
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boutures

Dans la véranda, j'y range les petits pots de boutures en train de raciner ou les godets de semis: plus faciles à transporter ou à sortir dans la journée. Dehors, au nord, même usage : j'y met les pots de boutures récentes faites à chaud : en ce moment teucriums, lavande, helichrysums installés dans une petite cagette bleue, une grosse noire retournée par dessus, plus du plastique à bulles : ça fait une mini-serre.
Troisième usage : Au potager

C'est là que je les utilise le plus : j' en protège systématiquement les semis. Ils sont à l'abri du grattouillis des oiseaux, des poules ou des chats, de la chaleur et du soleil jusqu'à ce que les plants soient bien levés. Je protège aussi les plantes récemment repiquées, le temps qu'elles s'acclimatent ou les endroits récemment aménagés qu'affectionnent poules et chats. En fait il n'y a qu'une poule, mais à elle seule elle gratte plus que toutes celles qu'on a eues auparavant. Et plus que le coq qui ne gratte que là où c'est permis !

dimanche 8 janvier 2017

Couvrir le sol

Au fil du temps, couvrir le sol est devenu un des principes les plus importants du jardin.

La pluviométrie est à la baisse depuis 20 ans et lorsque la terre est à nu, elle sèche très vite : le soleil et le vent cuisent la terre qui se fissure. Grâce à la couverture permanente le sol est protégé . Cette couverture ne protège pas seulement du soleil, elle protège aussi du froid en hiver : dans les endroits du jardin très couverts et sous les arbres , il y a très peu de gelées blanches alors qu'on en voit en terrain dégagé et venté et les plantes se protègent mutuellement .

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stachys et euphorbes petit cyprès se
sont installés seuls sur le parking

Il y a plusieurs façons de couvrir le sol, nous avons choisi dès le départ le moyen le plus naturel: uniquement les plantes, sauf pour le parking et la terrasse nord qui sont gravillonnés par commodité et ont permis d'installer quelques  plantations sur gravillons. La mode est aux paillages modernes colorés, paillettes de lin, fèves de cacao concassé, mulch de coco etc. qui succèdent aux écorces de pin en vogue il y a 20 ans. Les graviers de différentes couleurs ou les galets posés sur trame ne laissant pas passer les mauvaises herbes arrivent en force. Mode qui a transformé de jolis petits jardins en Allemagne en copie conforme de cimetières! Du noir, du blanc et quelques plantes très surveillées et taillées.

 

fuji_no_pink.jpg
au sol, invisibles en été, fougères,
géraniums, consoude, sceaux de Salomon

Prairie fauchée ou pas, herbe tondue plus ou moins haut selon la saison et  plantations de toutes sortes permettent d'avoir à long terme un jardin à la fois bien rempli et assez autonome en ce qui concerne l'eau ( très peu d'arrosages) et l'engrais ( pas besoin) : comme dans la nature, vers de terre, champignons, feuilles et tiges mortes , tout ça se débrouille parfaitement tout seul sans compter les plantes de la famille des légumineuses qui fournissent l'azote, les grandes plantes qui protègent les petites, les arbres qui freinent le vent et font de l'ombre.

 

Évidemment, bien que notre jardin soit d'une grande richesse végétale par curiosité et avec un petit

rocaille.jpg
les annuelles ont disparu au profit
des vivaces

brin de collectionnite chronique, on évite les plantes trop sophistiquées, les hybrides modernes à grosses fleurs et gros besoins. Les floraisons sont un plus mais pas le plus important car souvent éphémères. Les floraisons les plus longues sont celles de annuelles qui ont peu de place dans notre jardin... Elles bouchent les trous quand il y en a ce qui est très sympa de leur part mais en quelques années les trous sont bouchés et ne leur laissent plus de place jusqu'à l'installation d'un nouveau massif. En l'absence de floraisons les nombreux feuillages colorés pallient le manque de fleurs.

 

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la plate-bande lorraine, ma favorite, 
belle et fournie en toute saison

Cette façon de jardiner laisse le végétal s'exprimer, chacun prend la place dont il a besoin et élimine parfois la concurrence. On ne le déplace pas s'il se plait, même si sa couleur ou sa forme ne nous plaisent pas vraiment.On se contente de tailler ( le travail d'Hubert de plus en plus), de déplacer les semis spontanés  d'arbustes encombrants, de diviser si vraiment il le faut , d'agrandir les massifs pour faire de la place à de petits nouveaux ou des plants récupérés dans le  jardin. Et pour le plaisir, on crée de nouveaux massifs qui seront remplis à leur tour.

Ces images de l'évolution de la plate-bande lorraine montrent comment elle s'est remplie peu à peu : suivre le lien

 

dimanche 21 août 2016

Le pré de la mare d'En Galinou

Transformation du pré des chevaux

(Clic sur chaque photo pour la voir en grand sur le site lui-même)

Pratiquement dès le début de notre installation, nous avons acquis une jument, Olympie, à laquelle sont venus se joindre par la suite deux poneys retraités. Bien sûr avec ces trois animaux, il n'était pas question de planter cette partie, sauf les alentours de la mare où nous avons installé des arbres.

Olympie
Olympie dans son pré en 1991

Le pré qu'on leur a attribué prend toute la partie ouest du jardin à partir du chemin d'entrée jusqu'aux limites du terrain.

Pré allemand
on sépare le pré des chevaux en deux

 

En 2009, les deux vieux poneys étant morts, nous décidons de chiper à Olympie une partie de son terrain pour créer une nouvelle partie qui deviendra le "pré allemand" en commençant par la haie dite de Sören.

Olympie est morte au début de l'été 2016.

Nous avons alors décidé de récupérer complètement le pré afin d'y faire de nouvelles plantations, qui a priori devront être très solides, car c'est l'endroit le plus éloigné de la source, il sera donc très difficile d'arroser.
Le premier travail a consisté à enlever les barrières. C'est Sören qui commence, puis Coline, et Martine et moi termineront. Temps de travail très important, une bonne trentaine d'heures je crois bien, réparties sur un mois, on n'est pas des bêtes.

Il faut dire que nous partons d'une situation où les rosiers qu'on a mis le long de la barrière se sont énormément développés (sauf celui de la photo du milieu, parce qu'Olympie l'adore).

Olympie
Roses 1
Olympie
Roses 2
roses
Roses 3

Il faut non seulement découper le grillage pour arriver à l'arracher, mais aussi tailler les rosiers un par un.
J'ai calculé pour le plaisir (mais si !) qu'on a emporté une bonne dizaine de remorques vers la déchetterie, ce qui correspond grosso modo à plus d'une centaine de brouettes.

haie
La haie libérée

 

La haie de Sören libérée de la barrière prend plus d'ampleur en retombant vers le sud ; en même temps elle est plus transparente ce qui renforce cette impression d'ampleur.

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La haie de rosiers

 

Les rosiers ont évidemment été taillés très fortement, mais comme ce sont des hybrides maisons, très lianeux, ils vont repartir de plus belle, ils ne risquent pas de mourir.

 

haie
le long du parking
haie
La haie de rosiers

Le long du parking, le sol est très tassé par les passages des chevaux depuis des années, je me demande ce que ça va devenir !

La barrière Sud a elle aussi été supprimée, pour l'instant on laisse les piquets qui sont cimentés dans le sol, il faut un tracteur pour les enlever.

La partie qui reste à finir, sans urgence et pas avant l'hiver, c'est le fossé que l'on devine à gauche, où le grillage est emmêlé fortement aux ronces et autres arbustes qu'il faudra certainement supprimer complétement.

 

vendredi 22 juillet 2016

taille des glycines nord d'En Galinou

Taille des deux japonaises

Nous avons deux glycines qui bordent la terrasse nord. Une japonaise classique Wistaria floribunda qui est montée tout en haut de l'érable serpent, en fait c'est l'ex support de greffe d'une très belle Wistaria floribunda 'Macrobotrys' qui n'a pas bien supporté le climat.
L'autre est moins connue, c'est Wistaria venusta une glycine japonaise à fleurs blanches compactes.

floribunda en 2014
venusta 2016

Ces deux glycines ont pris de plus en plus d'ampleur, bien trop !

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La floribunda est montée quasiment en haut de l'érable et glisse subrepticement dans le févier tout en menaçant les fils du téléphone. Et le pauvre Kiwi est lui aussi noyé.

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L'autre est devenue bien trop grosse et à l'aide d'un bon coup de vent d'autan a réussi à casser son support en bambou, plongeant dans la pénombre une bonne partie du massif rose.

Il est donc temps de faire la police là-dedans.

 

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Sur la floribunda, je coupe tout ce qui dépasse le bambou horizontal vers le bas, tout ce qui part vers les fils téléphoniques, et toutes les nouvelles repousses qui partent du pied ou des troncs.

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On sent que les arbustes en dessous se remettent à respirer, comme le kiwi !

 

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Taille en arbre : côtés libérés

 

Je suis encore plus sévère pour l'autre. Comme on le voit plus haut, elle s'étendait sur 3 mètres vers la droite, noyant elle aussi le kiwi, elle fait un peu moins vers sa gauche, parce que la floribunda ne se laisse pas envahir comme ça !
Avec Martine, nous transformons la glycine en arbre, enlevant toutes les lianes qui s'étendent vers le bas et sur les côtés.

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vue du nord
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Vue sud


Le massif est libéré, le kiwi (mâle) pourra pousser plus vigoureusement (peut-être aurons nous des fruits avec la femelle sous la floribunda), un espace clair est créé entre les deux glycines, aérant l'ensemble.

 

dimanche 17 juillet 2016

Taille rapide des rosiers lianes

Avant qu'il ne fasse trop chaud pour avoir envie de travailler en plein soleil perché sur une échelle, nous nous attaquons à la pergola devant la maison.

Devant

Deux tâches principales :

mur
Le résultat

 

Protéger la gouttière des plantes, en arrachant la vigne-vierge qui vient de l'arrière de la maison et en séparant nettement les rosiers lianes du mur. Cette séparation permet aussi d'augmenter la lumière qui pénètre sous la pergola.
Tout ça est assez rapide à faire, mettons une heure.

 

Kew rambler en juin
Kew Rambler en juin

 

Deuxième tâche : Kew Rambler est plein de branches mortes en dessous, ce qui ne se voit pas quand il est en fleur (cf. à gauche) on va toutes les enlever.

Là la tâche est nettement plus ardue, le plus souvent on descend tout en ne laissant que quelques branches comme tire-sève (voir par exemple). Là on n'enlève que le dessous, c'est plus long !

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Martine au boulot

 

 

Nous décidons de laisser les grandes lianes pendre devant comme elles étaient, sans les remettre vers l'arrière (le mur) sauf quelques unes dont nous pensons qu'elles ne devraient pas casser.

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Résultat : Plus de branches mortes.

 

dimanche 1 mai 2016

Chemin faisant

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Je suis partie de bon matin arracher les mauvaises herbes de mon petit potager (le liseron et les repousses du bambou trouvent sympathique ce petit coin de terre améliorée), armée de mes outils favoris :la brouette jaune légère et pratique, un couteau, mon sécateur d'ikebana  qui sert à tout et une petite pelle au cas-où.
Chemin faisant, j'ai repéré de longues herbes que j'ai enlevées dans un massif d'iris qui était sur ma route, remis un piquet jaune pour repérer une plante récemment plantée : elle aura besoin de quelques arrosages.

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Puis j'ai enlevé quelques herbes du mini-massif autour du petit Cercis 'Pansy Forest' que j'ai immédiatement remplacées par 2 pieds de lychnis récupérés sur les gravillons de la terrasse nord et arrosés à l'eau du bassin.
Pendant que j'y étais, je suis allée récupérer dans une potée où je l'acclimatais une euphorbe 'Ascott Rainbow' que j'ai plantée dans la plate-bande  basse esquissée pour aménager le bord du fossé entre la  route et le jardin.

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Passant devant la topiaire de buis autour du Prunus sargentii, j'ai vu qu'il avait besoin d'une taille légère. Aussitôt dit, aussitôt fait et me voilà retaillant le buis en forme de fleur de cerisier, en retravaillant le centre pour redonner du relief au cœur de la fleur, ce qu'Hubert complètera plus tard, c'est lui le spécialiste.
Ça commence à bien faire cette histoire...
Me voila repartie vers le potager.

Mais que vois-je ? Des tas de franches mauvaises herbes : bryone (navet du diable) et  gaillet-gratteron qui grimpent partout dans les massifs arbustifs.
Ce jour-là, je ne suis jamais arrivée jusqu'au potager.  

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dimanche 3 avril 2016

Réparation et taille dans l'allée des roses

L'année dernière, en juin, j'avais nettoyé fortement le nord de l'allée des roses.

Cliquez sur les photos pour les voir en grand.

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Il est temps d'intervenir !

Pendant l'hiver la pergola d'entrée au sud de cette allée s'est écroulée.

Mais les grands rosiers lianes pèsent fort lourd, que ce soit notre ami Albéric ou les deux vierges martyres.

Donc, au bout de quelques années, tout commence à fléchir, le bois, même s'il a été traité, s'abime lui aussi. Il faut donc réparer.

Janvier 2004, pergola neuve


Nous l'avions construite en 2004, elle a tenu 10 ans.

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démontage

On enlève 80% des rosiers (comme d'habitude quand je nettoie un liane), et toute la pergola. Comme on est presque au printemps, il ne faut pas compter sur des fleurs cette année, mais peu nous chaut.

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dégagé !

 

Dégageons tout, ensuite on verra bien ce que ça deviendra.
Mais nous ne reconstruisons pas la pergola, un espace vide semble plus intéressant, en tous cas ça apporte un changement, une clarté qui manquait : les pergolas sont souvent trop obscures. Le rosier immédiatement à gauche sur cette photo est un grimpant peu vigoureux, il suffit de le palisser vaguement contre le pilier. celui du fond à gauche est un grand liane, on le conduira sur le début de l'allée, il devrait faire une belle bordure fleurie en mai (c'est Albertine en plus ! splendide rosier).

 

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Félicité et Perpétue

 

Nous coupons toutes les branches mortes, malingres, trop grandes des deux grands lianes.
ça fait quelques remorques de déchets !

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Albéric Barbier

Nous allons conduire ces deux lianes en arbre, le long d'un support vertical encore à déterminer.

C'est pour cela que nous laissons les supports métallique, (en plus les arracher à la masse, comme vous le voyez, j'ai essayé... Laisse béton, c'est quasiment le cas de le dire.

Comme on le voit sur les deux photos, nous laissons très peu de lianes, mais c'est bien suffisant, ces rosiers sont très très vigoureux.

 

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Enroulement
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L'idée de Martine est de remplir les pieds métalliques avec des bambous du jardin, comme support pour les lianes.

Pas bête, hein ? les bambous ce n'est pas ça qui manque dans le jardin, les changer prendra encore moins de temps que de démonter une pergola.

Puis on enroule les quelques lianes qui restent tout autour, afin que par la suite ça fasse comme un parapluie.

 

lundi 1 février 2016

Les Orchidées d'En Galinou

Les phalaenopsis

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EN 20016

 

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J'ai sous les yeux depuis un mois la floraison des phalaenopsis, une dizaine de pots au dessus de mon bureau. Quelques cadeaux, quelques récupérations après une expo d'ikebana où on n'avait utilisé que les tiges florales et une ou deux feuilles, et quelques achats aussi : des coups de cœur pour des couleurs particulières.

Le prix de ces fleurs a beaucoup baissé au fil des années, on les trouve même dans les supermarchés pour pas même le prix d'un bouquet, et leur floraison dure plusieurs mois quand on a trouvé le bon emplacement.
Ici, c'est la combinaison de deux facteurs qui a provoqué leur fleurissement régulier : le remplacement d'une porte en bois par une porte vitrée plein sud derrière laquelle elles sont placées et le chauffage avec une chaudière à condensation qui maintient une température régulière nuit et jour. Hubert est chargé de l'arrosage, une fois par semaine. Toutes sont dans des pots à orchidée plus hauts qu larges avec un rebord intérieur qui évite que le pot touche l'eau stagnante.

Après la floraison, elles sont mises au repos dans la véranda où elles subiront les assauts des escargots, des limaces et des cochenilles, parce que je ne m'en occupe plus du tout ! Hubert continue les arrosages bien sur, mais pas plus. Au moment de les rentrer en novembre, une inspection s'impose : pour les escargots et limaces, ça va encore. Pour les cochenilles, à bouclier et farineuses, c'est plus difficile mais je crois avoir enfin trouvé la bonne technique : 1 cuillère à soupe de savon noir pour 1/2 litre d'eau, bien pulvériser partout (pas les fleurs) et pas de rinçage. Compléter par l'inspection régulière et méticuleuse après arrosage et écrasement de toutes les bestioles.
Moyennant quoi, on profite de très belles floraisons pendant la mauvaise saison.
Ceci dit, autant j'apprécie ces fleurs pour leur longue floraison en hiver quand on sort peu, autant elles finissent par m'énerver pour la même raison : j'aime aussi l'éphémère, la surprise de floraisons inattendues, plus courtes, moins prévisibles, celle des orchidées de terre.

Les cymbidiums

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Cymbidium

Il y a trente ans, c'étaient les seules orchidées que nous arrivions à faire refleurir.
Ce sont les plus solides des orchidées de serre. Nous les sortons tout l'été jusqu'à novembre, quand il risque de geler.
Ensuite elles vont dans la serre froide, où la température qui peut descendre à 2 ou 3 degrés ne les gênent pas.

 

D'autres photos des orchidées d'intérieur sur le site en suivant ce lien

les bletillas striatas

 

Ce sont des orchidées d'Asie, spontanées au Japon et en Chine dont on dit qu'elles ont besoin d'un terreau léger, riche, bien drainé, plutôt acide et pas trop sec et d'une exposition à mi-ombre. Contrairement aux autres orchidées terrestres, elles ne semblent pas en symbiose avec un champignon (les mycorhizes) et se transplantent donc facilement.
On a cette plante depuis une vingtaine d'années, reçue à l'occasion d'échanges. Le pied-mère a poussé sans souci depuis sans entretien en rocaille à mi ombre, jamais arrosé, coincé entre une touffe de sauge et un cornouiller spontané dans un coin où je l'avais carrément oublié. J'en ai transplanté en plate bande ombragée où elle se plait malgré la concurrence des iris japonais et autres couvre-sols.
On ne sait jamais quand les bletillas vont fleurir : parfois fin mars, parfois en avril et parfois même en mai.
Leur floraison rose fushia sur une tige haute et fine entre deux feuilles coriaces plissées comme des feuilles de palmier dure longtemps et les graines qui suivent restent intéressantes aussi.

 

les orchidées sauvages

ophrys abeille
Abeille
Ce sont mes préférées, en raison de mes premières amours pour la botanique et parce qu'on ne les plante pas : elles arrivent seules. Je me souviens encore de la vive émotion que j'avais ressentie en découvrant une ophrys-abeille, Ophrys apifera, dans la garrigue du côté de Clapiers dans l'Hérault lors d'une balade botanique : je n'avais que 10 ans mais c'est un souvenir marquant.
Cette même orchidée pousse dans notre jardin, à demi étouffée par des hémérocalles et des iris, mais fidèle depuis plusieurs années.
On en trouve chaque année quelques pieds dans la grande rocaille.

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L'homme pendu

En revanche on est quasiment envahis par l'orchis bouc (Himantoglossum hircinum) le bien nommé, qui se plait dans le bois où il se multiplie tant et plus malgré les tontes plus ou moins fréquentes.
Sur le chemin qui mène au jardin, ce sont les ophrys araignées à fleurs jaunes (Ophrys sphegodes) et l'homme pendu (Orchis anthropophora) qui sont les plus présentes et semblent apprécier les pelouses sèches.
Dans le verger où l'herbe est plus haute et plus verte, on trouve quelques Anacampsis pyramidalis.

 

 

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Serapias

Mais nos plus belles découvertes ont lieu dans la friche attenante au jardin, au moins un hectare fauché une fois par an en été, une terre pauvre et sèche, qui n'est plus cultivée depuis une quinzaine d'années. Depuis 4 ou 5 ans, les orchidées s'y installent par centaines pour ne pas dire par milliers : Anacampsis dans la partie la mieux protégée du vent, hommes pendus et ophrys araignées dans la partie haute,

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Orchis pourpre

sérapias et surtout orchis pourpres, Orchis purpurea, qui forment de grands cercles plus importants d'année en année en plein soleil.
Seule disparition alors qu'elle était présente à notre arrivée, l'orchis à fleurs lâches, Orchis laxiflora, disparue avec le creusement par un agriculteur d'un fossé de drainage qui a supprimé un bas fond marécageux.

 

Sur le site du jardin, vous trouverez toutes les photos de ces orchidées en suivant ce lien

vendredi 15 janvier 2016

Comment le désert recule (suite)

En 2014, j'avais raconté comment les plantes colonisaient peu à peu le parking minéral, le transformant sans intervention particulière en jardin sur gravier particulièrement réussi et agréable de mai à novembre.

desert 1
en 2006
prunus
en 2014

On est passé de ça 

 

à ça

 

prunus
Aster

Après les verveines de Buenos Aires et les stipas tenuifolia très présentes au départ avec leurs racines superficielles, sont arrivées les gauras lindheimeri: des blanches, des roses clair ou foncé, des légères, des compactes. Elles se sont beaucoup ressemées et hybridées , elles ont des racines pivotantes très profondes aussi elles ne souffrent ni de la chaleur ni du manque d'eau. Les asters novae-angliae et les rudbeckias se plaisent aussi dans ces conditions et offrent le plaisir d'une floraison plus tardive.

 

En revanche le port de ces plantes favorise la rétention des feuilles mortes apportées du bois par le vent d'autan et avec l'automne ultra-sec de cet année, j'ai passé beaucoup de temps à ratisser les feuilles sèches qui s'accumulaient, bloquées par leurs tiges : ce qui était une bénédiction au départ est devenu la corvée de l'automne, parce que nous voulons maintenir ce jardin sur gravier et il faut donc maintenir les gravillons et empêcher la formation de trop d'humus : un comble ! Le désert continue de reculer car les verveines et les stipas ont un rôle colonisateur : elles s'avancent sur le parking et disparaissent peu à peu de leurs premières implantations après avoir je suppose consommé tout ce qui était nécessaire à leur pousse et laissé un peu d'humus. Il commence à y avoir une partie dégarnie juste devant la plate-bande d'origine, là où j'avais apporté de beaux cailloux de la garrigue méditerranéenne qu'on ne voyait plus, où ne s'installent plus pour le moment que quelques indésirables comme des carottes, chardons et autres plantes à rosette en compagnie cependant des rudbeckias : cette partie un peu dégarnie va sûrement donner lieu à un nouveau petit chemin pour l'observer de près et les nombreux insectes et papillons qui s'y régalent jusqu'en octobre novembre.
Quand on regarde la page consacrée aux papillons, on voit qu'ils sont très souvent photographiés sur les verveines de Buenos Aires qui leur plaisent particulièrement en automne.

jeudi 14 janvier 2016

Arbres de semis spontanés à En Galinou

Pendant des années, une bonne quinzaine je pense, on aurait bien aimé que les arbres se sèment spontanément tant on a lutté pour en implanter pour nous protéger du vent d'autan.
Depuis une dizaine d'années, c'est l'inverse, on voudrait leur dire que ça suffit.

Ça a commencé avec les frênes qui sont passés du bois où on les avait installés au bord du pré de la ponette où en se ressemant ils ont formé une rangée d'arbres bienvenue à condition d'enlever ceux qui sont en trop: un tous les 2 ou 3 mètres, c'est assez.
Ils se ressèment maintenant dans tous les massifs.

Ensuite les érables pseudo platanus : bienvenus au début , cadeau de l'ancien jardin de la mère d'Hubert qui nous en a apporté une dizaine de plants, ils ont commencé à se ressemer partout en abondance.
Il y a aussi les prunus de différentes sortes très prolifiques pour certains, justement ceux dont on ne voudrait pas qu'ils se ressèment.
D'autres arbres se ressèment spontanément mais pour l'instant de façon contrôlable: les érables negundo, les féviers et bien sûr certains arbustes : aubépines, cotoneasters, pyracanthas.


Le vent et les oiseaux se sont chargés de nous apporter d'autres cadeaux comme les chênes: il n'y a aucun chêne à proximité, les premiers sont à environ 500m mais on en trouve de plus en plus dans le jardin : les premiers dans la rocaille ont servi d'expérimentation à Hubert pour les arbres taillés en champignon et les arbres nains, mais on en trouve de plus en plus dans le bois où pourtant aucun n'arrive à pousser, peut-être à cause des autres arbres présents. On a aussi de plus en plus de geais des chênes dans le jardin, ceci explique cela : ils apportent les glands comme réserve de nourriture, puis les oublient.

Balancer les noyaux d'abricots et de pêches ou de brugnons dans le jardin , voila un bon moyen d'avoir des arbres fruitiers sans mal mais aussi sans trop de fruits car ils ne sont pas greffés. Il suffit de les transplanter à l'endroit souhaité dès qu'ils dépassent environ 30 cm. On a ainsi un bel abricotier et quelques brugnoniers qui font ce qu'ils peuvent en haie.

Arbres de semis (suite)

la glycine

2015 Je n'écris pas souvent pour le journal, mais ayant enlevé hier des centaines de gousses sur la  glycine en arbre que j'avais semée, j'ai pensé à écrire la suite du  premier article qui date de 2012. (cf. cet article là)
La glycine n'est pas vraiment un arbre, plutôt un arbuste grimpant, mais là, elle est conduite en arbre.

La graine a été récoltée au Jardin des Martels à Giroussens, un très grand jardin privé des environs de Toulouse avec de nombreuses essences rares. Le sens d'enroulement des tiges dans le sens des aiguilles d'une montre indique une glycine du Japon, il s'agit de Wistaria floribunda rosea.

fleur

Les semis de glycine marchent bien, c'est après que ça se gâte, il ne faut pas être pressé, une dizaine d'années entre le semis et la première floraison.
La graine a été semée vers 2000, le plant mis en place en 2004 et la première floraison a eu lieu vers 2009. Le rose du semis est pâle, moins soutenu que celui du pied mère mais le résultat est très doux et réussi.

La glycine est laissée libre en haut de son support, un sequoiadendron qui n'avait pas résisté à la canicule de 2003. Arrivées en haut les tiges ne peuvent que descendre sous leur propre poids et renoncent à s'allonger ce qui les rendrait très sensibles au vent. Le haut reste assez dense ce qui n'en est que plus beau au moment de la floraison sans qu'on ait à se préoccuper de la tailler.
En revanche, la coquine s'est faufilée à ras de terre dans le coin sauvage jamais tondu et a fait des pousses de plus de 5 mètres. J'en ai redirigé plusieurs au printemps sur des piquets légers afin de faire d'autres glycines en arbre. On verra dans quelques années ce que ça donne.

Le pin parasol

Parasol_2004.jpg
Le Parasol (?) en 2004

Connaissant mon gout pour les plantations, mon voisin m'a apporté dans ses mains un plant de pin parasol récolté dans son bois où il n'avait aucune chance de prospérer. Il mesurait une dizaine de centimètres . J'ai du le garder en pot un ou deux ans et il a été mis en place en 2002.

Parasol
Octobre 2015

Après plusieurs année où il poussait peu, il a vraiment pris son envol depuis 2012, faisant des pousses de 50 cm et rattrapant peu à peu le cèdre voisin.
Cette année il a fait pour la première fois deux cônes dont j'espère bien qu'on mangera les pignons.

 

Un prunus de collection

prunus
Prunus persica 'Sagami Shidare'

Encore une graine rapportée du jardin des Martels ou plutôt un noyau de pêche ramassé par terre, semé en pot puis planté par erreur dans la grande haie destinée à nous protéger du voisin et de ses traitements avant d'avoir vu sa magnifique floraison qui aurait mérité une plantation en isolé. Il faut dire qu'en dehors de sa floraison, il n'est pas très intéressant et, comme ses cousins, il est régulièrement touché par la cloque que nous ne traitons pas.
On a planté de tout dans cette haie, des jeunes plants achetés, des plants récupérés à droite et à gauche, tout ce qui voulait bien pousser. Et donc ce pêcher dont on ne connaissait pas la floraison magnifique s'est retrouvé là par hasard coincé entre des tas d'autres arbres et arbustes moins intéressants mais chaque année il nous offre cependant dès fin mars ou début avril sa floraison d'un rose soutenu, presque fluo, très rare en cette saison.

jeudi 3 décembre 2015

Plantations dans le jardin d'En Galinou

Comment planter malgré la sécheresse ?

Cette année il est tombé moins de 200 mm en quatre mois. Début novembre on s'est dit que malgré cette sécheresse, il fallait planter en terre avant que les froids n'arrivent les trois lilas d'été commandés depuis longtemps chez notre fournisseur favori.

Préparation

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repérage des endroits

Inutile de dire que le sol du pré allemand est dur comme du bois, bien sec et bien enherbé.

On repère les endroits, et on les arrose au jet entre les trois bouts de bambous, pour l'équivalent de trois arrosoirs.

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Oh c'est dur !

On laisse toute la nuit...

Plantation

Le lendemain on commence les trous.

Je commence par décaper la surface à la pioche, attaquer le chiendent dont vous imaginez bien la résistance. il est bien sec, mais pas mort.
Increvable le bestiaux !

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à la fourche maintenant

une fois l'herbe mise de côté, Martine continue à la fourche-bêche. Comme la terre a été bien humidifiée par l'arrosage d'hier, ça va.

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Terre vivante
Terre morte

Au passage, comparer la terre noire que l'on vient d'extraire avec celle du champs voisin, cultivé ! La nôtre est plus bien plus riche. Il faut dire que ce coteau est très pauvre ; d'où le nom "Bruyère" du lieu dit : endroit pauvre comme la ferme "Garrigue" à côté, des endroits où rien ne pousse et où avant la deuxième guerre mondiale on ne faisait que de la vigne.

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Sorti du pot
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Martine met de l'engrais

Un cube de 30/40 cm.

Au fond un peu de corne broyée et de compost.

C'est Martine qui met en place soigneusement

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Toute la difficulté avec ce genre de terre, c'est de tasser suffisamment pour qu'il n'y ait pas de poche d'air afin que les racines aient de quoi s'étendre ET de ne pas trop tasser, sinon l'argile en séchant va faire un bloc qui étouffera complétement la plante.

Finition

Martine avec son sécateur taille les branches qui lui déplaisent, malingres, trop biscornues, trop nombreuses ou trop longues.

Et moi j'arrose copieusement sans tasser plus.

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taille
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Arrosage

Voilà, c'est fini, il n'y a plus qu'à attendre que ça prenne !

le pré allemand

 

mercredi 25 novembre 2015

Le Gratte-cul

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L'arbuste
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bien fourni

 

Gratte-cul, baies d'églantine, cynorhodon, voila les noms plus ou moins poétiques de nos rosiers sauvages. J'en avais repéré un très florifère dans le pré allemand et comme il faisait moche, pluvieux et qu'il avait gelé quelques jours auparavant (on les cueille en général après les premiers gels), je me suis décidée à aller en cueillir pour faire de la confiture.

 

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La récolte

 

J'avais toujours reculé devant la tâche, à cause des poils... Gratte-cul, qu'il fallait enlever fruit par fruit dans mes vieilles recettes.

Heureusement, grâce à Internet, j'ai vu qu'on pouvait cuire les fruits entiers juste débarrassés de la partie noire - trace de la fleur - avec de l'eau, puis les passer au mixer plongeant et enfin à l'irremplaçable moulin à légumes avec sa grille la plus fine.

J'ai lu des tas de recettes, ma conclusion est qu'il ne faut pas être débutant en confitures car les fruits cuisent avec de l'eau, beaucoup d'eau, et l'appréciation de la quantité de sucre est à mon avis hautement aléatoire ! Parfois en fonction du poids des fruits cueillis, parfois du poids de la pulpe. Donc, tout au pif.

 

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Cuisson des fruits
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Moulin

Voila la recette du jour :

J'ai cuit les baies dans une grande quantité d'eau jusqu'à ce que les fruits soient bien ramollis... Évidemment, ça dépend de leur dureté au départ, là ils ont cuit pas loin d'une heure.

J'ai laissé refroidir pour pouvoir les manipuler plus facilement.
J'ai mixé rapidement puis passé au moulin à légumes.

 

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Le résultat
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Il m'est resté 850g de pulpe, de la consistance d'une purée de tomates bien épaisse, à laquelle j'ai rajouté 70 % de sucre (merci Hubert pour le calcul !). La cuisson du mélange a duré environ 20 minutes, en ajoutant 2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre (je n'avais pas de citron sous la main). Impossible de savoir en consultant les recettes si les baies manquaient d'acidité ou de pectine, donc j'ai improvisé.

Le résultat est beau, la quantité plus grande qu'espérée car la pulpe est vraiment très épaisse et jai dû ajouter plusieurs fois de l'eau pour obtenir une consistance qui me plaise.

Et voilà ! je mets le tout en pot, une belle étiquette et c'est prêt.
Notre avis dans quelques temps...

 

vendredi 6 novembre 2015

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lundi 21 septembre 2015

Floraison du lierre à En Galinou

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Dans la dernière moitié du mois de septembre, le lierre fleurit. On en a un qui grimpe vigoureusement le long d'un des poteaux de la pergola sud, il est donc en plein soleil toute la journée et fleurit abondamment.

De tout le jardin, c'est sûrement la plante qui a le plus d'insectes au centimètre carré !
J'y ai vu pratiquement tous les hyménoptères du jardin, abeilles, guêpes, bourdons, frelons. C'est curieux, car en général les plantes sont bien plus spécialisées que ça, leurs fleurs ne permettant pas la visite d'insecte de taille si différente.
Beaucoup de diptères aussi, dont la plupart des syrphes (qui ressemblent aux guêpes), en revanche aucun papillon, qui préfèrent nettement les verveines de Buenos Aires à quelques mètres de là.

Donc dès que le soleil montre son nez, ce lierre est rempli de visiteurs.

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Le frelon d'Asie
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Celui d'Europe
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guêpe
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Une guêpe et un bourdon

Difficile de photographier les mouches nombreuses et variées, elles refusent de poser, c'est scandaleux.

La coexistante n'est pas pacifique, les frelons en particulier butinent pour manger, mais ne se gênent pas pour tuer et emporter une abeille ou une guêpe.

Frelon d'Asie chassant

Ce n'est pas une abeille, mais une guêpe, ce jour là il n'y avait pas assez de soleil pour que les abeilles arrivent, mais Vespa velutina ne fait pas la fine bouche, faute d'abeille il prend une guêpe (sans doute Vespula

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En 2012 J'avais photographié un frelon européen capturant une autre guêpe (Poliste) :

 

 

dimanche 2 août 2015

La taille des Phlomis dans le jardin d'En Galinou

Les phlomis arbustifs sont des arbustes très intéressants dans notre jardin, car ils ont une jolie floraison, un feuillage itou et qui plus est ils supportent sans rouspéter, pour la plupart, le climat d'ici, que ce soit les hiver humides et glaiseux, avec la température qui descend à -10 parfois pendant quelques jours, ou que ce soit les étés chauds et sans eau.

Leur couleur dominante est le jaune, mais il en existe des blancs et des plus ou moins roses.

En général ils forment des arbustes arrondis qui tracent plus ou moins vigoureusement, de taille assez variable, entre 1 et deux mètres, voire deux et demi, de haut.

Clic sur une photo pour la voir en grand

Sur le site, le dossier des phlomis

Les phlomis standards

ensembleLe phlomis le plus répandu c'est cet arbuste aux fleurs jaunes qui peut monter à 2/3 mètres de haut et autant de large. Il a une forme naturellement ronde. Ces branches font un bois peu solide, et sil on le laisse pousser, elles cassent. Nous en avons plusieurs versions, la plus vigoureuse, c'est le fruticosa il y a aussi le longifolia qui, comme son nom l'indique, a des feuilles plus allongées et, malheureusement, des branches encore moins solides qui s'écroulent sous leur propre poids.

 

fruticosa_1.JPG Voici le grand fruticosa avant la taille, hauteur 2,5m et les branches principales commencent à se plier sous le poids. Il s'est mélangé au rosier liane, qui en a profité pour l'envahir.

fruticosa

 

Au pied du grand, des petits qui prendront la suite si je me retrouve dans l'obligation de tailler à ras les branches cassées.

La taille

taille_1.JPG taille_3.JPGJe coupe avec le taille haie thermique en enlevant au moins 30 ou 40 cm de tiges, comprenant toutes les fleurs fanées et la plus grande partie des branches jeunes. Le tout en essayant au maximum de lui donner une forme en boule.

La difficulté est évidente sur ces photos, ce sont ces charpentières assez grosses sans feuilles : si on taille trop, on va se retrouver avec un arbuste composé uniquement de bois, qui risque de ne pas repartir au printemps. D'un autre côté, si on ne taille pas, il va casser (c'est en gros le même genre de problème qu'une lavande, à part qu'il repart, lui, sur le vieux bois, sauf quand il ne veut pas).

J'esssaye de laisseer quelques feuilles, d'après mon expérience, ça suffit pour assurer le départ printanier. Bien sûr du coup il grandit peu à peu chaque année, et donc un jour il faut choisir les branches à supprimer avant qu'elles ne cassent définitivement.
Pour les arbustes jeunes au pied, en cours de formation, je laisse bien sûr plus de tiges.

et voilà le fruticosa taillé :

fruticosa_3.JPGJ'ai enlevé les branches principales allant vers le rosier, et celles qui s'étaient cassées sous leur propre poids, raccourci le reste de 50 cm ou pas loin, taillé fortement les jeunes pousses au pied, enlevé celles qui se lançaient à la conquête du chemin.

r1.JPG

 

Un sujet plus jeune : Contrairement au précédent, il n'a pas encore de grosse charpentière ; Il fait une boule d'un peu plus de un mètre de haut, il est encore facile à tailler (à part qu'il faut y aller plus fort sur un côté, sinon il bouche complétement le passage !

Le longifolium

longifolium_1.JPGlongifolium_2.JPG

Cet arbuste semble plus faible que son cousin. Il est aussi large, mais moitié moins haut : Ce sujet a environ 10 ans, les branches principales se sont peu à peu pliées dès le départ donnant à l'ensemble un aspect affaissé comme on le voit sur la photo de droite.De nouvelles branches se forment au centre, je compte sur elles pour prendre la place des vieilles dans les prochaines années, ce qui me permettra de supprimer les plus vieilles.

Comme pour le cousin, je taille 30 cm au moins partout, mais je n'essaye pas de le remettre en boule, les branches sont trop couchées. J'enlève les bois qui sont complétement couchés, je taille les nouvelles pousses centrales à 20 cm.

Deux jeunes

lycia_1.JPGlycia_2.JPGUn exemple rapide de taille en boule, qui se passe de description.

Le phlomis de droite est un lycia aux feuilles dorées.

Taille spéciale de l'italica

italica dossierCe phlomis, qui vient en fait des Baléares, trace beaucoup, et ne pousse pas en arbuste, mais plutôt comme une sorte de couvre-sol. Quand il est en fleur, c'est à dire vers la mi juin, il fait un haut tapis rose très joli.

Comme il n'est pas le premier que nous avons implanté, j'ai essayé de le tailler en boule comme ses cousins, mais il ne voulait pas prendre cette forme, on a vite vu qu'il poussait à plat sans faire de branches vers le haut.

italica_1.JPGDès qu'il fane, vers la mi juillet et que la chaleur s'installe, il devient carrément laid. Ses feuilles se replient puis tombent.

italica_5.JPGIl est très facile à tailler, car je le taille à 30 cm horizontalement, en créant des bords verticaux le long des pierres délimitant la rocaille.

On dirait une coiffure en brosse, ça fait un effet curieux.

Chose curieuse dans notre jardin, tous les phlomis arbustifs qui ne sont pas jaune semblent avoir ce genre de comportement, à commencer par une bonne demi-douzaine d'années avant de prendre l'aspect d'un arbuste ! Ici on a un purpurea alba qui a 4 ou 5 ans et qui se traine par terre. Je le raccourci sans essayer de le former, comme pour l'italica.

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Trois remorques pleines. à ramasser avec un masque et des gants, sinon on pleure et on tousse pendant deux jours tellement cette poussière sur les tiges est irritante !

Et voilà le résultat final, plus rien à faire avant l'année prochaine. trois heures de travail.

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